Après Gravity, il était logique que nous attendions un certain résultat de la part des Cuarón. Ici, un groupe d’immigrés clandestins venus du Mexique, tentent de traverser le désert pour les Etats-Unis. Mais c’était sans compter sur l’arme et le chien d’un cowboy qui va les traquer jusqu’au dernier. Ne parlons pas fond ou message politique, ils ne seraient que prétexte. Jonás Cuarón signe un simple thriller, certes vraiment réussi, mais sans allégorie. Desierto est un film prenant, car l’intrigue repose essentiellement sur la survie dans ce désert. Gael García Bernal est incroyable en présentant un mec solidaire qui va s’avérer finalement très solitaire quand il s’agira de sauver sa peau. Quant à Jeffrey Dean Morgan, celui-ci joue très certainement son rôle le plus sadique et il est déconseillé d’être à sa proximité si vous n’êtes pas américain. Desierto rempli son cahier des charges dans des décors magistraux et nous tient en haleine jusqu’à la dernière minute. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Desierto de Jonas Cuaron - fils du réalisateur qui avait fait sensation avec son agréable et vertigineuse expérience de Gravity mais dont la paresse au niveau scénaristique m'avait complètement laissé de marbre. Retour sur terre, avec une problématique tristement connue actuellement : les migrants en route pour une meilleure vie; ici, plus précisément la frontière terrestre entre le Mexique et les EU. Avec l'élection de Trump, la raisonnante est d'autant plus forte que ce film présente un suprématiste blanc joué par Jeffrey Dean Morgan (aka Negan - rôle qu'il a tellement investit qu'on a l'impression de retrouver son personnage ici) qui décide de se faire justice en assassinant, dans un cadre dangereux mais idyllique, des clandestins mexicains. Malgré une exposition des personnages beaucoup trop longues, le film qui atteint les 1h24 (relativement court) nous propose ensuite une chasse à l'homme frénétique qui n'est pas sans rappeler l'oeuvre avec Michael Douglas (comme quoi, c'est une tradition père/fils) qui est passé totalement inaperçu (comme Desierto) "Hors de Portée". Si scénaristiquement, le film souffre de nombreux défauts dont une écriture paresseuse et des personnages à la limite du caricatural, Desierto nous propose un visuel alléchant (avec des couleurs vraiment magnifiques - je ne sais pas si le réalisateur a utilisé des filtres pour "enjoliver" le décors), une réalisation nerveuse et totalement efficace (notamment les plans à l'épaule et les plans panoramiques). On ne s'attardera pas sur les quelques maladresses et erreurs de personnages qui font parfois des "non sens" évidents pour le spectateur spoiler: la fin où notre "héros" tente de sauver, seul et sans eau, la femme qui l'accompagna dans son périple sans prendre la peine de suivre la piste qu'il a vu - celle où il a failli croiser le contrôleur . Au delà de ces limites, Desierto propose un divertissement convaincant mais loins d'être original.
Ce survival est navrant , ennuyeux et prévisible. Dès les 10 premiers minutes nous connaissons la fin , on se demande ce que Gael Garcia Bernal est venu faire dans cette galère. Le film est douteux et simpliste alors passez votre chemin on a vu largement mieux ailleurs ou la folie des hommes est au moins justifiée alors que là tout pue. Reste l'interprétation et le décor même si rien de transcendant.
Une dénonciation des conditions de la traversée de la frontière américano-mexicaine sur fond de racisme et de chasse à l'homme. C'est bien joué, Gael García Bernal et Jeffrey Dean Morgan sont impeccable dans leurs rôles. Juste un reproche, c'est aride comme scénario et la fin est convenue.....
Desierto est un film que j'ai regardé juste pour Jeffrey Dean Morgan, et la raison est simple, c'est que je suis un fan boy de The Walking Dead, mais genre beaucoup trop, et donc j'avais envie d'étendre ma culture sur la filmographie du bonhomme, et puis j'ai vu Desierto, réalisateur possiblement talentueux et un pitch intéressant et novateur à première vue, je me lance, et qu'elle ne fut ma surprise quand j'en suis ressorti avec rien à dire, les personnages ne sont pas développés à part le personnage de Dean Morgan et même le chien est plus intéressant que les héros, je suis capable de vous citer le nom du chien (Traqueur) mais pas celui du personnage de Gaël Garcia Bernal, le suspens est géré bizarrement, on a pas toujours peur, notamment la première fusillade, c'est écrit un peu n'importe comment, mais alors pourquoi mettre la moyenne a un film qui m'a laissé autant perplexe ? Et bien je ne saurai pas le dire, ce film dégage une relative sympathie, un film que je pourrais revoir si l'envie m'en prenait mais avec modération. À voir pour Dean Morgan 10/20
Encourager par son papa Alfonso Cuarón et ses mentors Guillermo del Toro et Alejandro G. Iñárritu, Jonás Cuarón signe un satire socio - politique qui s'inscrit dans l'ère du temps, en prenant les allures d'un triller "horrifique" qui met en perspective un groupe de mexicains qui doivent traverser a pieds un désert immense pour atteindre les portes de leur salut. Dans cet étendue d'espaces vierges, avec une chaleur accablante (qui bat son plein)... un inconnu se met à les descendre un par un.
La tension va crescendo, alimenter par un dynamisme implacable de mis en scène épatant qui n'hésite pas à imposer une atmosphère génératrice de suspens qui prend la tangente dans une course poursuite entre chasseur et proies - tout en éliminant dans son sillage un élément naturel du cinéma: le langage - , jusqu'à ce qu'elle atteigne son paroxysme.
Si Desierto manque de réflexion apparente sur l'immigration clandestine, ses apparences en disent long sur les intentions de son réalisateur qui arrive (à nous saisir de par son originalité) à retranscrire cette réalité sociale, dans un métaphore subtil, d'une violence inouïe, bâtit sur un fond de pensée à la fois pessimiste (centré sur le racisme) et objective.
Dire que certains auront comme moi payé pour voir ça. ...peu de dialogues, peu d'émotions, même de jolis plans d'un désert aride ne sauvent pas ce piètre film....à éviter
(...)L’aridité de « Desierto » elle, s’avère être le décor parfait pour un survival équilibré, sans temps mort, plein d’idées, voire parfois psychédélique ; comme chez son père, c’est dans la simplicité que Jonas Cuaron tente l’universalité d’un propos, en minimisant les effets et réduisant son récit à une métaphore, à défaut d’être subtile, mais intéressante de l’immigration dans le monde. Et là seul un final un peu bâclé et convenu dans sa facilité, peu subtile, à l’opposé donc de l’ensemble du film vient un peu ternir le ressenti final.(...)
pour moi un très bon thriller avec du suspense comme il en faut du début à la fin.ainsi que de bon acteurs et jolis paysages du mexique. se laisse voir au cinéma.
Après quelques beaux plans d’ouverture, où l’aridité des décors filmés comme des aplats de couleur rend quasiment abstrait les premières images du film, « Desierto » déçoit assez rapidement. Le film en dit à la fois trop et pas assez sur ces personnages. D’un côté les migrants sont caractérisés à gros traits, au moyen de quelques astuces de mise en scène sursignifiantes (le nounours de Gael Garcia Bernal) qui peinent à les faire exister autrement que comme des fonctions du scénario. De l’autre le méchant du film, l’américain chasseur, est bien peu mystérieux. Montré au spectateur dès le début du film, il est trop visible pour être terrorisant. Ses actes le sont, bien évidemment, mais parce qu’elle ne cache pas ce personnage, le mise en scène « omnisciente » du film ne fait pas vraiment peur. Jonas Cuaron échoue à la fois à faire un bon « survival » et une métaphore signifiante de l’horreur de la migration. « Desierto » se retrouve coincé pile entre ses deux volontés.
Presque un huis clos bien que le désert serve de décor à ce film implacable sur un sujet d'actualité dans le monde entier les migrants là en l'occurrence des mexicains voulant entrer aux USA. Très bien interprété, terrifiant par moment.
J'ai découvert l’existence de ce film que la semaine d'avant sa sortie, avec l'agenda des nouveaux films dans mon Gaumont, la bande annonce diffusée envoyait bien et à la fin je voulais le voir en apprenant que c'était le fils Cuaron qui le réalisait.
Le scénario est très basique. Des Mexicains foncent vers leur liberté quand soudain un homme commence à les abattre un par un. Pour qui, pour quoi ? En tout cas un tout petit groupe réussi à passer entre les balles de son sniper mais l'homme n'en reste pas là et veut absolument tous les tuer. S'en suit une course poursuite entre eux. L'homme a un fusil sniper et un chien très rapide, tandis que les membres du groupe ne possèdent que leurs jambes et leur envie de survivre.
Un casting pas très garni évidement et Cuaron s'est focalisé sur les deux rôles principaux. Gael Garcia Bernal incarne Moise, l'homme qui court pour se cacher. Acteur Mexicain peu connu du grand public mais qui a tourné avec les plus grands (AG Inaritu, Almodovar, Alfonso Cuaron, Michael Gondry et j'en passe), il est donc assez éclectique dans ses choix. J'avoue que je n'ai pas vu beaucoup de ses films puisque pas trop mon genre mais dans le peu que j'en ai vu il était toujours bon. Ici il colle très bien à l'environnement, c'est certain que si on avait choisi Daniel Craig par exemple ça n'aurai pas été la même donne. En tout cas tout le long du film on a envie qu'il s'en sorte. Son adversaire, l'homme au sniper (Sam) est campé par Jeffrey Dean Morgan. Plutôt acteur de séries (jamais récurant et souvent un petit rôle dans un épisode ou deux mais la liste comprends Urgences, Weeds, Supernatural ou encore Grey's Anatomy) on ne le voit que peu au cinéma, les deux films que j'ai vu avec lui sont Watchmen et dernièrement Prémonitions. Il joue aussi le papa de Bruce Wayne dans le Batman VS Superman. Ici il est parfait, glacial à souhait, sa détermination à éliminer tout ce groupe est telle qu'il fera le maximum pour y arriver.
C'est donc Jonas Cuaron qui est derrière la caméra ainsi qu'à l'écriture du scénario et au montage. Et le fils se débrouille très bien, il marche sur les traces de son papa Alfonso (le gars qui a quand même fait le meilleur des Harry Potter et les géniaux Children of Men et Gravity) et je lui souhaite donc la même carrière c'est à dire peu de films mais toujours des bons. Ici sa réalisation est excellente, tantôt tout en plans serrés sur les visages des protagonistes pour montrer leurs émotions et tantôt en plans larges pour montrer l'étendue de ce qui les attends, le désert peut même être considéré comme un personnage à part entière. Mention spéciale au dernier plan du film tout simplement magistral.
La musique est aussi superbe et cocorico c'est le frenchie Yoann Lemoine alias Woodkid qui s'y colle. La chanson du générique "Land of All" est juste sublime. Sa musique aux teintes électroniques est très forte et renforce le sentiment absolu d'isolement et de survie.
Artistiquement le film est réussi, Le directeur de la photographie Damian Garcia (Mexicain lui aussi) a fait un super travail sur les contrastes.
Donc au final un bon film de survie, parfaitement dirigé et une musique superbe. Malheureusement le scénario est beaucoup trop basique et je m'attendais à une autre fin ou même à des surprises au milieu, en fait non, du coup un peu trop long à mon goût.
il faut être un grand cinéaste pour s'attaquer à de tels sujets surtout pendant la présidentielle US... le film est réussi et rend superbement hommage a ces hommes prêts a risquer leur vie pour gagner le rêve americain. la dimension justicier raciste cruel et criminel est mise magnifiquement en scène, avec froideur et tourments. une réussite.