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Daniel C.
172 abonnés
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4,0
Publiée le 18 juillet 2015
Immersion en Espagne au sortir du franquisme. L'atmosphère sombre de l'intrigue et la recherche des coupables nous tiennent en haleine. On fait miroiter à des jeunes filles la possibilité de partir et de travailler et ça les fait rêver. L'enquête sur la mort de deux d'entre elles nous fait sentir comment était l'Espagne dans ces années-là. Cet endroit isolé comme au bout du monde est propice à la sensation d'étouffement que l'on éprouve parfois dans cet univers. Comment se remet-on d'un régime autoritaire? Qui est-on pendant et après?
Un très bon polar, qui se situe dans l’Espagne des années 80, dans un recoin sauvage d’Andalousie, le Delta du Guadalquivir. C’est un peu notre Camargue française mais en plus sauvage. Deux policiers que tout oppose, l’un est un ex de service secrets politiques de Franco, et l’autre fait partie de la jeune génération en faveur de la démocratie. Mais devant la complexité de l’enquête ils vont devoir joindre leur force et conjuguer leur talent. Des jeunes filles du village disparaissent et sont sauvagement mutilées, Plusieurs pistes vont apparaître qui vont s’entremêler de manière très intelligente. Les personnages sont étranges dans cette campagne reculée : du père dévergondé que l’on suspecte d’abord, à un vieux paysan dégénéré, jusqu’a un notable local pervers sexuel. Mais tout cela est astucieusement fait et on assiste à une galerie de portraits digne de Goya ou de Velázquez. Il y a même une sorcière locale qui essaye d’aider les policiers dans leur quête de la vérité. En parallèle de l’intrigue principale on voit apparaître en toile de fond la société civile des années 80 : une grève générale des travailleurs journaliers de la campagne, le trafic de drogue qui passe ( déjà) par le sud de l’ Espagne , mais qui sera une fausse piste concernant les assassinats.. Les paysages sont superbement filmés , grâce à des plans panoramiques époustouflants avec des marécages à perte de vue , à la manière du Bayou américain, dans une couleur jaunie , qui rappelle l’image Kodak des années 80. Une très belle réalisation, bien servie par des acteurs excellents, irréprochables, surtout les deux policiers , imparfaits , remplis de doute, et d’angoisse, un peu taiseux ,mais qui font le job, Ce sont de vrais pro et ils ne veulent pas lâcher leur proie , tel de bons chiens de chasse. Jusqu’au dénouement final surprenant, inattendu mais très cohérent . Une très belle fin pour un film captivant et envoutant.
Il y a des choses dont on ne se lasse jamais, qu'importe que l'on soit familier avec. Les polars, par exemple. On a beau connaître les ingrédients (deux flics que tout oppose, des meurtres horribles, une région isolée), on adore toujours les retrouver quand ils sont bien exploités. "La Isla Mínima", récompensé par dix Goyas (l'équivalent espagnol des Césars) en début d'année, est un polar classique qui ne prétend pas révolutionner le genre. Mais c'est un polar terriblement efficace.
Interressant de voir l'Espagne post franquiste de annees 80 , de comédiens pas mauvais mais l'histoire est un peu confuse , pas toujours credible , ce qui fait retomber la tension de ce film policier.
Sortir d'un film malheureux n'est pas un bon critère et sortir après avoir passé beaucoup de temps pour comprendre la trame d'un scénario n'est pas ma tasse de thé. L'intention n'est pas en cause car le film est ambitieux, il se veut politique, social et même humain bien que ce coté là soit raté. La trame policière n'est pas le plus important, ni les décors du marais beaucoup trop souvent vu de haut car ces images n'ont rien à faire dans un contexte qui se situe au niveau de la boue. C'est indiscutablement un film bis comme aimait à le dire Claude Chabrol, seule la seconde vision sera suffisamment objective, la première étant trop douloureuse et les questions sans réponses trop nombreuses. Les oiseaux sont beaucoup présents, on a même droit à un flamant rose en gros plan et à un martin-pêcheur affolé dans une chambre d'une grande tristesse. Les acteurs font bien ce qu'ils ont à faire, la musique est indiscutablement belle, trop la mettre en avant prouve que la mise en scène est faible, certaines séquences tournée en nocturne sont laides. Rodriguez est plus à l'aise en pleine lumière mais ce n'est pas cela qui l'intéresse, c'est le climat glauque qui baigne le tout. S'il voulait nous montrer le mal apporté par le franquisme au niveau des citoyens et plus encore des citoyennes, il a réussi mais question cinéma : non.
J'ai été voir ce film suite aux bonnes critiques. Oui je trouve que c'est pas mal dans l'ensemble. Cependant je n'ai pas bien aimé le côté sombre et glauque de l'affaire (c'est pour cela qu'au départ je ne souhaitais pas le voir).
Le tandem de flics évoque bien sûr la première saison de l'excellente série True Detective (avec Woody Harrelson et Matthew McConaughey) mais le mystère et le fantastique en moins. L'interprétation un peu forcée, on apprécie tout de même de retrouver dans un registre différent Raul Arevalo, génial dans Les amants passagers de Pedro Almodovar. L'intrigue est assez solide mais tellement convenu que l'on finit par s'ennuyer un peu devant tant de rebondissements plutôt prévisibles. Reste une atmosphère lourde et moite qui colle bien à la région et participe au spectacle, anecdotique mais pas vraiment déplaisant.
Plus qu’un thriller, Alberto Rodriguez nous offre un film d’époque après la mort de Franco en Espagne. Nous avons tout de suite voulu voir ce film après avoir lu son synopsis et encore plus après avoir vu la bande-annonce. Et le film n’est absolument pas décevant ! La Isla Minima offre une histoire intense réussie, jusqu’à nous mettre mal à l’aise par moment.
Beaucoup, je pense, liront et penseront qu’il s’agit d’un film à la True Detective entre le duo que tout oppose, la série de meurtre et cette ambiance de tension calme. Des caractéristiques dignes d’un thriller en soit. Mais il s’agit plus qu’un simple thriller dans le cas présent. On ressent cette envie qu’a Alberto Rodriguez de montrer cette société post-franquiste où la ligne est encore fine entre dictature et démocratie, avec la loi du silence encore à l’oeuvre et les personnalités des deux détectives.
Le réalisateur réussit ainsi à nous faire découvrir une période historique tout en nous “divertissant”. On se laisse vite happer par le film grâce à ce contexte et des personnages convaincants.
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Le problème n'est pas tant d'avoir déjà vu ce film un certain nombre de fois - Memories of murder, True Détective pour ne citer qu'eux - somme toute on sait bien que les parois du cinéma ne sont pas étanches et que les films se nourrissent les uns des autres. Le problème ici est plutôt que nous sommes en présence d'un gros malin qui a du mal à cacher ses tours de passe-passe. On voit toutes les coutures, toutes les ficelles, à part le premier quart d'heure, tout paraît complètement bidon. Le summum étant la scène du pauvre type ivre mort, fusil en main, qui vient se confier aux deux flics... Idem pour les personnages et le casting très inégal - mention au couple des deux disparus: le père gros balourd rustaud, la mère limite top-modèle... Bref à défaut du polar de l'été,l'arnaque de l'été.
Un chef d oeuvre ! Un polar haletant, une plongée dans les années 1970, un suspense dingue, des acteurs geniaux, une mise en scene brillante, des paysages sublimes... La liste des qualites est longue! Le polar de la décennie !!!
Le film de l'année en Espagne avec ce film qui a récolté pas moins de 10 Goyas (équivalents de nos Césars) avec ce thriller sombre sur fond historique qui rappelle les heures sombres d'une Espagne post-franquiste. La période de l'histoire se déroule en 1980, l'Espagne est alors en pleine construction démocratique après plus de 30 ans de dictature sous Franco. 10 Goyas pour ce seul film c'est sans aucun doute un peu beaucoup, on se dit surtout que le cinéma espagnol est bien triste en ce moment. Malgré tout c'est un excellent film, efficace et prenant avec un contexte géographique et historique particulièrement bien orchestré.
Lieux singuliers, bons acteurs, quelques prises de vue spectaculaires...mais scénario alambiqué qui fait qu'on a du mal à s'intéresser à cette histoire qui singe certains polars américains abscons. De plus des effets faciles, violences et agressions soudaines qui portent sur les nerfs.
Très moyen, je reste ébahi par les critiques dithyrambiques, qui ne résultent finalement que de l'originalité du lieu de l'action du film. Le reste est brouillon, genre téléfilm, encore une fois avec des erreurs de scénarios, des personnages qui entrent et sortent de l'histoire sans que l'on sache pourquoi, deux acteurs qui passent leur temps à fumer à l'écran, et finalement une intrigue sans grand intérêt, assez vue. On aura oublié ce film dans deux semaines.
J'avoue ne pas bien comprendre tout ce ramdam qui a été fait sur ce thriller, plutôt insignifiant au final : c'est très brouillon et assez peu passionnant. Même la relation entre les deux flics n'est pas très bien présentée. Grosse déception !