La Tête haute
Note moyenne
4,0
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458 critiques spectateurs

5
81 critiques
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89 critiques
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tixou0

788 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2015
"Malony" (sic..) est né sous une mauvaise étoile - il a une mère "cassos" (Sara Forestier, hirsute, habillée comme une traînée et dotée d'une denture ruinée - prothèse la défigurant pour les besoins du rôle - surjoue), qui l'élève (fort mal) seule (entre deux aventures), ainsi que son demi-frère cadet. La scène est à Dunkerque - bienvenue dans le quart-monde autochtone, chez les "Sans-dents" (ou promis à l'être). Le gamin passe du statut d'"enfant en danger" à celui d'"enfant dangereux" - à 16 ans, déscolarisé, gravement illettré, il a un "palmarès" déjà éloquent, fait de violences (il ne supporte pas la moindre contrariété, de personne, et joue des poings, incapable de s'exprimer et s'expliquer, avec un vocabulaire ne comptant que quelques toutes petites centaines de mots) et de vols (de voitures surtout - à cet égard encouragé par son irresponsable de génitrice). Depuis 10 ans, et s'apprêtant à prendre sa retraite, c'est le même juge des enfants qui suit ce cas apparemment désespéré (chaque petit effort pour s'amender étant suivi par une nouvelle révolte, et d'autres actes de délinquance). Le personnage est incarné par celle "Qui s'en va" (en 2013), déjà devant la caméra d'Emmanuelle Bercot, Catherine Deneuve (toujours amidonnée). En magistrat, c'est une (grande ?) bourgeoise (elle boit de l'eau de Châteldon - cette rareté qu'on ne trouve que dans certaines épiceries fines - et arbore un superbe sac à main : des détails très révélateurs du statut social, comme le prénom...). Ce "La Tête haute" (pour faire écho à la "rédemption" du jeune héros, spoiler: saisi par la grâce de la paternité précoce,
) est une sorte de docu-fiction : "plongée chez les Misérables" - des années 2000 (avec aperçu documentaire de la gamme de sanctions utilisable pour les mineurs délinquants). Rien de bien original dans la démarche (on se souvient opportunément qu'Emmanuelle Bercot co-scénarisa, dans la même veine, le très surfait "Polisse"), ni de bien passionnant dans la dramaturgie. Le néophyte Rod (sic) Paradot, encensé par le boboland qui vibre à ce genre de film "impliqué", ne fait aucun effort de composition, et ne livre donc qu'une prestation prévisible. Complétant la distribution des rôles principaux : la "fiancée", au physique entre l'oisillon et le garçonnet (Diane Rouxel), passant spoiler: étonnamment du choc du viol à la cristallisation amoureuse..
.. convainc peu ; reste le "nouvel éducateur" - la partie la mieux tenue, par Benoît Magimel.
tupper
tupper

197 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2015
Après ma période comédie, un changement radical avec ce drame au coeur de la justice pour mineur. J'ai été pris aux tripes du début à la fin constamment balloté entre compassion, souffrance, révolte, colère, ... Une machine à émotions donc, mais aussi un côté documentaire sur les rouages de cette justice particulière et de ses protagonistes magnifiquement incarnés par un casting pertinent et inspiré.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 mai 2015
Magistral. Une claque pour l'étudiant en droit que je suis. Un film humanisant et humanisé. Un film au cœur d'un problème majeur : comment la justice peut aider un enfant déshumanisé, désorienté et en péril ? Ce film mérite d'être palmé au festival de Cannes.
Pauline_R
Pauline_R

195 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mai 2015
Un film magnifique qui aurait parfaitement eu sa place en compétition officielle au Festival de Cannes. C'est à la fois hyper réaliste, puissant et émouvant, avec une direction d'acteurs impeccable. Rod Paradot, de quasiment tous les plans, en est la grande révélation : son regard est saisissant et touchant. Il est bien entouré par une Catherine Deneuve, qui reste comme elle est tout en réussissant à être très crédible en juge pour enfants, un Benoît Magimel, jamais vu aussi bon depuis longtemps et une Sara Forestier, à la fois énervante, touchante et comique (même si on aurait pu se passer du dentier de chicots pourris qui rend son personnage un peu trop caricatural). On a comparé le film à Mommy mais je le rapprocherais plus du très bon State of Grace pour son sens du réalisme social et l'émotion qui s'en dégage.Une belle réussite.
Jorik V

1 366 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2015
Qu’elle soit actrice (le magistral « Polisse ») ou réalisatrice (le sublime « Elle s’en va »), Emmanuelle Bercot se mesure toujours à un cinéma en prise totale avec le réel. « La Tête haute » ne déroge pas à la règle en suivant le parcours d’un adolescent en complète perte de repères et face à ses tourments. Entre le bureau de la juge pour enfants, les maisons d’éducation et la prison et face à un contexte social plus que difficile, elle choisit de montrer le quotidien d’un garçon à qui la vie n’a pas fait de cadeaux mais avec un beau message d’espoir, loin de tout déterminisme social mais qui dénote une profonde fracture sociale.
Son cinéma sonne juste et frappe fort. Très bien documentée sur le sujet et les rouages de ces tribunaux, Bercot a su donner de l’intensité émotionnelle à chacune de ses séquences, certes un brin répétitives entre bureau du juge et maisons d’éducation, mais démontrant l’impasse dans laquelle peut se trouver un adolescent délaissé par tout, partout et par tous. Ces récurrences révèlent l’impasse dans laquelle il se trouve, où chaque nouvelle montée de violence et chaque mot peut le renvoyer à la case prison, là où son destin l’attire irrémédiablement. L’amour va sauver cette âme en peine et là est la beauté du message : on peut s’en sortir.
Certaines scènes déchirent le cœur comme celle à l’hôpital où, assumant enfin ses responsabilités, le jeune Malony interrompt l’avortement de celle qu’il aime. Ou bien celle face à son éducateur en bout de course, à qui il glisse un je t’aime qui veut dire beaucoup. Des silences magnifiques aussi. Tout comme des regards qui vous transpercent le cœur. « La Tête haute » fait partie du meilleur du cinéma français, un cinéma de l’émotion et du vrai qui n’en oublie pas de faire réfléchir sur la détresse sociale. On sous-entend que les catégories de population les plus pauvres engendrant souvent délinquance, abandon de l’école, violence ou autres mais qu’il est toujours possible de s’en sortir comme le montre le personnage de Benoit Magimel.
Mais ce film dur mais qui se révèle lumineux doit beaucoup à son quatuor d’interprètes. Catherine Deneuve qui ne s’était pas faite aussi bien filmée que depuis qu’elle fréquente la réalisatrice (elle était déjà l’héroïne magnifique et magnifiée de « Elle s’en va »). Benoit Magimel qui nous rappelle à son bon souvenir de la plus belle des façons dans un rôle d’éducateur qui semblait fait pour lui. Sara Forestier qui joue la mère prolétaire et laxiste de manière bluffante sans tomber dans les clichés. Et bien sûr Rod Paradot, impressionnante révélation. Il est de presque tous les plans et imprègne la pellicule comme personne du haut de ses dix-sept ans. Entre rage et douleur, il fait peur et émeut à la fois. Ses colères et ses larmes resteront longtemps gravées dans nos mémoires de spectateurs. Et tous ensemble, ils peuvent être fiers de ce film et peut-être monter les marches du Palais des festivals le soir du palmarès, la tête haute, pour recevoir un prix plus que mérité !
Christelle R.
Christelle R.

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2015
J'ai été émue,
J'ai été apeurée
J'ai été incrédule
J'ai été fascinée
J'ai été impatiente
J'ai été ravie ?
J'ai été déçue ?
Larmes. Sourires. Soupirs.
En tout cas, j'y ai pense toute la journée
C'est du cinéma comme on aime non?
nicoreflexo
nicoreflexo

9 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mai 2015
Un film juste correct sur un sujet que je connais bien, étant moi même éduc spé. La révélation et la bonne surprise du film est l'interprétation de ce jeune acteur écorché vif. Deneuve n'est pas crédible. Magimel fait juste le taf. Beaucoup de longueurs et de stéréotypes. Je préfère mommy, states ou grace et bien entendu polisse qui étaient plus émouvants et intéressants.
cinono1

370 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juillet 2015
Les conflits entre génération existent depuis la nuit des temps. Dans la cadre d'un perte de transmission parents-enfants (avec des parents immatures et un univers instable), Le film suit la trajectoire ballotté d'un jeune ado insoumi à l'ordre établi et suivi sur près de 10 ans par les services de justices établi. Et c'est la la principale réussite du film, d'avoir su faire subtilement ressentir le passage du temps qui modifie les comportements, les jugements (et sans l'ombre d'un encart) Le ton est sec comme dans un Pialat, la valeur étalon du cinéma social Français, mais il entretient plus de compassion, Emmanuel Bercot n'abandonne pas l'espoir, certaines histoires s'offrent de belles fins, pourquoi pas celle-ci... Les acteurs sont remarquables, il serait injuste de ne pas dire que Catherine Deneuve est ici, formidable de justesse et d'énergie. Une radiographie documenté et passionnante, qui passe par les différentes palettes d'émotion de la joie à la colère, pour filmer cette incompréhension, cette difficulté à entrer dans le monde adulte qu'éprouvent tant de jeunes adolescents aujourd'hui
Sophie B.
Sophie B.

26 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2015
Un film dur , magnifiquement interprété,plein d'espoir un choc aussi fort que Mommy
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 mai 2015
Si on a dit au jeune interprète de Malony de "faire caractériel", c'est très réussi. On reproche à Sara Forestier de surjouer le rôle de "mère célibataire paumée": la réalité aussi, hélas! surjoue parfois. B. Magimel campe un éducateur un peu déliquescent et fatigué. Comme juge pour enfants, C. Deneuve est aussi crédible que le seraient Balasko en Lady Gaga ou Ruquier en professeur au Collège de France. Les petits rôles sont, eux, d'une exemplaire sobriété. Le scénario repose sur deux choix : une adolescence violente et délinquante dans un milieu "socialemente défavorisé", et une série de catastrophes où la violence grandit avec le protagoniste et dont l'issue est un "happy end" digne du Hollywood des grandes années. Au premier, on se dit: pourquoi pas ? Encore que l'actualité confirme que des ados délinquants et violents peuvent surgir dans des familles qui ne sont pas en principe "socialement défavrisées". Le second fait problème: dans la réalité, la probabilité est grande que l'adulte Malony reproduise, au détriment de son(ses) enfant(s), ce qu'il a vécu enfant et ado. Au total, et à part le dernier quart d'heure, c'est un bon documentaire sur la trajectoire d'un adolescent non éduqué, non instruit, violent, inconscient et dangereux, pour lui comme pour les autres, qui cause un accident de voiture sur autoroute où son petit frère est blessé et où tous deux et d'autres usagers auraient pu perdre la vie. Dans ce tableau, les hommes font surtout partie du mobilier: avocat, policiers, gardiens de prison, agents de sécurité. Le grand-père de Malony apparaît en courant d'air lors d'une audition, échange des insultes avec son ex-bru puis disparaît. Le film est réussi dans la mesure où, à la fin, on hésite sur ce qu'il faut en penser: "Engrosser une jeune fille peut avoir une vertu thérapeutique", "Le mâle français casse tout quand on le contrarie", ou simplement "Comment en est-on arrivé là?" .
jfayet
jfayet

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2015
Excellent, bien servi par un casting parfait. Mention spéciale pour Sara Forestier et puis des révélations dans les second rôles comme Rod Paradot, Diane Rouxel. Catherine Deneuve est lumineuse.
95% de l'histoire tient et puis quelques approximations comme la relation Deneuve / Magimel mais qui ne changent pas grand chose au bilan.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 mai 2015
Le film n'évite pas les clichés du sujet mais nous livre une vision assez juste de la difficile prise en charge de ces mineurs. Le jeune Rod Paradot est assez bluffant dans le rôle de Malony. Cette histoire montre bien la difficulté des éducateurs pour apprivoiser ces ados en souffrance et cette "Tête haute" leur rend un bel hommage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mai 2015
Film nécessaire, La Tête Haute est très réussi. Fin, réaliste et sans pathos, il vous emmène dans une réalité qui nous dépasse, à la découverte de ces jeunes qui n'ont plus foi en la société. Pourtant le message respire l'espoir et les 2h passées devant le film sont haletantes. L'intérêt ne faiblit pas. Critique complète en cliquant sur le lien.
Christian Wacrenier
Christian Wacrenier

24 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mai 2015
Un film plein de bonnes intention et généreux que l'on aimerait aimer sans restrictions. Parmi les points positifs, l'énergie désespérée de Rod Paradot, le jeune acteur, la tristesse attentive de Magimel et la présence sensible de Deneuve (oublions Forestier caricaturale et peu crédible)
Trop de scènes répétitives alourdissent le scénario qui se veut démonstratif. Une leçon d'instruction civique nous est donnée sur le fonctionnement de la justice, comme par exemple dans cette scène où l'instructeur rappelle au jeune révolté qu'il coûte 230 euros par jour à la société qui essaie de l'aider! Autre scène pédagogo : de jeunes Arabes ou Blacks sont en rage de voir que le "blanc" a été traité avec indulgence alors qu'ils auraient été plus lourdement sanctionnés... et puis c'est au tour du "blanc" d'accuser la responsable du centre de le traiter avec sévérité alors qu'elle aurait été tolérante avec des arabes ou des Blacks!
La fin de l'histoire est morale. Elle rappelle à tous que par la responsabilité on devient adulte. En acceptant d'être père, le jeune sauvage entre dans la civilisation. L'épisode de l'avortement peut inquiéter car il illustre la thèse des adversaires de l'interruption de grossesse. Ce n'est évidemment pas l'intention de la réalisatrice mais il y aura bien des esprits pour l'interpréter ainsi!
Enfin la musique souligne sans utilité les scènes tragiques. Schubert et ses accents déchirants tant de fois utilisés viennent souligner ce qui n'a pas besoin de l'être.... et puis, pour bien des cinéphiles il évoque Barry Lyndon!
En résumé, les longueurs, les répétitions, les insistances, la fin faite pour émouvoir et plaire au plus grand nombre font d'un film qui aurait pu être fort et sans concessions, un film pour l'ouverture du festival de Cannes!
Valerie N
Valerie N

22 abonnés 216 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mai 2015
Ce film m'a fait l'effet d'un coup de poing. C'est un film qui colle à la réalité. La réalisatrice a fait un très bon travail de recherche. C 'est magistralement interprété, tous les acteurs sont vraiment excellents.. C'est prenant, bouleversant, il y a un sentiment d'impuissance face à la détresse de ces jeunes. Il est difficile d'aider des personnes qui n'ont que la colère pour se défendre, et qui dès le départ n'ont pas les bonnes cartes en main. Excellent film.
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