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Un visiteur
0,5
Publiée le 31 octobre 2015
on chercherait à décrypter le message : 'contre la dictature du couple et contre celle du célibat'.. mais en vain , peu importe car ici tout est ennui , tristesse , laideur , où est le plaisir d'aller au cinéma ?? film pseudo intellectuel et roboratif au possible , je suis resté jusqu'à la fin éspérant comprendre un message d'humanité et d'espoir , las.. j'aurais mieux fait de rester chez moi à bouquiner ou regarder un reportage sur l'Islande à la télévision
Habitué de l'absurde, Yorgos Lanthimos nous livre un film débridé, avec cependant un vrai fil conducteur : l'Amour. Ce film est un drame profond, d'une tristesse omniprésente idéalement représentée par un excellent trio d'acteurs (Colin Farrell, Rachel Weisz et Léa Seydoux). Le sujet est fantasque et ce qui se joue devant nos yeux ne laisse jamais indifférent. On regrettera cependant certaines longueurs et des situations trop cocasses pour ne pas dénoter. Le rythme est lent, parfois trop, et très pesant. N'attendez pas une once de légèreté, il n'y en a pas : résultat, on finit par se lasser peu à peu et c'est vraiment dommage. Sentiment mitigé à la sortie...
Bon, un film complètement nul et énervant! Typiquement du genre " masturbation intellectuelle " qui part d'une idée de 3 sentiments et qui mène à rien! primé à Canne?? ! Alors je regrette énormément d'avoir accepté l'invitation de cette masturbation collective!
Auteur du radical mais réjouissant Canine, le dernier film de Lanthimos, avec son casting quatre étoiles, était forcément attendu au tournant, d'autant plus qu'il a reçu le prix du jury au dernier festival de Cannes. Or, si l'on retrouve ce goût pour les situations absurdes, cet humour grinçant déjà entrevus dans Canine, le film est loin d'en avoir la portée dramatique et métaphysique. Mise en scène froide et humour à la Bunuel ne font pas forcément ici bon ménage. Si la mise en route de l'intrigue est assez plaisante, que certains dialogues glacent autant qu'ils font sourire, les enjeux du film sont rapidement compris et la deuxième partie de The Lobster, manque, à la fois cruellement de relief et de folie. Le récit piétine peu à peu, devient redondant et l'absurde, loin d'être la force du scénario, est réduit au rang de simple artifice. Le film de Lanthimos manque d'écriture, il est un curieux objet de cinéma fait à la fois pour plaire aux festivaliers et à un public plus large qui n'aurait pas apprécié la radicalité de Canine. Bref, ce n'est pas déplaisant, souvent assez amusant et tordu, mais assez paresseux et ronflant. Dommage.
L'affiche est fascinante : un drapé de blanc, qui donne au personnage un aspect complètement fantomatique, dans un environnement qui échappe à toute temporalité. Le film, lui, plonge le spectateur dans un univers pour le coup, beaucoup moins poétique que l'affiche ne pouvait le présager. Dans ce monde, situé dans une époque sans doute assez proche de la nôtre, les célibataires ou les amoureux tristes, sont transportés dans un hôtel magnifique où ils ont 45 jours pour tomber amoureux, faute de quoi ils se transformeront en animaux. Le monde dépeint est binaire : d'un côté, il y a les couples, certes désabusés, certes résignés, mais qui font autorité dans la société hautement normative, dès lors qu'ils partagent au moins un attribut commun ; de l'autre côté, il y a les célibataires assumés vivant dans la forêt et pour lesquels le couple est assimilé à une tombe creusée dans le limon. Les deux communautés se font froidement la guerre, pétries toutes les deux d'enfermements et de stéréotypés réducteurs. Le film est cruel, cynique, à l'image de ces personnages qui peuplent cet univers, dont seul le héros, promis à devenir un homard, parvient à dépasser en humanité. La froideur du film, renforcée par la longueur qui aurait eu besoin dans le montage de quelques coupes, laisse un sentiment assez partagé. Le sujet est indéniablement intéressant, la photographie et la mise en scène sont précises et chiadées, pour autant, on reste de marbre devant autant de cruauté, voire même indifférent. Suffit-il de faire œuvre d'originalité pour obtenir le prix du jury à Cannes ? C'est toute l'interrogation face à des films qui auraient mérité de plus amples récompenses comme le brillant "Sicario", "Mia Madre" du très talentueux Moretti ou encore le très beau "Youth". On passe à côté de cet univers morne, stérile, peut-être du fait d'une mise en scène trop marquée, trop abrasive, sinon rigide, pour laisser une place à l'émotion, même humoristique. On oubliera vite ce film, en espérant que le prochain aura gagné en beauté, en espoir et en drôleries.
Je pense que c'est le genre de films où soit on accroche, soit on décroche. Pour ma part, j'ai vraiment décroché. Malgré un bon casting et un bon jeu de rôle, j'ai trouvé le temps hyper, hyper lent, j'ai du regarder l'heure trois ou quatre fois, chose que je fais heureusement peu d'habitude. Le scénario me paraissant très original mais je ne m'attendais pas à une tournure comme ça, l'histoire m'a paru complètement absurde et sans intérêt. C'est chiant, malsain et ridicule. Une grande déception.
Quand le cinéaste Yorgos Lanthimos s’attaque à une histoire d’amour, cela donne The Lobster, une comédie grinçante et finalement pas drôle sur le couple et les sentiments humains (ou plutôt ici leur absence). Le réalisateur, comme à son habitude, nous immerge dans un univers à part, comme coupé du reste du monde (on retrouve ici le postulat de son étrange Canine) régi par des règles absurdes, mais qui ont le mérite de nous interpeller sur la validité de toute norme sociale établie. Lorsque le personnage principal semble enfin se rebeller face à cet ordre imposé, il se retrouve parmi des dissidents qui possèdent des règles tout aussi absurdes que leurs adversaires. Lanthimos renvoie ainsi dos à dos les tenants de la norme et les réfractaires pour encore mieux brouiller les pistes, au point que le spectateur ne sait plus à quoi se raccrocher. La fin du film, assez mémorable, nous laisse encore plus dans l’expectative avec sa narration en forme de point de suspension. Le tout est filmé avec maestria, joué avec beaucoup de sérieux par l’ensemble du casting, mais il n’est pas certain que l’on veuille revoir le film plusieurs fois tant la projection paraît froide et inconfortable. En tout cas, on ne peut pas lui reprocher son manque d’originalité et c’est la principale qualité de ce long-métrage que d’être un pur OVNI. A réserver aux aventuriers du septième art.
Plus que détestable, vraiment nul. Dialogues inintéressants, ennuyeux. Acteurs figés. C'est gore, méchant, et un fouillamini d'idées piquées à droite et à gauche. Nous sommes sortis tellement c'était soporifique et vain.
De quoi faire une indigestion ce "homard".. trop cuit, sans saveur... a vomir d'ennui... bref, cela aurait pu faire un bon court métrage, et encore ! l'originalité de départ s'épuise vite car l'auteur n'a visiblement rien a raconter sur l'amour qui ne soit déjà vu et revu ou caricaturale. A fuir !
"The Lobster" pose ses bases sur une idée fabuleuse, un concept choc et original en le traitant d'une manière osée, troublante où le malaise est perpétuellement constant et envahissant... Malaise est d'ailleurs un euphémisme quand on songe à l'angoisse de ce monde déshumanisé où la femme et l'homme n'ont pas le droit d'exister sous la situation du célibat, si ce n'est à se résoudre à devenir un animal de son choix, comme punition irrémédiable ! La vie par le couple uniquement, étant la contrainte obligée et indispensable à la survie... Dès les premières minutes, on ressent une sensation de trouble, de formatage des sentiments au sein de cet hôtel de reconditionnement du célibataire endurci, ou seul malgré lui ! Quelle épreuve, quel univers, quelles étapes complètement folles que doivent y suivre les candidats à retrouver l'âme sœur et l'amour, si amour il y a véritablement ! C'est effroyable ni plus ni moins de voir ce que cette société fictive propose à l'homme seul ou devenu subitement seul, presque un pestiféré ou un parasite à éliminer... Les étapes de ce "stage" sont d'une imagination folle, et nous conduisent à des scènes d'une cruauté incroyable, à peine descriptibles tant leur protocole implacable fait peur... Cependant, le pendant à cet aspect du monde existe bien, par les solitaires qui vivent cachés en revendiquant leur état en véritables hors la loi... Mais sans en dire un mot de plus quant aux règles de vie, c'est loin d'être l'idéal non plus... Et c'est bien là que cette histoire est phénoménale, par la prise en compte de ces deux mondes parallèles et opposés, où la vie à deux, et encore plus l'amour devient la raison et le pourquoi essentiels de l'existence ! Que ce principe de base ou cette condition, soit obligatoire pour les uns ou bannis par les autres, l'horreur est au bout du compte à chaque coin du bois ou de la rue ! C'est de plus un univers extrêmement oppressant, sinistre que nous propose Yorgos Lanthimos, univers matérialisé par cet hôtel au fonctionnement implacable, où chaque candidat est examiné, surveillé, évalué à la loupe... Pour encore mieux refléter l'ambiance, les acteurs, Colin Farell en tête, sont excellents dans leur comportement, filmés presque comme des robots en apparence, obéissants et résignés à tout ce qui leur est demandé jusqu'à un point ultime... La musique avec ce violon incessant, presque menaçant renforce tous les instants effrayants, les amenant à un paroxysme quasiment insupportable le plus souvent. Une fable ou un conte, sans doute, mais extrêmement dérangeant, dur et violent sur une société dont les codes ou les mœurs posent véritablement question ! On en ressort déstabilisés, secoués au plus profond tant ce film inhabituel nous réserve de surprises glaçantes... Gardons et préservons bien notre liberté de choix de vie, c'est sans aucun doute le message que plus d'un aura assurément en tête à la sortie du cinéma ! Époustouflant d'efficacité et de puissance !
Je met vraiment un nul puisque le trois quart c'est vraiment du grand n'importe quoi. Le film commence pourtant très bien avec une certaine subtilité dans le traitement d'une situation fantaisiste autour du célibat. Le début garde une ligne tragicomique qui le rend intéressant, parfois dramatique, avec des notes légères d'humour noir. Mais cette ligne tragicomique est vite perdue et là on voit que le film n'a plus rien à dire et s’étouffe avec un humour qui ne fait plus ni chaud ni froid. L'auteur perd complétement la subtilité qu'il montre au début et se noie dans un humour enfantin. A force de trop vouloir dire ou exprimer le film devient soulant et on est impatient que ça finisse. Finalement une très grande déception avec une fin stupide qui ne montre aucune finesse dans le scénario et la réalisation.
Contre hymne absolu de l’amour et de la beauté, le film baigne dans une atmosphère nihiliste et putride. Un choix réfléchi du réalisateur. De quoi réjouir les esprits supérieurs adeptes de l’onanisme cérébral. Quel régal en effet ces pseudo-dialogues surréalistes de charcutier du sexe, ces animaux ou ces corps saignés et mutilés, ce sang qui coule, ces personnages laids de corps et d’esprit. Même la musique agressive n’échappe pas à l’hystérie collective. Le pauvre béotien (et béotienne qui m’accompagnait) ont essayé d’y trouver un message. La dénonciation de notre propre animalité. La symbolisation d’une société prise d’hystérie qui pousserait l’oppression sociale à vouloir calibrer les couples. Le paradoxe des défenseurs de liberté qui se révèlent sinistres ayatollah. L’expression imagée jusqu’à plus soif de notre lâcheté collective ou de nos lâchetés individuelles devant l’autorité. Peut être rachetée par une dernière mutilation expiatoire. On ne le saura pas. Alors à gamberger comme cela, on peut se dire que ce film est construit en un « fabuleux » paradigme cinématographique d’une déliquescence sociale et humaine. Les esprits plus simples dont je fais partie y verront plus probablement un film outrancier, prévisible, long, pénible et ennuyeux.
Un film très bon, très bien maîtrisé. Malgré sa dureté et l'insoutenabilité du rythme, du propos et des fois concrètement de certaines scènes (la dernière aux toilettes j'ai pas pu regarder), on n'est toujours pris par la curiosité ou un rire qui nous prennent à contre pied.
J'aime les films qui sortent de l'ordinaire mais ce film est particulièrement pénible à visionner. L'histoire est particulièrement malsaine,spoiler: voici les choses très dures qui sont montrées : dictature atroce dans les deux camps opposés, mort d'un âne, mort d'un chien, mort d'un lapin, assassinat d'une employée de l'hôtel, suicide d'une femme, opération pour rendre aveugle quelqu'un et j'en passe...
Quelle déception ! Quel film mauvais, triste, lugubre, méchant, cruel ! Dans la salle nous étions 11 personnes et 5 sont parties. Bien leur en a pris, car plus le film avance, pire c'est. Enorme perte de temps et d'argent.