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4,0
Publiée le 5 mai 2019
Depuis quelques années déjà le cinéma Espagnol, sortant peu à peu de la péninsule ibérique n'a de cesse de convoité la curiosité, suscité l'intérêt pour finalement s'imposer comme un bon cinéma à part entière, et cela à juste titre. C'est notamment ce que fait remarquablement Alberto Rodriguez avec son sixième long métrage : "La Isla minima", offrant une réalisation parfaitement maîtrisée. Le tournage du film s'est déroulé dans une partie très aride et isolée de l'Andalousie notamment dans les communes d'Isla Mayor sur l'île de Isla Mínima, Los Palacios y Villafranca, Las Cabezas de San Juan, ainsi que dans les villes de Séville et Malaga. De superbes paysages magnifiés par la photo dAlex Catalan, souvent filmé en plans aériens. Pour le scénario Alberto Rodriguez et Rafael Cobos se sont librement inspirés de l'oeuvre de Roberto Bolaño. Sur fond de "démocratisation" et de post-franquisme du début des années 80 ou encore la description d’une société gangrenée par la corruption, l’omerta et un passé douloureux, deux flics que tout semble opposer sont chargés d’enquêter sur la disparition et le meurtre de deux adolescentes. Entre les lourds secrets d’une période trouble et les arrangements entre les autorités locales et les trafiquants, leur enquête ne sera pas des plus faciles. Même si les influences américaines se font sentir dans La isla minima (de True Detective à Twin Peaks en passant par Mud ), on baigne bel et bien dans le polar glauque ibérique, genre réputé dont on ne se lasse pas. Alberto Rodriguez n’invente rien mais décline les codes du néonoir avec une certaine efficacité. La Isla minima est une belle réussite pour un réalisateur à suivre de près. Grand succès public et critique, le film a été récompensé par dix prix Goya, l'équivalent des oscars.
La nouvelle vague du cinema espagnol est talentueuse et suis les traces de bunuel .Des le debut du film les plans d´en haut sont magnifiques et cette representation de l´espagne post Franquiste est tres juste .La guarda civile reste aujourd´hui encore marquée par le franquisme regime totalitaire .Ce Thriller est bien decrit avec du rythme ,un film dur de l´andalousie a interdire au plus jeunes ,le flic issu du franquisme est surprenant par sa violence il n´a pas l´apparence d´une grosse brute et est meme gringalet ,c´est aussi l´espagne de la pauvreté et des abus des elites qui restent sous entendus
La Isla Minima est un polar, lent, hypnotique, prenant place dans l'Espagne fraîchement démocratisée mais qui, malheureusement, n'en a pas fini avec les démons du fascisme. L'ombre de Franco est toujours présente. Ses partisans le sont toujours eux aussi même si partis vers d'autres cieux. Aussi, dans ces campagnes désertiques, rien ne s'est vraiment réglé avec la disparition du dictateur. Des jeunes filles meurent. C'est une chose horrible. Mais aussi horrible que soient ces meurtres, ils ne sont que l'arbre cachant la forêt. Derrière les cadavres, c'est de la pauvreté qu'il s'agit. De la misère. Une absence totale d'avenir, d'espoir, pour une jeunesse réduite à quitter les zones rurales, leurs racines, pour pouvoir trouver du travail et donc fuir vers les villes. Mais bon, au-delà du contexte social, l'enquête en elle-même est captivante à suivre à travers ces deux flics mal assortis (ça pique forcément la curiosité de voir la manière dont ils vont interagir entre eux au fur et à mesure que le film avance) pas aidés par une atmosphère chargée de mystère où tout le monde a l'air d'avoir quelque chose à cacher. Je me demande quand même si leur conscience va les laisser en paix ou pas quand on a commis ou eu connaissance de tels actes. Si ça ne finit pas par être trop lourd à porter.
Une sublime ambiance glauque et lente à souhait. On se croirait dans un bon polar américain tourné en Arizona. Passé les dix premières minutes où on aurait presque envie d'arrêter ça démarre tranquillement et l'histoire commence a prendre aux tripes.
Lauréat de 10 Goyas (équivalent espagnol de nos Césars) en 2015, ce film âpre à l'ambiance étouffante et à la photographie superbe nous fait suivre l'enquête de deux policiers au passé très différent, traquant un tueur commettant des crimes sordides dans l'Andalousie de la période de la "démocratisation", c'est-à-dire du tout début des années 80. Ce polar passionnant de bout-en-bout offre également un témoignage intelligent sur l'atmosphère d'un pays en transition, en se questionnant sur la légitimité, la responsabilité et la liberté des uns et des autres, parfois partisans de la démocratie, parfois fidèles partisans de régimes autoritaires quelques mois auparavant. Efficace et prenant.
Superbe photographie de l'Andalousie des années 80 avec une atmosphère sombre et deux bons comédiens. L'enquête policière en elle même ne sera pas forcément inoubliable mais l'ensemble est malgré tout d'un bon niveau.
L'esthétique est belle mais j'ai trouvé le film ennuyeux et le jeu des acteurs assez inégal. Seul les 2 personnages principaux s'en sortent honorablement. De plus, le scénario est loin d'être exceptionnel et ne permet pas de relever le niveau de ce thriller pourtant encensé par la critique... Je trouve donc l'ensemble assez décevant et j'ai nettement préféré dans le même genre le "Everybody knows" de Asghar Farhadi.
Dans une Espagne qui peine encore à faire la transition 5 ans après la mort de Franco, 2 flics enquêtent sur le meurtre sauvage de 2 jeunes filles. Au cœur du delta du Guadalquivir, l’intrigue de « La Isla Minima » avance doucement - un peu trop d’ailleurs - dans une ambiance silencieuse, sombre et poisseuse. Une sorte de «true detective» ibérique où aucun des personnages n’est vraiment net. C’est plutôt bien fait mais le scénario laisse par contre un arrière goût d’inachevé.
Dans le fin fond de l'Andalousie, deux flics essayent de mener a bien une enquete sur la mort de jeunes adolescentes. Très bon polar a l'Espagnole, ou l'ambiance malsaine et le suspense montent crescendos.
en bas de l'Espagne période post franquiste dans une atmosphère glauque le parcours de deux policiers pour élucider le meurtre de deux sœurs. beaucoup de non dit beaucoup de méfiance à leur encontre. sur un rythme assez lent un étonnant thriller.
J'ai adoré the invisible guest film espagnol est un très bon thriller et la je m'attaque à la isla minima polar espagnol. C'est haletant, pur, maîtrisé, subtil et on ne s'ennuie pas un instant. L'atmosphère poussiéreuse et torride de l'Andalousie ainsi que l'ambiance lourde et oppressante de l'Espagne post franquiste des années 80 sont incroyablement restituées. Bien des gens ont cru y voir des références à True Detective, j'ai pour ma part trouvé ce film plutôt melvillien par sa pureté assez sombre. Un bon polar qui a remporté pas loin de 10 prix en Espagne.