La Tête haute
Note moyenne
4,0
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458 critiques spectateurs

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spoty753
spoty753

4 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2015
La Tête Haute :
Un film poignant sur l'Amour à travers l'apprentissage de la vie d'un ado vers l'âge adulte entre délinquance et rebellion social. Un bijou de cinéma percutant, délivrant une lecon de vie sans pathos, le tout servi par des comédiens illuminés et époustouflants. Rod Paradot en tête, son interpretation du jeune Malony est bouleversante, criante de sincérité et de réalisme. Un talent et une véracité qui en fait de façon certaine LA révélation de cette année! En bref : mon coup de coeur 2015...on court le voir sans hésiter?! Une Claque!
#movie #review
Marie L.
Marie L.

20 abonnés 1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mai 2015
Grosse déception pour ce film que j'attendais avec impatience. L'interprétation de Catherine Deneuve est mauvaise, elle nous livre un rôle de juge paternaliste absolument pas crédible, les dialogues sont creux et surfaits, on n'évite pas certains clichés (il suffit de regarder la tenue vestimentaire de la greffière ou encore le coup de l'éducateur sauvé dans son adolescence par cette même juge qui s'identifie ensuite à l'ado qu'il suit...). On se demande si la réalisatrice s'est vraiment informée quant à la réalité d'une audience dans le bureau d'un JE (le parquet n'est jamais présent!).

Ce qui sauve ce film est l'interprétation de Rod Paradot qui interprète son personnage de manière juste et convaincante.
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

84 abonnés 340 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2015
Fort, intense, bien construit, sans facilité, ce film nous fait ressentir la violence des rapports de cet enfant avec sa mère et le monde, dès son plus jeune âge, Le jeune héros se heurte aux murs de sa vie. Il porte sur le monde des adultes un regard sans concession traversé de déception.
En face de lui, des repères représentant la loi, la puissance des mots, l'intégrité et la droiture : une juge pour enfant magnifiquement incarnée par Catherine Deneuve et des éducateurs remplissant plus ou moins bien leur rôle.
Tout au long de ce film on reste sur une ligne de crête qui pourrait basculer vers la tragédie. L'amour ne peut pas tout, même s'il est présent partout.
Sophie D.
Sophie D.

2 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2015
Ou l'histoire d'une enfance bercée par les juges pour enfants qui le conduira à la délinquance...
Mais aussi l'histoire d'une juge pour enfant qui se bat pour lui apporter le maximum de chance, d'un éducateur qui essai de le guider de son mieux, et d'une mère pommée à qui l'on a pas laissé le temps de grandir...
Les 4 acteurs sont vraiment parfaits (dans l'ordre : Rod Paradot, Catherine Deneuve, Benoît Magimel, Sara Forestier) d'une justesse impressionnante, à deux pas du documentaire l'histoire nous touche et nous garde en haleine par son énergie et son intelligence.

Du beau cinéma français avec une mention spéciale à sa réalisatrice Emmanuelle Bercot, qui vient également de recevoir un prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes pour son rôle dans Mon Roi de Maïwenn, chapeau bas l'artiste !!

Quand au jeune acteur du film, retenez bien ce nom Rod Paradot...
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2015
Il y a une grande qualité dans le film d'Emmanuelle Bercot, rare dans le cinéma français : La tête haute parvient à donner l'exacte mesure du temps passe.

Bien sûr le film possède bien d'autres atouts, à commencer par une mise en scène énergique et une interprétation hors pair du jeune acteur (sensationnel Rod Paradot) et des autres personnages, mais sa force subtile c'est bien de montrer l'évolution lente et erratique des différents protagonistes.

Catherine Deneuve campe une juge patiente, mais qui sait faire évoluer ses options. Benoit Magimel, solide comme un roc dans les premières scènes, peut péter les plombs. Sara Forestier oscille entre démission dépressive, amour larmoyant et niaiserie blessante. Rod Paradot lui-même progresse par oscillations successives : tour à tour trublion explosif, blessé épidermique, amant violent, boule de nerf qui se raisonne.

On assiste à son évolution comme à un combat de boxe. Sonné par les coups échangés, abasourdi par la violence des émotions, rivé à l'entretien d'une faible lueur d'espoir qui ne semble être vue que par les proches de Malony.

Le film est une ode énergisante à la ferme bienveillance et à la résilience, un film d'amour gonflé à l'adrénaline, comme on en voit peu.
Lu34s
Lu34s

67 abonnés 256 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2015
Présenté en ouverture du Festival de Cannes, Emmanuelle Bercot repasse derrière la caméra après le sympathique Elle S’en Va, également avec Catherine Deneuve.
La réalisatrice relate le parcours du Malony, de six à dix-huit ans, jeune homme très perturbé et violent, qu’une juge pour enfants et un éducateur tentent de sauver, malgré son comportement sans cesse remis en cause et des actions illégales.

La réalisatrice parvient à attirer l’attention du spectateur dès la séquence d’ouverture, lorsque la mère du jeune Malony, interprété par une très bonne Sara Forestier, décide d’abandonner son enfant à la juge pour enfants. Vient un plan sur l’encore innocent petit garçon de six ans à l’écran, provoquant un sentiment d’empathie envers le personnage. Au travers des différents déboires que va faire et vivre l’adolescent, la réalisatrice arrive à alterner notre jugement sur le personnage principal jusqu’à se positionner clairement sur une pleine empathie sur celui-ci. Le film joue essentiellement sur Malony et la juge pour enfant, qui se font constamment face à face et ce durant tout le film. En effet, ce dernier ne s’attarde pas uniquement sur Malony, mais aussi sur la juge, interprété par Catherine Deneuve, qui n’est pas un personnage à part mais vraiment au cœur de la vie du garçon perturbé. C’est bien elle qui va lui tendre la main la première pour l’aider et va se nouer entre eux une certaine relation d’empathie avec quelques troubles mêlé à cet amour partagé. Un amour partagé avec la mère bien entendu, mais aussi avec son éducateur, lors d’une scène assez touchante dans un restaurant à la fin du film.

Les personnages mis en scène par Bercot sont donc d’une force assez rare à l’écran à commencer par la juge des enfants, incarné par une Catherine Deneuve toujours aussi magistrale et rayonnante. Elle incarne quelque peu cette délicatesse à part du film qui se pose en plein milieu de ce monde brutal, de ces jeunes marginaux. La mère de Malony, interprété par une très convaincante Sara Forestier, incarne la cause de tous ces problèmes et pose une véritable réflexion sur l’éducation des enfants pouvant créer un sentiment d’effroi à l’idée de savoir que de telles personnes puissent avoir un enfant dans d’aussi mauvaises conditions. Le seul regret que l’on peut avoir vient du personnage de Benoît Magimel, qui incarne l’éducateur, personnage quelque peu oublié du reste du film et un peu sacrifié, son rôle n’étant qu’effleuré sur la fin du film. Mais la véritable révélation reste bien le jeune Rod Paradot, véritable espoir du cinéma français dont c’est ici le premier film. Jeune menuisier, il incarne à la perfection cet adolescent ravagé de colère et brisé par une famille éclatée commettant  ainsi délits sur délits.

La Tête Haute ne s’attarde donc pas seulement sur la violence provoqué par Malony, mais sur les différentes relations affectueuses qui se nouent autour de lui afin de l’aider dans sa quête de reconstruction à laquelle il a du mal à comprendre. Emmanuelle Bercot arrive allègrement à représenter cela sur grand écran et fait figure de réalisatrice majeure dans le cinéma français actuel.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 mai 2015
Présenté Hors Compétition pour l'ouverture du Festival de Cannes 2015, ce film tente de percer le comportement agressif manifesté par ces adolescents refusant conventions et autorité qui, si souvent, font la une de la rubrique faits divers de nos quotidiens. C’est en s’inspirant de l’expérience de son oncle qui œuvrait dans un camp de jeunes délinquants en Bretagne qu’Emmanuelle Bercot a su donner au scénario de son film une justesse et une force qui rendent ce poignant parcours initiatique aussi réaliste et percutant que le "Polisse" de Maïwenn. De plus, les interprétations des différents acteurs, qu’ils soient premiers rôles ou simples figurants méritent d’être applaudis. Sara Forestier affublée de mauvaises dents compose avec une force peu commune une jeune mère défavorisée. Benoit Magimel, en éducateur dont on devine l'enfance chahutée, convainc par son jeu opiniâtre et passionné. Impériale, Catherine Deneuve incarne avec brio et de manière lumineuse la justice, impressionnante d’autorité naturelle et de fébrile vulnérabilité. Quant à ce jeune acteur qui fait ses premiers pas dans le cinéma, Rod Paradot, bouillonnant, le regard fuyant, yeux fendus reflétant ou débordant de peur, contracté, noué, la tête baissée, il s’impose comme un comédien promis à un brillant avenir.
Un peu documentaire, un peu premier épisode d’une saga qui ne demande qu’à être écrite, roman d’amour et road-movie, ce film est drame et lueur d’espoir. Mais plus que tout cela, il nous amène à nous poser des questions. Si on ne naît pas délinquant, comment le devient-on ? Suffit-il d’une famille fragile, d’une mère dépassée par l’ampleur de la tâche, d’acteurs éducatifs soucieux de ne pas s’encombrer d’enfants à problèmes ? Sans doute un peu de tout cela. Mais suffit-il d’être un enfant signalé à la Petite Enfance pour automatiquement le devenir ? Cela dit, si on n’est pas obligatoirement responsable de son passé, on l’est de plus en plus de son présent et surtout de son avenir. Alors, face à un délinquant, la société se doit de réagir. La solution qui satisferait nos instincts de peur serait de les bannir à jamais, de les rejeter, en prison, par exemple. Cela nous satisferait mais ne règlerait pas le problème. Une nécessaire facette éducative s’impose. C’est ce que le système français a bien compris en instaurant une justice pour mineurs qui se veut tout d’abord préventive et éducative avant d’être punitive ou répressive. Pour aider ces enfants en situation de pertes de repères, des assistantes sociales, des enseignants font de leur mieux quand d’autres confondent parfois diagnostic et pronostic, à l’instar de la principale du collège que veut rejoindre le héros du film. Ensuite viennent des juges, souvent très bienveillants, qui prennent des décisions pas toujours bien comprises et encore moins bien appliquées. Agissent enfin les éducateurs. Ils n’ont guère tâche aisée. Ils doivent faire face à toute cette agressivité concentrée dans ces aigris de la vie. Certains sont usés par des années d’échecs, d’autres font de leur mieux, quelques-uns, plus rares, sortant de ces enfants meurtris par la vie, sont plus que d’autres en mesure de les aider à redresser la tête. Mais tous n’ont qu’une idée. Tendre la main pour faire avancer ces mineurs vers une vie adulte assagie. Encore faut-il qu’à cette main tendue une autre main veuille bien s’accrocher. Dissimulé sous une capuche, symbole planétaire d'un mal-être jeune, le défi jeté au gosse incontrôlable, à l’élève déscolarisé, à cette graine crapule, c’est, un jour, de relever sa tête sans pour autant proférer une menace ou vomir une insulte. Devant l’ampleur de la gageure, le cheminement est erratique entre fêlures et souffrances, entre confiance et découragement, entre progrès et rechutes dans la violence, et ce chemin demande des hommes et des femmes solides et emplis d’un altruisme à toute épreuve. Le placement en famille d’accueil, les foyers éducatifs ouverts, les centres éducatifs fermés sont des outils qui certes coûtent chers comme se plaît à souligner le film mais aussi permettent à certains de revenir tenir une place dans la société. La fin du film est exemplaire en cela qu’elle est pleine d’un secret espoir que chaque spectateur emportera avec lui.
Emouvant, violent mais aussi social et charnel, ce film méritait sûrement sa place à l’ouverture d’un festival.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2015
Plusieurs films et documentaires ont déjà été réalisés sur ce sujet et 'la tête haute', même s'il s'en sort honorablement, n'apporte pas grand chose de plus. Je préfère revoir 'made in britain' d'Alan Clarke ou certains documentaires qui suivent le parcours d'ados dans des centres éducatifs fermés. Ici, la réalisatrice appuie sur les rouages de la justice, qui offre de nombreuses possibilités au jeune protagoniste de reprendre sa vie en main, elle le fait plutôt bien et met à l'honneur les éducateurs et autres intervenants. Ma réticence vient plus du personnage du jeune Malaury et de sa famille, que je trouve assez caricatural et pas toujours très crédible. Il est vrai que son cas est difficile à cerner. On ne sait pas ce que la vie lui a réservé entre 6 et 15 ans, mais on a du mal à croire à cette relation avec sa mère. Idem pour l'amour de cette jeune fille qu'on voit arriver dès son apparition à l'écran, mais qui parait improbable, comme la toute fin du film. Quand au casting, j'avoue, contrairement à beaucoup, ne pas avoir été forcément emballé par le jeune acteur, dont le jeu est très répétitif, surtout dans les scènes de poussée de violence, toujours filmées et jouées de la même manière et pas toujours de façon très naturelle, mais il est vrai qu'il endosse bien le rôle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 juin 2015
Un film brutal , ultra-réaliste qui nous plonge dans le quotidien d'un jeune défavorisé ancré dans la délinquance .

Les acteurs sont tous absolument bluffant et y sont pour beaucoup dans la réussite de ce film que ce soit le jeune Rod paradot qui est une véritable découverte , Catherine Deneuve en juge pour enfants est parfaite ainsi que Benoît magimel en educateur , pour finir Sarah forestier est incroyable en mère indigne et irresponsable et confirme dans ce film son talent.

Le film m a appris énormément de choses sur le quotidien des jeunes délinquants placés en foyer et leur réinsertion , on est véritablement entraîné dans l histoire incroyable de malauny et je recommande ce film car les acteurs sont superbes et l histoire est poignante
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2015
tres bon film. rod paradot est stupefiant, sa violence aussi
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2015
un petit bijou parfaitement réalisé jeux d'acteurs formidables on sait encore faire des films en France magnifique on est au bord des larmes que d'émotions vraiment aller voir ce film
nathaliewell
nathaliewell

25 abonnés 160 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2015
Rod Paradot qui interprète le personnage de cet enfant mal aimé, violent et en perdition, est criant de vérité. C'est à se demander si il n'est pas Malony ! C'est sa première interprétation comme acteur, il faut voir maintenant s'il est capable de jouer un autre rôle. Catherine Deneuve dans le rôle de ce Juge pour enfant qui suit le parcours de Malony de ses six ans à ses dix-huit ans, incarne son personnage et lui apporte profondeur et humanité. Pour autant le film ne m'a pas touché. Le choix de la réalisatrice de filmer les personnages uniquement dans leur lieux de travail fait qu'on ne sait pas très bien si on vient de voir un film ou un reportage dans lequel on aurait glissé Catherine Deneuve pour faire venir du monde dans la salle ?! Je ne sais pas trop ce qu'a voulu faire la réalisatrice. Sans doute a t-elle voulu faire bien et nous montrer une autre facette de la justice et des gens qui y travaillent. De ce coté c'est réussit mais je n'ai pas accroché. On passe du petit Malony de 6 ans dans le bureau du juge au Malony de 15 ans( toujours dans le bureau du juge) où là on commence véritablement à voir le parcours de cet ado violent qui a un rapport particulier avec sa maman irresponsable et destructrice. Mais entre ses 6 ans et ses 15 ans ? Que c'est-il passé ? Pourquoi avoir balayé 9 années comme ça ? Ça manque de construction et cela dans beaucoup de scènes. On voit et on sent qu'Emmanuelle Bercot a voulu en dire beaucoup, qu'elle a du beaucoup travailler son sujet, mais au final, on n'en voit pas tant que ça dans son film ! Elle a voulu y mettre beaucoup mais rien n'est vraiment approfondie, tout est assez bâclé tout en faisant un films de deux heures qui devient assez vite ennuyeux. Je n'ai pas compris non plus pourquoi il a fallut que Sara Forestier (qui joue la maman de Malony) porte une prothèse de dents pourries ? Comme pour dire alors que ce n'est que dans la misère sociale que l'on rencontre des mères et des enfants violents ! Cela m'a quelque peu gêné pour dire vrai. C'est dommage, le sujet était inintéressant, mais c'est un film rempli de moments de vies pas assez explorés ce qui au final en fait des clichés qui deviennent rapidement caricaturaux. La tête haute est un film assez moyen, trop brouillon, trop plein de vide.
Julien B.
Julien B.

10 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2016
Avis sur un film centré sur mon métier :

Bon, je me réjouis que le cinéma s'intéresse à un sujet qui concerne plusieurs dizaines de milliers d'enfants en France et s'immisce, par la même occasion, dans le fonctionnement de la justice des mineurs.

Évidemment, mes impressions sur le film sont influencées par mon boulot et le fait que je puisse comparer chaque scène à du vécu personnel. Donc, les personnes non familières de ce sujet peuvent percevoir le film tout à fait différemment.

Alors je dirais :

- Côté réalisme: Plutôt bon.
Les acteurs sont crédibles dans l'ensemble. Des réserves sur Catherine Deneuve qui représente bien la juge bourgeoise qui doit concilier loi et intérêt de l'enfant mais se montre un peu trop indulgente en audience. Sa relation avec l'éducateur (B. Magimel), par contre, n'est pas du tout réaliste. Je n'ai jamais vu ou entendu parler d'un tel maternage.
Sara Forestier s'en sort pas mal mais surjoue un peu. Pas facile d'incarner un cas social quand on baigne dans le milieu du cinéma...
Sinon, le tribunal, les avocats (un peu caricaturés quand même), les centres fermés et renforcés sont bien reconstitués.
Cela-dit, si les éducateurs sont assez bien décrits, je précise quand même que ma démarche dans la réalité n'a rien à voir avec celle de Magimel qui se tient sur le ton du "grand frère", posture que je rejette totalement.

- Côté scénario : Légère déception.
Je n'ai pas été tellement ému car, si le réalisme est correct, je trouve qu'il y a des longueurs; plus un enchaînement de contextes (principe plutôt biographique) qu'une intrigue. Et la fin est d'un optimisme peu convainquant, malheureusement.

- Globalement : A voir.
Je recommande le film que l'on aimera plus ou moins.
J'aurais préféré qu'il y ait davantage de regard critique sur les institutions, alors que ce n'est qu'effleuré (le chômage, la misère culturelle, l'exclusion scolaire...).
On voit quand même que nous sommes vraiment à une époque où prédomine l'analyse de cas individuels plutôt que des regards structuralistes plus politiques, et plus constructifs à mon sens (genre "Vol au dessus d'un nid de coucous", Orange mécanique"...).
Les dysfonctionnements abyssaux de la justice des mineurs et les inégalités qui produisent cette jeunesse désabusée mériteraient un traitement plus politique.
Ricco92
Ricco92

289 abonnés 2 340 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2015
Film d'ouverture du Festival de Cannes 2015, La Tête haute est une belle réussite de cinéma social à la française. Comme souvent dans ce genre, la réussite de cette œuvre tient à la justesse des acteurs. Plus que Catherine Deneuve ou Benoît Magimel, tout deux très justes, le film doit sa force surtout grâce à l'interprétation de Sara Forestier, en mère paumée, et du jeune Rod Paradot. Ce dernier réussit l'exploit pour un premier rôle à retranscrire la colère et le besoin d'amour de ce personnage d'enfant ingérable. Emmanuelle Bercot décrit avec justesse la complexité de la personnalité et de la situation familiale de ce jeune et le dur travail des juges et éducateurs sociaux qui cherchent coûte que coûte à réinsérer ce délinquant en perdition. On pourrait reprocher à la réalisatrice d'avoir choisit un jeune à la situation familiale très modeste quitte à frôler la stigmatisation alors qu'une grande partie des jeunes placés en CEF vient de familles aisées, contrairement à ce que l'on pourrait croire, mais ce type de jeunes existe également et est souvent le plus voyant. Emmanuelle Bercot arrive à contourner cet écueil grâce au réalisme de l'ensemble et à la force de son film. Elle arrive aussi à montrer que malgré la dureté du problème, jamais éludé, il est possible d'avoir une lueur d'espoir réaliste, chose non négligeable de nos jours. Un beau film sur la perdition de nombreux adolescents.
Alexendr Clavel
Alexendr Clavel

18 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2015
Un film coup de poing.
Incroyable de réalisme. Les acteurs sont géniaux.
Mon coup de cœur de cette année.
Mention spécial pour Ludovic Berthillot (mon cousin) qui apparait dans le film.
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