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    La Tête haute
    note moyenne
    4,0
    6302 notes dont 423 critiques
    répartition des 423 critiques par note
    77 critiques
    217 critiques
    82 critiques
    33 critiques
    10 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur La Tête haute ?

    423 critiques spectateurs

    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

    Suivre son activité 252 abonnés Lire ses 450 critiques

    3,5
    Publiée le 3 juin 2015
    Allez zou, un nouveau film "social" de plus dans le cinéma français. Un nouveau film avec des acteurs non-professionnels, des environnements à base de couloirs, d'appartements bruyant et de bureau d'assistant social. Un nouveau film avec des dialogues crus qui montre toute la richesse de la langue française lorsqu'il s'agit d'insulter son prochain. Un nouveau film qui nous noue l'estomac et qui nous fait relativiser sur la beauté de nos vie respectives comparé à d'autres gens moins bien né.

    On pourra reprocher pleins de trucs à ce genre de film. J'ai lu sur ce site qu'il ne s'agissait pas ici de "vrai" cinéma. Qu'il était en fait qu'une sorte de docu déprimant et misérabiliste toujours à la recherche de réalisme. Déprimant, misérabiliste et réaliste, le film l'est. Mais cela n'en fait pas pour autant un film moins cinématographique qu'un autre. Pour moi, une des vocation du cinéma est de faire réagir le spectateur. En le faisant rire, pleurer, réfléchir, mais aussi en le dégoûtant, en le choquant en le mettant mal à l'aise. Chez moi, le film a procuré de la haine. De la haine pour cet insupportable gamin, irrécupérable, violent hyper-actif et immature. La différence avec d'autres film dit "sociaux", c'est qu'ici on éprouve (presque) aucune compassion pour le personnage principal. En revanche on ressent une profonde pitié pour tous les seconds rôles (la juge, l'éducateur) qui semblent ne plus croire en l'utilité de leurs actes.

    Bref, "la tête haute" m'a remué. J'ai ressentit de la haine, de la pitié, de la réflexion. Et tout cela c'est grace au réalisme de ce film, et au jeux impeccable des acteurs (ce gamin est juste ouf !). En cela, "la tête haute" est un bon film
    Eponaa
    Eponaa

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    4,0
    Publiée le 16 mai 2015
    On se demande en voyant ce film si le role tenu par l'ado est un rôle de composition tant il tient le personnage.... Ce film est si reussi qu'il tient plus du documentaire en fait, on se croit dans "la vraie vie"... C'est une immersion depaysante et on ressort avec une autre idée sur les delinquants....
    naan2
    naan2

    Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 9 critiques

    4,0
    Publiée le 14 mai 2015
    Bouleversant ...sec ,nerveux . On est sans cesse au bord des larmes , secoué
    schemaman
    schemaman

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 268 critiques

    4,0
    Publiée le 16 mai 2015
    Fiction-docu ou docu-fiction qu'on imagine d'un grand réalisme apparent mais je ne peux l'affirmer car n'étant pas dans le milieu concerné. Dans le rôle du jeune délinquant multi-récidiviste : Rod Paradot, une révélation qui mériterait un prix d'interprétation à Cannes ou aux Césars. Il en aura certainement. Tous les autres acteurs, y compris les stars Deneuve et Magimel, semblent jouer au service de ce gamin génial. La voix de Magimel, dans ce film, est une copie conforme de celle de Dutronc : ça lui va bien. Le film pèche un peu par quelques longueurs et répétions de situations. C'est cette jeune révélation, la réalisation dans l'action et les dialogues directs qui rendent remarquable ce film au demeurant très touchant.
    Fernando P
    Fernando P

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    1,0
    Publiée le 30 juillet 2015
    Alors qu'il y a tellement d'enfants qui souffrent et qui ne demandent qu'à être aidés pour s'en sortir,pourquoi essayer de nous intéresser à ce gamin caractériel et associal qui devient un ado violent et délinquant
    .Il réussit à sa maniere, à séduire la fille d'une éducatrice ( hypothèse peu crédible,limite science fiction) mais ce crétin ne sait même pas se servir d'un préservatif. La fin est ahurissante ! Il a un beau bébé qu'il aime beaucoup et trouve comme qui rigole un super boulot
    Ewen Blake
    Ewen Blake

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    4,0
    Publiée le 17 août 2015
    S'il n'atteint pas les sommets d'intensité de Mommy auquel il est tentant de le comparer, La Tête Haute est une oeuvre puissante et réussie. Le film permet de prendre conscience du travail monumental nécessaire pour ces jeunes et de l'implication totale des acteurs du système judiciaire qu'il nécessite. Les multiples allers-retours chez le juge quoique répétitifs nous font également prendre conscience de la lassitude d'avoir a gérer encore et encore des jeunes qui ne cessent de rechuter et qu'on est tenté d’abandonner. Il faut aussi saluer les couilles de la réalisatrice. Elle crée un héro, qui à l'inverse des films classiques s'enfonce toujours davantage et devient de plus en plus antipathique. Heureusement que le casting est aussi excellent, difficile de ne pas s'attacher aux personnages. Quel dommage par contre d'avoir choisi cette fin en forme de spoiler: propagande anti avortement. J'ai en fait rarement vu un aussi mauvais finish, d'autant plus terrifiant qu'il nous est vendu comme un rayon d'espoir.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 20 mai 2015
    Honnêtement ce film ne me tenait pas, mais bon, j'arrive au cinéma sans avoir envie de voir quoique ce soit de particulier, je vais donc voir ça (c'était ça ou connasse, le choix était vite fait). Et pour un film dont je n'attendais rien, c'était vraiment sympa, pas parfait, juste bon, mais vraiment sympa. Alors bon ce n'est pas Mommy (auquel il a été beaucoup comparé, il n'a pas l'intelligence du film de Dolan qui arrivait à rendre son gamin attachant, ce qui n'est pas réellement le cas ici), mais c'est sympa.

    Alors en fait je reprocherai juste au film, comme je viens de le dire de ne pas réussir à créer de l'empathie envers le personnage, c'est un connard ce gamin, un gamin qui se dit fort et qui ne veut pas parler aux faibles... alors qu'il ne maîtrise pas le langage, qui est toujours dans la violence, dans la réaction... tout d'un sous homme. Pas que je sois contre la violence, mais la violence doit être régie, les arts martiaux ont des codes par exemple. En fait le personnage existe par sa relation assez clichée avec la fille. Enfin clichée... si au début c'est ultra prévisible, il y a un moment de bascule totale où ça devient réellement ambigüe, seulement cette ambigüité ne perdure pas et on retrouve nos rails bien clichés et qui font preuve d'un certain déterminisme social (mais qui reste assez juste).

    Ben ouais Forestier, elle a son gamin jeune, elle est idiote, son fils suit la même voie. Et c'est ça qui est génial et terrible c'est que les parents s'opposent souvent à ce qui auraient vraiment les moyens d'aider leur enfants et refusent de suivre les conseils parce qu'ils sont assez grands pour savoir comment éduquer leur enfant. Sauf que ça n'est pas le cas.

    Ces gens là, le bagne... dommage... faudrait aller les mettre sur une autre planète (le jour où on mettra les cons en orbite on ne verra plus le soleil), histoire qu'on puisse entre gens civilisés avoir un avenir sur Terre. Je ne suis pas pour la peine de mort, ça serait un peu trop radical comme sanction... mais qu'ils arrêtent de polluer la Terre par leur simple présence.

    Et je dis ça par pur esprit anarchiste, ce que dit Bakounine, c'est que pour ceux qui respectent pas les règles établies pour la cité par les gens de la cité, on leur laisse la mort ou l'exile s'ils refusent leur sanction.

    Alors le film veut malgré tout montrer une sorte de modèle de réussite, seulement c'est raté, si Magimel et son personnage sont très sympas au début, assez calme, force tranquille, mystérieux, ça se gâte très vite lorsqu'on tente d'écrire et de décrire son passé. Aïe.

    La fin est sans doute censée être un truc d'espoir, moi j'y vois surtout un schéma qui se reproduit.

    Pour revenir sur Tomboy, je l'aime bien, avec Magimel elle donne un peu de consistance et vie à ce film. Le film ne parvient pas réellement à prendre un aspect naturaliste qu'il aurait dû prendre, c'est pas l'enfance nue... C'est un film sympa qui manque malgré tout cruellement de vrai dans les situations.

    La mise en scène n'est pas folle, il n'y a pas forcément de grandes idées pour être avec les personnages... et j'ai du mal avec Forestier car on sait qu'elle n'a pas réellement les dents aussi défoncées...

    Cependant malgré sa durée (2h pour raconter un truc déjà vu), ben c'est plaisant, quelques moments sont vraiment sympas, on suit malgré un manque d'empathie le parcours de Malony sans déplaisir, même si la seule chose que j'espérai c'était que Magimel lui en colle une histoire de lui faire comprendre que le faible c'est lui, le dominé c'est lui, le soumis c'est lui, qu'il prenne conscience de sa médiocrité et qu'ils s'inscrire pour le premier vol qui quitte la planète.
    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 421 abonnés Lire ses 1 835 critiques

    2,0
    Publiée le 16 mai 2015
    "Malony" (sic..) est né sous une mauvaise étoile - il a une mère "cassos" (Sara Forestier, hirsute, habillée comme une traînée et dotée d'une denture ruinée - prothèse la défigurant pour les besoins du rôle - surjoue), qui l'élève (fort mal) seule (entre deux aventures), ainsi que son demi-frère cadet. La scène est à Dunkerque - bienvenue dans le quart-monde autochtone, chez les "Sans-dents" (ou promis à l'être). Le gamin passe du statut d'"enfant en danger" à celui d'"enfant dangereux" - à 16 ans, déscolarisé, gravement illettré, il a un "palmarès" déjà éloquent, fait de violences (il ne supporte pas la moindre contrariété, de personne, et joue des poings, incapable de s'exprimer et s'expliquer, avec un vocabulaire ne comptant que quelques toutes petites centaines de mots) et de vols (de voitures surtout - à cet égard encouragé par son irresponsable de génitrice). Depuis 10 ans, et s'apprêtant à prendre sa retraite, c'est le même juge des enfants qui suit ce cas apparemment désespéré (chaque petit effort pour s'amender étant suivi par une nouvelle révolte, et d'autres actes de délinquance). Le personnage est incarné par celle "Qui s'en va" (en 2013), déjà devant la caméra d'Emmanuelle Bercot, Catherine Deneuve (toujours amidonnée). En magistrat, c'est une (grande ?) bourgeoise (elle boit de l'eau de Châteldon - cette rareté qu'on ne trouve que dans certaines épiceries fines - et arbore un superbe sac à main : des détails très révélateurs du statut social, comme le prénom...). Ce "La Tête haute" (pour faire écho à la "rédemption" du jeune héros, spoiler: saisi par la grâce de la paternité précoce,
    ) est une sorte de docu-fiction : "plongée chez les Misérables" - des années 2000 (avec aperçu documentaire de la gamme de sanctions utilisable pour les mineurs délinquants). Rien de bien original dans la démarche (on se souvient opportunément qu'Emmanuelle Bercot co-scénarisa, dans la même veine, le très surfait "Polisse"), ni de bien passionnant dans la dramaturgie. Le néophyte Rod (sic) Paradot, encensé par le boboland qui vibre à ce genre de film "impliqué", ne fait aucun effort de composition, et ne livre donc qu'une prestation prévisible. Complétant la distribution des rôles principaux : la "fiancée", au physique entre l'oisillon et le garçonnet (Diane Rouxel), passant spoiler: étonnamment du choc du viol à la cristallisation amoureuse..
    .. convainc peu ; reste le "nouvel éducateur" - la partie la mieux tenue, par Benoît Magimel.
    titicaca120
    titicaca120

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    4,0
    Publiée le 14 mai 2015
    un film choc dans la lignée des grands classiques tels que polisse , Mommy ou dog pound
    mais très légèrement en dessous la dérive d'un adolescent en mal de repères et dont
    le juge ne parvient pas à canaliser toute sa violence.
    les interprétations sont magnifiques de Catherine Deneuve en "vieux juge" un peu désabusée.
    en passant par Magimel , forestier encore éblouissante et bien sur la révélation le tout jeune
    Rod Paradot.
    je tenais à féliciter tous les jeunes qui jouent dans les camps ouverts ou fermés ils apportent
    une authenticité au récit importante.
    Nyns
    Nyns

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    4,0
    Publiée le 14 mai 2015
    Le cinéma pour bobos a encore frappé! Qu'est-ce que ça peut être lassant cette mode quand même. Mais bon, je donne mon avis sur ce que j'ai vu et ressenti et j'avoue que là, il y a matière à éloges. Tout d'abord parce que cette réalisation féminine jouis d'un ultra-réalisme déstabilisant à l'allure de documentaire chiadé (on pourrait facilement croire n'assister qu'à la même scène répétée en boucle, pourtant il n'en est rien). Ensuite parce que "La tête Haute" est porté en grande partie par un jeune comédien inconnu au bataillon, qui nous offre une expérience de la violence incontrôlable que l'on est pas prêt d'oublier. Les acteurs secondaires sont excellents également (Deneuve, Magimel et Forestier), mais vu leur CV ça reste plus logique. Et pour finir parce que les portraits sont travaillés avec tant de justesse et d'humanité, que leur totale maitrise rend cette fable sociable honorable. Une vision acerbe de la marginalisation d'une jeunesse perdue dans les tréfonds de l'agressivité et la rage.
    Fritz L
    Fritz L

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    4,0
    Publiée le 14 mai 2015
    Par ses grandes qualités consensuelles, on peut comprendre pourquoi « La tête haute » a été retenu en ouverture du Festival de Cannes, et tout à la fois pourquoi il se trouve hors compétition. Commençons par les points positifs et tout d’abord celle belle détermination d’Emmanuelle Bercot à maintenir son film (long, très long) sur un mode dynamique de bout en bout. Approche bien documentée, dialogues ciblés, ambiances réalistes, c’est principalement le jeu des acteurs qui emporte notre adhésion, exception faite peut-être de Sara Forestier en Zézette du 21ème siècle. Deneuve (après « Elle s’en va » de la même réalisatrice), elle, y est une nouvelle fois bluffante en juge pour enfants à un point tel qu’elle tient tête à l’incroyable performance de Rod Paradot, le nouveau jeune chien fou du cinéma français dont la performance dépasse le simple rôle du petit délinquant. Benoît Magimel quant à lui, en éduc spé, affiche un jeu mature, épuré et confirme son immense talent. Certaines scènes sont purement et simplement stupéfiantes de maitrise, à l’authenticité avérée, à l’émotion brute. Il en va ainsi des confrontations difficiles au tribunal, des échanges entre professionnels, du désarroi des deux côtés de la balance, du lien familial. Cela se situe principalement dans la première partie, quasiment exemplaire tant au niveau du fond que de la forme. Cela est moins probant quand s’amorce la conclusion quelque peu fumeuse, la dernière partie toute angélique qu’elle soit n’arrive pas à convaincre sauf sur le plan séquence final qui est lui particulièrement émouvant. Emmanuelle Bercot, se pose ici en antithèse d’un Kechiche. Dans « La tête haute » la compassion vient du système judiciaire, à l’inverse du réalisateur de « L’esquive » qui penche plutôt pour l’inverse. Une mise dos à dos caricaturale (je le concède), mais probante. D’un côté comme de l’autre, il faudrait un juste milieu, celui de la dualité sous forme de complémentarité. Dans les années 80, la critique nettement moins politiquement correcte et ingénue qu’aujourd’hui, avait de ces formules lapidaires qui pouvaient faire sourire, qualifiant un film à caractère social, de gauche ou de droite. « La tête haute » se rangerait aisément dans la seconde catégorie. Toutefois, cette qualification n’entrave en rien la qualité de l’œuvre qui si elle est un peu véhiculée, reste profondément bienfaisante et appréciable.
    vincenzobino
    vincenzobino

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    4,5
    Publiée le 16 mai 2015
    Enfin une ouverture cannoise qui vaut la peine d'être vue, cela faisait quelques années pour moi.
    Très belle illustration d'une enfance rendue difficile bien malgré soi et des obstacles rencontrés, tant par les jeunes en difficulté que par leurs proches (familles, assistants sociaux) ainsi que l'application des lois rendue parfois ignoble.
    Aucun instant pathos n'apparait dans ce film, qui rappelle certes Mommy, si ce n'est que c'est l'enfant plus que la mère qui est mis en avant, mais également Polisse ainsi que l'émission Pascal le grand frère. Si les 10 premières minutes peuvent sembler interminables, la suite, heureusement, passe à une vitesse incroyable et s'avère captivante à suivre.
    Grâce à des prises de vues de la Drôme magnifiques; grâce surtout au casting (hallucinante révélation qu'est Rod Paradot, brillante prestation de Benoit Magimel et très belles interprétations de Sara Forestier et surtout Catherine Deneuve magnifique. Grâce, enfin, à l'approche prise ne manquant pas d'égratigner la stupidité voir l'efficacité de certaines administrations (notamment un manque de tact dans certaines situations qui vont surement vous faire bondir) rendant de façon assez précise un compte rendu de ce que certaines familles endurent.
    A recommander
    Joce2012
    Joce2012

    Suivre son activité 34 abonnés Lire ses 167 critiques

    5,0
    Publiée le 14 mai 2015
    Excellent film, très bien interprète, retraçant la difficulté de réinsérer des ados délinquants, on leur donne leur chance mais ils n'arrivent pas toujours à la saisir pour des raisons de violence ou autre comme le milieu familial... film à voir
    Loïck G.
    Loïck G.

    Suivre son activité 169 abonnés Lire ses 1 217 critiques

    4,0
    Publiée le 14 mai 2015
    Sur le thème général de l’éducation de l’enfance difficile, Emmanuelle Bercot retrouve les accents de « Mommy » et l’esprit des frères Dardenne. En militante cette fois de la cause, la réalisatrice n’esquive aucun coup, et surtout pas la candeur d’une rémission illusoire. Elle dit le travail des éducateurs, leurs doutes et leurs faiblesses, montre les failles de l’administration judiciaire, mais aussi sa raison d’être, face à un système où la sauvagerie et l’innocence se liguent plus que de raison. Si le scénario ne laisse échapper aucune pièce du dossier de la petite enfance bringuebalée, il faut aussi saluer la remarquable prestation des comédiens. Le plus amateur d’entre eux, Rod Paradot (le rôle principal) libère un personnage d’une intériorité totale et d’une puissance émotionnelle sans limite. Deux soutiens de taille : Catherine Deneuve et Benoît Magimel qui ne faiblissent jamais.
    Pour en savoir plus
    Marie L.
    Marie L.

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    1,5
    Publiée le 28 mai 2015
    Grosse déception pour ce film que j'attendais avec impatience. L'interprétation de Catherine Deneuve est mauvaise, elle nous livre un rôle de juge paternaliste absolument pas crédible, les dialogues sont creux et surfaits, on n'évite pas certains clichés (il suffit de regarder la tenue vestimentaire de la greffière ou encore le coup de l'éducateur sauvé dans son adolescence par cette même juge qui s'identifie ensuite à l'ado qu'il suit...). On se demande si la réalisatrice s'est vraiment informée quant à la réalité d'une audience dans le bureau d'un JE (le parquet n'est jamais présent!).

    Ce qui sauve ce film est l'interprétation de Rod Paradot qui interprète son personnage de manière juste et convaincante.
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