Partant d'un bon sentiment, avec quelques bonnes idées, quelques bons arguments, le film peine pourtant à s'évader de son ennui quasi perpétuel tout le long, qui en fait un film chiant plus qu'autre chose, en plus d'avoir du mal à vraiment toucher le coeur du spectateur.
Je ne suis pas un grand fan des films américains mais celui-ci vaut le détour. C’est une critique sans outrances, tout en mesure, de ces attaques par drone dont on peut douter du bien fondé. Le personnage du commandant Egan magnifiquement interprété par Ethan Hawke est poignant.
Tommy Egan, commandant dans l'armée de l'air des Etats-Unis, combat, désormais et à son grand désespoir, contre les talibans depuis les commandes d'un drone sur la base de Las Vegas. Cette situation créée chez lui frustration et culpabilité. Andrew Nicol tenait là un sujet en or tant sur le plan politique, philosophique que social. Il en fait une histoire à la psychologie et à la morale d'une telle lourdeur qu'elle en devient de mauvais goût. Il y a d'autres sujets moins graves auquel siérait mieux ce traitement de roman de gare. Seul intérêt du film sa partie "documentaire" (si on part du principe que cette partie est fidèle à la réalité) sur la guerre à distance. Côté comédiens, on a connu Ethan Hawke en meilleure forme même avec une partition d'aussi piètre qualité et on retrouve January Jones (Mme Draper dans Mad Men) et sa palette de jeu à trois expressions. Décevant.
les bavures de la guerre mis en scène via ce pilote de drone. une réalisation sobre pour un sujet délicat très bien traité, malgré quelques longueurs par moment. ethan hawke incarne un soldat qui fait preuve de sentiments devant les ordres difficiles.
En se basant sur une histoire vraie, Andrew Niccol signe un thriller sur la réflexion de la responsabilité et des nouveaux conflits virtuels/réels au scénario sobre, poignant, réaliste et intelligent, et porté par l'excellente prestation de Ethan Hawke. Un film nécessaire.
Des sujets très forts, très originaux, et dont le traitement très sobre amplifie encore la froideur. Probablement quelque chose qui ressemble au futur des films de guerre. La débauche technologique réduit le combattant à un meurtrier, avec préméditations et circonstances aggravantes. Finis les boucliers et les épées des héros, place à la lâcheté des écrans et des joysticks, et aux dommages collatéraux des restrictions budgétaires, car, tous comptes faits, un ennemi est moins cher mort que prisonnier.
pas du grand cinéma, mais une approche très interessante de la guerre moderne avec son côté technologique qui débouche forcement sur la question virtuel/réél.
soporifique , je vois pas l'intérêt de traiter ce genre de sujet au cinéma , on connait parfaitement les ravages de la guerre et ses effets secondaires, de plus, la fin est totalement bâclée , sortir un film pareil au cinéma n'était absolument pas nécessaire, bonne sieste
Un film de guerre, mais qui se passe dans un container avec 5 ou 6 hommes et un joystick. Plus psychologique qu'il n'y paraît, et aussi traumatisant que sur le terrain, ce film fait froid dans le dos. On voit très vite la différence entre un drone de surveillance et un drone armé qui rend encore plus flou la frontière gentils/méchants. A voir absolument, mais vous ne regarderez plus le ciel comme avant...
Un film de guerre qui ne se passe pas sur le terrain mais à Las Vegas, c'est déroutant mais tellement original et surtout véridique ! C'est vraiment bien si on excepte la fin, trop ouverte et facile !
Le réalisateur de "Bienvenue à Gattaca", met en scène un pilote de drone, survolant et attaquant des cibles en Afghanistan. L"histoire se résume à montrer ce personnage peu à peu hanté par l'immoralité de son travail. Comme souvent (toujours ?) dans ces films de studio américain, le film se clôturera sur un happy end bien facile où le personnage gardera sa morale sauve, avec une belle chanson enlevée pour le générique de fin. Un film sans réel saveur et au propos insipide.
Pour une fois que je suis d'accord avec Télérama... Le rythme est lent, le film plat, Ethan Hawke d'une rare insipidité, le sujet aurait pu être traité de 1000 manières différentes, avec une multitude de scenarii possibles. On a l'impression qu'Andrew Niccol a choisi la facilité, de reposer sur une photographie excellente, quelques bons acteurs et une très bonne retranscription de ce que doit être le pilotage de drones en milieux hostiles... pour délaisser totalement la trame.
En ressort un pamphlet mou et éculé sur le thème de "la-guerre-c'est-pas-bien" et autres truismes trop classiques pour encore figurer sur une pellicule.
Les intentions sont louables, l'utilisation des drones par l'armée américaine restant un sujet passionnant et important à traiter. D'ailleurs, j'ai vraiment bien marché au départ : c'est clair, précis, implacable tout en réussissant à créer un suspense avec le minimum d'effets : à ce moment j'ai crû retrouver le Andrew Niccol de « Lord of War », et c'était très prometteur. Hélas, la déception a vite été de mise. Malgré un effort palpable pour renouveler un minimum les situations, celles-ci s'avèrent rapidement répétitives dans le fond comme dans la forme, « Good Kill » ne parvenant plus à proposer de nouvelles réflexions que celles de base, les enjeux devenant du coup rapidement figés, pas aidés par les conflits familiaux peu excitants du héros. C'est d'autant plus dommage que l'œuvre a un vrai point de vue, ose l'engagement (apparaissant souvent comme une sorte d'anti-« American Sniper »), mais sans savoir vraiment quoi en faire, du moins sur une durée de 100 minutes... A noter quand même un beau personnage féminin joliment interprété par Zoë Kravitz, ne compensant hélas pas un dénouement ambigu, certes propice à différentes interrogations, sans pour autant me convaincre de son bien-fondé, au contraire... Honorable à certains égards donc, mais quand même un peu raté.
Le synopsis laisse entendre une mise en question totale de la "guerre contre le terrorisme"; à savoir une guerre sans ennemi, visage, théâtre et durée bien définis. Le tout doublé d'une réflexion sur la guerre par drones, de kill list et des répercussions psychologiques sur les pilotes.
Il n'en est rien! Très lent, extrêmement répétitif dans le scénario (on comprend la volonté d'afficher la répétition et la routine des pilotes, mais ça ne prend pas) qui, de toute façon, se lance sur plein de pistes sans pour autant aller jusqu'au bout d'au moins l'une d'elles.
Le film s'étire en longueur, élaguant ici et là un peu de morale US bien comme il faut, jusqu'à une némésis finale bien prévisible.