Bienvenue à Marwen
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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2019
En plaçant sa caméra au service d’une peinture des pouvoirs thaumaturgiques de la fiction, Robert Zemeckis offre à l’année 2019 un véritable acte de foi dans l’art qui seul est capable d’extirper un homme dévasté du champ de mines qui lui sert de for intérieur, d’extérioriser son mal par le biais de figures et par le prisme de la créativité. Car le petit monde de Marwen parle plus fort, tire plus vite, décuple la puissance dramatique et picturale du réel de sorte à tendre à ce dernier une lanterne magique imagogène autour de laquelle s’attirent, comme aimantées, les bribes de souvenirs encore douloureux et que les scénarios successivement concoctés par Mark Hogancamp développent. Et en dépit du traumatisme lié aux lyncheurs néonazis – cf. la croix sur leur bras –, le retour à l’Histoire raccorde notre personnage éponyme à l’origine de tous les maux, au méchant par excellence qui n’a de cesse d’obséder l’inconscient collectif : la période de la Seconde Guerre mondiale cristallise à elle-seule tout un imaginaire qui féconde la douleur d’un autre temps, qui lui sert de passerelle entre les barbaries érigée peu à peu au-dessus du gouffre individuel. La fiction se mue aussitôt en échappatoire, en lieu d’une distanciation du moi avec ses traumatismes ; les protagonistes féminins – les plus nombreux – incarnent l’ambivalence du héros, son goût pour les talons hauts. Il dit rechercher l’essence des femmes, c’est-à-dire sa propre essence éprouvée par le prisme de plusieurs personnages qui coïncident tous avec une rencontre, un fantasme, un pan de sa personnalité ombragée. La fiction vient redoubler le réel, elle grossit le trait, envahit l’espace par une musique grandiloquente et de l’action sans arrêt. Le village de Marwen – bientôt renommé Marwencol – résulte lui aussi d’une agglutination, soit l’alliance de trois diminutifs renvoyant aux femmes qui marquent l’existence de Mark. Avec un budget limité, Zemeckis réussit l’exploit de donner vie à un univers cohérent et techniquement superbe qui oscille entre Toy Story et le film de guerre ; et de cet improbable mélange naît une œuvre qui narre l’agonie d’un artiste heureusement sauvé par la foi qu’il place en son art. Les nombreux clins d’œil aux précédentes réalisations du cinéaste achèvent le rapprochement entre le personnage principal et Zemeckis lui-même, peint sous les traits d’un ancien propagandiste – il dessine la guerre et la bravoure des soldats américains – contraint de renoncer pour plonger en lui et continuer, contre vents et marées, à creuser son sillon artistique. L’indépendance va bien à Zemeckis, et Bienvenue à Marwen, s’il n’est pas exempt de longueurs et d’une certaine lourdeur dans l’application du dispositif vie réelle/vie fictive, le prouve une fois encore.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 août 2019
Le film est tellement feel good et l'histoire est cool. Il y a beaucoup de clin d’œil au film de Zemeckis. L'animation est aussi très jolie.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2019
"Bienvenue à Marwen" étonne avant tout par sa forme mais aussi par son histoire hors-du-commun, qui s'avère vraie. Entre un monde imaginaire fait de poupées et de décors minuscules et une réalité plus sordide et cruelle, le personnage principal s'est inventé sa propre thérapie pour gérer au mieux son amnésie suite à son accident. Traité de façon légère, souvent décalé avec ces doubles miniatures plus forts et plus aventureux, cette histoire nous touche quand on découvre ce qui se cache derrière cette forme a priori enfantine. Cette célébration de la force de l'imagination sous-entend les thèmes de la maladie mentale, du post-traumatisme et de la reconstruction. La folie devient art, le jeu de rôle une voie vers la guérison. Il y a une grande part de mystère, bien sûr, autour du cadre spatio-temporel du petit village belge pendant la Seconde Guerre Mondiale mais aussi autour du personnage de Diane Krüger, poupée-sorcière, n'ayant pas de réel double. Et voir Zemeckis aux commandes de cette forme hybride, atypique et assurément féministe ne fait qu'attiser encore plus notre curiosité.
Ce qui peut paraitre redondant, ce sont les nombreux allers-retours du monde réel au refuge fictif. Ça apporte parfois des longueurs dans les dialogues, ainsi qu'une confusion dans les genres un peu déroutante. La part psychologique du récit aurait pu gagner en profondeur et en complexité. Steve Carrell, dans ce double rôle, est brillant et aurait été largement capable de se frotter un peu plus à l'ambivalence mentale de son personnage. Cet attroupement de femmes bienveillantes et rassurantes agit comme un remède des plus efficaces sur ce dernier et on aurait aimé plus d'égalité et de singularité entre chacune d'elles, car elles sont parfois cantonnées à de la figuration.
Néanmoins, ce récit est pour le moins inattendu et séduisant, que ce soit par ses nombreux motion capture ou son récit troublant. La douleur est ici traitée d'une façon joyeuse et violente, entre clin-d'oeil, aventures et retours à la réalité qui secouent. J'aurai personnellement aimé voir plus, être davantage happé mais bon quand c'est Zemeckis qui réalise, on ferme sa gueule !
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2019
Le meilleur film de Robert Zemeckis, artisan inégal qui a parfois eu la main lourde, mais déploie ici une inventivité foisonnante et des réelles ambitions, sur les plans narratif et visuel. Il serait dommage de passer à côté de ce biopic singulier, véritable petit bijou.
Clémentine K.
Clémentine K.

243 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2019
Même si c’est adapté d’une histoire vraie très cruelle, elle a été adaptée sous des airs de conte pour panser les plaies du personnage principal interprété par un Steve Carrel dont le registre dramatique ne cesse de nous époustoufler. À voir et revoir sans modération.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2019
Comme dans ses dernières réalisations, Robert Zemeckis se livre de plus en plus, fonçant tête baissée dans le fantastique, le rêve et l’innovation technologique, tout en inscrivant toujours plus son statut d’auteur. Comme-ci seul Zemeckis et deux trois autres auteurs du genre (Cameron, Spielberg, Jackson) avaient le secret de ces films d’une autre époque, mais de notre temps.
Evidemment Bienvenue à Marwen ne peut plus être pris comme les films d’aventure que Zemeckis réalisait dans les années 80/90 mais s’échappe tout de même ce parfum qui composait ses films à l’époque. Tournés vers l’innovation et un certain sens de l’humour assez présent tout en convoquant les notes d’émotions sincères et matures que ses projets demandaient.
D’une beauté inouïe Bienvenue à Marwen, c’est scène après scène que le monde « animé » prend vie devant les yeux du spectateur et s’avère en plus de faits tirés d’une histoire vraie une jolie synthèse de la filmographie du réalisateur. Ainsi est parsemé çà et là, des clins d’œil plus ou moins appuyés (impossible de louper celui de Retour vers le futur) d’une grande partie des films passés de son auteur. Créateur un peu fou, Zemeckis trouve dans son dernier film (son meilleur depuis quelques années) l’écrin marginal et le plus doux pour mettre en scène son imaginaire et sa folie mesurée, au sein d’une histoire, qui sous métaphores, pourrait être une partie du récit de sa vie.
On n’en délaisse pas moins l’émotion véhiculée par Steve Carell, n’en déplaise à certains, qui trouvent ici un rôle à sa mesure, pour au final être touché pleinement par cette histoire « vraie ». En résulte une œuvre un peu somme, totalement sincère et hyper inventive, qui ne cherche plus à recopier les succès du passé mais à retrouver son public, qui a grandi avec les années 80, à l’ombre des 90 pour finalement rechercher ce cinéma qu’on ne fait plus. Pas forcément le film d’aventure recherché, mais clairement un film d’auteur touchant et prenant. En plus du plaisir émotionnel, s’impose évidement celui des yeux, devant ce film spectaculaire, généreux, un peu fou, une ode à l’art et à l’aspect parfois cathartique que la création procure lors d’une réminiscence. D’une poésie parfois aride, Bienvenue à Marwen s’avère au final un film touchant et généreux, pas forcément naïf (comme Forrest Gump) et terriblement équilibré en création technique et mise en scène soignée, avec son savoir-faire Robert Zemeckis livre enfin son film le plus personnel, et s’il n’est pas le plus réussi il en est le plus mature dans une filmographie XXL appelant toujours et encore au rêve et à la nostalgie. requiemovies.over-blog.com/2019/01/critique-bienvenue-a-marwen.html
HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2019
Film assez sympathique, au message humaniste, mâtiné d'effets spéciaux dignes de Zemeckis. Après, on pourra trouver le tout peut-être un peu longuet.
antony Z.
antony Z.

83 abonnés 1 115 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2019
Beau film très original et touchant surtout qu'il s'appuie sur une véritable histoire. La mise en scène remarquable est très belle tout en étant très très originale alternant les vraies prises de vue avec l'animation 3D en partant des photos des poupées. Steve Carrel incarne à la perfection ce personnage détruit
bug bunny
bug bunny

53 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2019
Très beau film qui traites très bien l agression un film très émouvant plein de charme et l acteurs joue très bien
Stéphanie G
Stéphanie G

22 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2019
Une petite merveille signée Zemeckis. Poésie, humour et émotion sont au rendez-vous de ce film qui se double d'une réflexion sur la solitude de la création et le sentiment de culpabilité des victimes.
Cpt-Mc-Givre
Cpt-Mc-Givre

18 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2019
C'est toujours un plaisir de voir un film avec Steve Carell. L'hisoire est belle, le côté "animation 3D" est superbement créé.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 janvier 2019
Basé sur une histoire vraie, Bienvenue à Marwen, raconte l'histoire d'un homme brisé après avoir été sauvagement battu qui sera sauvé par les femmes et des poupées. En effet, il s'imagine une vie dans un village en Belgique pendant la seconde guerre mondiale, vie qu'il fait jouer à des poupées (genre poupées Barbies mais bien plus articulées). Il immortalise ces moments pas des photos et devient par là un artiste reconnu. L'histoire est originale et l'on s'attache rapidement à cet artiste cabossé et écorché vif. Steve Carell y est parfait. Mais la vraie prouesse est dans le fait de donner vie à ce village de Marwen et à toutes les poupées qui le peuplent (les sexies (et caricaturales) habitantes, le pilote Hogie et les méchants nazis, plus la sorcière belge). On oublie rapidement que ce sont des poupées, l'animation est parfaite, les expressions parfaitement rendues et l'on se prend à être plus captivés par les péripéties de Marwen que par ce qui se passe dans la vraie vie. Une belle ode à l'imaginaire, la tolérance et la folie douce. Mais attention, ce n'est pas un Disney non plus. Les méchants nazis (notamment) sont tués de multiples et violentes façons et les obsessions du personnage principal pour les chaussures de femmes à talons hauts et les poitrines dénudées placent le film dans la case pour adultes... (message à ceux qui pensent pouvoir y aller avec des enfants.) D'une façon globale, le film aurait gagné à être un peu plus court, les passages sur les névroses de Mark étant un peu répétitives et lassantes. Mais l'originalité du traitement, le propos pour la tolérance, et sa réalisation sans faille en font un film dans la lignée directe des autres Zemekis.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 août 2021
L'un des réalisateurs les plus estimés (sur ?) d'Hollywood et pour de bonnes raisons mais nous sommes maintenant entrés dans une triste phase de la carrière de Robert Zemeckis où nous n'avons aucune idée du type de film que nous obtiendrons de l'homme responsable de joyaux tels que Forrest Gump ou Retour vers le futur. C'est un scénario à la Jekyll et Hyde et une histoire qui penche plutôt du côté de Hyde. Depuis le début des années 2000 Zemeckis ne pouvant se retenir d'essayer des propositions risquées dans des films qui ont plus tendance à repousser les limites visuelles qu'à nous raconter une histoire ou à développer des personnages. Basé sur le très bon documentaire Marwencol de 2010 qui examinait la vie de l'artiste traumatisé Mark Hogancamp et ses efforts artistiques après une attaque violente qui a changé sa vie l'ambition de Marwen vient d'un bon endroit et semble mûre pour être explorée mais avec Zemeckis qui se bat pour travailler qui équilibre un film mal centré sur les poupées de Mark avec un arc de la vie réelle incroyablement fade autour d'elle Marwen mérite malheureusement beaucoup des mauvaises critiques qu'il reçoit. Rien ne semble naturel ou mérité Mark interprété par Steve Carell, en quête d'un Oscar est une personne à laquelle il est difficile de s'attacher pleinement et même si certaines images de synthèse sont impressionnantes d'une manière oubliable. Moins on en dira sur les intérêts amoureux et les amitiés génériques de Mark qui surgissent dans le monde réel grâce à Nicol de Leslie Mann et Roberta la gentille gérante de magasin de loisirs créatifs et mieux ce sera pour Zemeckis...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 novembre 2019
Extraordinaire voyage entre réel et imaginaire, une retombée en enfance dans un univers de poupée. Magique !
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2019
Si les critiques ont été nombreuses et que le film a fait un flop, j'ai trouvé que ce "Welcome to Marwen" avait vraiment quelque chose. Avant même de savoir qui réalise, on peut deviner qu'il s'agit de Robert Zemeckis. Sans parler de la qualité intrinsèque du film, il dégage quelque chose comme c'était le cas pour un "Forrest Gump" ou "Back to the Future". Bien sûr, ce film n'atteint pas l'excellence de ces films, il est même moins bien que le récent "The Walk" par exemple, mais dans l'esprit et l'ambiance, c'est du très bon Zemeckis. Comme très souvent, le réalisateur adapte une histoire vraie à savoir celle de Mark Hogancamp, un homme devenu amnésique après avoir été passé à tabac qui trouve refuge dans le monde imaginaire de Marwen qu'il a inventé. Cette ville qui prend place pendant la Seconde Guerre mondiale est peuplée de poupées à son image et à celles des membres de son entourage. Marwen est le prolongement de ce qui reste de Mark. Les Nazis représentent ceux qui l'ont agressé et il les combat à travers ces alter ego qui sont toujours là pour le protéger dans cet univers. Cette façon de parler d'un traumatisme est vraiment originale surtout avec les deux univers qui sont liés. Les combats d'un monde ont un impact sur l'autre et vice versa. Mark se sert de ses poupées pour tenter d'aller mieux et se sert de sa vie pour les histoires de ses personnages imaginaires. Un récit vraiment touchant qui prend totalement vie lors de superbes scènes en motion capture qui nous plongent dans un univers très réussi dans lequel le réalisateur se permet même quelques libertés. Le combat de cet homme qui est matérialisé par ce monde imaginaire est parfaitement incarné par un Steve Carell une nouvelle fois bluffant. Attachant au possible comme un enfant qu'on a envie de protéger, l'acteur s'en sort merveilleusement bien. Vraiment, ce "Bienvenue à Marwen" est un bon film qui traite un sujet délicat avec beaucoup d'originalité et de sensibilité.
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