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Un visiteur
3,0
Publiée le 30 mars 2015
Le film traite de problèmes de discrimination entre communautés sur le campus de Winchester. Sauf que j'ai eu du mal à croire à ces problèmes dans une université où les étudiants, quelle que soit leur couleur, semblent issus de milieux favorisés. Tout est tout beau tout propre sur ce campus. Le seul problème souligné est en quelque sorte une « ghettoïsation » dans les résidences universitaires. Sensé être une comédie, « dear white people » fait à peine sourire, mais cela vient peut-être du fait qu’il faut connaître les références propres à la culture américaine contemporaine pour comprendre les vannes distillés tout le long du film. Ce film reste cependant assez original dans le traitement du sujet et le choix de la musique classique.
Le roman de campus est un genre en lui-même, très prisé des écrivains américains. Au cinéma, la greffe prend moins bien même si le thème du brassage universitaire peut être vu comme un microcosme fidèle de la société tout en permettant d'emprunter les voies du récit d'apprentissage. Dear white People ou comment être noir dans un monde de blancs joue à fond la carte de l'auto-dérision et de la provocation. C'est excessivement américain, bavard au possible avec un coté catalogue de toutes les situations possibles. Et cela ressemble évidemment au Spike Lee des débuts en un peu plus corrosif. Ce n'est pas que ce soit inintéressant loin de là et Justin Simien fait du bon boulot derrière la caméra mais le film est aussi fastidieux quand on ne possède pas toutes les clés d'entrée.
Grosse déception :( J'y étais allée avec bcp d'enthousiasme mais je l'ai trouvé longgggg et ennuyeux ... Ni drôle ni captivant ni rythmé... Bref je déconseille
Excellent ! Ce film mêle plusieurs histoires au sein du même campus de Winchester, mais toutes sont très captivantes ! Je pensais avant d'aller le voir qu'il se déroulait dans les années 1960, mais pas du tout (je m'étais peu informé à son sujet). spoiler: D'après le générique, il s'inspire de faits réels, ce qui est assez inquiétant, et donne à réfléchir
Les acteurs sont tous très justes, et j'ai été agréablement surpris de retrouver Tyler James Williams, qui a vraiment un potentiel comique, j'ai hâte de le revoir rapidement !
Quelle que soit la source de financement, je suis désolée mais je ne peux pas suivre la critique RTL de ce matin et je suis très surprise de voir des critiques professionnels ne pas critiquer davantage ce film (serait-ce politiquement incorrect?). Le trailer choisit les meilleurs morceaux (bitesize and pithy) mais quel dommage.... l'ensemble est décousu, mal monté (il se donne un genre mais n'est pas homogène) assez mal joué et caricatural et c'est bien cela le problème principal puisque le propos se veut interculturel. Non désolée, beaucoup de réalisateurs de courts métrages peuvent faire beaucoup mieux en beaucoup moins de minutes. A la fin, on ne retient que le titre! Mon conseil - n'y allez pas!
La génération Obama n'en a pas fini avec les préjugés et les racismes. Le réalisateur, Justin Simien, en fait la démonstration en concentrant son propos sur le campus d'une université américaine. Cela donne un film intéressant et impertinent, mais, peut-être parce que le traitement du sujet est trop marqué par le contexte américain, cela donne aussi un film qui a laissé le spectateur français que je suis quelque peu de marbre! 7/10
Un film comme celui-ci fait du bien car il remet en cause toutes les fondations récentes des valeurs américaines concernant l’égalité raciale. « Dear white people » prend pour prétexte une fête organisée sur un campus par des blancs qui a dégénéré (le thème de déguisement étant les stéréotypes véhiculés sur les noirs). Son metteur en scène, Justin Simien, ausculte ainsi les dissensions et clivages entre minorité noire et majorité blanche existant encore au pays de l’Oncle Sam à l’heure de l’ère Obama, tout comme leur place au sein de leur propre communauté. A travers quatre personnages bien distincts et représentant chacun une façon de penser la question (la militante hargneuse, l’homo black incarnant la minorité au sein de la minorité, …), son film développe bien la question bien que ceux-ci, sans être des clichés, ressemblent à des archétypes. Et l’éventail des possibilités de comportement n’est pas bien sur pas exhaustif ce qui limite d’autant la force de frappe du film. Mais on ne lui en voudra pas, il faudrait une saison de série télévisée pour traiter une telle question et le fait de circonscrire l’action à un riche et illustre campus est un bon subterfuge (noirs jeunes et plus ou moins aisés seulement). Avec un humour discret, ce n’est pas vraiment une comédie, mais des propos pamphlétaires forts, on est bien dans une satire, le jeune réalisateur soulève de nombreux problèmes tels que l’hypocrisie de certains élites blancs encore racistes ou la discrimination positive. La charge est lourde et forte mais passe bien et il faut saluer l’effort de fait : en effet, il ne faut jamais croire que le combat pour l’égalité est gagné en dépit d’une victoire de façade (un président à moitié noir). Cependant, le film est beaucoup trop bavard et sa dernière partie a du mal à convaincre. On ne sait plus vraiment où le réalisateur veut en venir, son point de vue véritable sur la chose. S’il sait manier sa caméra et utilise un style approprié au film de campus pour nourrir sa satire, la conclusion est sans appel mais pas vraiment claire.
Typiquement le genre de film qui se veut "intello" et qui plait à la critique. Le thème est tellement riche (et sensible) qu'on se demande pourquoi le réalisateur à choisi de le traiter de cette façon. Il est catalogué comme une "comédie", mais le film n'est PAS DROLE, sauf à de très rares moments. Pour finir, le traitement du sujet est très Americano-Américain (donc pas forcément évident à appréhender pour les petits français), d'autant plus que le sous-titrage n'est franchement pas brillant !!
Les seuls plaisirs du film étant la belle prestation du prometteur Tyler James Williams (The Walking Dead) et de la sublime Tessa Thompson.
Je lui attribue donc 5 Merguez dans le classement AnthoCiné.
En s’inspirant directement de son expérience personnelle durant ses études, Justin Simien livre un premier film plein de bonnes idées en termes de mise en scène en mêlant un modernisme rafraichissant et un classicisme assumé. Avec une justesse indiscutable, Simien se réapproprie les gimmicks du film de campus, en les modernisant pour en faire un regard satirique sur l’état des relations à l’heure du tout numérique. A côté d’une réflexion intelligente sur les moyens de se faire une identité dans ce monde obsédé par le pouvoir des images, le film est avant tout porté par une satire de la difficulté d’appartenir à une communauté black minoritaire. Les différentes réactions que sont un repli sur soi, un militantisme hargneux ou une volonté de s’intégrer en reniant ses origines, sont toutes autant raillés que l’est le racisme. La dernière question que pose le film, sur les limites de la liberté d’expression est également amené et parfaitement d’actualité. Superbement écrit avec beaucoup d'humour, Dear White people réussit à être un des rares pamphlets sur la place de l’homme noir sous l’ère Obama, et rien que pour ça, il mérite de ne pas passer inaperçu.
Un film drôle, original et intelligent. Mais surtout un thème qui fait beaucoup réfléchir sur la question raciale en occident et les relations humaines... On en ressort enjoué, mais en même temps on se pose beaucoup de questions. Dommage que nous n'ayons pas ce genre de film en France. Bref, courrez y avec tous vos amis, famille, voisins ... C'est top !
Une comédie satirique pour regarder les Etats-Unis à travers sa structure universitaire (ce qui n’a rien à voir avec son enseignement) où le cloisonnement entre blancs et noirs est toujours fortement marqué. Ce qui peut nous surprendre, devient dans l’objectif de ce jeune réalisateur, une vérité quotidienne avec laquelle les étudiants noirs rivalisent d’audace et d’à-propos bien sentis pour contrer leurs collègues blancs. La répartie ne se fait jamais attendre et l’arbitre de la rencontre, un très jeune étudiant noir et gay, impulse un rythme que Spike Lee ne manquerait pas de suivre, s’il filmait encore ce genre de débats. Assez complexes parfois, pointus aussi de temps à autre, pour ne pas dire bavards, mais d’une telle générosité dans la mise en scène, avec des comédiens ad-hoc que le propos passe comme une lettre à la poste. Pour en savoir plus
attention, ce film n'est pas une comédie! ce serait plutôt une comédie dramatique, dépourvue, hélas, d'un quelconque souffle cocasse. le sujet s'y prêtait, pourtant. mais non, c'est mou, bavard, ennuyeux, quoi! le seul intérêt que j'ai pu trouver, c'est de revoir Tyler James Williams, qui jouait Chris dans la série (comique, elle) Tout Le Monde Déteste Chris. un beau ratage.
Le film convoque bien sûr Spike Lee, spécialiste cinématographique de la question, mais va au-delà en prenant pas mal de contrepieds. (...) Si Dear White People est parfois en peu faible en termes de mise en scène et de direction d'acteurs, il a le mérite de soulever des questions épineuses sans donner de jugement ou de morale à l'emporte-pièce. C'est déjà ça.
Drôle, savoureux et piquant, Dear White People est un film éclairé et juste sur une crise identitaire jamais abordée au cinéma et pourtant bien réelle. « Être Noir dans un monde de Blancs » voilà un slogan direct derrière lequel Justin Simien dresse un portrait saisissant, sans parti pris mais avec beaucoup d’humour, d’une génération en quête de repères et d’acceptation de soi. Loin des drames larmoyants sur l’esclavage et autres périodes horribles de l’histoire afro-américaine, Dear White People souffle un vent de fraîcheur et pousse à la réflexion, que l’on soit Blanc ou Noir ou une autre couleur de l’arc-en-ciel. Bravo ! >>> La critique complète est sur mon blog
Dear White people...... OK, la bande annonce annonçait un film cinglant dans son propos, intelligent dans ses dialogues, drôle voir grotesque pour certaines situations mais résolument moderne et ancré dans son époque. Et au final...... C'est tout ça. Sauf que l'histoire sous ses élans provocateurs et comiques s'avère plus dramatique qu'il y paraît et traite intelligemment de son sujet avec pas mal de subtilité. Beaucoup de personnages au premier abord assez clichés, mais plus profond qu'il le laissent penser. C'est bien réalisé, avec un découpage rappelant les documentaires et une caméra aimant à rester sur un plan fixe parfois, laissant le loisir au spectateur de suivre les protagoniste de l'oeil. La bande son est excellente (Sean Wyze, du Kissey, Kilo Kiss, et j'en passe... ) Les acteurs sont tous très bons (Tyler James - Everybody hate Chris - Williams est très surprenant, et Dennis - Président David Palmer de 24- Haysbert est toujours aussi imposant). Bref, un petit coup de coeur qui mérite définitivement le coup d'oeil.