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Soni S.
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5,0
Publiée le 22 avril 2015
Enfin du cinéma d'investigation avec de vraies questions, certes on a pas souvent les bonnes réponses mais la démarche est bonne et les acteurs talentueux.
Après avoir signé un chef d'oeuvre de SF en guise de premier film, Andrew Niccol n'a fait que tomber de mal en pis pour ses suivants, jusqu'au lamentable Les âmes vagabondes (2013). Il remonte un peu dans notre estime avec ce Good Kill assez réussi. Avec cette fois, une mise en scène et un scénario digne de ce nom (malgré quelques clichés). Ce dernier est en plein dans l'actualité. Et comme me le faisait remarquer une amie, on peut faire un parallèle avec le American Sniper de Clint Eastwood, même si les tenants et les aboutissements sont différents. Le titre du film est très bien choisi : y-a-t-il de « bonnes tueries », tout cela est-il toujours justifié ? Le personnage principal (impeccable Ethan Hawke) est bien écrit, on comprend ses affres et ses doutes, sur lui-même et sur les ordres qu'il reçoit. Son évolution psychologique est bien amenée. On est mis constamment au cœur des bombardements du drone qu'il dirige (alors qu'on ne voit jamais aucun appareil, mais tout sur écran, comme les militaires restés aux USA). Techniquement, c'est vraiment bien fait. Les images sont superbes, les couleurs chaudes. Au final, on passe un bon moment. C'est prenant, c'est bien fait, même s'il manque tout de même quelque chose pour faire un grand film. Mais on y croit. On a donc retrouvé (en partie) Andrew Niccol. Pourvu que cela dure...
Un ancien pilote de chasse se retrouve dans une casemate militaire à Las Vegas, contrôlant des drones de guerre qui frappent leurs cibles en Afghanistan. 10 ans après "Lord of War", Andrew Niccol s'attaque à nouveau à un sujet polémique lié aux militaires US. Il le dépeint de manière plus ou moins objective (les avantages des drones sont évoqués), mais pointe essentiellement du doigt les dérives de l'utilisation des drones : leur côté jeux vidéo qui rattrape inlassablement leurs utilisateurs, l'intrusion dans le quotidien de civils, la politique meurtrière de la CIA qui les utilise à plein régime. L'ensemble s'avère juste, le problème étant que le scénario manque un peu de piment. On se contente d'une chronique assez classique sur un protagoniste charismatique (Ethan Hawke, tout en retenue), mais il n'y a pas réellement d'intrigue. Pour autant, "Good Kill" est élégamment mis en scène, et n'ennuie pas.
Tommy Egan, commandant dans l'armée de l'air des Etats-Unis, combat, désormais et à son grand désespoir, contre les talibans depuis les commandes d'un drone sur la base de Las Vegas. Cette situation créée chez lui frustration et culpabilité. Andrew Nicol tenait là un sujet en or tant sur le plan politique, philosophique que social. Il en fait une histoire à la psychologie et à la morale d'une telle lourdeur qu'elle en devient de mauvais goût. Il y a d'autres sujets moins graves auquel siérait mieux ce traitement de roman de gare. Seul intérêt du film sa partie "documentaire" (si on part du principe que cette partie est fidèle à la réalité) sur la guerre à distance. Côté comédiens, on a connu Ethan Hawke en meilleure forme même avec une partition d'aussi piètre qualité et on retrouve January Jones (Mme Draper dans Mad Men) et sa palette de jeu à trois expressions. Décevant.
Voici une critique directe du combat à distance ! « Good Kill » fait face à la situation familiale d’un homme, rongé par la passion de son métier et un métier aux multiples visages sinistres. Après le « Lord of War » d’Andrew Niccol, le réalisateur moraliste revient sur les méfaits de l’outil de guerre et son impact au Moyen-Orient. Ce qui pourrait également être extrapolé à bien d’autres espaces, en conflits ou non. Le jugement d’un combat ne repose plus d’un acte de courage, mais d’un maniement fragile de l’outil militaire. De quoi prendre conscience de l’ampleur guerrière, voire chaotique à travers l’écran de visée, ne voyant ni plus ni moins de futurs victimes. C’est bien ce plan, pragmatique et déshumanisant, qui suggère le contrôle de vie ou de mort par la technologie que l’homme ne peut se limite à ses désirs et à ses devoirs… En passant, il est bien différent des œuvres d’Eastwood qui transposait la figure d’une Amérique impliquée et féroce dans ses conflits. On pensera notamment à American Sniper. Ici, les mêmes faiblesses humaines ressortent, cependant la mise en scène suggère plus de réflexion à l’égard du sentiment patriotique mineure. Ethan Hawke incarne le commandant Tom Egan, un pilote accomplit et hors pair aux commandes de tous appareils aériens. Le contexte veut, dès l’introduction, l’écraser dans une bulle psychologique, neutre initialement. Puis plus le film avance et plus il évolue vers le traumatisme. Ses actions sont réciproques à son efficacité et à sa lucidité. Seul sa conscience demeure la source de conflit entre le fameux « bien et mal » que chacun a tant de mal à distinguer par moment. Son combat le met à l’abri de la mort et le rapproche plus de sa famille. Une chose rare et qui nécessite de l’apprécier à sa juste valeur. Il faudra attendre l’ordre de trop, l’ordre qui surpasse l’entendement de notre conscience. Les décisions en appuyant sur le bouton est décisif, car des vies en sont l’enjeu. Bruce Greenwood, Zoë Kravitz et surtout January Jones (madame Molly Egan) ont permis de compléter le cercle vicieux de ce métier. Leur rôle secondaire fut déterminant à l’approche du débat. Les allers et retours entre le travail et la maison intensifie peu à peu la dégradation des liens qui existaient autrefois. La peur et le doute guettent alors ces personnages qui œuvrent l’acceptation des faits, contrairement au anti-héros présenté. Le film se permet également des longueurs compréhensibles mais qui n’apporte pas plus d’éléments dans le scénario. Le vide moral restitué, Good Kill peut alors s’affirmer comme authentique, malgré certaines maladresses de communication. Ce qui vaut la peine de retenir notre regard devant une guerre à la fois maîtrisée et dévastatrice.
Nouvelle réalisation du réalisateur des films reconnus "Bienvenue A Gattaca" et "Lord Of War" dont je n'ai toujours pas vu encore. Ce n'est pourtant pas son premier que je vois puisqu'il m'avait déjà plutôt convaincu avec son original mais pas extraordinaire non plus "Time Out". Pour celui-ci, le film est très bon, la réussite est là mais elle n'est pas totale. Il raconte l'histoire basée sur des faits réels, d'un ancien pilote de chasse reconverti malgré lui en pilote de drone, qui une fois derrière son joystick va combattre à distance depuis sa base à Las Vegas, les Talibans. S'en découlera de tout ça une remise en question dû aux effets post-traumatiques qui découlent de ses "missions". La partie psychologique du film est pour moi très bien traitée. Le métrage maîtrise parfaitement son sujet et la réalisation de l'ensemble est superbe en nous apportant le réalisme souhaité. Il peut néanmoins sembler quelque peu répétitif ainsi que quelque peu lent et long, mais c'est l'histoire qui veut ça et l'on ne peut réellement lui reprocher cela. La bande son du film est un peu inégale, certains morceaux choisies dans un style plutôt rock / hard rock sont bons, d'autres moins et les compositions originales sont bonnes mais pas assez présentes. Le casting et surtout les différentes interprétations des acteurs et actrices sont tous excellents et justes dans leurs rôles distinctifs en nous confirmant ainsi de par leurs prestations le superbe réalisme déployé avec : Ethan Hawke, la belle January Jones, la belle et épatante Zoë Kravitz, Jake Abel, Bruce Greenwood. Un film qui sans être excellent reste maîtrisé et très bon dans son genre, qu'il faut voir pour son sujet important sur la guerre avec les drones de combat. Ma note : 8/10 !!
Le film suit les états d'âme du personnage principal dans son métier de militaire...qui consiste à faire la guerre (mais pas seulement, une jolie jeune fille et le chef y vont aussi de leur petite larme ou autre signe de compassion face à l'ennemi). Oui, la guerre c'est moche, merci pour le rappel moralisateur...l'objectif du film est donc un peu flou!
Un très bon film réquisitoire contre cette guerre à distance qui déshumanise les soldats , une composition étonnante d'Ethan Hawcke qui ne supporte plus le cynisme des ordres qu'il doit exécuter à contre-coeur, on retrouve avec plaisir January Jones en femme délaissée.
On suit dans ce film les interrogations que se pose un pilote de drone sur le sens de ce qu'il fait. Je trouve que le questionnement de cet homme sur ses états d'âme sont bien amenés et les conséquences que cela a sur sa vie sont crédibles. Bien que le sujet puisse paraître un peu austère, je ne me suis pas ennuyé.
une réflexion intéressante sur les traumatismes de ces soldats et les dommages collatéraux impactant leur vie privée. Peut-on continuer a exécuter des ordres aveuglément quand on remet en cause leur pertinence, leur moralité... Quand on ne croit plus au sens de ce que l'on fait... Que faire quand on saisi que l'on opére uniformément à ce que l'on combat? C'est en gros le sens de la réflexion de ce film agrémentée de la notion du semi virtuelle des opérations menés à distance non pas à bord des appareils mais dans des containers climatisés... supprimant ainsi le risque (et l'adrénaline lui étant liée) mais coupant en parti de la réalité atroce des actes de guerre sur le terrain en créant une distance et en brouillant l'esprit du réel et du virtuel
ennuyeux...... le sujet meritait d'etre mieux traité, le seul bon point du film est qu'il montre trés bien l'utilisation des drones de combats et les dommages parmi les civils, sinon, bof.....
Dommage, ça commençait bien, le sujet est intéressant, mais ça se noie dans des clichés ultra convenus, les larmes qui coulent sur la joue des innocents bourreaux (obligés de tirés et qui obéissent tout de même, ce qui pose quelques questions, hélas laissées de côté), les gentils, les méchants, scène de ménage, madame qui demande le divorce, mais le bon héros récompensé à la fin par une autre conquête... Après avoir Bienvenue à Gattaca, quelle déception.
Bon film, mais très lent. C'est voulu, et la mise en scène se focalise sur d'autres aspects afin de garder le téléspectateur en alerte. Le point fort c'est l'évolution psychologique du personnage principal. La bande son nous permet de rester en immersion dans l'histoire, et la présence de Zoë Kravitz rajoute un peu de lumière dans ce film si sombre. D'ailleurs, l'évolution de son personnage est très intéressante. Ce film nous amène à réfléchir sur la façon de faire la guerre de nos jours, avec en débat le "pour ou contre" cette méthode de surveillance et lutte envers le terrorisme. On en ressort avec une réflexion personnelle, qui sera propre à chacun suivant ses convictions.
pas du grand cinéma, mais une approche très interessante de la guerre moderne avec son côté technologique qui débouche forcement sur la question virtuel/réél.