Ce deuxième volet des Enquêtes du département V est le seul à avoir eu les honneurs d’une sortie en salles, mais son cuisant échec commercial chez nous condamne les autres volets à la vidéo. Dommage car ces polars scandinaves ont un certain charme dans leur volonté de creuser toujours plus loin dans la noirceur. Si le scénario est loin d’être exemplaire puisque les spectateurs ont toujours un temps d’avance sur les enquêteurs, ce qui dilue la tension, l’atmosphère ténébreuse et le désespoir profond de la plupart des personnages viennent compenser. Finalement, plus que l’enquête policière qui est d’une banalité à pleurer et qui nous balance le coupable au bout d’une demi-heure, le film est attachant par sa description d’une histoire d’amour déviante marquée du sceau de la violence et des expériences extrêmes. Le tout sur fond de fossé social comme déjà entrevu dans la saga Millenium. La réalisation est classieuse, mais manque peut-être de folie, ou d’invention tout simplement. Bref un épisode sympathique, très regardable, mais également parfaitement dispensable.
(...) Les anti-héros de PROFANATION ont la part belle. Ils réussissent sans trop de dialogues à nous jeter leur insanité au visage dans de nombreuses scènes probablement anxiogènes pour certains. Le travail de montage, qui permet le voyage entre aujourd’hui et il y vingt ans, est ici très efficace pour la narration. La dichotomie temporelle est portée par un couple d’acteurs précis et talentueux. Sarah-Sofie Boussnina et Marco Ilsø s’offrent de belles perspectives d’avenir grâce à ce couple d’amoureux destructeurs type Bonnie & Clyde que sont les jeunes Kimmie et Ditlev. On remarque la qualité du jeu de Danina Curcic en Kimmie grandie. Elle brosse un personnage paranoïaque au vécu compliqué d’une justesse frappante. Pilou Asbæk – qu’on avait apprécié dans Hijacking et qu’on attend en Ponce Pilate sur le Ben-Hur de Bekmambetov – s’occupe d’incarner un Ditlev mature dont la réussite sociale est à la mesure de la déglingue, déglingue décuplée par son acolyte David Dencik – aperçu en cardinal Orsini dans The Borgias – que d’aucun accuserait d’avoir la tête de l’emploi (...
L'intégralité de l'avis de Manu, sur Le Blog du Cinéma
Les Enquêtes du Département V se placent dans la droite lignée de ce que la littérature policière scandinave (et par extension le cinéma scandinave) a l’habitude de nous proposer depuis quelques années. À savoir, des personnages déchirés par la vie et plongés dans des intrigues glaçantes, au sein des brumes nordiques.
L’un des éléments qui saute véritablement aux yeux lors du visionnage de Profanation, c'est la qualité d’écriture. Les raccourcis scénaristiques sont rares, l’intrigue est passionnante et l’émotion souvent au rendez-vous. Avant de mettre en avant ses héros ou sa mise en scène, le long-métrage mise tout sur son écriture, solide et puissante.
L’intrigue étant le véritable intérêt du film, on pourra reprocher au film d’avoir opté pour une réalisation plutôt classique mais aussi de ne pas avoir poussé la psychologie des deux enquêteurs qui ne sont, au final, que des catalyseurs de l’intrigue.
Les auteurs ont choisi de fouiller d’avantage la psyché des personnages à l’origine de l’affaire, plutôt que celles des enquêteurs. C’est un parti pris étrange mais plutôt audacieux. En effet, si les seconds rôles sont assez vite passionnants, on peut regretter qu’il n’y ait aucune évolution des deux personnages principaux depuis le premier film.
Au final, Les Enquêtes du Département V : Profanation se révèle être un bon polar, à l’intrigue soignée et riche en émotion. À mi-chemin entre le film policier et le drame, Profanation est un vrai petit plaisir de cinéphile.
Profanation est bien plus noir que le précédent opus. Le spectateur sera régulièrement confronté à des scènes violentes tant physiquement que psychologiquement, ce qui pourrait heurter sa sensibilité. C’est ce qui donnera aussi l’intensité du scénario et qui nous clouera dans notre siège pendant presque deux heures mais n’est-ce pas parfois un peu trop, à la limite du supportable ? A vous de juger …
A côté de cela, la réalisation est impeccable. Mikkel Norgaard (qui tenait déjà les ficelles du premier volet) fait à nouveau preuve d’une maîtrise implacable dans le genre. Ses longs métrages, dans la veine de la saga Millénium, renvoient à un cinéma sans concession, sombre et à l’atmosphère pesante. L’environnement du film est tellement réaliste qu’il colle à la peau des personnages autant qu’à celle du spectateur.
Et en parlant de personnages, le duo d’enquêteurs incarné par Nikolaj Lie Kaas et Fares Fares est toujours au top. A nouveau, ils ouvriront une affaire délicate et déjà classée aux yeux des autres et prouveront une fois de plus que la vérité est ailleurs.
Les deux comédiens principaux sont tellement investis dans leur rôle qu’on s’y attache et qu’on les suit avec plaisir et détermination dans les différentes affaires qui les animent. On espère d’ailleurs que leurs aventures continueront dans un nouvel opus tant leurs personnages ont encore bien des choses à nous offrir.
Mais ils ne seront pas seuls dans cette quête de vérité et cette fois, ils pourront compter sur Rose (Johanne Louise Schmidt), leur nouvelle secrétaire. Organisée, intelligente, celle-ci sera d’une grande aide pour nos deux amis et leur apportera un regard neuf sur leur dossier.
Autre grande figure féminine de ce film : Danica Curcic qui interprète le rôle déterminant de Kirsten. Sans trop révéler l’importance de ce personnage, soulignons le jeu exceptionnel de la jeune comédienne serbe qui, malgré son peu d’expérience cinématographique, nous bluffe à chaque instant. Son personnage, écorché par la vie, devra affronter les fantômes de son passé avec ténacité.
Dans la lignée de ces comédiens qui assurent : Pilou Asbaek et David Dencik, deux acteurs charismatiques scandinaves qu’on aime détester tant leur jeu est criant de vérité. Niels Weyde n’est pas en reste dans son interprétation du père désespéré. Une fois de plus, ces longs-métrages sont la preuve que le cinéma de qualité réside aussi dans des pays moins médiatisés.
Un polar dramatique et un suspens tout le long du film. Une bonne surprise pour moi qui n'aime pas vraiment ce genre de film. De bons acteurs et la réalisation est pas mauvaise. À voir!
Très bon thriller nordique. Malgré le peu de suspense autour de l'identité des coupables, le film s'attache à décrire leur traque. Leur profil est effrayant : gosses de riches devenus riches, avides de sensations fortes, blasés, comme grisés par leur sentiment de toute puissance.
2eme volet des enquêtes du département V spécialisé dans les crimes non résolus. Après le 1er volet réussi , ce film nous porte vers une autre enquête qui va bousculer encore une fois nos 2 flics que tout oppose mais carrément complémentaires . La psychologie des criminels est travaillée et a l'aide de flash-back on arrive a suivre l'évolution des profils des personnages. Le côté angoissant et haletant de l'enquête est bien présent . Bon thriller !!
Un vrai film noir, dans la lignée de "millenium", réaliste, sombre, voir l'enquête avancer. .. un tout petit peu d'action supplémentaire aurait mis ma note a 5 étoiles ^^
Un thriller danois angoissant. Une excellente adaptation du best-seller de Jussi Alder-Olsen. Le film nous plonge dans une enquête de meurtre terrifiante. C'est aussi bien que la saga Millénium. La réalisation est soignée. Le scénario est bien travaillé.
En résumé, malgré quelques longueurs et un casting assez médiocre, Profanation reste un bon thriller, sur les pas de Millénium. Une ambiance glauque et un scénario bien ficelé ! De quoi plaire aux amateurs d’enquêtes policières.
Aussi bon que le précédent : l'enquête nous happe véritablement et l'ambiance glauque ne nous lâche pas du début à la fin. Mais bon, d'aucuns pourraient arguer et ce, à juste titre, que finalement ce n'est qu'un énième rejeton de "Millénium" et que l'on se lasse un peu vite du duo de flics, stéréotypés à mort : le bourru et le sympa, ça use à la longue !
Profanation est le deuxième volet de la saga "les enquêtes du département V". L'ambiance est toujours aussi noire, froide et glauque. Dans cet opus il n'y a pas autant de suspense que dans le premier mais il est d'avantage axé sur la psychologie des personnages notamment des "méchants". Les deux personnages principaux s'affirment beaucoup plus que dans le premier.
Du polar ... du vrai !!!! Un genre Millénium... pas suédois mais Danois... certes ( je ne comprends pas plus ). Extrêmement bien ficelé !!! Des acteurs impeccables.... pour une enquête qui décoiffe ..... Excellent film noir.... mais ça va avec ... - Rien à redire !! **