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lograt
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4,0
Publiée le 27 octobre 2015
Un très bon film qui réussit à traiter du racisme avec humour et sans tomber dans les poncifs du genre, le ton n'est jamais moralisateur, les angles sont nombreux et différents et sans qu'on sente un parti pris de l'auteur.
Superbe comédie satirique qui dépeint avec brio les malaises liés au communautarisme et aux stéréotypes dans la société américaine. Le film traite vraiment le sujet d'un point de vu américain, on le comprend mieux lorsque l'on est un peu familier avec l'histoire afro-américaine, et on ne peut pas le transposer en France où le racisme est d'une nature différente. Ici, le but n'est pas de victimiser qui que ce soit mais bien d'exposer un malaise, et de le montrer sous différents points de vue afin d'ouvrir le débat. Pas de morale ou de réponse toute prête, c'est au spectateur de réfléchir et se faire sa propre opinion. Tout cela est fait avec un humour subtil et une très jolie réalisation à la fois classique et moderne tout comme la musique. En bref, c'est vivant, rafraîchissant, touchant et dérangeant... courrez-y!
Une avalanche de préjugés et conflits raciaux qui finissent par perdre le téléspectateur. On en vient à se demander où veut vraiment nous emmener le scénariste.Enfin c'est mon avis. Ce que j'ai aimé dans le film c'est notamment les conflits internes des personnages, leurs contradictions, leurs motivations. C'est étonnant et malheureux que de telles dérives continuent aux USA en 2015.
« Dear White People » est un film sur les préjugés qu’ont les Blancs sur la population noire. Evoluant ensemble sur le campus universitaire, il n’est pas aisé d’imposer les idées des uns et des autres et de vivre ensemble dans le respect de chaque communauté. Récompensé au Festival de Sundance, le long métrage de Justin Simien est basé sur sa propre expérience personnelle. Souvent comparé à Spike Lee, le jeune réalisateur sait manier la satire et nous le montre ici avec talent. Cependant, il avoue vouloir varier les sujets et faire en sorte que le spectateur se forge sa propre opinion sur chacun d’eux. Envieux de varier les thèmes de son cinéma, il propose un premier long-métrage sur le racisme de notre société actuelle sans tomber dans le cliché. Il fait également attention à ne pas prendre le contre-pied et se faire taxer de racisme envers... les blancs, ce qui aurait pu arriver au vu de la façon dont le sujet est traité !
Pour mener à bien son projet, il s’est entouré d’un casting de qualité et pourtant peu expérimenté : Tyler James Williams (Lionel), vu dans la série « Tout le monde déteste Chris » où il tient le rôle éponyme, Tessa Thompson (Sam White) que l’on peut voir à l’affiche de « Selma » ou du film « Les couleurs du Destin », la très sensuelle Teyonah Parris, que l’on a découverte dans la série « Mad Men » ou encore Brandon P Bell (Troy), second rôle dans quelques séries actuelles. Ces quatre comédiens ont prouvé qu’on pouvait leur faire confiance et leur livrer un rôle d’une grande importance dans la trame de cette histoire.
Attendons de voir ce que l’avenir réserve au jeune réalisateur, qui, par ce premier film, est déjà prometteur. Le scénario connaît quelques malheureuses longueurs et tarde à se mettre en place. En effet, le réalisateur nous présente des histoires parallèles sans que l’on comprenne au départ le lien qui les unit. Relativement court, le film subit parfois un rythme de lenteur et nous fait décrocher à quelques reprises. Dommage car les intentions étaient bonnes mais le discours parfois trop « politisé » pour nous garder attentif aux idées développées.
un récit sans intérêt. certes il y a un peu de fond mais où cela nous mène t-il au bout de 45min? que de bavardages, des contradictions, de "problématiques" survolées effacées par une superficialité générale... trop lent, trop plan-plan, trop "disserté" et ennuyeux! le point de départ aurait pu amener à quelque chose de drôle ou plus 2ème degré (classé tout de même "comédie"!) ou avec un parti prix plus tranché! seul point positif : les plans caméra, la manière de filmer (mettre le spectateur à la place de l'acteur qui donne la réplique).
Première réalisation de Justin Simien, cette comédie satirique sur l'identité et le racisme dans la génération Obama est sans réelle violence et interprétée par de bons comédiens mais reste un sujet casse-gueule, dénué de rythme et d'humour. Ce n'est pas l'oeuvre qu'on attendait.
Etre noir dans un monde de blancs ! Tout est dit. Même si Dear White People peut toucher tout le monde, ce film se veut le reflet d'une société américaine où le communautarisme est bien plus marqué que dans notre bonne vieille Europe et, il est donc très difficile à appréhender si l'on est pas familier avec cette particularité du "melting pot" outre atlantique. Drôle, oui pour peu que l'on soit aussi renseigné sur les "stéréotypes" de l'afro-américain. Mais quoiqu'il en soit, comparé à la comédie à succès française "Mais qu'est ce qu'on a fait au bon dieu ?", "Dear White People" est d'une intelligence rare tant il nous emmène sur un chemin sinueux, à la frontière du communautarisme et du racisme. Une ligne pas si imaginaire que ça avec laquelle Justin Simien dont c'est le premier film joue, sans jamais tomber dans la vulgarité, la bêtise où même la facilité (tiens, comme dans "Mais qu'est ce qu'on a fait au bon dieu). Bref, un film qui nécessite d'être au fait d'une société multiculturelle bien différente de la notre et qui pose les bonnes questions sans jamais dénoncer directement où victimiser.
Tout simplement excellent, notre société est ici décrite avec humour et subtilité! Ce besoin frénétique qu'on certaines personnes de combattre un racisme qui n'est pas forcément aussi présent qu'elles le pensent (aussi bien du côté blanc que noir)... Toute l'incohérence du monde actuel est représentée, où en cherchant à faire disparaitre cette démarcation noir/blanc, on ne fait que la renforcer à travers une haine aveugle et des stéréotypes ridicules ("le nombre d'amis noirs obligatoire pour ne pas paraître raciste vient de passer à deux", mon dieu mais tout est dit dans cette réplique!). ce qui m'a particulièrement plu c'est que tout n'est pas blanc ou noir (sans mauvais jeu de mot), ce ne sont pas les méchants blancs et les gentils noirs, ce sont tout simplement les blancs et les noirs qui agissent n'importe comment! Le racisme n'est pas nouveau, il est ancré dans nos racines, dans notre histoire, et il est compréhensible qu'il soit difficile à digérer de la part de la population noire! Il y a tellement beaucoup à dire mais je préfère m'arrêter là, je termine juste en disant que les acteurs sont très bons, que la réalisation m'a beaucoup plus (très esthétique) et le fait de mélanger les genres musicaux très typés (rap black et musique classique du du XVII) font de ce film une pépite ! Foncez le voir, peut être que cela fera réfléchir certaines personnes ! ;)
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1,0
Publiée le 23 juin 2015
Un film choral qui raconte la vie quatre étudiants noirs. On m'avait recommandé ce film comme étant une comédie satirique originale, drôle voir osée seulement, j'ai vu un film ennuyeux et qui surtout n'est absolument pas drôle, je crois que c'est le point qui m'a le plus déçu. L'histoire n'est pas intéressante, elle accumule les clichés avec des personnages bien stéréotypés qui sont pour le coup tout sauf attachants de plus le film manque énormément de rythme, j'ai trouvé ça d'un ennui mortel.
Non, le racisme n'a pas disparu aux États-Unis. Non, l'image d'Obama ne doit pas mettre d'œillères à ceux qui croient que, désormais, les noirs ne subissent plus de discriminations. Dans de nombreuses grandes universités américaines, des soirées sur le thème "Afro-Américain" ont lieu sans la moindre opposition. Pour son premier film, Justin Simien décide de lever le petit doigt et prendre sa caméra pour dévoiler au grand jour ces actes racistes.
Comédie féroce et dénonciatrice, Dear White People démarre très vite, voire même trop précipitamment. Beaucoup de personnages, beaucoup de dialogues et beaucoup de mouvements nous bousculent dans nos habitudes de spectateur. Toute cette énergie à l'écran nous arrive en pleine tête sans trop savoir ce qui se passe. Puis, peu à peu, le récit se met en place, l'écriture garde sa vivacité et la conception très intelligente des personnages nous amènent à réfléchir.
La force de Dear White People vient de sa richesse narrative et de son propos, sans concession. Le réalisateur en herbe a l'intelligence de mettre en scène des individus qui n'ont pas les mêmes idées. Par leurs statuts, il peut alors confronter leurs avis afin de provoquer un bel écho sur le statut des Noirs dans la société. Hypocrites, idéalistes, arrivistes et utopistes se croisent dans un environnement cloisonné, sorte de huis-clos dont le public en sortira changé.
Un premier film, présenté à Sundance, sur un fait de société US. Pas marrant, pas bien écrit et contrairement à ce qu'on lit sur les affiches, pas intelligent. Énervant, soporifique et déconseillé.