Film qui crée son petit buzz à ce jour car encore brûlant d'actualité puisque ce film est fortement inspiré de l'affaire Jérôme Kerviel, et surtout adapté de son autobiographie "L'Engrenage : mémoires d'un trader" (2010). C'est là le premier hic, faire un film d'après le livre de Kerviel impose d'emblée un parti pris douteux et facile. Trop manichéen sans aucun doute vis à vis de la responsabilité personnel de Kerviel et de son lien avec la hiérarchie mais la démonstration du cheminement du trader est assez palpitant pour s'affranchir de ce bémol. Barratier signe un film solide et très interessant auquel il manque surtout un peu de mesure dans cette diatribe à sens unique.
il faut quand même bien connaitre le milieu des traders pour suivre ce film pas mal réalisé , très rapide dans son montage mais il nous raconte surtout que ces garçons qui sont très doués dans leur travail sont assez incultes , et vulgaires avec un ego sur dimensionné et sans état d'âme. c'est long, assez ennuyeux , mais si vous aimez les belles photos de la Défense vous serez servi .
L’Outsider est ma grande surprise de cette année ! Sans prendre ni parti pour la Société Générale, ni pour Jérôme Kerviel, Christophe Barratier a réussi (avec brio) à réaliser un excellent thriller, qui nous tient en haleine de bout en bout. Rien à voir avec Le Loup de Wall Street, et incomparable à The Big Short, il est ici question des dérives de la finance, mais surtout de ses répercussions sur l’humain. L’humain, justement, c’est tout l’intérêt du film, car on oublie bien vite qu’il s’agit de Kerviel (l’homme qui devait 5 milliards à la SG), et sans le plaindre, ni l’envier, on en vient juste à vivre toute l’action avec lui, à être pris aux tripes et stressé, au moins autant qu’il l’est. En plus de la réalisation (n’ayant vraiment rien à envier aux productions américaines) et de cette excellente mise en scène, François-Xavier Demaison est étonnant de justesse, en trader/mentor/gourou. Et Arthur Dupont, en Kerviel, est LA révélation de ce film, offrant une palette d’émotions époustouflante. Un excellent film, à voir absolument !
Creux, trop orienté, il y a bien meilleurs films sur le montant des salles de marché Et puis l'idée de mettre en héros un tricheur me dérange un peu....
Excellent thriller il faut le reconnaitre sur un sujet toujours d'actualité. Tres beau travail du realisateur Christophe Barratier pour son récit parfait sur les tribulations du pyromane mégalomane KERVIEL, entouré d'une belle brochette de cyniques hypocrites des "beaux milieux" de la haute finance. Excellentes notes pour les acteurs aussi ( François-Xavier Demaison surtout, qui a le merite d'avoir bien connu ce "milieu" a new york ! vers 2000 / il est parfait dans le role de mentor
que la fête continue ! ( contrairement aux belles promesses de sarkozy en 2008, les mêmes techniques perdurent )
C'est l"histoire d'un trader en surchauffe qui finit par se griller et par provoquer un gigantesque incendie dans sa propre banque. Normal pour un flambeur qui avait pris la bourse pour un casino avec la bénédiction ou le laisser faire de ses employeurs. Toute une époque que L'outsider évoque à partir du livre de Jérémie Kerviel, le mieux placé pour parler de son ascension et de sa chute mais pas le plus objectif, cela va sans dire. Cette version, réalisée sous forme de thriller financier et, un peu, psychologique, est très efficace malgré une mise en scène plate qui éloigne le film de la demesure scorsesienne et même stonienne. Il est vrai que l'on connait peu ou prou les détails de l'affaire mais Christophe Barratier ne capte qu'en certaines situations la folie dure de cet intoxiqué de la finance. Les bons points sont à aller chercher du côté de l'interprétation : celle d'Arthur Dupont et surtout celle d'un François-Xavier Demaison croquignolet, en cynique et pathétique mentor de Kerviel.
Ce film raconte l'histoire dont on a tous entendu parler. On est immergés dans les rouages. Le film est bien fait. Toutefois, cette histoire est bien compliquée, terrible, pénible et stressante. Le film fait bien transparaître toute la complexité de cette histoire et surtout le côté très dur et stressant de ce métier. Toutefois cette histoire est tellement terrible et stressante, que ce n'est vraiment pas un film pour se détendre.
Plongée initiatrice dans le monde des traders. Comme souvent dans ce type de scénario, on ne comprend pas forcément tout dans les détails : le vocabulaire spécifique, les mécanismes financiers complexes. Mais peu importe ici, on arrive à suivre l'essentiel, l'état d'esprit. Et on comprend, même si c'est sans pouvoir juger définitivement et partager avec certitude les bons et les méchants, les coupables et les complices ou les innocents (qu'a priori il n'y a pas trop d'ailleurs !). Assez conforme à ce qu'on sait de la vérité judiciaire de cette affaire, le trader Jérôme Kerviel est bien présenté comme un acteur lucide et conscient de ce qu'il fait et des limites qu'il repousse sans cesse, non sans succès. On le laisse donc faire tant que la banque en profite, l'encadrement de proximité de celle-ci n'ayant alors aucune envie ni raison de l'entraver, bien au contraire ! Jusqu'au jour où, catastrophe, le retournement financier est tel qu'il n'est plus possible de fermer les yeux. Passionnant mais inquiétant.
Dans le genre les subprimes expliqués aux nuls, en compagnie de quelques traders, le cinéma vient de nous fournir « The big short » auquel je n’ai pas compris grand-chose. Le film de Barratier plein de frénésie, d’hystérie et de compassion pour son héros a au moins le mérite de poser clairement les données d’une affaire qui demeure toujours sur le bureau des juges d’instruction. C’est peut-être pourquoi le réalisateur ne s’embarque pas dans cette direction, préférant revenir en amont sur les tenants et les aboutissants de la personnalité du héros malgré lui, Jérôme Kerviel qu’interprète avec brio Arthur Dupont qui jusque-là ne brillait pas vraiment. Si Baratier prend quasiment faits et causes pour le jeune trader, il le fait en respectant semble-t-il les pièces portées à la connaissance du grand public, et sans manichéisme patent. C’est pourtant un monde de fous et d’enfiévrés qu’il nous dépeint autour d’un jeune garçon qui se laissera emporter par la folie hystérique de cet univers. L’histoire d’amour qui chaperonne les débats accentue les traits d’une personnalité que le réalisateur cerne avec le concours d’un casting porté par la présence efficace de François-Xavier Demaison. Pour en savoir plus
D'une facture trop classique pour être exceptionnelle, cette biopic d'actualité nous entraine avec brio dans le monde des traders qu'elle dépeint de manière factuelle sans intention de faire rêver.
l'histoire d'un jeune homme qui va gravir les échelons 4 à 4 pour se retrouver le meilleur trader de sa banque puis sa chute irrémédiable au sein de la même entreprise. le sous titre dit tout pour les moyens pour arriver au sommet. Arthur Dupont est très convaincant dans le rôle de Jérôme Kerviel quand à François-Xavier Demaison il est excellent dans un rôle plus cynique.
Peu importe si l'on s'est passionné pour l'affaire Kerviel ou pas, ce film fait forte impression: un grand thriller sur fond économique, l'histoire d'un homme qui perd pied avec la réalité pour l'amour du risque et du jeu. La mise en scène est nerveuse et emmenée, les acteurs tous excellents (bravo à Arthur Dupont). Le film est de plus suffisamment intelligent pour ne pas se transformer en charge totale contre La Société Générale - Jérôme Kerviel en prend pour son grade et n'apparaît pas comme une victime du système.
Un film surprenant, passionnant et détonnant. Christophe Barratier nous offre un thriller financier de haut vol, au rythme trépidant, en nous dressant le portrait ô combien humain d'un homme happé par un système. Intense et enlevé, le film est particulièrement efficace dans sa description d'un univers méconnu, ou les traders se permettent tout. Un vrai shoot de cinéma !