Deuxième film d'une adaptation d'une saga littéraire de thrillers nordiques, "Profanation" est pour moi le meilleur volet de ce qui va finalement composer une trilogie. On retrouve avec plaisir les policiers du premier film dans une nouvelle enquête passionnante encore plus sombre. Du tout bon pour les amateurs de polars glauques.
Dans la continuité du premier film. Un scénario intéressant, une mise en scène efficace. Une nouvelle fois les deux acteurs principaux sont excellents dans leur rôle respectif.
Deuxième volet d'une série de films adaptés des romans policiers danois à succès de Jussi Adler-Olsen (dix volumes), "Profanation" est plus violent et plus sordide que son prédécesseur ("Miséricorde"). Après le succès de leur première enquête, l'inspecteur Carl Mørck (Nikolaj Lie Kaas, froid comme la glace nordique) et son assistant Hafez el-Assad (Fares Fares, syrien enthousiaste et attachant), s’intéressent cette fois à un double meurtre ayant défrayé la chronique dans les années 90. Une nouvelle venue intègre le département V en tant que secrétaire, Rose Knudsen (Johanne Louise Schmidt), pour les épauler dans ce dossier dont les conclusions semblent avoir été bâclées à l'époque. Un cold case qui s'attache davantage à la psychologie des personnages que le premier volet, sondant les tréfonds et la noirceur de l’âme humaine. Le comportement déviant et extrêmement violent de la bande d'étudiants fait froid dans le dos, surtout quand on sait qu'ils deviendront vingt ans plus tard des personnages influants d'une société de pouvoir et d'argent que rien n'effraie. Le montage alternant enquête en cours et flashbacks accentue ce malaise, nous exposant tour à tour leurs déviances quand ils étaient jeunes et leurs manipulations malsaines en tant qu'adultes. Toujours au scénario, Nikolaj Arcel, créateur de l'illustre série danoise "Millenium" (d'après les romans de Stieg Larsson), mais aussi coupable de l'adaptation ratée de "La Tour Sombre" de Stephen King, nous livre un thriller judiciaire sombre, dans la traditionnelle veine noire scandinave. Toujours derrière la caméra, le réalisateur Mikkel Norgaard filme froidement et efficacement les événements, sans parvenir toutefois à se détacher d'une mise en scène de séries TV dont il a plus l'habitude. Une deuxième enquête qui donne envie de suivre les deux protagonistes dans leurs futures investigations (la saga compte actuellement six films, quatre livres n'ayant pas encore été adaptés).
10 617 abonnés
11 763 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 juin 2015
"Profanation" est dans la lignée de "Misericorde", un thriller sombre et violent qui est parfaitement mené du début à la fin. L'intrigue, bien que prévisible et sans véritable surprise, est toujours autant efficace et captivante surtout qu'elle est portée par d'excellents acteurs. Par rapport au 1er, je le place au même niveau, les deux ont des qualités et des défauts différents, mais ce sont deux bons films.
Vendus sur l'argument « par le scénariste de Millénium », les deux films des Enquêtes du département V sortent simultanément, mais un en salles et l'autre en VOD. On se demande un peu pourquoi. Surtout qu'il est préférable de les voir dans l'ordre. Miséricorde (VOD) met en place les personnages et nous présente la naissance du département. Certes, il est moins percutant que sa suite. L’enquête policière est prenante sans être passionnante. Mais Mikkel Norgaard (Borgen) le réalisateur, installe un style et un ambiance (on pense en effet à la trilogie suédoise, en plus sophistiqué) qui donne envie de voir la suite. Profanation (salles) est bien plus noire et surtout beaucoup plus violent (et même l'un des plus violents de l'année). C'est glauque et oppressant, malgré quelques facilités et quelques invraisemblances. On se sent assez mal à l'aise. Le duo de flics fonctionne parfaitement. Il est interprété par Nikolaj Lie Kaas et Fares Fares, excellents, tous deux actuellement à l'affiche du très mauvais Enfant 44. On retrouve aussi Pilou Asbæk (R) et Sonja Richter (Borgen). Cela ne renouvelle pas le genre, mais c'est honnêtement mis en scène, techniquement bien fait (très belle photo), bien joué et bien écrit. On passe des moments agréables devant chacun des deux films. Deux suites sont en projet (six livres sont déjà sortis au Danemark). On les attends donc en espérant que cela soit aussi bon...
La deuxième enquête du duo de flics constitué de Carl Mork (Mikkel Norgaard) et d’Assad (Fares Fares) tente de donner un substrat socio-politique à l’affaire que déterrent les deux inspecteurs du désormais reconnu département V doté tout récemment d’une secrétaire. On se rapproche cette fois-ci clairement de l’univers de « Millenium » qui dénonçait les turpitudes des gens de pouvoir. Autour du plus prestigieux lycée danois se dessine spoiler: une bande de quatre jeunes et riches désœuvrés qui s’organisent des soirées « Orange mécanique » où des quidams sont violentés puis trucidés. Le mode opératoire décrit par Mikkel Norgaard est directement inspiré des descentes orgiaques et punitives d’Alex (Malcom McDowell) et de ses « droogies » du célèbre et controversé film de Stanley Kubrick (« Orange mécanique » en 1971). Devenus adultes et puissants, ces désormais grands patrons ont sophistiqué et diversifié leurs jeux qui se transforment quelquefois en chasses du comte Zaroff. De leur époque estudiantine pour le moins troublée reste un seul témoin gênant en la personne de Kimmie Lassen (Danica Curcic) que le scénario cherche à assimiler dans l’esprit du spectateur à Lisbeth Salander (Noami Rapace) le personnage le plus emblématique de la saga «Millenium ». Hormis cette recherche de filiation un peu trop évidente, ce deuxième thriller remplit parfaitement sa mission faisant froid dans le dos quant au cynisme d’une caste qui en plus de s’arroger tous les pouvoirs et les privilèges se croit investie du droit de jouer avec la vie d’autrui. Le casting qui entoure les deux héros est tout à fait convaincant, notamment Pilou Asbaek chef de bande charismatique et luciférien qui glace le sang à chacune de ses apparitions. Sans doute moins original que la saga dont il s’inspire de façon un peu trop voyante par moment, ce deuxième opus est encore une fois très convaincant.
Le réalisateur danois Mikkel Norgaard rempile pour une nouvelle enquête du Département V (ou plutôt Q en VO), cellule policière chargée de réouvrir d'anciens dossiers criminels. Pour notre plus grand plaisir on retrouve le même tandem de choc, Carl et Assad, dans une intrigue policière bien ficelée. Ce "Profanation" est dans la droite lignée du premier opus, ambiance froide similaire et usant des mêmes ressorts mais évitant tout de même la répétition. Si les prochains sont de cette qualité, on attend la suite de la saga avec impatience.
Suite des adaptations des célèbres polars danois, ce nouveau thriller renoue en bien avec ce qui avait fait le succès du précédent volet. La mise en scène est appliquée, les interprètes sont bons, l'histoire est bien construite et elle a quelque chose à dire, nous entraînant dans les tréfonds de l'âme humaine, avec des personnages à la limite. Sauf que cette descente aux enfers a aussi ses limites, avec une tendance à s'enfoncer dans le noir bien trop noir, les personnages secondaires souffrent de la dominance du héros, qui prend trop le pas sur son partenaire (qui dévoile par touches d'autres facettes de sa personnalité) et l'enquête manque un peu de surprises, les révélations étant parfois un brin tardives par rapport à ce que nous pouvons déduire nous même. C'est dommage vraiment mais ça reste quand un thriller de haute volée, avec de jolis plans et un vrai univers. Bref, j'attends avec impatience le 3ème volet. D'autres critiques sur
Si vous ètes amateur des films type "Millenium", le film est faut pour vous! Une ambiance glauqe à souhaiy, bien que scénario ne soit pas vraiment spécialement original. Le tout est cependant bien ficelé, et remplie d'acteurs qui jouent parfaitement bien leur rôle. Malheureusement, même si le film ne connaitra pas le succès qu'il mérite à cause de sa distributionet c'est fort dommage. Un polar bien maitrisé même si il pourrait manqu de quelques rebondissements, de surprise imprévisible. Il n'en demeure pas moins un bon travail et un bon film dans son genre.
On monte d'un cran par rapport au précédent : l'ambiance, sombre et froide, est toujours très soignée, mais la noirceur est ici nuancée (avec succès) par une petite touche d'humour qui manquait au précédent. L'intrigue est prenante, mais il est difficile d'évaluer le film comme une oeuvre à part entière quand on a lu le bouquin, tant les personnages manquent de nuances et tant les relations entre eux sont ici convenues alors que c'est ce qui fait tout le sel du roman. Néanmoins, cela reste un très bon polar.
Après avoir découvert un peu par hasard Les enquêtes du département V via le 3e opus sorti en 2016, et l'avoir apprécié, j'ai réalisé qu'il y avait eu deux films avant, en 2013 et en 2015. J'ai regardé à la suite Miséricorde et Profanation, dans le bon ordre cette fois – bien qu'il n'y ait pas à proprement parler d'évolution entre les personnages, mis à part la formation du duo d'enquêteurs dans Miséricorde et l'arrivée de la secrétaire dans Profanation – et je pense qu'on pourrait presque se contenter de faire une critique commune, tant ces deux films se ressemblent dans la qualité du jeu d'acteur ainsi que dans le suspens des intrigues. Ils rejoignent Délivrance car ils sont aussi réussis. Si vous aimez les bons films policiers, vous pouvez vous lancer sans hésiter; de toute façon les notes (que j'approuve, pour une fois) de ces réalisations parlent pour elles.
même si elle est moins forte en émotion et moins palpitante que le 1er "miséricorde", cette enquête pourtant sur le même modèle, reste passionnante à suivre. à défaut d'un suspense haletant, une trame psychologique bien construite sur un scénario sombre.
Après un premier volet relativement convaincant de l'adaptation en film des "Enquêtes du Département V", Nørgaard et son équipe nous régalent avec ce "Profanation" d'un second film encore plus réussi : plus noir, plus pessimiste, plus accablant, moins superficiel peut-être si l'on considère que la crainte de voir ses enfants adolescents se laisser aller à d'éventuels penchants criminels est un sujet plus universel, ainsi bien sûr que l'arrogance des "classes supérieures"... Des scènes de violence bien plus dures et une fin qui n'a rien d'un happy end (un reproche que l'on pouvait faire à "Miséricorde") compensent largement certaines facilités scénaristiques et surtout les excès du personnage de Carl Mørk, de plus en plus incohérent et paradoxalement stéréotypé. La construction - similaire à celle du premier épisode - offre rapidement au spectateur la résolution de l'énigme, mais ne désamorce pas le suspense puisque "Profanation" se concentre sur les conséquences - tragiques bien sûr - des crimes commis 20 ans auparavant sur l'existence actuelle des protagonistes. Soit au final un thriller original et implacable comme on aimerait en voir bien plus, en particulier du côté d'Hollywood, décidément largement distancé désormais par nos amis Danois. On attend avec impatience les prochains épisodes d'une "série" étonnante, dont on regrette d'ailleurs qu'elle ne soit pas sortie plus largement en salle dans nos contrées.