Les cinéphiles vont adorer....C'est truffé de références au cinéma américain, au péplum, au western, à de grands réalisateurs des années 40, 50 (je cite Busby Berkeley, Gorge Sydney, Mankiewicz, John Huston) et c'est aussi un hommage, une analyse et une critique historique de ce cinéma américain, Bref c'est du lourd traité sur le ton de la légèreté, de l'humour à la fois sur la politique, le religieux et le métier de cinéaste..... George Clooney est( brillantissime, complètement décalé dans son rôle d'acteur (empereur romain grotesque et à l'air idiot) et Josh Broslin qui va se confesser à l'église est monumental....Les dialogues sont légers avec des moments d'autodérision sur le mac Carthisme ou la dialectique plein d'incongruités joviales.....Attention ce n'est absolument pas une farce, c'est beaucoup plus subtil et cela ne ménage pas la lourdeur d'Hollywood, ni le chou, ni la chèvre, ni les décors , ni le métier d'acteur.....Rien n'est approfondit, mais tout est dit et l'on est obligé de suivre les frères Coen au bout de cette parodie de cinéma, aussi intelligente que vénielle, un peu comme si eux mêmes se confessaient devant les spectateurs de leur vision iconoclaste du cinéma......Je conseille
un film qui nous retrace de façon rapide avec un casting impressionnant tout l'univers des films américains des années 50. certaines scènes sont jubilatoires d'autres plus loufoques ou bien drôles. en réalité on nous montre le travail ardu de Mannix qui doit régler tous les problèmes et les susceptibilités de chacun.
Ave, César! : Un film des frères Coen est en soi un petit événement car beaucoup de leur film sont des classiques que j’adore (Big Leboski, True Grit, No Country…) car on connait leur folie et univers qui sont bien a eux, a l’instar des films de Tarantino. Donc, on y va avec curiosité voir ce nouveau film et c’est mi figue mi raisin car il y a du potentiel, un casting de fou, une réalisation qu’on reconnait mais d’habitude, le scénario et dialogue est un véritable petit bijou alors que la, on dirait que il y a un vrai vide, pas d’histoire, c’est juste une succession de scène a la fois cocasse et certains d’anthologie mais on a du mal a ce concentré sur une ligne directrice. Il y a la sous intrigue ou la star du film, l’acteur principale ce fait kidnappé alors tout le monde s’affole car le film peut pas être fini mais elle part vite a la trappe et on s’intéresse plus a autre chose comme la venu d’un autre acteur dans un autre film, des problèmes par ci par la pour chacun des personnages, ce qui provoque de très bonne scène très intéressants a voir mais coté scénario, on a l’impression de pas suive. Et on dirait même que ils ont mit plus l’accent sur l’hommage fait au cinéma des années 50 et de ce coté la, c’est très réussit car c’est immersif, beau, remplit de détail dans les dialogues, costumes, décors et les fameuses danses qui sont très bien chorégraphiés, c’est typique des frères Coen comme dans Big Leboski, il y avait deux trois danses originales. Parlons en d’ailleurs de la réalisation, c’est toujours aussi bien mise en scène, au mini mètre, c’est bien orchestré, non vraiment de ce coté la, c’est bon. Après, c’est encore pour l’écriture, tout les personnages ont quelques choses de sympa, mais il y a en qui sont intéressants et d’autres sous exploités, dommage. Donc voila, c’est le scénario qui gène et qui empêche le film de touché l’excellence. Car après, c’est beau a voir, pas mal de scène vraiment super et délirante, même si pour une comédie, on ne rigole pas trop mais sinon, casting et acteurs aux tops, le film est jamais chiant mais ça va jamais vers le haut, il y a du mauvais mais aussi du bon, a vous de voir.
Une satire autant qu'un hommage au Hollywood des années 50. Car derrière le rêve, il y a du boulot et c'est Eddy Mannix (excellent Josh Brolin), homme à tout faire, qui remet de l'ordre dans l'usine à rêve. Etre consensuel, cacher les frasques des célébrités, soigner les égos, tout ca pour faire réver, donner espoir aux masses populaires... Technicolor, numéros musicaux et gaffes se réalisent sous nos yeux de spectateurs conquis. L'histoire du kidnapping est moins bien emballé. Ah! comme le cinéma peut être beau, surtout sous un dimanche nuageux.
Déclaration d'amour à un âge d'or hollywoodien disparu sous couvert de satire, "Ave, César!" se perd hélas en cours de route dans une succession de saynètes afin d'offrir à chaque membre de son incroyable distribution son moment pour briller dans un numéro-hommage à un genre cinématographique d'antan (péplum, western, comédie musicale, etc). Le fait d'avoir choisi comme personnage principal, un "fixeur" - une sorte de détective chargé de satisfaire toutes les demandes d'un studio - n'est en soi pas une mauvaise idée (et Josh Brolin est excellent) mais cela a pour effet de multiplier les sous-intrigues qui s'éternisent souvent et où même le fil rouge très bavard (l'enlèvement d'un acteur célèbre incarné par George Clooney) se dilue dans l'ensemble sans prendre de réelle importance. Il en résulte ainsi une tendance à toujours se disperser pour, au final, ne jamais se concentrer sur grand chose. Les habituels ressorts comiques des frères Coen arrachent bien sûr des sourires mais leur fâcheuse tendance à se répéter depuis plusieurs années en enlève tout effet de surprise (et jusqu'à quand Clooney va jouer les imbéciles heureux dans leurs films ?).
"Ave, César!" régale bien évidemment par ses références, par son amour sincère d'une époque cinématographique révolue et du microcosme un peu dingue qui la faisait vivre, ou encore par ses pointes d'humour provoquées par un sens du décalage indéniable mais il n'en demeure pas moins un film très mineur du duo Coen où une certaine monotonie pointe trop souvent le bout de son nez.
Jolie satire hollywoodienne même si pas tout n'est parfait. Un acteur, rôle principal de son film, est kidnappé, une rançon est exigée: le producteur doit faire face a un cas d'urgence tandis que le réalisateur a la tête sur d'autres projets et les acteurs et actrices, qu'ils soient célèbres ou anonymes figurants vivent tout ceci. Le récit se déroule durant l'âge d'or hollywoodien mais aurait très bien pu se dérouler de nos jours: la description de l'envers du décor d'un tournage est absolument exquis ( a peut-être une scène a rallonge près) du point de vue technique (particulièrement une exquise séquence post-production). Mais ce qui frappe le plus, c'est l'illustration qu'un projet initial peut,soit ne jamais voir le jour ou alors être reconçu sous une autre forme et c'est précisément le cas du péplum titre qui va vous en rappeler un autre illustre. Amateur de comédies musicales des années 1930-1960, vous allez être servis sur une séquence en particulier. On pourrait regretter l'issue ou plutôt se demander si les frères Coen n'ont pas délibérément terminé le film tel que nous le voyons afin d'illustrer bon nombre d'antécédents. A vous de juger...
J'ai trouvé le film génial, très bien filmer, la mise en scène est super bonne . C'est super intéressant de voir les coulisses d'un tournage de film. En outre, le film fait des clin d'œil au comédie musical, western, film historique... J'ai vraiment beaucoup apprécié.
Malgré un léger manque de rythme, ce nouveau film des Coen reste bon, avec un casting d'acteurs éblouissants. Certaines scènes magnifiquement filmés et le film est assez original en soi. Un bon film des frères Coen, mais loin d'être l'un des meilleurs.
Le mélange des genres, à première vue, paraissait intéressant, du mélodrame au péplum, en passant par le western et la comédie musicale. Ainsi, la succession des tableaux paraissait être originale et donnait envie de voir le film. Aussi, le mélange des genres de l’histoire racontée est particulier, du documentaire au thriller d’espionnage en passant par quelques scènes fantastiques. Toutefois, l’ensemble se révèle très maladroit et le pastiche des différents genres cinématographiques déçoit beaucoup, à cause d’une écriture faible. Tout d’abord, le scénario ne tient jamais la route, l’histoire étant très improbable, avec un lot d’invraisemblances qui rendent le film très fragile. Puis, les différentes séquences sont certes plaisantes mais elles se relient très mal entre elles à cause d’un véritable fil conducteur. Ainsi, le spectateur s’ennuie et se perd dans ce petit dédale des rues du studio, entre différents plateaux, et ne comprend jamais réellement l’intérêt du film et de l’intrigue. Le film est malheureusement assez vide avec un manque de contenu. On regrettera aussi un schéma assez stéréotypé d’Hollywood au final sans réelles nuances. On retiendra toutefois quelques bons points : des comédiens talentueux mais tirés vers le bas à cause d’un manque de profondeur des personnages, à noter un superbe Ralph Fiennes qui fait rire, et on ne rit qu’une fois dans le film, de bons décors, une énergie débordante et la sincérité de l’hommage.
Josh Brolin retrouve les frères Coen, après le génialissime "No Country for Old Men" (2007) et le (pour moi) beaucoup moins bon "True Grit" (2010). "Hail Caesar !" ("Ave, César", pour nous) aligne (genre oblige - saynètes, avec "fil rouge") les nombreux et (souvent) prestigieux noms à son générique, mais c'est bien lui (en "Eddie Mannix", "fixeur" du studio "Capitol" à Hollywood, métier atypique et central - et Dieu sait qu'il n'a pas la tâche aisée) qui est le seul "actor in a leading role" - et il y excelle ! Cette nouvelle réalisation du célèbre duo n'est pas "mineure", comme lu souvent dans les pages ad hoc des médias, car ne se limitant pas à une pochade, un aperçu caustique, et impeccablement illustré, du "monde impitoyable" des "majors" américaines. Ce retour dans les années 50 (alors qu'on se demande si le grand écran va survivre à la concurrence de la télévision) est l'occasion de mêler reconstitution (méticuleuse, mais toujours décalée...) de certains des genres alors les plus populaires (western, péplum façon "La Tunique", ou - plus tard - "Ben-Hur", féeries nautiques à la Esther Williams, comédies musicales, comédies sentimentales). Les tableaux se succèdent, mais raccrochés à une intrigue principale (spoiler: on a enlevé "Baird Whitlock" - George Clooney dans l'auto-dérision, en acteur aussi égotiste que niais), autant cocasse que "sérieuse" (rôle du CPUSA, et influence dudit dans les milieux intellectuel et artistique américains - alors que l'on est alors en pleine "Guerre froide"). Et les frères Coen abordent aussi, mine de rien, plein d'autres sujets (comme : l'importance de la com' et la puissance de la presse - avec Tilda Swinton à la manoeuvre, dans le rôle double de "Thora" et "Thessaly" (sic !) Thacker, deux jumelles au look extravagant, "columnists" rivales, ou le puritanisme de la société états-unienne, ou le poids de la religion...). Le tout piquant, rythmé et fort drôle. Bref : un très bon moment ! Côté casting, si tout le monde tient bien sa partie, à signaler, outre celles des précités, les prestations épatantes de Channing Tatum ("Burt Gurney" - le propriétaire du chien "Engels"..) et Alden Ehrenreich ("Hobie Doyle") - ce dernier méritant de figurer sur l'affiche (bien plus que Jonah Hill, qui n'a qu'une très courte scène).
Suivre la journée du directeur d'un studio hollywoodien de la Grande Époque (Josh Brolin épatant) n'est pas de tout repos : gérer un enlèvement par un groupuscule communiste dont le leader est une star gay de comédie musicale prête à rejoindre l'URSS (George Clooney épatant), ne pas froisser les représentants religieux en produisant un film sur la vie de Jésus, empêcher les tabloïds de publier de vrais scoops compromettant (Tilda Swinton épatante), arranger le mariage d'une starlette en cloque, imposer un acteur bankable mais nul dans un film en costume (Alden Ehrenreich et Ralph Fiennes épatants), sauver une monteuse (Frances McDormand épatante), refuser de s'associer à l'élaboration de la bombe atomique (rien que ça)... Les Frères Coen mettent en scène un film burlesque, à épisodes multiples, qui laisse penser à O'Brother. Un film peut-être mineur mais bien plus plaisant à regarder que certains de leur « grands » films.
J'apprécis énormément le travail des frères Cohen, c'est donc avec plaisir que je suis allé voir "Ave, César" leur nouveau film. Et ce fut encore une fois une très belle expérience, j'ai passé un très bon moment devant ce film qui m'a conquis. Cependant le film a clairement des défauts, c'est indéniable.
Tout d'abord, "Ave, César" brille par ses acteurs qui livrent tous une performance hallucinante, chacun propose un personnage charismatique et original. Que ce soit Josh Brolin qui est parfait et charismatique, George Clooney qui tient un rôle qui lui colle à la peau, Scarlett Johanson absolument resplendissante, Channing Tatum qui hypnotise avec sa dance, Ralph Fiennes méconnaissable et même Jonah Hill qui malgré une apparition à temps limité, propose une performance impeccable. C'est indéniable, on tient avec "Ave, César" l'un des plus gros castings de l'année.
Ceci dit, ce n'est pas que pour son casting que le film des frères Cohen est très satisfaisant, non loin de là, le scénario et l'ambiance du film sont pour moi les deux principales qualités de ce long-métrage. Comme dans chaque films des frères Cohen, l'ambiance joue un rôle majeur dans le développement du scénario et les thèmes abordés. Et je trouve qu'elle est particulièrement réussi, on y croit à fond au studio américain des années 50 qui tente de faire un maximum de recettes mais à qui il va arrivait pas mal de problèmes. Ca part d'une histoire toute simple mais qu'est que c'est passionnant à suivre ! Le monde du cinéma est parfaitement retranscrit à l'écran(les costumes, les effets spéciaux, la direction artistique), on voit un réel effort pour que tout soit ressemblant et bien mené.
A l'inverse, même si tout est parfait dans la mise en scène et dans le script(je trouve), je ne peux pas m'empêcher de penser que les frères Cohen auraient pu creuser un peu plus loin dans leur délire, abuser un peu plus du caractère de certains personnages comme celui de Channing Tatum dont j'ai adoré le personnage mais qui selon moi n'est pas poussé assez loin pour pouvoir montrer un certain attachement. Pour cause il est trop peu montrer à l'écran comme beaucoup d'autres et quand on voit l'imagination des Cohen pour leurs personnages, on se dit que c'est dommage et frustrant.
Un gros gros casting donc beaucoup de personnages, mais aussi beaucoup de sujets abordés (guerre froide, la chasse aux communistes, la religion...) pour finalement peutd'intensité dans l'histoire. Le point fort de ce film, c'est l'humour quasi permanent, ce regard piquant sur le grand cinéma des studios hollywoodiens des années 50. Finalement, on se délecte de passer d'un plateau à l'autre, comme autant de scénettes rendant hommage d'une drôle de manière, mi-pastiche, mi-parodie, aux différents genres et aux stars de l'époque. Belle mention à Alden Ehrenreich qui a peut-être le meilleur rôle du film, son face à face avec Ralph Fiennes est génial.
Vu cette après-midi et franchement très déçu malgré une réalisation au poil et une superbe brochette d'acteurs (y compris en surprise, pour les français, Christophe Lambert)... j'aurai pensé le film plus drôle et loufoque... même si c'est un bel hommage au cinéma américain dans le contexte historique et politique de "la chasse aux sorcières". Le scénario est vraiment décevant et traîne, malheureusement en longueur. il manque le petit ingrédient qui fait que la "mayonnaise" prend. Dommage, vraiment
Fan de la première heure des Coen, je ne retrouve plus dans leurs dernières films (à part true grit) la qualité de leurs premiers films. Leur association avec Clooney engendre des films peu aboutis. Certes, on retrouve avec plaisir cette effervescence du Hollywood des années 50, cette partie est réussie, mais l'intrigue principale, très pauvre, et le ressort comique sont ratés. Seul le personnage de l'acteur cowboy offre quelques scènes intéressantes. L'histoire avec Scarlet Johansson est trop mince, le complot communiste ridicule et même le personnage de Mannix n'arrive pas à élever le film. Très moyen donc pour un film forcément très attendu.