Derniers Avis : Les Filles du Docteur March - Page 20
Les Filles du Docteur March
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Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2020
Très belle histoire ! Riche en émotion et tellement agréable à regarder : les décors et les tenues sont magnifiquement travaillés , nous sommes immédiatement transporté dans l'univers de cette famille des années 1860.
Quel chouette moment de cinéma ! Un vrai bonheur que de voir de si belles images, bien composées, des costumes magnifiques et un bon rythme ! Et des actrices convaincantes.
Très bon casting, le personnage principal de Jo est très bien interprété et Meryl Streep au top ... le décor, les costumes, les bonnes manières etc tout est de nature à nous emmener loin mais le hic c'est que c'est trop décousu ... le passé le présent tout est mélangé et on s'y perd; on en arrive à ne plus comprendre le logique du film et personnellement ça m'a décontenancée presque ennuyée même. Heureusement tout est bien qui finit bien ... elles se marièrent et vous connaissez la suite
un très bon drame bien représenté du côté des décors images vêtements de l'époque du xix ième siècle avec des actrices au top qui sont bien jouées pour chacune d'elles.
Greta Gerwig tente une nouvelle adaptation des " Quatre filles du docteur March" et mise sur une narration non-linéaire qui est parfois perturbante en ce qu'elle brouille habilement les pistes sur l'époque filmée mais qui se révèle surtout contre-productive d'un point de vue émotionnel : en effet, en donnant au spectateur l'issue d'une relation dans le récit présent, les flashbacks devient du même coup fades car sans surprises, et certaines scènes censées être décisives sont même franchement ratées, comme celle où Laurie (Timothée Chalamet calamiteux) déclame son amour à Jo. En dépit d'une dimension mélodramatique franchement décevante, le film réussit à créer une certaine alchimie entre son quatuor féminin, notamment entre Saoirse Ronan et la géniale Florence Pugh, et fait preuve d'une indéniable maîtrise du rythme devant en partie à un bel équilibre trouvé entre un aspect solaire et un autre plus douloureux. Mais reste le sentiment que le film s'est trompé d'axe en privilégiant la piste sentimentale à celle du devenir écrivain d'un personnage tiraillé entre ses convictions féministes et l'autorité d'un éditeur soucieux de garder le contrôle. Il aurait donc fallu que Gerwig s'appuie plus sur sa première scène et les derniers instants du film pour que sa mise en abyme résonne davantage avec les préoccupations de Jo March, qui sont de toute évidence brûlantes d'actualité.
Un joli film classique, avec une superbe photographie; une équipe de comédiens (diennes) de qualité, à mon sens, ce sont les meilleurs atouts du film… Heureux de retrouver une fois encore, Timothée Chalamet et notre Louis Garrel; j’ai été épaté par Saoirse Ronan (déjà dans Lady Bird), que je connaissais beaucoup moins... Je suis plus réservé sur le fond du film; un mélo au ton un peu naïf, un peu compassé ? La gravité de quelques scènes, réveille mon intérêt!
De très belles images, d'excellents acteurs (Meryl Streep encore une fois la meilleure...), une histoire assez convenue mais servie par une réflexion assez intéressante sur la condition féminine dans l'Amérique traditionnelle (le film se déroule durant la guerre de Sécession en 1864). Le côté très Nouvelle Angleterre, puritain et lisse de l'ensemble peut cependant agacer...
Très bonne prestation dans des décors de qualité d'époque. Néanmoins film à suivre en prenant le soin de ne pas décrocher au cours de la séance car beaucoup de flash-back successifs afin de remémorer le passé de chaque héroïne.
Comment mieux commencer l'année 2020 qu'avec un film sur la sororité et l'émancipation ? La réalisatrice à parfaitement tissé autour du roman et les actrices sont justes et talentueuses. Ce film est touchant, on ris, on pleure, on vit avec la famille tous les moments d'une vie. Fidèle à son style. A voir !
Un film en costumes qui brille par son interprétation, sa musique (merci Alexandre Desplat), ses costumes (évidemment) et son intrigue accrocheuse à chaque seconde ! Après Ladybird, Greta Gerwig a décidément tout compris aux femmes. N'ayant pas lu le livre de Louisa May Alcott "Little Women", je ne savais pas à quoi m'en tenir avec cette affiche très niaise. Mais, ô surprise, jamais Les Filles du Docteur March ne tombe dans le côté cucul des relations amoureuses. A l'inverse, lors des scènes-clichés des soap (baisers passionnés, yeux larmoyants...) il se permet de porter notre attention ailleurs (les décors, les lumières naturelles...), et surpasse donc l'exercice de la finesse romantique à la façon de Dowton Abbey. Les personnages féminins sont très bien campés, surtout Saoirse Ronan qui devient l'exemple de la femme forte qui réalise ses propres choix de vie, et comment ne pas verser sa larme pour la tragédie qui touche la petite dernière (sans en dire plus), sans parler de la relation père-fille explorée sous toutes les coutures... Timothée Chalamet est tout à fait convaincant et sympathique, et Louis Garrel révèle un personnage qu'il maîtrise jusqu'au bout de son phrasé (un anglais délicieux avec son accent français). Le "féminisme" du film (dans le sens où l'on nous montre qu'une femme devrait être maître de ses choix) n'est pas balourd et ne nous sermonne pas, il nous laisse soutenir (et adorer) le personnage de Jo. Si l'on ne connaît pas le livre, on se passionne vite pour ces filles aux déboires amoureux loin d'être niais, mais au contraire chaleureux et profondément touchants.
Pour qui aura vu l'avant-dernière réalisation de Greta Gerwig, "Lady Bird", nul doute qu'un choc puisse être ressenti à la vue du dernier film de la cinéaste. Rien de commun entre le réalisme quelque peu provocateur de "Lady Bird" et le romantisme flamboyant qui préside à l'adaptation (une de plus !) du roman le plus fameux de Louisa May Alcott, "Les quatre filles du docteur March". Tout le monde connaît l'histoire de ces jeunes filles, issues d'une bonne famille du Massachusetts qui se trouve confrontée à de grosses difficultés financières, le père ayant décidé de prendre part au conflit lors de la guerre de Sécession. On retrouve donc avec plaisir ces quatre filles aux tempéraments si différents, aux passions si marquées, aux enthousiasmes si juvéniles, bénéficiant de la tendre protection de leur mère et de la complicité amusée de leur tante. Bien sûr, l'amour est au centre des préoccupations de ces jeunes femmes à qui l’on fait miroiter qu’un beau mariage est un gage d'amour éternel. Toutefois les choses seront moins simples qu’on ne pouvait le prévoir. Mais laissons les spectateurs potentiels qui n'auraient pas lu le roman en question découvrir les aléas qui jalonnent le parcours de ces quatre jeunes femmes aussi soudées que promptes à des emballements qui parfois produisent des étincelles. Car derrière cette histoire de famille qui a tout pour constituer un beau conte de Noël se profile un thème cher à la réalisatrice : l’émancipation des femmes. Autant le dire d'emblée : le film est éblouissant par la qualité de sa réalisation. La virtuosité n’est pas un vain mot quand on évoque le travail hautement maîtrisé de Greta Gerwig et de son équipe : la photo y est impeccable (honneur à Yorick Le Saux !) ; les décors sont d’une richesse à donner le tournis ; la caméra se permet toutes les fantaisies pour donner de l’allant aux personnages ou pour en cerner les motivations profondes. Et de-ci de-là, on se surprend à identifier telle ou telle référence picturale, la peinture américaine du XIXe siècle y semblant être fort à l’honneur (celle de Sargent entre autres). Enfin – et surtout – la distribution est en tous points excellente. Saoirse Ronan, que nous avions déjà admirée dans « Lady Bird », impose sa lumineuse présence et son art de la nuance, tandis que les autres sœurs March sont campées avec un égal bonheur et que Timothée Chalamet poursuit une belle carrière d’acteur prêt à endosser tous les rôles, interprétant en l’occurrence un irrésistible gandin à la fois primesautier et émouvant. De son côté, Meryl Streep minaude comme à son habitude – mais c’est comme cela qu’on l’aime – et Louis Garrel incarne un Friedrich très honorable (avec un bel accent français). Une seule réserve cependant – mais nous nous en voudrions de la mettre trop en évidence : le film, malgré sa perfection technique et sa poésie indubitable, malgré aussi la distribution dont il se pare, offre un caractère un peu trop sage, sans doute assumé mais qui peut constituer un obstacle à sa bonne réception. Nous sommes loin de l’impertinence de « Lady Bird » et certains peuvent le déplorer.