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    La Tête haute
    note moyenne
    4,0
    6233 notes dont 423 critiques
    répartition des 423 critiques par note
    77 critiques
    217 critiques
    82 critiques
    33 critiques
    10 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur La Tête haute ?

    423 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2865 abonnés Lire ses 1 452 critiques

    5,0
    Publiée le 16 mai 2015
    "La Tête haute" est un véritable CHOC en soi...
    Quelle justesse, quel sans faute, que ce quasi documentaire de Emmanuelle Bercot !
    Même s'il s'agit évidemment d'une fiction, celui qui a travaillé avec des jeunes en très grande difficulté, que ce soit en tant qu'éducateur ou enseignant, ou encore dans le domaine de la justice, ne pourra que saluer le reflet précis et parfaitement exact d'une réalité dure et bien réelle quant au suivi complexe de toutes ces jeunes vies cabossées !
    On reste ébahi devant le jeu incroyable, époustouflant et parfaitement vrai du jeune Rod Paradot qui incarne à merveille le jeune Malony...
    Tout est dit, tout est montré dans ses yeux, ses expressions et son attitude, et même bien au delà de ce que l'on pouvait espéré !
    Tout simplement stupéfiant de réalisme et de vérité !
    Et dans ce parcours difficile, pour lui-même et ceux qui l'accompagnent, quelle justesse également avec cette impression fort bien connue, de faire sans arrêt un pas en avant pour deux pas en arrière...
    A ce titre, le rapport humain est fort bien décrit et analysé, par un tas de petits gestes et de regards bienveillants, qui se transformeront aussi brutalement en une sourde colère par des mots et des coups hyper violents...
    Beaucoup de moments intenses et émouvants sont tels qu'on les attendait, comme certaines décisions capitales décisives, qui font que jamais le film ne tombe dans l'angélisme ou la facilité !
    Pour ce faire, tout est du cousu main, tant au niveau de la qualité, que du travail des acteurs.
    Franchement, j'ai rarement eu l'occasion de voir Catherine Deneuve dans l'interprétation de ce juge pour enfants, aussi humaine et profonde, alors que Benoît Magimel est littéralement à fleur de peau dans son rôle d'éducateur, aimant et confiant, solide et fragile à la fois...
    Quant à Sara Forestier en mère enfant complètement dépassée, tout est d'une infinie délicatesse au point d'y croire à fond !
    Les autres seconds rôles sont simplement tous épatants, de Diane Rouxel (Tess), en passant par tous ces jeunes séjournant dans ce fameux centre d'éducation fermé, jusqu'au personnel lui-même, afin de faire de ce film une réussite sans égal dans ce domaine...
    Chapeau bas !
    La fin très belle, même si elle est touchante et même bouleversante ne verse pas dans un optimisme inconsidéré, bien au contraire, car on sent bien que tout reste en équilibre sur un fil, au point de pouvoir basculer à tout moment !
    Le principe de résilience très fort et présent ici, a la chance enfin d'être merveilleusement illustré par le travail d'adultes qui sauront toujours croire en l'espoir coûte que coûte !
    Un sentiment qui ne devrait jamais quitter tout être humain que nous sommes...
    Un grand bravo pour un très grand film...
    tupper
    tupper

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    3,5
    Publiée le 16 mai 2015
    Après ma période comédie, un changement radical avec ce drame au coeur de la justice pour mineur. J'ai été pris aux tripes du début à la fin constamment balloté entre compassion, souffrance, révolte, colère, ... Une machine à émotions donc, mais aussi un côté documentaire sur les rouages de cette justice particulière et de ses protagonistes magnifiquement incarnés par un casting pertinent et inspiré.
    alain-92
    alain-92

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    4,5
    Publiée le 14 mai 2015
    Emmanuelle Bercot réalise et coscénarise avec Marcia Romano un film violent dans le propos, d'une grande dureté frôlant la cruauté, mais authentique de bout en bout. Le très beau travail d'écriture du scénario et les dialogues cinglants ne peuvent pas laisser de marbre.
    La réalisatrice l'a souhaité ainsi, donner aux spectateurs "un reflet pur et dur" de la difficile fonction de ce métier souvent méconnu ou mal apprécié, celui des juges pour enfants.
    Même si certaines scènes ont tendance à se répéter, l'ensemble est bouleversant et d'un réalisme qui frôle le documentaire.
    Dans un rôle difficile et douloureux, Sara Forestier excelle en mère dépassée et dépressive. Un seul bémol, pourquoi l'avoir affublé de cette prothèse qui n'apporte rien, à l'exception d'une réplique dans des dialogues d'une incroyable férocité ?
    Magnifiquement dirigé, le jeune Rod Paradot, dans le rôle de cet adolescent mal aimé et paumé, est touchant, bouleversant aussi dans la découverte et l'acception du toucher et des vrais sentiments.
    Benoît Magimel, parfait, renoue avec un vrai et grand rôle.
    Catherine Deneuve d'une grande justesse, ne se départit pas d'une réelle émotion vite effacée quand son devoir l'oblige à appliquer la loi. Un nouveau rôle pour cette grande actrice qui n'en finira pas d'étonner et de séduire.
    Un film qui pourra déranger, mais qui n'en reste pas moins un grand moment de cinéma très fort et parfaitement réussi.
    PLR
    PLR

    Suivre son activité 144 abonnés Lire ses 985 critiques

    4,5
    Publiée le 16 mai 2015
    Eh bien dites donc ! Il y a encore des scénaristes qui savent écrire, des réalisateurs qui savent réaliser, des acteurs qui savent jouer leur rôle (sans oublier le travail de toute l'équipe technique sans l'excellence de laquelle le résultat ne pourrait pas être celui-là). Ce film est parfait de tous points de vue. Poignant ! Prenant. Profondément humain. Un fond social sans jugement, sans morale, sans pathos. Le spectateur laissé seul face à la vraie vie. A lui de mener sa réflexion, de se faire son point de vue, le cas échéant d'apporter son jugement en pouvant même en douter. Vraiment un grand film. Plusieurs prix et récompenses à venir, c'est sûr.
    Edgar L.
    Edgar L.

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    3,0
    Publiée le 7 juin 2015
    Le sujet est forcément difficile puisqu’on suit ici le parcours du jeune Malony, un adolescent violent et turbulent, au parcours familial pour le moins compliqué. Retiré de la garde de sa mère alors qu’il avait six ans, il va vivre dans un foyer d’accueil avant de commettre ses premiers actes de délinquance. La première scène est filmée à hauteur d’enfants et donc très immersive. Une scène plutôt bien fichue qui nous laisse entrevoir de belle choses. La réalisatrice parvient à capter les émotions sur les visages et les réactions d’un bébé et d’un petit garçon blondinet tandis que les adultes crient plus forts les uns que les autres. Le jeune Malony grandit et tombe dans la délinquance. Entre rendez-vous chez la juge pour enfants et séjours en foyers, sa vie est ponctuée d’épisodes judiciaires. La relation entre la juge pour enfants et Malony est très touchante et nous permet d’avoir une autre vision du système judiciaire.

    [...]

    Si le sujet abordé est fort, l’aspect cinématographique l’est beaucoup moins. Beaucoup de maladresses et de caricatures parsèment le film. On a également le droit à beaucoup de répétitions comme ces scènes de bagarres répétées qui n’apportent finalement pas grand chose au récit à part nous montrer à quel point ces jeunes sont en perdition. De même, les allers-retours chez la juge sont tellement répétitifs qu’ils finissent par lasser. Dommage également que l’hystérie soit à ce point présente : tout le monde crie tout au long du film comme pour bien insister sur le fait que le sujet est grave. Néanmoins, le film a quand même une certaine consistance et nous permet d’assister à quelques scènes sous haute tension.

    [...]

    Un film qui ne vous laissera clairement pas de glace. Porté par la révélation Rod Paradot, le long-métrage d'Emmanuelle Bercot nous entraîne au coeur d'un sujet sensible et forcément prenant. Malheureusement, il manque au film ce petit souffle de cinéma qui l'aurait fait passer dans une autre catégorie.
    Angelina.J
    Angelina.J

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 265 critiques

    5,0
    Publiée le 14 mai 2015
    Ce film est une petite pépite, magnifique, poignant réaliste violent dur, On retrouve la façon de filmer de Polisse, très prêt très réel, pris sur le vif, toujours en mouvement c'est beau. Le parcours de cet adolescent délinquant en mal d'éducation d'amour de cadre, dérape, son manque d'amour , son maque de tout est à la hauteur de sa violence de sa haine des autres. Une juge magistrale Catherine Deneuve, un éducateur Benoît Magimel profond, les centres de réinsertion, la vraie vie, et Malony incarné par Rod Paradot extraordinaire nous laisse à penser qu'un espoir du cinéma est né. Ce film fait l'ouverture du Festival de Cannes ce soir, alors si le reste de la sélection est de ce même calibre , alors il va y avoir du lourd du très lourd , du bon, du vrai cinéma !!!!!!!
    Christoblog
    Christoblog

    Suivre son activité 482 abonnés Lire ses 1 317 critiques

    5,0
    Publiée le 28 mai 2015
    Il y a une grande qualité dans le film d'Emmanuelle Bercot, rare dans le cinéma français : La tête haute parvient à donner l'exacte mesure du temps passe.

    Bien sûr le film possède bien d'autres atouts, à commencer par une mise en scène énergique et une interprétation hors pair du jeune acteur (sensationnel Rod Paradot) et des autres personnages, mais sa force subtile c'est bien de montrer l'évolution lente et erratique des différents protagonistes.

    Catherine Deneuve campe une juge patiente, mais qui sait faire évoluer ses options. Benoit Magimel, solide comme un roc dans les premières scènes, peut péter les plombs. Sara Forestier oscille entre démission dépressive, amour larmoyant et niaiserie blessante. Rod Paradot lui-même progresse par oscillations successives : tour à tour trublion explosif, blessé épidermique, amant violent, boule de nerf qui se raisonne.

    On assiste à son évolution comme à un combat de boxe. Sonné par les coups échangés, abasourdi par la violence des émotions, rivé à l'entretien d'une faible lueur d'espoir qui ne semble être vue que par les proches de Malony.

    Le film est une ode énergisante à la ferme bienveillance et à la résilience, un film d'amour gonflé à l'adrénaline, comme on en voit peu.
    LordV
    LordV

    Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 706 critiques

    2,0
    Publiée le 14 mai 2015
    Évacuons rapidement la question du jeu des acteurs : Oui, Rod Paradot est exceptionnel. Oui, Catherine Deneuve n'est pas à la hauteur. Il faut être réaliste : dès les premières répliques, j'ai senti "l'appris, le récité" de la grande actrice. De fait, cela pèse sur l'histoire : elle est paumé et perd en crédibilité. Dommage ! Je m'attendais à mieux. Concernant l'histoire de ce film, je me suis rendu plein d'espoir au cinéma car il était censé parler de mon univers professionnel... Et là, la chute fût rude. Le superficiel, l'incohérence, le spectaculaire sont privilégiés à la réalité du travail quotidien des acteurs de la protection de l'enfance. C'est encore plus dommage car c'était l'occasion de sortir de la version "éduc - beatnik" et de montrer la richesse des relations entre un éduc et un ado et comment travailler avec son entourage. Occasion gâchée de manière magistrale. Je ne manque pas de souligner l'absence de travail, de relation avec cette mère destructrice pour son enfant. Même pas une allusion... Je glisse un dernier mot sur la fin du film que, sans en révéler la teneur, j'ai trouvé dangereuse.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

    Suivre son activité 68 abonnés Lire ses 1 314 critiques

    1,0
    Publiée le 2 décembre 2015
    Projeté en ouverture du dernier festival de Cannes, la proposition est de suivre la vie du jeune Malony de ses 6 ans à ses 18 ans dans son errance entre bureau du juge aux enfants, centre fermé et prison…
    Emmanuelle Bercot revendique un film social sur les enfances brisées et les adultes qui essaient de les accompagner vers la reconstruction (juge et éducateur). Bercot co-scénariste de « Polisse » se saisi d’un sujet proche de celui de « Mommy » de Dolan et y insuffle la même énergie que ce dernier… et que Maïwenn avec laquelle elle a travaillé sur « Polisse » et « Mon roi ». Mais voilà tout est surligné au possible, appuyé, chargé et d’une maladresse desservant totalement son film. Chargés, ce sont déjà les pauvres qui bien sûr réside en banlieue, mais ont aussi les cheveux gras, les dents pourris, ont ni conscience ni bon sens ; et sont en plus illettrés, guidés uniquement par leurs pulsions… La note est salée. Statistiquement ces gens existent mais cumulant autant de tares, ils sont si peu nombreux que cinématographiquement la sortie de route est violente. Stéréotypes et scénario d’une faiblesse incroyable alternant les scènes d’hystéries sans pause, c’est consternant. Malony, être associable et psychologiquement dérangé, trouve le moyen de faire un gosse avec une jeune fille bien de sa personne. Et là, c’est le clou, de la science-fiction ; on se demande même comment il est possible que la fille fasse tout pour garder le môme vu le taré de père qu’il va se trimballer… L’amour est aveugle, mais là, on en reste sans voix. Et puis le voilà, notre Malony heureux père illettré, délinquant multi récidiviste avec un gosse et un job super sympa… Et ce happy end moralement dangereux autour de l’enfant médicament, c’est tragique. Et montrer que malgré une enfance aussi violente tout peut rentrer aussi facilement ; c’est irresponsable car du domaien d’un rêve de Bisounours. Mais de qui se moque-t-on !!! En avant-première à Cannes, toutes ces niaiseries ont peut-être été avalées comme des couleuvres par un parterre de bourgeois déconnectés des réalités… On est loin de « Rosetta » palmé en 1999. Mais lorsque ce public est ton quotidien, l’approche est différente.
    Et pour finir, l’interprétation de Deneuve est catastrophique, livrant du appris récité. Heureusement l’énergie de Rod Paradot, le jeune débutant jouant Malony, et la mise en scène de ses nombreux pétages de câbles sauvent ce qui reste sauvable… c’est-à-dire si peu d’un film aussi navrant
    Guiciné
    Guiciné

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    5,0
    Publiée le 14 mai 2015
    Un choc cinématographique comme il en arrive très peu. Ce film d'une force impressionnante, au scénario d'une belle fluidité et totalement captivant, est interprété de façon magistrale par tous les acteurs qui nous submergent d'émotions . Un grand film, sensible, profond et intelligent.
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 18 mai 2015
    Enfance difficile, délinquance juvénile : la partie est-elle d'ores et déjà perdue quand un certain déterminisme social impose sa loi ? Emmanuelle Bercot a beaucoup observé, lu et s'est énormément documentée avant de se lancer dans l'aventure de La tête haute. "La justice des mineurs est fondée sur l'idée que rien n'est totalement joué d'avance pour un enfant et qu'avec une action éducative, il est possible d'arrêter la dégringolade." Possible oui mais long et douloureux comme le montre La tête haute qui évite heureusement deux grands dangers opposés : l'angélisme et le misérabilisme. Le film est souvent sur une corde raide mais la qualité de son écriture et de son interprétation (Rod Paradot en tête, révélation majuscule, mais aussi Magimel, Deneuve et Diane Rouxel) ainsi que son énergie constante lui confèrent une intensité et une véracité remarquables. A l'exception peut-être de deux ou trois scènes qui sonnent moins juste notamment à cause du surjeu occasionnel de Sara Forestier dans un rôle trop borderline. La tête haute, souvent d'une violence sèche que l'on trouve plus communément chez nos voisins britanniques, est un film d'autant plus poignant quand le portrait de cet enfant sauvage se fait plus tendre, avec une rugosité qui écorche. Vulnérabilité, fragilité et manque d'amour d'un adolescent mais aussi de ceux qui le jugent et l'encadrent : La tête haute fait honneur au cinéma français.
    reymi586
    reymi586

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    5,0
    Publiée le 19 mai 2015
    Après "Elle s'en va", Emmanuelle Bercot confirme qu'elle est, en plus d'être une bonne actrice, une excellente réalisatrice. "La tête haute" est une vraie claque cinématographique qui prend aux tripes du début à la fin. Un film magnifique qui devrait être montré dans les écoles tant sa portée pédagogique est importante. Catherine Deneuve, Benoit Magimel et Sara Forestier sont tous les trois excellents et m'ont réellement bluffés. Mais c'est surtout le jeune Rod Paradot qui crève littéralement l'écran. Le meilleur film français de l'année ? Je met une grosse pièce dessus.
    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 3556 abonnés Lire ses 7 267 critiques

    3,0
    Publiée le 20 juillet 2015
    D'un côté, je ne peux m'empêcher d'être frustré par cette romance à la fois sans grand intérêt et très peu crédible, amenant à une conclusion du même acabit et donc logiquement plutôt décevante. De l'autre, difficile d'être insensible au portrait dessiné par Emmanuelle Bercot : sans (grande) concession, fort, intense, douloureux voire déchirant par moments, ce parcours éducatif se déroulant sur une douzaine d'années, en plus d'être bien renseigné et instructif (notamment quant aux structures mises en place pour ces jeunes en « difficulté »), s'avère extrêmement juste dans la représentation du héros et de ceux qui l'entourent. La juge, l'éducateur, la mère... Tous sont montrés avec nuances afin de ne jamais être idéalisés, ce qui les rend d'autant plus intéressants, offrant ainsi une vraie vision d'ensemble sur un sujet finalement peu traité au cinéma. Enfin, la réalisatrice parvient habilement à mettre en évidence l'aspect extrêmement fragile de ce travail de réinsertion, la rechute pouvant intervenir à n'importe quel instant, et parfois de façon extrêmement violente... Au final, malgré ses faiblesses et quelques errements musicaux (compensé toutefois par le somptueux trio op. 100 de Schubert), « La Tête haute », fort également d'un casting convaincant (le quatuor Rod Paradot - Catherine Deneuve - Benoît Magimel - Sara Forestier est à la hauteur), a des choses à dire et le fait avec l'intelligence et le recul nécessaire : cela aurait pu être encore mieux, mais c'est déjà pas mal.
    Eric MarceL
    Eric MarceL

    Suivre son activité 42 abonnés Lire ses 96 critiques

    1,5
    Publiée le 3 octobre 2015
    Il faut avoir la tête bien en place pour arriver au bout de ce film où ça hurle, ça tape, ça a les cheveux gras, ça ricane gras, ça se tape dessus pour un oui ou un oui, ça braille et ça s'hystérise à tout va. J'ai eu envie de fuir, vite et loin, et quand on n'a pas le moral en fête c'est un film à éviter. Il ne divertit pas, il ne fait pas du bien, il ne m'a rien laissé que des cris et de la rage, avec une rédemption annoncée dès le générique du début. Bref, si vous avez envie de cris et de douleur, d'histoire de "petites" gens qui ne s'en sortent que par la violence et le tabassage, regardez le, mais si vous n'avez pas trop la pèche et voulez passer un moment agréable fuyez ce film.
    Dandure
    Dandure

    Suivre son activité 124 abonnés Lire ses 187 critiques

    2,5
    Publiée le 14 mai 2015
    Attention, cet avis contient des spoilers tels que : spoiler: c'est tout d'la fautte des povres.

    La tête haute n'est pas un film sur la dignité mais sur les accès de violence d'un adolescent. Difficile d'éviter la comparaison avec le Mommy de Dolan. Le mérite du réalisateur québécois tient au traitement de son sujet du point de vue de la mère, à sa composition de personnages plus vrais que nature car parfaitement fictionnels et à sa capacité à nous avoir fait partager leurs souffrances. Le tout sublimé dans un généreux déluge esthétique.
    De son côté, Emmanuelle Bercot se focalise sur le système judiciaire et sur le garçon. Son traitement est documentaire, sec, terne et distancié. Ses personnages sont moins issus d'une création artistique que d'une construction sociologique. Grâce à elle, on les reconnaît vite ces crétins de pauvres : ils vivent dans une obscure banlieue de Dunkerque. Analphabètes ils parlent trop mal. Ils ont les dents gâtées quand ils n'ont pas une capuche sur la tête. Immatures, ils n'écoutent que leurs passions ou leur bon plaisir. Ils n'ont ni conscience ni bon sens. Ils sont statistiquement probables mais cinématographiquement peu crédibles : trop de tares nuit à l'empathie.
    Néanmoins, la réalisatrice décrypte intelligemment dans un cycle sans fin d'espoirs et de rechutes, le dialogue de sourds entre une administration paternaliste et protocolaire qui n'a d'idées que pour les acronymes et des délinquants rageurs qui perçoivent en l'autre un ennemi. Elle convainc beaucoup moins quand elle lâche ses statistiques et voudrait nous faire croire que la pulsion de vie l'emporte sur la pulsion de mort.
    Moralité : J'veux ma Mommy !!!
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