Avis : Les Enquêtes du Département V : Profanation - Page 3
Les Enquêtes du Département V : Profanation
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Un visiteur
1,0
Publiée le 22 janvier 2016
Je n'avais pas été ébloui par Millenium et je ne le suis pas non plus par Profanation. Certains trouvent le film sombre, noir et profond. Je l'ai trouvé beaucoup trop léché pour lui donner de la profondeur. L'esthétisme des plans est trop appuyé, les musiques pompeuses et les personnages stéréotypés (le flic bourru, cabossé mais qui devine tout, son acolyte complètement effacé qui ne sert à rien, les notables qui ne sont que des pervers etc). Le thème sexuel est abordé sans aucune finesse, retenue ou suggestion. Les violences sont assez vulgaires et m'ont rappelé Martyrs dans leur inutilité. Bref, j'ai eu le sentiment de regarder un épisode nordique des experts, mâtiné de mentalist. Même la fin, larmoyante et puérile, est ratée.
La genèse de ce thriller est aussi flagrante à l’écran que toutes les influences dont il se nourrit. Et si ce « Profanation » distrait aimablement et efficacement, il pêche par abus de références trop voyantes et dont il s’affranchit mal. La teaser très réussi donnait fortement envie et promettait un policier de haute volée mais le résultat complet sent trop le déjà-vu depuis une bonne décennie de films (américains surtout, coréens parfois, français rarement) et de séries télévisées. Prenez un duo d’enquêteurs d’affaires non résolues (on pense à « Cold Case »), confiné dans un bureau en sous-sol (on pense à « X-Files ») et privilégiant les crimes sordides et sadiques (on pense à « Esprits criminels »). Ajoutez une fille en marge de la société (on pense à « Millenium » version suédoise et américaine) et notez que le film est danois (on pense donc encore à « Millenium » mais seulement version suédoise pour le côté scandinave). Pour terminer filmez le tout à la mode de maintenant (on pense à la majorité des thrillers s’étant inspiré de « Seven » depuis vingt ans). Vous obtiendrez donc cet essai danois. Au manque d’originalité, s’ajoute le côté brinquebalant de l’ensemble qui est l’adaptation du deuxième tome d’une série de romans policiers cartonnant en Scandinavie. En effet, le premier tome a été adapté également au cinéma mais n’est disponible en France qu’en VOD depuis un mois ; il manque donc un gros quelque chose en début du film. On a plus l’impression de débuter le visionnage d’un épisode de série que d’un film de cinéma. Enfin, le coéquipier du héros, caution immigrée, est d’une inutilité renversante. Le long-métrage est donc tellement saccagé de tous côtés par ces défauts qu’il est étonnant qu’on prenne tout de même plaisir à la regarder. Peut-être parce que l’intrigue, même si on a deux temps d’avance sur elle, est intéressante. Peut-être parce que la première partie du film intrigue. Ou peut-être parce que les recettes télévisées réputées efficaces passent relativement bien sur grand écran… Dans tous les cas c’est tout à fait regardable mais on peut aussi passer son chemin.
Toujours aussi froid et désespéré... Cependant cette enquête, même si les tenants en sont assez vite perçus, se centre mieux sur ses personnages, notamment une femme détruite par son passé et parvient à impliquer davantage le spectateur.
Plus gros succès du cinéma danois, j'avais déjà bien aimé "Miséricorde" et je trouve ça excellent que Profanation soit également venu jusque chez nous. Si on passe outre sa réalisation digne d'une série télé américaine et le monolithisme de son acteur principal (je me demande si on le voit même sourire une fois dans tout le film), on découvre comme souvent dans les polars scandinaves une histoire souvent éprouvante aussi bien physiquement que mentalement à la fois pour les personnages et pour le spectateur, tordue à souhait dans sa construction (d'où la présence de nombreux flashbacks pour bien faire comprendre), mêlant blessures d'enfance et tenant en haleine jusqu'à la fin. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'il y ait mass coups de feu et autres poursuites en voitures toutes sirènes hurlantes. Ce n'est pas le sujet. Le réalisateur préfère distiller une atmosphère trouble, grise, limite dépressive et pessimiste dans sa vision de l'humanité. Même moi, j'ai pu à plusieurs reprises être presque mal à l'aise devant tant de violence gratuite et de folie. Comme si son auteur aurait un peu trop regardé Orange Mécanique de Kubrick. Mais une fois qu'on est happé par le récit, on a du mal à en sortir comme on a du mal à lâcher notre livre de chevet. Comme quand on lit un bon polar, on a envie que d'une chose, c'est de rapidement en arriver au bout pour savoir qui est le coupable (bien que là on le sait depuis le début) et comment les policiers vont faire pour l'arrêter. Dans ces conditions, j'en redemande encore et encore.
un film dur et sans pitié. on baigne dans l'horreur de voir à quel point tuer est un jeu pour ces petits bourgeois au-dessus de tout soupçon ou tout est permis. pourquoi seulement 2 étoiles... tout simplement à cause des longueurs répétitives
Toujours plus sombre, toujours plus glauque, voici donc la suite du très réussi "Miséricorde" des enquêtes du département V. On replonge avec notre duo de choc qui fonctionne toujours aussi bien dans une nouvelle enquête, plus fouillée, plus complexe mais aussi plus longue que la première. "Profanation" gagne donc en durée ce qu'il perd en rythme et en clarté, pour autant l'intrigue est toujours autant passionnante à suivre mais apparait un peu plus tirée par les cheveux que le précédent opus. Rien à redire sur la réalisation, égale à "Miséricorde" et à ce que le polar scandinave a l'habitude de nous servir, par contre la mise en scène souffre quelque peu d'un manque de dynamisme dû à la longueur du métrage, rallongé de 30 minutes par rapport au premier. Rien de rédhibitoire non plus, on passe encore un bon moment de ciné, entre une tension grandissante et quelques scènes difficiles, jusqu'au dénouement d'une noirceur accrue. Passée la surprise du premier, cette suite tient toute ses promesses malgré quelques défauts de ci de là et reste bien évidemment à voir, en attendant la troisième enquête ...
Une atmosphère froide, sombre et qui joue habilement du caractère malsain des personnages qui n'a de cesse de se développer au fur et à mesure qu'on apprend à les connaitre et qu'on avance dans la découverte des faits pour captiver le spectateur et l’entraîner toujours plus au fond dans la spirale scénaristique qui le sous-tend. Car si on se sent un peu baladé de droite et de gauche pendant la première demi-heure, les choses se mettent doucement en place, jusqu'à devenir carrément palpitantes. Et là, l'esthétique des décors et mises en scènes qui étaient déjà très agréables jusqu'ici prennent toute leur dimension pour étayer les propos. Mon seul regret, l'attitude mono expressive de Nikolaj Lie Kaas, qui fronde les sourcils en toutes circonstances et entame donc très certainement la palette expressive de son personnage. A part ça, tout me plaît et c'est même avec plaisir que je m'intéresserai au livre dont l'histoire est tirée. Les Enquêtes du Département V sont finalement une bien bonne découverte que je recommande à tout amateur d'ambiance "scandinave".
Ce second épisode à les mêmes avantages et défauts que le précédent.a savoir une ambiance travaillé, glauque et prenante mais une histoire peu original et peu marquante...
Un nouveau membre dans l’équipe du département, la secrétaire. Une histoire encore plus glauque que dans le précédent. J’adore ! Encore une dernier film et j’attaque Jussi Adler Olsen par la lecture directe des romans
Très original,le film ressemble un peu a Millenium. La première partie est un peu lente,difficile a tout comprendre ,parce que 20ans de la vie se mélange,mais la deuxième partie est surprenante,très suspens. Un bon film.
Série complément à clichés de À à Z : Le blanc aigrie et alcoolo et le Musulman sage qui a tout compris et dont tout les épisodes tournent autour de lui. Surtout dans le troisième volet où on voit des blancs bien blancs faire des atrocités à des filles voilées victimes et dont leur confrère musulman va les aider par contre le blanc sert toujours à rien. On assiste même à la fin d'un épisode à une prière sur un tapis dont on ne voit pas trop le sens. C'est toujours les blancs les méchants et les Musulmans ou noirs les victimes.
Voici la suite de "Misericorde" (2013), premier de la saga venue du froid qu'on nous vend comme le nouveau "Millenium". On regrettera les incohérences, plus ou moins légères comme l'absence de conséquences pour la fouille de la maison, sortir un prisonnier par un seul maton ou une personne dérangée et recluse qui retrouve des facultés inespérées. Ce n'est pas parfait donc mais avec ce second film la franchise s'impose avec une enquête plus dense, une secrétaire qui enrichit la relation du duo, et une atmosphère où la fatalité est envahissante. Un bon moment. Site : Selenie
Une galerie de personnages vraiment trash pour cet enquête policière inquiétante et sombre à souhait….. Il faut avouer que la femme est particulièrement violente et sa haine en elle est immense. Un deuxième épisode noir et puissant avec cette fin désespérée.