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Gaston14
3 critiques
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4,5
Publiée le 1 août 2021
spoiler: Magnifique premier film. Un regard bienveillant mais lucide, un premier rôle superbe, des acteurs (amateurs!) vraiment parfaits. Une vision désenchantée mais sans jugement sur un quartier. Un film qui donne à voir sans juger, sans rien minimiser non plus. Tout est dans la retenue, aucune leçon n'est donnée.
Un film loin très loin même des blockbusters (pas de spectacle, pas de cascade, pas de mise en scène extraordinaire). Mais juste un beau film épuré à voir pour la démonstration de l'histoire ordinaire d'une mère dans la difficulté sociale qu'implique de vivre voire survivre dans les quartiers nords de Marseille. Certes, a priori, banal... mais c'est justement cette cynique banalité qui touche où l'amour, la dignité et la résilience maternels procurent un summum d’émotions.
Le second long métrage de Hafsia Herzi a autant de charme que le premier, avec une touche émotionnelle en plus. Certes, sur un sujet similaire, "Fatima" de Philippe Faucon ou "Ibrahim" de Samir Guesmi étaient plus forts. Mais Hafsia Herzi confirme un vrai talent de scénariste et réalisatrice. À voir.
Un excellent film !!! C' est le film que j aurai aimé réaliser car le sujet est sensible, j aime mettre en lumière ces personnes invisibles qui se sacrifient pour les autres. Ce film me parle beaucoup et rend hommage aux personnes qui vivent dans l ombre et qui pourtant apportent énormément. J ai adoré ce film bien fait on ne s ennuie pas, je le recommande vivement;
C'est son visage, son sourire et surtout son regard qui donne autant de lumière à ce film si sombre . Le personnage de la mère rayonne, la comédienne est si troublante, si authentique. Les autres personnages qui gravitent autour d 'elle sont alors les reflets de son humanité et ça donne des échanges aux dialogues très vrais et puissants . Il y a cette précarité, cette misère humaine mais il y a aussi beaucoup d'émotions, de tendresse, d'amour. Heureusement que dans ces quartiers oubliés et cachés il reste encore ces femmes au coeur vaillant ...
Un film tres autentique, je ne sais pas si les acteur son amateurs ou des vrais commediens, dans tous les cas ils ont bien reussi a me transmettre leurs emotions. un peu depriment mais interessant.
Nora, la cinquantaine, femme de ménage, veille sur sa petite famille dans une cité des quartiers nord de Marseille.
C'est la seconde réalisation de l'actrice Hafsia Herzi. Le tournage a eu lieu dans le quartier Les Oliviers, là où la Française à grandie. Ce film est présenté dans la sélection Un Certain regard du Festival de Cannes 2021.
J'aime ce genre de drame social à la Française. Nous ne sommes certes pas devant un film au niveau d'un Ken Loach mais ce n'est pas une raison pour bouder son plaisir devant ce bon résultat.
Ce drame va nous plonger au cœur des Quartiers Nord de Marseille. On sent réellement une touche d'authenticité à travers l'histoire de Nora. Cette femme de ménage se démène comme elle peut pour faire marcher son foyer. Nous allons être devant la dure réalité économique de ces quartiers populaires. On est dans une description qui essaye d'être le plus juste possible, sans tomber dans les travers exagérés souvent vu.
Le personnage de Nora va être très émouvant. Rapidement, on va se prendre d'affection pour elle. Tous les matins elle se lève aux aurores pour enchainer deux boulots et une fois à la maison. Son côté travailleur force le respect surtout qu'elle ne blâme personne pour sa situation précaire.
La performance de Halima Benhamed pour son premier rôle au cinéma est remarquable. Il faut savoir qu'elle était venue accompagner sa fille Sabrina au casting, mais n'avait pas envisagé d'être dans le film. Finalement, mère et fille dans la vie, vont l'être aussi à l'écran. Cela explique la complicité naturelle entre Halima et Sabrina. Je tiens aussi à saluer la prestation de Mourad Tahar Boussatha.
J'ai bien aimé le travail sur les relations familiales compliqué. Entre trois générations vivant dans le même appartement, l'opacité sur la vie du fils, son autre qui est en prison, et sa fille voulant de l'argent facile, rien n'est facile.
C'est d'ailleurs l'axe autour de cette dernière qui est en trop selon moi. On va un trop loin en comparaison aux autres, et cela sort un peu de la dynamique du film.
Vu ce soir à Nancy en compagnie de la réalisatrice. Oui comme disent certaines critiques de spectateurs, ça braille, ça gueule, on se coupe la paroles et le langage est parfois celui de banlieue ou de jeunes. Mais on suit la vie de cette femme et de ceux qui l'entourent. Ça respire le quotidien, la simplicité et aussi la fraternité et l'amour. 1 ou 2 scènes un peu en trop ( trop d'insistance sur l'activité de la jeune fille à mon goût), mais de bons moments. Des émotions. De l'espoir. Des petites joies.... On a presque envie d'avoir Nora comme 2eme maman...
Nora la cinquantaine est femme de ménage. Seule pour élever ses trois enfants, son quotidien se résume à travailler tous les jours dès 5 heure du mat’ et de jongler avec deux boulots pour tenter de boucler ses fins de mois difficiles. Ellyes l’aîné est en prison, Sabah la cadette joue les dominatrices SM à défaut de pouvoir se satisfaire de ses allocations tandis que Jawed le benjamin est plus occupé à sécher les cours et à jouer aux jeux vidéo plutôt qu’à aider sa mère.
Pour son second long-métrage, la jeune réalisatrice (34ans) Hafsia Herzi nous entraîne en plein cœur des quartiers nord de Marseille (une cité qu’elle connaît bien puisqu’elle y a grandi) et réalise ici un très beau et virant drame social. Le personnage de Nora est inspiré de sa propre mère, la réalisatrice nous offre ici un film à mi-chemin avec le docu-fiction.
Bonne Mère (2021) s’avère à la fois sincère, touchant et criant de vérité, sous la forme d’une exploration sociologique en pleine coeur d’une cité à l’abandon et livrée à elle-même sur les hauteurs de Marseille. Les personnages y sont haut en couleurs, mentions spéciales à Halima Benhamed (Nora) et Sabrina Benhamed (mère & fille à la ville !). Composé en très grande partie d’un casting de non-professionnels, force est de constater que ce film s’avère être une vraie réussite, une vraie bouffée d’air frais, alternant drame, résilience et moments de fous-rires (le quatuor de nanas s’adonnant au BDSM).
Nora, la cinquantaine, habite les quartiers nord de Marseille. Chaque matin, elle se lève aux aurores pour aller, en métro puis en bus, à Marignane faire le ménage dans les avions. Elle doit élever seule ses enfants. L’aîné, Ellyes, est en prison. Les trois autres sont à sa charge : un garçon, gros nounours paresseux, deux filles, dont la cadette, Sabah, à la recherche d’argent facile, est sur le point se prostituer, sans oublier sa belle-fille et son petit-fils. Nora a patiemment épargné l’argent nécessaire à une coûteuse opération dentaire. Pourra-t-elle utiliser cet argent pour elle-même ou devra-t-elle une fois de plus le sacrifier pour sa famille ?
La jeune actrice Hafsia Herzi, révélée par Abdellatif Kechiche dans "La Graine et le Mulet", poursuit une belle carrière devant la caméra ("La Source des femmes", "L’Apollonide", "L’Amour des hommes", "Madame Claude"…) et tourne avec Bonne mère son second film après "Tu mérites un amour". Il est dédié à sa mère, qui comme la Nora du film, a élevé seule dans une cité HLM de Marseille Hafsia, ses deux sœurs et son frère.
Sélectionné à Cannes dans la section "Un certain regard", "Bonne mère" décrit la vie quotidienne de Nora, sa fatigue, sa bonté, sa résilience. Il fait la part belle aux scènes de groupe, filmées en plans rapprochés, à leur joyeux brouhaha où fusent les vannes et les invectives. Comme son titre, malin, l’annonce, il aspire à être la description d’une ville tout entière à travers celle d’une de ses habitantes.
Sauf à avoir un cœur de pierre, il est difficile de ne pas s’attacher à ces personnages. Pour autant, les bons sentiments ne suffisent pas à faire de bons films. Les situations de "Bonne mère" sont trop archétypales (l’aîné en prison, la cadette au tapin) pour être intéressantes, les acteurs pas assez dirigés pour être convaincants (Halima Benhamed, l’actrice non professionnelle qui interprète Nora, semble figée dans une seule attitude). Dommage…
Ce film pousse au mépris des quartiers défavorisés avec le pire scénario possible qui puisse exister : une mère isolée qui ne fait que subir les erreurs de ses enfants. Des enfants qui ne souhaitent pas et ne font RIEN pour s’élever socialement ni s’intégrer. La fille qui a un enfant dont elle ne s’occupe pas est prostituée tout comme ses copines... Le fils qui en prison se fait livrer de la drogue par sa mère qui ne lui refuse rien et qui sacrifie tout pour lui ... et ce n’est pas mieux pour les autres membres de la famille.... Ce film est une pure honte... on ne pouvait s’attendre à mieux quand on sait que la réalisatrice a été condamnée parce qu elle a insultée de sal arabe un taxi ...
Une actrice qui s'essaye à la caméra, particulièrement lorsqu'on soupçonne derrière le scénario quelques brins d'autobiographie, fait parfois craindre le pire. "Bonne mère" va contre nos préjugés les plus vils. En effet, la comédienne réalisatrice met en scène des comédiens dans une ville qu'elle connaît bien, Marseille, dont elle a emprunté le surnom de Notre Dame de La Garde pour qualifier cette mère-courage, prête à tous les sacrifices pour élever ses enfants. Elever est le verbe juste. Car cette mère donne toute sa magnifique énergie pour sauver sa progéniture du déterminisme qui pèse sur les gens de banlieue qui grandissent dans les Quartiers Nord.
Il y a beaucoup de beauté et de dignité dans le regard qu'Hafsia Herzi porte sur cette famille. Elle ne juge pas. Elle donne vie à des pépites du quotidien, où les larmes côtoient les rires. L'unité familiale est soutenue par une femme. Les pères sont absents, ou en prison. La mère tente de faire vivre dans son nid familial des valeurs de travail et de respect de la République, au point parfois de se mentir elle-même. Mais elle garde la tête haute, toujours. La réalisatrice ne succombe jamais à la démagogie. Elle montre la brutalité du trafic de drogue, les réseaux de prostitution qui grignotent l'intégrité des jeunes-femmes, et l'insatiable besoin d'argent qui pousse à toutes les corruptions.
"Bonne mère" est un film qui fait du bien. Il réconcilie celles et ceux qui soutiennent qu'aucune intégration des minorité n'est possible, avec celles et ceux qui considèrent avec naïveté et incrédulité la question du vivre-ensemble en France aujourd'hui. Voilà un grand film qui fait du bien, à quelques mois d'une campagne présidentielle qui devrait être redoutable.
La réalisatrice et les interprètes font de cette histoire à priori ordinaire un summum d’émotion, une ode à l’amour maternel et à l’amitié simple et sincère. Un beau film, ni spectaculaire, ni original, simple témoin épuré du quotidien d’une mère dans la difficulté et qui fait face avec dignité et dévotion.
Le cinéphile repensera beaucoup à « Fatima » (2015). Même milieu. Même difficultés sociales. Même dureté du quotidien. Même volonté de faire pour le mieux pour ses enfants. Avec de nouveau appel à des interprètes non professionnels, sortis du cru. Pour plus de sincérité ? Voilà pour le fond. Pour ce qui est de la forme, ça braille, ça crie, tout le monde parle en même temps ! Le vocabulaire est répétitif et n’est pas dans les standards de la Comédie française, c’est le moins qu’on puisse dire. Et la caméra est le plus souvent collée aux visages. On aime ou on n’aime pas. C’est un effet de style comme un autre mais trop c’est trop.