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Un visiteur
0,5
Publiée le 18 avril 2016
Dire que certains auront comme moi payé pour voir ça. ...peu de dialogues, peu d'émotions, même de jolis plans d'un désert aride ne sauvent pas ce piètre film....à éviter
Attention, Desierto doit impérativement être vu sous l’angle du film de genre ou survival pour être apprécié. Si vous cherchez une analyse profonde de l’immigration mexicaine ou une plongée vertigineuse dans la psyché de personnages fouillés, vous pouvez d’ores et déjà passer votre chemin, Desierto n’est pas pour vous. Ici, il est question uniquement d’archétypes et de donner corps à une seule idée poussée à l’extrême. Il s’agit donc d’une unique chasse à l’homme entre un Américain bien bouseux et des clandestins mexicains qui ne sont que de la chair à saucisse pour cet être odieux et déphasé. N’espérez aucune explication, ni même une volonté de politiser cet acte barbare. Tout se résume à un chasseur traquant ses proies. Bien entendu, le sous-texte politique est présent (et même souligné par des dialogues pas toujours fins), mais ce n’est pas là que se situe la réussite du fils de Cuaron. Ce dernier a surtout tourné un bon survival avec une tension bien menée tout au long de la projection, si bien que l’on ne s’ennuie jamais alors que le scénario est très ténu. Les critiques qui ont souligné la ressemblance avec Duel ont tout à fait raison. Desierto n’a finalement qu’un discours de surface et ce qui a intéressé le réalisateur est bien l’action résultant de la situation initiale. Je comprends que certains trouvent déplacé de prendre comme terrain de jeu un sujet humanitaire grave, mais cela donne à mon sens encore plus de poids à l’horreur de la situation. A noter une belle prestation des deux acteurs principaux et une superbe photographie. La musique de Woodkid, elle, apparaît comme très fonctionnelle. J’en attendais plus.
Fort ! Très fort le fiston Cuaron ! Scenar tenu, mis en scène maitrisé, acteurs investis. T'as pas envie de croiser le garde frontière... Hâte de voir le prochain film :) A VOIR !
Voici donc Jonas, fils de Alfonso..... Ne vous attendez pas à une stratégie de la communication sur l'immigration entre le Mexique et les états Unis (quoique) Le film est proche du western, où un psychopathe règle ses comptes avec lui même, en assassinant les immigrants.....Cela donne un thriller nerveux et épuré, dans des décors superbes (je pense qu'on est au Nouveau Mexique, voire Mexique). De facture très classique, le film ne poursuit pas le temps et laisse le spectateur prendre celui qui lui plait..... Des scènes sont violentes et même si les ficelles sont parfois grosses (pas toujours), on en redemande au fil du scénario, avec quelques surprises (les crotales, les cactus)..... Il faut avouer que l'avant dernière scène est une leçon de cinéma (avec une poursuite presque en temps réel au cœur des rochers, la moindre glissage interpelle) et qu'elle est une valeur ajoutée à un film parfois moyen..... On pense à Duel de Spielberg, dans le scénario épuré, et au fond on n'en est peu éloigné cinématographiquement.......... Un film intéressant plutôt pour un public demandeur de film d'actions, sans effets spéciaux.....J'ai apprécié au final....
Ce film est ennuyeux et mal ficelé, frontalement violent la traque entre le chasseur et les migrants devient vite rébarbative et lassante. Les personnages sont peu caractérisés, on a du mal à compatir. Les motivations du chasseur sont confuses et le duel décevant. L'affiche et le cachet Gravity promettait une esthétique travaillée mais la encore rien d'agréable. Il s'agit d'un cache cache dans le desert où l'on attend qu'une chose : que le personnage traqué saisisse enfin une pierre ( dont il est entouré )
Un survival pur : pas de fioriture dans le scénario, dans les dialogues, dans la psychologie des personnages. Tout est centré sur l'action, le décor. On a perdu l'habitude de ces films de genre bruts, dépouillés et c'est tout à l'honneur du réalisateur de s'y frotter. La réussite est totale sur le plan esthétique. Par contre je n'ai pas trouvé l'intensité toujours à la hauteur d'un film qui mise tout là-dessus. C'est donc un semi-réussite mais pour un premier film c'est très prometteur.
il faut être un grand cinéaste pour s'attaquer à de tels sujets surtout pendant la présidentielle US... le film est réussi et rend superbement hommage a ces hommes prêts a risquer leur vie pour gagner le rêve americain. la dimension justicier raciste cruel et criminel est mise magnifiquement en scène, avec froideur et tourments. une réussite.
Un "survival" prévisible, caricatural voire grotesque - le méchant m'a fait hurler de rire ! -, et peu crédible ... Un film navrant et sans intérêt ! Dommage qu'on ne puisse mettre zéro !
Très bon film, le suspense est là, notamment grâce à une bande son impeccable. Toute fois le méchant est un peu trop stéréotypé, et ses "proies" se laisse un peu trop faire.
Il n'est pas interdit de chercher plusieurs niveaux de lecture à Desierto, film où le héros se prénomme Moises et le réalisateur Jonas (Cuaron, le fils d'Alfonso). Le sort des migrants est un sujet on ne peut plus actuel, en Europe comme en Amérique, et les récentes déclarations d'un candidat à la présidence américaine pourraient aussi nourrir le débat. Mais soyons clair : Desierto est d'abord un film de survie, honnêtement réalisé et écrit, et qui tire le meilleur parti de ses paysages arides. Pas question de psychologie dans cette traque inhumaine dans le plus pur style "l'homme est un loup pour l'homme" surtout quand il est quand est accompagné d'un chien dressé pour tuer (impressionnant, l'animal). Un brin sadique, parfois gore, Desierto est trop obnubilé par son suspense pour délivrer un semblant d"émotion. C'est le reproche essentiel à faire à un film qui devrait impliquer davantage le spectateur.
Jonas Cuarón réalise un très bon premier film de genre, mais qui manque d’audace et d’une mise en scène viscérale pour arriver à la cheville des géants.
Beau et divertissant, Desierto a le mérite d’apporter un nouveau souffle dans le cinéma de genre. Bien que classique dans sa dramaturgie, ce survival désertique est quand même bien foutu.
L’ouverture du film est remarquable, le réalisateur prend son temps avant de mettre en scène un jeu de massacre frontal et réaliste qui laisse sans voix.
Ce long-métrage nous entraîne durant 1h30 dans une course-poursuite mortelle sous un soleil de plomb au sein d'un no man's land entre le Mexique et États-Unis. La mise en scène et l’utilisation de l’espace sont brillantes et les proies « enfermées » dans cette nature hostile transformée en labyrinthe tentent par tous les moyens d’échapper à la mort. L’utilisation des décors est intelligente et rappelle la mécanique du jeu vidéo.
Le thème de woodkid est excellent (discret avec une utilisation des percussions sublimes) mais rate son objectif, c’est-à-dire : nous mettre sous pression.
Pour la distribution, Jeffrey Dean Morgan est magnifique dans ce rôle de chasseur désemparé et Gael García Bernal sort un jeu subtil mais efficace.
Même si le pitch de départ de Desierto est classique (des migrants mexicains qui se font traquer et abattre les uns après les autres par un chasseur sniper sans pitié et son chien en plein désert, sans révéler la fin), le fils d'Alfonso Cuaron (Jonas) propose, sur fond donc d'immigration sur la frontière Mexique/Etats-Unis, un thriller réussi, à la mise en scène plutôt efficace, une utilisation habile des paysages rocheux du désert de Sorona, ainsi qu'un montage sonore et une bande originale (signée Woodkid) qui accompagnent ce climat de tension haletante, même en étant pas franchement révolutionnaire dans ce genre de film. Malgré quelques clichés récurrents, Desierto est un petit thriller désertique qui vaut vraiment le coup d'être vu, qui allie parfaitement deux adjectifs pour le définir personnellement : Simple mais efficace!
La mise en scène de Cuarón s'épure petit à petit pour venir tutoyer sur sa dernière partie le Gerry de Gus Van Sant. Le travail remarquable sur le son et la musique du Français Woodkid participent à cette immersion effroyable au suspense tendu comme un arc.
C’est un premier film plutôt bien fichu dans ce qu’il a de respectueux envers le genre western sous canicule. Des mexicains tentent d’atteindre les USA via un désert où l’hostilité est autant humaine que naturelle. On leur tire dessus, l’un d’entre eux va résister. Le jeune réalisateur se complaît dans un style qu’il élabore lui-même autour des notions du thriller, du western et de la chasse à l’homme dans un décor parfait pour une telle confrontation : le désert californien. Il est temps que le duel final tant prévisible mette un point d’orgue à cette course poursuite qui nous tient un bon moment en haleine avant de flancher sous les coups de boutoir d’un soleil chauffé à 50 degrés. Mais bizarrement ce n’est pas de cela que l’on meurt au pays de la liberté. Un point de crédibilité qui baisse la note de l’émotion contenue pendant presque tout le film. Avec ce petit hiatus qui me fait dire aussi que l’interprétation d’un monsieur comme Gael García Bernal est un peu en deçà de sa réputation. Pour en savoir plus