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Slang
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4,0
Publiée le 8 septembre 2015
Good Kill se veut être une vision sans concessions de la guerre contre le terrorisme via les drones, et le pari est réussi.Le propos du film est facilement perceptible, tout en étant engagé et ancré dans la réalité en posant les limites des attaques de drones et de leurs conséquences sur les soldats qui sont aux manettes. L'histoire, à défaut d'avoir un rythme soutenu, se montre intéressante et ne se perd pas dans des explications techniques, livrant même à certains moments un petit suspense. Certains passages sont très durs mais en même temps très bien faits (les attaques de drones par exemple). Enfin Ethan Hawke livre une performance convaincante, sans pour autant être irréprochable néanmoins.
D'Andrew Niccol, on retiendra surtout son premier film, Bienvenue à Gattaca, véritable coup de maître apportant une nette notion philosophie à son concept de SF dystopique. Près de vingt ans plus tard, après des hauts et des bas, le réalisateur revient avec un nouveau film à vocation pessimiste et moraliste dans la veine de Lord of War. Ici, point de vente d'armes illégales mais un pilote de drone bombardant des talibans depuis un local isolé en plein désert des États-Unis. Où quand le jeu vidéo devient réalité. Malheureusement, ce sixième film est une petite déception, posant trop de questions (et pas forcément les bonnes) auquel le spectateur n'aura soit pas de réponse ou soit un symbolisme lourdingue que le public a déjà compris. Hawke est égal à lui-même (ni bon ni mauvais), la réal hésite entre tension et ennui ; tout comme le spectateur...
Alléché par les retrouvailles entre Ethan Hawke et Andrew Nichols qui ont fait ensemble le succès de Bienvenue à Gattaca, ce Good Kill n'a pas mis dans le mille de mon point de vue. L'argument principal est épuisé à la fin de la première demi-heure et le reste du film est d'une lenteur et d'un manque d'intrigue parent. Sans être fan de films d'actions, on est tes loin de films réussis comme ceux de Katerine Bigelow. Dommage ...
Le scénariste met au jour la réalité de la guerre 3.0, dans laquelle les soldats américains restent sur leur sol pour attaquer en Afghanistan. Il montre également que pour les autorités des states une vie ennemie (combattant ou simple civil) ne vaut pas grand chose au regard de la sécurité de leur pays. À mon sens il manque un véritable scénario, comme par exemple la traque d'un ennemi public n*1 afin d'être tenu en haleine durant tout le film.
On connait Andrew Niccol comme un réalisateur éclectique, mais on le sait attaché à dénoncer la connerie de la guerre. Avec Good Kill, il traite de la guerre 2.0, la guerre des drones. Mais derrière ceux-ci se cachent des hommes. Ethan Hawke incarne l’un d’entre eux. Son visage froid, apriori sans émotion, est contraint d’utiliser ces nouvelles technologies au dépend de ce qu’il a déjà vécu, la guerre sur le terrain. Il se sait tuer, faire exploser de la vraie chaire. Pourtant ce n’est plus pareil pour lui. Est-ce parce que personne ne prend ces soldats au sérieux ? Avec dureté et même honnêteté, le réalisateur nous montre ces destructions virtuelles mais réelles. On avait beaucoup de films post-attentats 11 septembre. Pourtant celui-ci ne rasasse pas le passé et nous apprend vraiment quelque chose. Aujourd’hui il est plus facile de tuer que de capturer une personne pour en faire un procès. Il est plus facile d’avoir des ennemis que de faire la paix. Andrew Niccol dénonce la débilité des actes que l’Etat fait faire à ces nouveaux héros, à ces robots-soldats. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Andrew Nicol propose un film de guerre avec un sujet passionnant, avec ces pilotes de drones qui font la guerre, tuent à des milliers de kilomètres des lieux effectifs des conflits. Du coup on est face à des soldats qui ne comprennent pas vraiment ce qu ils font (du fait qu ils doivent obéir aveuglément à des ordres quasi anonymes) et qui une fois la journée terminée rentrent à la maison retrouver femme et enfants. Le filme traite aussi de la manière dont les états occidentaux font "la guerre" au terrorisme et pose La question de savoir si cette manière de faire n aurait pas comme conséquence de créer de nouveaux aspirants kamikazes. Alors oui le film est un peu gâché par de trop nombreuses scènes de retransmission des combats derrière un écran et d évolution des relations entre Ethan Hawke et son épouse trop prévisibles (ici C est vraiment l écriture à mettre en cause, pas le casting qui est très convaincant) mais comme je le disais le sujet est tellement intéressant et original que je le recommande vivement.
Andrew Niccol refait appel à Ethan Hawke, après plusieurs collaborations à succès ("Bienvenue à Gattaca", "Lord of war"), pour ce "Good kill" au scénario captivant. La guerre 2.0 a commencé ! Inévitable face à cette évolution technologique, le terrain cède sa place au fauteuil confortable, et l'arme à feu, quant à elle, se change en joystick. La sensation de lâcheté, l'impact psychologique, les crimes de guerre, "Good kill" frappe fort par l'importance de son scénario. Novateur et pourtant d'actualité, le cinéaste Andrew Niccol a une fois de plus, visé dans le mille.
Sur un aspect méconnu du conflit américain contre le terrorisme en Afghanistan à savoir l'utilisation des drones de combat, un nouveau film du réalisateur Andrew Niccol qui propose une réflexion réfléchie et sensée sur une trame qui n'a rien d'inédit. Un rythme assez lent, une mise en scène feutrée et distante, qui rappelle beaucoup "Bienvenue à Gattaca", pour mieux coller au sujet du long-métrage. Ethan Hawke, dans une prestation très intériorisée, est toujours aussi bon face à un excellent Bruce Greenwood, parfait en militaire cynique et paternaliste, Zoé Kravitz ayant plus de mal à me convaincre complètement. Intéressant mais une écriture très classique dans son ensemble alors qu'il y avait peut-être matière à autre chose, une légère déception.
Partant d'un bon sentiment, avec quelques bonnes idées, quelques bons arguments, le film peine pourtant à s'évader de son ennui quasi perpétuel tout le long, qui en fait un film chiant plus qu'autre chose, en plus d'avoir du mal à vraiment toucher le coeur du spectateur.
Tout est déjà dit en deux minutes dans le générique de début. Ensuite on s'ennuie à mourir, autant que le personnage d' Ethan Hawke à téléguider ses drones. Quel est le message transmis par le film ? Un militaire fait une dépression quand il tue des afghans à distance, "what else" ? Film de conditionnement à l'usage de la population américaine ?
Film intéressant sur la manière dont sont opérés les drones tueurs par l'armée US. Pas sûr que ceux qui les commandent aient autant de scrupules que ce qu'il nous montre, mais peu importe. Une œuvre à l'opposé de Top Gun et qui fait donc œuvre utile.
« Good Kill » est un bon film de guerre, proposant une réflexion sur le bien-fondé ou non de l’intervention militaire américaine en différents endroits du globe. Le tout sans-parti pris et à travers les actions de pilotes de drones tueurs, mettant ainsi en avant l’aspect technologique qui s’est immiscé dans la guerre moderne. L’histoire est cohérente et l’intrigue repose essentiellement sur l’impact psychologique et moral des personnages. Ethan Hawke offre une très bonne prestation. Un film à voir …
Good Kill fait écho au Métier des armes d'Ermanno Olmi. Dans le film d'Olmi on voit le changement d'époque introduit par la révolution technologique de l'artillerie au XVIe qui rend obsolète l'esprit chevaleresque où on voyait les yeux de son ennemi. Dans Good Kill un pilote de guerre en est réduit à passer ses journées à piloter un drone depuis un container situé sur une base du Nevada. Mais contrairement aux bombes larguées par un avion et oubliées après le tir, le protocole veut que le tireur par drone zoome sur la scène et compte les morts. Les services de renseignement sont amenés à donner des ordres aux militaires en désignant des cibles dont des algorithmes ont déterminé la dangerosité. Faire la guerre sans risque et multiplier les bavures en en prenant conscience lors du bilan de l'opération finit par avoir raison du mental du pilote interprété par Ethan Hawke. La schizophrénie engendrée par le fait qu'on rentre chez soi le soir fera éclaté son couple.
La facilité avec laquelle Good Kill représente d’une part la crise de conscience du commandant Egan et de sa collègue Vera Suarez, d’autre part le délitement de la cellule conjugale formée par le même commandant avec son épouse Molly, frôle l’indécence et l’illustration plate d’une thèse trop simpliste pour convaincre. Le film aimerait condamner la guerre par drones, associée à celle que mènerait un adepte de jeux vidéo, mais adopte dans la caractérisation de ses personnages et dans l’écriture des situations que ceux-ci traversent un opportunisme similaire : l’humain est ici si stéréotypé que nous en devinons les réactions avant même qu’elles n’adviennent, à ce point dépourvu de profondeur qu’il est regardé depuis le ciel comme ces plans centrés sur les ennemis à détruire. Andrew Niccol n’impose aucune vision personnelle de son sujet, si bien qu’il tente des greffes qui jamais ne prennent : chansons rock à fond, dénonciation de la petite vie rangée dans les banlieues pavillonnaires de Las Vegas, mécanisation de l’homme à mesure que son travail change de nature, peinture d’une paranoïa d’État qui exécute froidement par subalternes interposés comme on se commande un bon gros burger à emporter. Le microcosme militaire paraît artificiel du fait de l’explicitation grossière de son fonctionnement ; aussi le personnage interprété par Bruce Greenwood n’est-il là que pour expliquer au spectateur tenants et aboutissants, exprimer son point de vue, tenir de longs discours sur le bien et le mal. Tout cela sonne faux, à l’image de la rébellion pompeuse de Vera Suarez ; seuls Ethan Hawke et la partition musicale de Christophe Beck sauvent Good Kill du naufrage complet. Pas de quoi, pour autant, en justifier le visionnage.
Voilà un projet qui, sur le papier, paraissait bien alléchant mais qui peine à tenir ses promesses. En effet, « Good kill » traite d'un sujet brûlant d'actualité en racontant la vie d'un pilote de drone de l'armée Américaine, engagé sur le théâtre d'opération Afghan. La vie de ces militaires de l'ombre, qui tirent sur des cibles depuis un pupitre situé à des milliers de kilomètres de la zone de combats, frappe forcément les imaginations et il était important d'y consacrer un film. Le fait de tuer ainsi des gens qui ne peuvent fuir, ni même comprendre qu'ils sont attaqués, doit provoquer quelques problèmes de conscience qui paraissent bien légitimes quand on se penche sur la question. Malheureusement, si le scénario se pose comme une évidence, son traitement à l'écran est plutôt décevant. L'ensemble manque totalement de rythme et les « missions » s’enchaînent sans tension ni véritable enjeux. Les acteurs font ce qu'ils peuvent pour maintenir un semblant de suspense mais ils ne parviennent jamais à nous immerger dans cette guerre qui ressemble trop à un jeu vidéo futuriste. Du coup, tout est déshumanisé et la mayonnaise ne prend jamais réellement. Même le petit drame familial qui se joue en parallèle manque de liant et on se désintéresse peu à peu de l'histoire et des personnages. C'est dommage car il y avait sans doute beaucoup mieux à faire de cette idée originale et très actuelle.