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Un visiteur
2,5
Publiée le 9 juin 2010
Lolita est certainement le seul Kubrick sur lequel je n'arrive pas à me dire qu'il est soit parfaitement réussi soit complètement raté. En effet, j'ai apprécié la psychologie des personnages en perpétuelle interaction avec avec le décor et la tacite influence du mode de vie américain. Cependant, ce rationalisme et cette vision désenchantée de l'individu conçu comme le reflet de la société dans laquelle il vit, est sans cesse bousculé par l'irruption grimaçante, voire carrément grotesque, de certains dialogues. Tout est ramené à un jeu de masque et la part intellectuelle de ce film est donc finalement bien piètre. Il faut aussi avouer que le retour au point de départ est le dénouement le plus usé que l'on puisse trouver. Des acteurs plutôt insipides même si la magnifique Sue Lyon est plutôt agréable à voir et crédible, Peter Sellers fait preuve d'une nullité assez remarquabe tant par sa bouffonerie légendaire que par son manque de professionalisme et d'implication, cet acteur est tout simplement horripilant. L'émérite Shelley Winters, quant à elle, s'en sort bien. James mason en revanche était complètement atone. Bref, Kubrick n'a pas fait preuve d'un grand talent en reprenant une intrigue déjà toute conçue dans un roman qui méritait un bien meilleur film.
HH n'est-pas Lewis carrollien qui aime la compagnie des petites filles,mais toute sa vie il a une fixation pour les pré-ados (12-14ans) environs;tout simplement parce-que ils les adorent tendrement et libideusement!,sans tomber dans la pédo.Tardivement il trouve enfin sa LOLITA et rêve de la posséder romantiquement et exclusivement,c'est sa raison d'être. Pour moi, le scandale, il est prêt à tuer ça mére et plus par addiction sur cette SWEET DREAM LOLITA,débile et malsain ,je retiens simplement qu'il l'aime ???, peût-on avoir vraiment de tel sentiment envers une enfant qui vs demande rien . Sue LYON joue si natuellement que je fond en la voyant ,et il ya des scénes hyper-culte!:lolita est en maillot de bain la premiére fois qu'il la découvre/pendant qu-il a dans les bras la mére (S.Winters) il regarde affectueusement le portrait sous-verre de LOLITA ect....; sans le génie du grand KUBRICK le film ne serais être l'un des chef-d'oeuvre du 7 arts.
Ça me fait mal de dire ça d'un de mes réalisateurs préférés... mais le film est un fiasco ! C'est sans aucun doute le moins réussi de sa filmographie. Je pense que le bouquin est plus passionnant que cette adaptation lente : que ce soit sur le rythme ou bien la durée exagérée compte tenu du petit scénario. Plus de 2h pour écouter des dialogues mollassons et voir une amourette immature entre un homme d'âge mûr (pas séduisant pour un sou) et une adolescente candide. Dans ce long métrage je n'ai pas reconnu le style de Kubrick. Lui qui faisait souvent dans l'originalité, la folie, l'humour noir, avec ce film non. La mise en scène est figée. On peut sauter certaines scènes qu'on aura rien raté du tout car il n'y a principalement que des dialogues. La relation entre Lolita et Humbert est soporifique. Peut-être parce que James Mason n'a aucun charisme. Quoi qu'il en soit, il se fait voler la vedette par l'épatante Sue Lyon qui attire toute l'attention sur elle. Hélas, sa carrière ne rebondira pas par la suite.
On peut reconnaitre des qualités à un film et ne pas l’aimer, c’est le cas de ‘’Lolita’’ que je trouve long et pesant. Le fait que cela soit Kubrick le réalisateur que je trouve presque toujours lourd démonstratif et d’un humour sans aucune spontanéité n’arrange rien, la présence de Peter Sellers que je ne supporte pas achevant le tout. Dommage pour moi car le livre de Nabokov est un indiscutable chef d’œuvre intellectuel décrivant d’une façon édifiante la plupart des travers humains. Je pense que l’alliance Kubrick /Nabokov n’était pas une bonne idée et qu’en dehors de Sue Lyon admirable à 14 ans, les autres acteurs, par cette alliance, étaient voués à l'échec, même le formidable James Mason. Le livre est édifiant, provocateur et pédagogique, le film est obscur, conventionnel et ne laisse aucun profit intellectuel. L’écran est trop souvent encombré de scènes théâtrales dans des décors étouffants et, que de bavardages inutiles ! Les beaux moments vécus par le couple au début de leur liaison sont totalement passés sous silence alors qu’ils aideraient à mieux comprendre. Souvent le cinéma fait flamber le roman, ici il l’éteint.
Une oeuvre magnifique où Stanley Kubrick adapte un sujet sulfureux sans jamais tomber dans le scabreux. Comme toujours chez le réalisateur, la mise en scène est brillante sachant très bien représenter l'évolution des personnages en fur et à mesure que le film avance. Shelley Winters dans un rôle ingrat s'en sort d'une façon totalement admirable comme Peter Sellers dans le rôle ambigu du "génial" Clare Quilty. Sue Lyon est l'incarnation parfaite du rôle-titre et James Mason est tout simplement grandiose dans un de ses plus beaux rôles. Encore un chef d'oeuvre à l'actif du Maître.
Venant de s'exiler en Angleterre, Kubrick adapte en 1962 le livre très polémique Lolita de Vladimir Nabokov, qui raconte une histoire incestueuse et malsaine entre un homme quarantenaire et une jeune fille (de 12 ans dans le livre). Malheureusement, nous ne pouvons apprécier le film comme à l’époque de sa sortie, car les tabous ont bien changés et rien ne nous semble choquant dans ce que nous voyons. Par contre, certaines ellipses, certains non-dits, suggérant des relations charnelles, mettent mal à l’aise à elles seules. Connaissant Kubrick (cf. la nudité dans Eyes Wide Shut, etc), on se doute qu’il a voulu aller plus loin, mais la censure l’en a empêché. Sur ce point, il est donc difficile de juger le film, qui a probablement perdu de son impact. De plus, Lolita est une œuvre inégale : dans l’ensemble il est réussi, tant du côté de la mise en scène que du jeu de James Mason et Peter Sellers. Un film qui alterne entre drame et ironie, et qui démarre sur les chapeaux de roue avec une première scène excellente. La suite est parsemée de quelques bons passages (comme les apparitions de Peter Sellers, surtout celle en psy (annonçant le Dr Folamour)), mais le tout souffre de quelques longueurs et nous laisse partagé, mitigé, sur notre faim.
EN BREF, le côté sulfureux s’est apparemment amoindri avec le temps, laissant un assez bon film mais inégal.
Attention chef d'oeuvre ! Sensationnel ... Mais très perturbant ! Tout au long du film, on a tendance à prendre partie alors que la morale devrait nous l'interdire ! Un film qui, à mon avis, n'est certainement pas perçu de la même manière parmi tout les spectateurs. Un Kubrick comme on l'aime.
Oeuvre tragi-comique grinçante,sournoise et à multiples portes d'entrées,"Lolita"(1961)installait Stanley Kubrick comme un remarquable adaptateur de romans compliqués(ici celui de Vladimir Nabokov).Kubrick,qui contourna habilement la censure en élevant l'âge de la fillette de 12 à 14 ans,et en ne montrant aucun des ébats entre Lolita(Sue Lyon,précoce et désarmante)et le quinqua Humbert,mais avec un pouvoir de suggestion encore plus dévastateur.Il tire à boulets rouges sur la conscience américaine de masse,en rendant les hommes mûrs et manipulateurs encore pire que l'aguicheuse jeunette.Humbert se marie avec une matrone grotesque(Shelley Winters,juste imposante comme il faut),uniquement pour se rapprocher de sa fille,dont il est tombé amoureux au premier regard.Le sujet n'est pas la pédophilie,mais la malléabilité des sentiments,la jalousie étouffante,la paranoïa non pas d'enfreindre les bonnes moeurs mais d'être démasqué.A l'effacé et effrayant James Mason répond la grandiloquence d'un Peter Sellers multiple et démoniaque.Sellers,improvise tirades cyniques et dérision de façade.Il porte le film dans des cîmes typiquement kubrickiennes.La clarté du noir et blanc,le fait que le décor d'orgie romaine ouvre et ferme le film,indique la répétitivité,donc l'obsession d'un cinéaste en quête de perfection formelle et profondeur thématique.
C' est dommage... je n'ai commencé à apprécier ce film qu' à la fin... Tout au long de la projection, il m' a souvent agacé: on se demande en permanence quelle est la nature exacte des relations entre Humbert et Lolita; c 'est assez frustrant.... Ce n 'est qu' arrivé au bout que l' on comprend. Le film a néanmoins de nombreux atouts. L' idée de le faire commencer par la fin convient parfaitement au scénario. Les apparitions de Peter Sellers sont des morceaux d' anthologie extraordinaires. Le noir et blanc convient très bien à l' ambiance US des années 60. Malheureusement, alors que j' aime beaucoup James Mason, il n' est pas à l' aise dans ce rôle; pas convainquant du tout. Les personnages féminins sont assez moyens. De nombreuses scènes qui se voudraient humoristiques sont en fait d' un comique très lourd, par exemple celle avec le lit de camp qui ne veut pas se déplier. À noter... il n' y a aucun personnage sympathique dans cette histoire. Lolita gagne sans doute à être vu une seconde fois; mais pour moi, un film doit s'apprécier à la première projection.
Adapter le roman de Vladimir Nabokov, traitant de la liaison amoureuse d’un quinquagénaire et sa belle-fille âgée d’une quinzaine d’années, sans s’attirer les foudres de la censure pouvait sembler un défi insurmontable. Stanley Kubrick y est parvenu en atténuant certaines scènes violentes et érotiques, ne respectant pas le scénario fourni par Nabokov, et en donnant le rôle-titre à Sue Lyon, une charmante jeune fille qui parait plus vieille que son âge (qui croirait que cette pulpeuse séductrice n’avait alors que quatorze ans ?). L’intensité du drame passionnel que vit le personnage interprété par James Mason doit justement beaucoup à son jeu plein de réalisme qui, comme la mise en scène, parvient à évoluer selon son désœuvrement psychologique face aux manipulations de la jeune nymphette. Un récit tragique et sulfureux donc, mais que la présence de Peter Sellers (qui, comme il le refera dans Dr. Folamour, interprète avec beaucoup d’humour plusieurs rôles, apporte un ton de légèreté qui aide ces 150 minutes à passer plus vite.
Il n'y a rien à dire sur ce film sinon que c'est un Kubrick avec toutes les éloges habituelles que l'on peut faire sur un de ses films. La prestation de Peter Sellers est magnifique !
D’accord, c’est du Kubrick…Et alors ? Je juge le film et non son affiche ; et il ne m’a pas paru sortir de l’ordinaire du bon polar américain. Comme si le cinéaste n’était pas encore arrivé au sommet de son art. En bref, tout est bon mais sans plus : scénario, acteurs, réalisation, etc. Lolita est un bon divertissement sans être un incontournable.