Desierto
Note moyenne
3,1
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218 critiques spectateurs

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94 critiques
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18 critiques
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Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2018
Desierto est un sacré mélange de genres, entre le politico-engagé (sur le sort des immigrés mexicains qui traversent la frontière américaine contre la volonté des américains... tiens, ça ne nous rappelle pas une mèche blonde ? Le film est de 2016 et le réalisateur est mexicain, cela n'est pas anodin...) et le thriller (chasse à l'Homme par un taré nationaliste). Pour en avoir une idée, on pourrait dire que Desierto est un peu un Don't Breathe dans le désert (l'homme timbré au fusil et au chien démoniaque qui tue les gens qui sont "chez lui"). Le rythme est bien mené, le désert est souvent filmé comme de beaux paysages, et la traque à l'Homme est pleine de cruauté sadique, ce qui nous maintient en haleine jusqu'au bout. Assez court (1h25 à peine, générique compris), le film est concis sur ce qu'il montre, et on ne se perd pas en romance ou en intrigues parallèles, le sujet est simple et facile à suivre. Quelques scènes violentes (sang, torture du chien fou...) qui peuvent impressionner, et un parti-pris dans la façon de filmer les personnages qui est crue (le chien est souvent montré en contre-plongée pour qu'on ne puisse pas louper ses organes sexuels mis en évidence, comme une métaphore du maître qui veut "montrer qu'il en a" en tuant des gens sans défense). Plus intelligent qu'un simple thriller, donc, le film se pare de ce double-langage, à la fois métaphorique et engagé, qui le rend vraiment intéressant et original.
pierrot le flou
pierrot le flou

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2018
Seul immonde....Sorona désert de californie – Frontière du Mexique. Un camion transporte une dizaine de femmes et d’homme embarqués pour passer clandestinement du côté des états unis. Une panne va les obliger à continuer ce périple à pieds. Soudain, alors que le groupe avance à découvert ils vont se retrouver pris sous les balles d’un snipeur. Pour les survivants une course contre la mort à travers le désert va commencer, avec le tireur lancé à leurs trousses.

Depuis « Gravity » on connait la propension de Jonas Cuarón à se réapproprier les grands espaces pour en faire son terrain de jeu. Ce retour sur terre dans ses immenses étendues arides va confirmer que cette composante lui sied à merveille. Avec ce décor naturel inhospitalier comme toile de fond, il va nous offrir un des plus incroyables survival « Man Vs Man » vu depuis très longtemps. Une œuvre sous la forme d’une traque brutale avec laquelle il va prendre le contrôle de nos émotions à partir de l’entrée en scène de Sam (Jeffrey Dean Morgan), pour ne la relâcher…qu’au plan final.

Le chasseur est un véritable redneck à la forte caractérisation. Celui des résidents de cette Amérique profonde, ses « oubliés » qui au pays du libéralisme ne tolèrent pas…l’intrusion de l’étranger, perçu comme un danger pour eux. Son « Bienvenu au pays de la liberté » après avoir dégommé quelques cibles humaines en dit long sur ses motivations et son « Ce pays c’est le mien ! Vous allez arrêter de me faire chier maintenant ! » lève les derniers doutes. Sam arbore tous les signes ostentatoires de la plouc-attitude avec son pick-up ou flotte un drapeau confédéré, son colt tatoué sur l’avant-bras, son stetson, son pantalon de l’armée, sa bouteille de bourbon, son fusil à lunettes, son chien dressé pour tuer et sa radio qui envoie de la country en boucle. Un personnage qui présente de grandes similitudes avec Mick Taylor le meurtrier psychopathe de « Wolf Creek » (Greg McLean) le sadisme en moins. Jeffrey Dean Morgan, livre une interprétation d’une incroyable justesse, laissant passer des fêlures promptes à «humaniser » son personnage, loin des clichés d’un « simple » et iconique serial killer de série B ou d’un Negan nerveux de la batte…

Face à lui García Bernal, moise, seul visage pale aux milieux de ses traqués burinés, s’intronise chef de meute grâce à son fort instinct de survie et sa fraîcheur. Une bonne gestion de l’héroïsation qui dénote de la blockbusterisation Hollywoodienne actuelle. Ce que confirmera le naturalisme de l’image avec ses éblouissants plans du désert, ces grandes étendues qui s’apparentent à un gigantesque cimetière jonchés de cactus dressés comme des croix. Des travellings qui sacralisent ce paysage crépusculaire, sans enivrants mouvements de caméra, sans sur-effets, sans scories nauséeuses, sans artifices comme un parfait contre-exemple aux exagérations d’un Iñárritu et son « Revenant ». Un retour au cinéma d’exploitation mais de luxe et qui ne triche pas, tout en authenticité. Tout comme le score, très nuancé, se contentant de souligner la dramaturgie sans l’extrapoler ou bien de frissonner comme un rare souffle d’air dans ce climat étouffant. D’une violence crue et radicale, parfois surréaliste comme avec la scène entre le chien et moise ou le nid de crotales « Desertio » est une œuvre bouleversante avec cet écornage du mythique « rêve à l’Américaine » ou s’affrontent ces immigrés avec leur sac à dos remplis d’espoir d’un monde meilleur et ce looser cantonné au statut de sans grade et aux rêves brisés.

A la fois film d’action et cruel réquisitoire Jonás Cuarón nous touche plus viscéralement que son autre open space. On quitte la salle épuisé mais transporté par ce très bon moment de cinéma. Et du coup on court au distributeur de soda se rafraîchir en surveillant ses arrières, sait-on jamais…
Valentin B
Valentin B

16 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2018
Photographie, décors et acting soignés. Quelques scènes particulièrement intenses et choquantes. Un bon thriller, angoissant et haletant.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2018
Un très beau film avec Gael Garcia Bernal, Jeffrey Dean Morgan. Un bon thriller qui se passe dans un désert.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2018
Le fils Cuaron va à l'essentiel. Un désert avec des décors de désert : cailloux, serpents, falaises, chaleur extrême, absence de vent, silence. Des migrants qui veulent une place au soleil sans mauvais jeu de mot. Et un chasseur bête comme ses pieds pour les traquer comme des bêtes. Aucune réflexion politique de la part du réalisateur même si le parallèle avec la politique de Trump coule tellement de source qu'on ne peut pas ne pas le faire. Non, c'est juste un film de survie où les plus faibles (en fait les plus égoïstes, les plus idiots ou les plus gros) sont éliminés les premiers. Au contraire, le seul qui a une famille et à avoir deux sous de jugeote (il est mécano) pourra lui tenir la dragée haute. Jamais le chasseur ne fera preuve de la moindre humanité. Du moindre remords. De la moindre volonté de s'interroger sur l'horreur de ses actes. Je croyais qu'un homme aimant son chien ne pouvait pas être mauvais. Comme quoi, je me suis trompé. L'humain est toujours bien plus compliqué que ça. Malgré tout, Desierto est un bon petit film d'action sans trop de gras, assez violent et qui saura donner quelques sueurs froides à ceux qui se demanderont si le beau Gael Garcia Bernal va survivre à cet enfer.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2018
Désert prétexte à une chasse à l’homme des plus balisées qui dessert et désamorce un propos politique fort. Il y a dans Desierto une incohérence fondamentale, celle qui associe un réalisme coup de poing à une trame fictionnelle convenue, marie le terrifiant hasard d’un massacre à son héroïsme prédéterminé. Dès les premières minutes se dégagent nos deux futurs survivants que la mise en scène sacralise en leur accordant une personnalité définie, une identité propre. Le film ne joue ni le risque de la fortune – bonne ou mauvaise – ni la roulette russe de l’Américain sur la condition mexicaine, se contentant de suivre son couple principal dont les grossiers retournements n’ont d’utilité qu’à annoncer leur rassemblement final. L’écriture stéréotypée annihile l’effet de surprise et étouffe l’ambition politique du métrage : l’Américain se mue en fou de guerre acharné mais réductible à sa seule individualité ; lui manquent une idéologie revendiquée, un passé traumatisant, un patriotisme exacerbé qui auraient fait de lui un personnage-type. Et c’est là que résidait le tour de force politique, dans cet homme reflet d’une civilisation aveuglée et tiraillée par sa culture de la violence et son humanisme profond. Le manichéisme érigé en ligne directrice n’est pas un mal tant qu’il ne se revendique pas réalisme ; or le scénario de Desierto n’assume pas la mise en scène qui le porte. Dommage car le rythme, bien dosé, offre au film une efficacité somme toute redoutable et des moments de tension mémorables.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2018
Si la trame scénaristique est plus que prévisible, Desierto parvient quand même à soutenir l'intérêt du spectateur grâce à une mise en images impeccable, une alternance de silence et de fureur, et une dynamique qui ne s'arrête pas une fois lancée. Le casting aura du mal à faire des étincelles, il faut le reconnaître: seul Jeffrey Dean Morgan bénéficie de quelques scènes pour se mettre en avant, pour le reste les acteurs en sont réduits à courir sans respirer. Néanmoins, tout cela tient la route, d'autant que la durée du film est assez brève, Jonas Cuaron ayant évité des développements inutiles pour privilégier la tension. Un suspense correctement articulé même s'il n'y aura pas de grosses surprises. La fin toute en silence est impeccable.
LongJohnHoly
LongJohnHoly

5 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2018
Un thriller sympathique, à l'ambiance chaude et lourde, qui gagnerait en efficacité s'il n'était pas si prévisible...
omar A.
omar A.

3 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2017
Un film haletant melangant instinct de survie et de colere . Celui ci traite egalement d’un fait bien reel aux etats uni
Christophe M
Christophe M

9 abonnés 331 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2017
Une Chasse à l'homme dans le désert de Californie !!! Pourquoi pas . En tout cas le film est interessant, certes un peu court et avec des mexicains qui n'ont pas l'accent chicanos dommage. Mais le film se laisse regarde meme si ce n'est pas le film du siecle. L''ensemble se tient pas mal et le tout sans temps mort. Avec un exceptionnel Jeffrey Dean Morgan qu'on reverra plus tard dans un role de mechant dans walkind dead.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2017
Un survival classique qui délaisse le sujet pour se contenter du visuel. La politique est mise sous le tapis, les dialogues piquent les oreilles, Desierto n'étant qu'un survival classique mais efficace grâce au charisme de Jeffrey Dean Morgan.

https://m.facebook.com/la7emecritique/
HawkMan
HawkMan

220 abonnés 1 316 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2017
J'avoue que ce film m'intriguait de par la présence du méchant Negan de la série The Walking Dead mais aussi de par la présence d'un réalisateur qu'on annonce bourré de talent. J'ai été assez déçu de cette histoire de chasse à l'homme d'un américain plein de haine vis-à-vis des mexicains tentant d'immigrer aux États-Unis (on se sait pas pourquoi d'ailleurs). Cet homme n'a qu'une envie : tuer tous ceux qui voudront entrer dans son pays !!
Au final, très peu de suspense, peu d'émotions hormis celles provoquées par le chien Traqueur, des jeux d'acteurs très simples...
Bref : à voir pour le chien !
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2017
Le film de Juan Cuarón sonne malheureusement en harmonie avec l’actualité que l’élection de Trump a mise en lumière, c’est-à-dire la perméabilité de la frontière américano-mexicaine par laquelle des milliers de Mexicains arrivent aux USA pour espérer une vie meilleure. Il met aussi en lumière l’existence d’Américains, qui isolés ou en milices frontalières, essaient de les refouler avec parfois des méthodes plus que questionnables. Tel est donc le thème du film où une bande de « clandestinos » se retrouvent la cible d’un « gringo » bien décidé à les éliminer et ce dans le désert de Sonora. C’est donc un thriller survivaliste où des hommes s’entre-tuent dans un paysage quasi minéral où ne poussent que cactus et buissons desséchés. Le film n’est pas atrocement prenant, mais la fuite éperdue de ce groupe de pauvres hères face à un homme homicide et son chien tient quand même bien en haleine. Le film est court, ce qui permet à cette intrigue, finalement bien simpliste de tenir et de fournir un spectacle solide. Ce n’est certes pas le long-métrage de l’année, mais avec son casting plutôt étoffé (Gael Garcia Bernal et Jeffrey Dean Morgan) et son histoire immédiatement prenante, le film s’avère assez intéressant, même s’il faut dire qu’il ne restera pas dans les mémoires. Un bon moment de divertissement cinématographique, ni plus, ni moins.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 août 2017
Un chasse à l'homme horrible. Ça se passe tout les jours sans le monde entier. L'humain est sans pitié et le racisme peut amener à faire des choses inimaginable.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 août 2017
Nul - nul - nul. Une traque dans le désert sans aucun intérêt... aurait pu durer 20 min. Même si on part du principe que c'est un film de traque on n'observe aucune originalité
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