La Isla mínima
Note moyenne
4,0
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277 critiques spectateurs

5
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85 critiques
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28 critiques
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BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2015
Une enquête policière plutôt banale mais avec une ambiance plutôt réussie. Le scénario est suffisamment cohérent pour maintenir l intérêt du spectateur jusqu' au dénouement assez surprenant. Même si on s y attend plus ou moins, celui ci fait son petit effet. Un policier de bonne facture mais qui ne révolutionnera pas le genre non plus. Un bon moment malgré tout.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 août 2015
Ce film avait très bien commencé et il était parfaitement tout ce que j'aime : une atmosphère et des paysages sombres, des meurtres mystérieux dans un petit village espagnol, un duo de flics torturé sans être surjoué, un suspect machiavélique et super beau gosse. Mais voilà, la grosse déception est que je n'ai rien compris au noeud de l'histoire. Rien n'est expliqué alors qu'on en aurait eu besoin, et pourtant ce n'est pas comme si j'avais un poids chiche à la place du cerveau. Ca a tout gâché.
renoir24
renoir24

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2015
Film policier classique dans son genre et dans sa structure puisqu'il s'agit, en suivant le point de vue de deux policiers, de trouver le coupable du meurtre de deux jeunes filles de 16 et 19 ans, dans l'Andalousie des rizières au début des années 80. Le film emprunte aussi au buddy movie puisque nous suivons deux protagonistes que tout oppose : Pedro, le jeune flic idéaliste et obstiné et Juan, le vieux flic au passé et aux méthodes troubles. Et c'est la dimension métaphorique de leur coopération parfois antagoniste qui rend le film passionnant. En effet, le cinéaste Alberto Rodriguez questionne la toute jeune démocratie espagnole, dont les stigmates du franquisme demeurent bien présentes cinq années après la mort de Franco, que l'on songe aux portraits d'Hitler et du Caudillo accolés à un crucifix dans la chambre d'hôtel des policiers ou aux méthodes musclées employées par Juan.
Une certaine culture violente, machiste, fondée sur le pouvoir des armes et une certaine perversion surgit des cloaques des marais rizicoles, décor cinématographique somptueux, rappelant un peu celui des grands champs dans " La mort aux trousses " d'Hitchcock. Rodriguez recourt au plan d'hélicoptère en plongée à 180° pour mieux nous montrer le dédale de l'enquête policière. Le film interroge également l'émancipation des jeunes femmes alors particulièrement à l'ordre du jour dans le monde occidental à cette époque. Or, l'Andalousie représentée ne semble pas disposée à octroyer une certaine liberté de mœurs aux jeunes filles, mais seulement à exploiter sexuellement et à punir par le meurtre leur désir de fuir leur région pauvre et de vivre une vie plus heureuse.
Le film nous tient en haleine jusqu'au bout, avec des moments calmes, d'attente et des moments d'action dynamiques, lorsque la menace surgit du hors-champ. La touche vintage des couleurs, avec des couleurs insaturées et une prédominance du marron, peut agacer, mais elle permet de nous replonger dans une ambiance audiovisuelle seventies.
Le cinéma espagnol produisant peu de films, crise oblige, et comme ils ne sont pas tous distribués en France, ne boudons pas notre plaisir d'en découvrir un de qualité sur nos écrans hexagonaux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 août 2015
Dépaysant, envoûtant et joué à la perfection. Ce film ne nous prend pas la main et montre la complexité humaine dans toute sa splendeur. Le décor sublime de cette Andalousie aride est un atout de plus.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 août 2015
les écueils habituels du polar: fausses pistes, trames artificielles, scénario alambiqué. En définitive on ne sait pas pourquoi les crimes ont lieu durant la récolte et les fantômes du franquisme sont évoqués sans finesse.
La isla minima , métaphore sexuelle peut être mais le vrai topic du film c est l Andalousie. une Andalousie automnale, vespérale, désolée,humide,marécageuse et malveillante telle qu on ne la voit jamais.
On est loin des villages blancs ou de l Alhambra , ou des décors majestueux des western spaghettis.
Dans Vengo de gatlif , on avait déja eu affaire à une Andalousie inquiétante, venteuse, aux oliviers rachitiques. Or l Andalousie est effectivement un mélange de splendeurs et de vraies laideurs, où les corbeaux volent sur le dos pour ne pas voir certains paysages:région de latifundia, elle n a jamais été remembrée et aujourd'hui elle abrite la pire agriculture qui soit avec les tomates en serre toute l'année prés d'Almeria d'ou partent chaque jour des centaines de camions en direction de toute l Europe , et conduits par des saisonniers sans papiers le plus souvent.
A voir pour les vues géométriques prises en altitude.
MJSM
MJSM

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2015
Une esthétique sublime avec notamment des paysages vue du ciel maginfiques et une tres bonne enquête policière dans un climat poste franco. à voir absolument
anneso4422
anneso4422

109 abonnés 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2015
Très belle réalisation. un beau polar qui tient en haleine jusqu'au bout
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juillet 2015
En Espagne, en 1980, deux adolescentes sont sauvagement assassinés. C'est de cette trame atroce qu'Alberto Rodriguez part pour dresser le visage d'une Espagne post-franquiste, plus prompte à oublier son passé qu'à l'affronter. Il utilise pour cela le duo mille fois joué des policiers que tout oppose. En effet, le plus jeune de ces inspecteurs est un ancien adversaire du régime franquiste alors que son collègue est un ancien membre de la police politique de Franco. Ils vont mener ensemble, tant bien que mal, cette enquête dans une région où tous le monde connaît la vérité mais où personne n'est prêt à parler. Le réalisateur espagnol dresse aussi le portrait de jeunes filles empêtrées dans une réalité désespérante, avides de liberté, prête à tout pour quitter leur région et donnant ainsi leur confiance à des personnes pas du tout recommandables. On peut tout de même regretter une enquête longue à se mettre en place et sans véritables rebondissements. Malgré tout, cela reste un grand film espagnol, servi par d'excellents interprètes et par une photographie magnifique.
l'homme qui murmurait à l'oreille des chameaux
l'homme qui murmurait à l'oreille des chameaux

25 abonnés 166 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2016
Thriller simple mais efficace. Rien d'exceptionnel, mais rien de mauvais non plus. Les ingrédients requis sont là. On ne peut pas non plus tomber sur un classique à tous les coins de rue...
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2015
La Isla Minima est un polar sombre, sec et racé. Nul besoin de présenter les personnages, ces derniers débarquent sur les rives de Guadalquivir sans détour, ni présentation. Appelés pour une affaire de disparition, ces deux flics arrivent à pied alors que leur voiture est tombée en panne. Nous avons, dès le départ, comme un mauvais pressentiment. Celui-ci va se confirmer à la découverte de deux cadavres de jeunes filles. Celles que les enquêteurs recherchaient.

Les dialogues sont expédiés telle une bière fraiche qu’on boirait cul sec en pleine calicule. A l’instar de l’écriture, le montage est tout aussi cadencé. L’enquête progresse, classiquement. Si les langues ne se dénouent pas facilement, il suffit de brutaliser quelque peu un témoin, une balance ou même une victime. Tous les moyens sont bons pour toucher au but. Car ces deux flics ne sont pas là pour faire dans la dentelle ou ménager leur prochain. Car ici plus que nulle part ailleurs, autrui est une figure menaçante dans une Espagne post-franquiste plus que fragile.

Pour un bon polar, il faut de bons détectives. Ce sont eux qui représentent le nec plus ultra de ce film glacialement humide. Issus de milieux différents et appartenant à une classe politique opposée, ils se complètent dans leurs tâches de manière toujours fragile et exclusivement dans un seul but : la vérité, aussi sordide soit-elle. Le récit ne dévoile que peu d’éléments sur eux, pourtant, le spectateur peut se faire une idée précise de leurs motivations, et de leurs passés.

Formellement impeccable, La Isla Minima démarre avec des plans d’hélicoptère, filmant les paysages andalous à perte de vue. Ceux-ci ne ressemblent pas à divers terrains, mais à des artères, des vaisseaux sanguins et des formes préoccupantes. Grâce à ce procédé filmographique et cette musique lancinante (le brillant Santaolalla), le public est invité à un voyage en dehors du temps et de toute réalité. Le fantastique a pris racine sur ces terres devenues maudites.
Ladyoscar L.
Ladyoscar L.

6 abonnés 50 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juillet 2015
Images spectaculaires mais à la limite de la esthétisant à tout prix. Une histoire bien menée malgré une narration qui avance mécaniquement. Les comédiens sont bons. Tous les ingrédients sont la mais le film manque d'âme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 juillet 2015
La Isla Minima, c’est juste le lieu du dénouement pour un splendide polar situé dans l’Espagne des années 1980. Une île minuscule dans les marais du Guadalquivir, en Andalousie. Vues du ciel, rizières et roselières dessinent entre les bras du delta d’immenses tableaux abstraits. Le cadre est aussi somptueux qu’inquiétant, car les pièges sont au détour de chaque chemin. Dépaysement garanti pour deux policiers venus enquêter sur la disparition de deux jeunes filles, lors d’une fête locale.
Qui s’est acharné sur Estrella et Carmen, dont les corps ont été retrouvés salement amochés dans un canal ? Un beau dragueur vu avec elles le soir de leur disparition ? Le gardien d’un pavillon de chasse habitué à dépecer le gibier ? Un vieil amateur de chair fraiche qui se croit tout permis sur son domaine ? L’entourage n’est pas causant, les secrets peinent à émerger. Et puis les deux flics ne sont pas toujours raccord sur la méthode. Le plus ancien a gardé quelques mauvaises manières du temps où il servait la police politique de Franco…
Fangeux et poisseux à souhait, lent et nerveux à la fois, « La Isla Minima » est un thriller caniculaire qui raconte aussi la confrontation de deux Espagne. Comme si la transition démocratique avait du retard dans « las marismas »… Dialogues au cordeau, interprétation sur le fil, plans d’une esthétique hyper soignée, le film d’Alberto Rodriguez est remarquablement maitrisé. L’intelligence du récit n’a d’égal que la qualité plastique des images. Maximo bravo !
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2015
J'ai été voir ce film suite aux bonnes critiques.
Oui je trouve que c'est pas mal dans l'ensemble.
Cependant je n'ai pas bien aimé le côté sombre et glauque de l'affaire (c'est pour cela qu'au départ je ne souhaitais pas le voir).
Jakho R
Jakho R

4 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2015
Bien aimé atmosphère du film, son scénario, les prises de vues, les acteurs
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2015
Autant le dire d’entrée, « La isla minima » est une réussite quasi-totale. Ca fait bien longtemps que je n’ai pas vu un polar de cette qualité, de la première à la dernière image, tant sur la forme que sur le fond. Déjà, dés le générique de début on est plongé dans une ambiance moite et poisseuse qui ne nous lâchera pas pendant 1h45. Les paysages andalous, souvent filmés de haut et à la verticale, sont incroyables, on se croirait dans le bayou. D’avion, les paysages ressemblent à des cerveaux humains, des peintures abstraites, c’est très beau et çà donne d’entrée le ton d’un film qui sera techniquement très soigné. Plans larges inspirés, scènes clefs filmées de loin et sans son (la derrière un pare-brise par exemple), Alberto Rodriguez maitrise de bout en bout son film, utilisant la musique de manière minimaliste au profit des bruits naturels (d’oiseaux notamment), ou en filmant les scènes d’action (la poursuite en voiture, l’affrontement final) de manière réaliste, ramassée et ultra-tendue. Raul Averalo interprète de manière très convaincante un jeune flic, Pedro, tourné vers l’avenir démocratique de son pays et son propre avenir (puisque sa femme, restée à Madrid, est enceinte). Mais c’est son antithèse qui attire l’attention : Javier Gutierrez II. Il incarne lui un homme tourné vers son passé de policier sous Franco, dont on devine qu’il n’est pas reluisant à travers quelques répliques lâchées çà et là mais qui en disent long. Un homme malade dont on imagine bien qu’il somatise ses démons intérieurs, qui semble avoir une vague aversion pour les oiseaux (si on est attentif et un peu perspicace à la fin, le scénario explique pourquoi, mais de manière presque allusive). Javier Gutierrez II est très impressionnant dans ce rôle très complexe : du côté du Bien sur l’enquête, souvent attachant, sympathique et efficace mais on devine sans cesse qu’il ne fait qu’essayer de s’amender d’un passé peu reluisant. Il rend son personnage à la fois sympathique et malsain, à la fois détestable et fragile. Les seconds rôles sont également très bien tenus, même s’ils ne sont qu’une sorte de toile de fond de l’enquête. Quant au scénario, il est à la fois crédible et clair. On ne décroche à aucun moment, chaque rebondissement à sa raison d’être, chaque piste à son importance. Quant au dénouement, il est dénué de fioriture : le mobile est d’une cruelle banalité, d’une crédibilité totale. Mais n’importe quelle intrigue de ce type n’aurait pas la puissance de « La isla minima » si le contexte était différent. Le sel du film, ce qui lui donne un relief particulier en plus de ses autres qualités, c’est qu’il se situe dans une sorte d’« entre-deux » : 5 ans après la mort de Franco, quelque mois avant le putsch raté des militaires en 1981. Ce n’est plus la dictature, mais ce n’est pas encore la démocratie, c’est une situation bâtarde et instable qui donne au film une couleur particulière. Officiellement le franquisme est mort, en réalité il est encore partout : les portraits de Franco (et parfois d’Hitler !) sont encore sur beaucoup de murs, y compris dans l’administration. Il n’y a pas eu de purge dans ces administrations, surtout dans la Police. L’armée est omniprésente, elle fait encore peur, elle est arrogante. Et puis la pauvreté est palpable, on est en 1980 en Andalousie, c’est plus que jamais une terre d’émigration, les gros propriétaires terriens payent leur journaliers une misère, la société est à cran, le pays est renfermé sur lui-même depuis plus de 30 ans. Tous ce contexte imprègne le film de Rodriguez, sur la forme comme sur le fond. Pendant tout le film, où l’on suit l’enquête de Juan et Pedro, on sent l’abcès franquiste qui affleure, on ne sait pas si ce sont des petits ou des gros abcès qui vont se crever du côté de l’enquête ou du côté du passé de Juan. Sur ce point, nous ne serons fixés qu’à la toute fin du film et les dernières scènes laissent un gout amer. Sans vouloir trop en dire, le mutisme pudique (ou lâche ?) d’un des deux flics est paradoxalement très éloquent. Ce mutisme assourdissant symbolise l’Espagne post-franquiste dans toute sa complexité, pour ne pas dire dans toute sa schizophrénie. J’ai beau chercher, je ne vois pas de vrais défauts au film de Rodriguez, il est bien maîtrisé, bien interprété, très bien scénarisé, il est subtil et s’adresse davantage à l’intelligence du spectateur que la plupart des polars modernes : une réussite quasi-totale.
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