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Jean-luc G
88 abonnés
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3,5
Publiée le 17 mai 2026
Un portrait très daté, désabusé de mâles quarantenaires, mal dans leur peau, machos de pacotilles, qui friment à l'extérieur et baissent la tête à la maison. Un film indépendant, à relativiser avec les yeux de l'époque et la filmographie de l'auteur centrée et respectueux des femmes. On parle beaucoup, on fume, on boit. Les dialogues sont superficiels, le mal-être profond. Il pleut beaucoup à Londres (caricatural!) et le trio ne rentrera pas guéri des rencontres féminines ni tarifées, ni salutaires. La mère de tes enfants t'attend dans ton pavillon de banlieue. Bien plus tard, Vinterberg parlera d'un sujet semblable dans DRUNK. streaming - mai 2026
" Husbands " (1970 ), constitue une proposition de cinéma en opposition aux codes hollywoodiens. Exemple emblématique de ce qu'est le cinéma indépendant américain, cet opus de John Cassevetes bénéficie encore aujourd'hui d'une réputation prestigieuse.
Ce qui compte pour le cineaste, me semble-t-il, c'est de parvenir à montrer les bouleversements émotionnels de trois copains qui viennent d'enterrer le quatrième larron de leur groupe.
Le choc émotionnel ressenti par ces trois amis est l'occasion de remettre ( brièvement ) en cause la justesse de leurs choix existentiels. Mais peut-on changer le cours de sa vie, une fois que certains choix irrémédiables ont été faits ?
Cassavetes nous met dans la position de témoin face à ce groupe de copains qui part momentanément en vrille.
Scènes étirées, les dialogues sont ceux de personnages en état second, dont la joie apparente cache une mélancolie profonde.
Le visionnage du film procure parfois un sentiment de malaise, d'ennui même ( à l'image de ce que ressentent les personnages ? ).
C'est après coup que le film laisse ( ou pas ? ) une empreinte dans l'imaginaire du spectateur. Qui n' a pas rêvé de changer de vie ?
Finalement " Husbands" est peut-être une sorte de portrait de ce que représente la pulsion émotionnelle se manifestant à l'ecran ?
C'est parfois un peu longuet, un sentiment de malaise diffus pas très agréable parcoure " Husbands " ( sans doute en rapport avec le ressenti éprouvé par les personnages ), mais sur le fond, c'est quand même fort !
Tous les vieux films qui ont eu un (relatif) succès n'ont pas forcément vocation à rester culte et celui-ci en est un parfait exemple. Si le film a eu un relatif succès critique et commercial à sa sortie, force est de reconnaître qu'aujourd'hui, il n'aurait pas le même succès. Le film est profondément long, très long, beaucoup trop long. Il n'y a véritablement que 3 scènes dans ce film et elles durent des plombes : une scène dans un bar, une scène dans un casino et une scène de drague (qui elle pour le coup, a vraiment mal vieilli). Pour une comédie (même dramatique), on ne peut pas dire que le film soit généreux en humour et il repose essentiellement sur l'alchimie entre les trois acteurs principaux, mais ça reste un peu léger. Les acteurs sauvent un peu le tout. Mais franchement, une fois le dilemme de l'adultère vaguement traité, le film n'a pas beaucoup d'intérêt et il est ennuyeux.
Beaucoup de bavardages et de longueurs. Le scénario est intéressant mais n'est pas poussé très loin. Le film tient garce aux acteurs qui portent le film à bout de bras. Le seul intérêt du film est dans le décor du New York des années 1970.
Heureusement que Cassavetes et Falk ont exorcisé cette bouse absolue en tournant peu après un Columbo mémorable (Etude in black). Ils ont bien compris que pour entrer dans la postérité, il valait mieux un excellent divertissment qu'une bouse prétentieuse et auto-proclamée chef-d'oeuvre.
Le tout est de dire si l’on aime ou non le cinéma de Cassavettes. Je suis mitigé sur certains opus. Celui-ci est vraiment ennuyeux au possible. C’est comme si nous avions le cœur des hommes mais en version bavarde, existentielle et délurée. Les personnages ne sont pas attachants et tout est inintéressant.
Un film à la Godard où le Maître, grisé par son succès, se permet de lâcher ses acteurs – dont lui-même - dans des variations sur la vie, la mort et la liberté au cours d’ improvisations de beuverie interminables, rarement drôles et parfois répétitives… Seul intérêt, incontestable : l’originalité et la créativité des plans et des prises de vue…
Essayons de distinguer fond et forme... Reconnaissons donc au réalisateur une cohérence dans sa mise en scène voulue réaliste qui enchaîne des scènes révélatrices sur la psychologie d'un trio (à la complicité évidente) endeuillé, hommes blasés, esseulés malgré leur vie sociale, confrontés à la réalité d'un temps rapidement dilapidé. Cependant au pessimisme désabusé s'ajoute une vision des relations de couple extrêmement dérangeante, tant par la violence présentée comme indispensable que par l'image de ces dames capables de tous les vices, et tolérables uniquement dans la soumission ou la maternité. Une crise de la quarantaine machiste et pathétique.
En laissant une énorme liberté d'improvisation aux acteurs, Cassavetes prend volontairement le contre pied du cinéma hollywoodien archi formaté. Une évocation de l'amitié entre trois hommes plus qu'originale où on ne sait plus vraiment si les prestations des acteurs relèvent du film ou du reportage. Ce film élargit notre regard sur le 7ème art.
Première réalisation en couleur de John Cassavetes, une oeuvre américaine comme il en existe peu, très auteuriste, très intimiste. Il est clair que "Husbands" n'est pas un film qui plaira à tout le monde, composé de plusieurs scènes avec beaucoup de dialogues à la manière d’une pièce de théâtre, la narration est lente. On ne peut pas dire que c'est ennuyeux, juste que l'on est parfois agacé par les chamailleries incessantes de ces trois potes quarantenaires (Ben Gazzara, John Cassavetes et Peter Falk). D'autre part, il faut aimer les chansons à tue-tête de leurs soirées baignées dans l'alcool ainsi que la gueule de bois et le vomi qui va avec....Malgré tout, de nombreuses éléments soulevés par Cassavetes sont très intéressants dans "Husbands" notamment la perte d'un être cher, la crise de la quarantaine et les doutes inhérents à cette période de l'existence, la notion d'importance de la famille. Ce long métrage est imbibé par l'alcool et enfumé par la cigarette, il faut aimer ce genre très caractéristique des oeuvres de Cassavetes. Le mérite du réalisateur est de laisser les acteurs joués de manière très naturel de de très longs plans séquences, il laisse énormément de place à l'improvisation pour mettre à nu toutes les sensibilités. Cassavetes disait que le but d'un film est de "faire entrer toute une vie d’émotions et de pensées dans une capsule de deux heures". Cassavetes dans "Husbands" nous parle comme dans toutes ses oeuvres principalement d'amour : l'amour perdu, l'amour que l'on cherche, l'amour déchu. Un film intelligent qui malgré tout peut être agaçants dans certains scènes.
Je n’avais encore jamais vu de film de John Cassavetes. J’ai donc voulu commencer par celui-ci. Je n’ai pas du tout aimé, je n’ai jamais pu rentrer dedans. Obligé de m’y reprendre à plusieurs fois. Je n’ai aimé ni la mise en scène, ni l’histoire, ni le jeu des acteurs, pourtant tous talentueux. Et puis c’est long, très long...Du coup, cela ne me donne pas envie de voir d’autres films du réalisateur...
Quel ennui, je suis parti avant la fin alors que j'ai pourtant une assez bonne tolérance. Vu en 35mm dans un festival, et il n'y a pas que la pellicule et la bande son qui ont mal vieilli. Des successions de scènes terriblement longues et ennuyeuses, avec une misogyne qui a du mal à passer maintenant. Une longue scène d'enterrement pas très intéressante (qui semble courte une fois que l'on a vu la suite), puis une très longue scène de beuverie post-enterrement dans un bar, suivi d'une très longue scène de gueule de bois dans les toilettes du bar, suivi d'une scène de ménage, etc...
Ce mélodrame ennuierait beaucoup de spectateurs aujourd’hui mais il demeure un témoignage fort de l’œuvre de Cassavetes ainsi qu’un bon reflet des problèmes existentiels de certains américains de 40 ans n’arrivant pas à se situer dans leurs vies. Le style d’écriture est personnel, il finit par nous faire entrer dans le trio grâce aux gros plans incessants et indiscrets, tout en demeurant respectueux, qui expriment l’impossibilité de vivre harmonieusement. C’est assurément déprimant mais d’un grand intérêt pour les spectateurs ayant le souci des autres, quelques ils soient. Contrairement aux films des années 2010 dont les sujets portent sur les bringues, les enterrements de vies de garçons et qui se veulent carrément ludiques mais dont il ne reste que du pittoresque, ‘’Husbands’’ par ses soucis de détails extrêmement banaux et prolongés apporte une authenticité riche et profitable.
De même que la peinture à ses règles, que la musique à les siennes, le cinéma, art respectable s'il en est se doit de les respecter. Certes rien n'est sacré, rien n'est figé, sauf qu'en plus d'un art, le cinéma a cette magie qu'il communique avec son spectateur. Or quand vous êtes obligé de vous tirer sur les paupières pour éviter de dormir en regardant le film, quand ce qui défile devant vous ne suscite aucun intérêt, où est la communication ?