Un très joli film , très bien réalisé, avec des animations très soignées ,et surtout des dessins très réussis. Les coloris sont originaux , très pastels. Le scénario s'inspire directement d'une légende de la mer , et de fables celtiques. C'est très original, les enfants adorent et les adultes se laissent séduire.
Très beau film très poétique et touchant. L'histoire est un peu compliquée à comprendre pour des enfants en bas âge mais mon fils de 5 ans a néanmoins apprécié. Le graphisme est simple mais les personnages sont très touchants et cela fait du bien finalement par rapport aux grosses productions américaines. La fin est triste et j'avoue avoir versé ma petite larme. Je pense qu'il s'agit d'un film à plusieurs niveaux de compréhension selon l'âge du spectateur. J'espère que ce film aura une deuxième vie en DVD.
Petit chef-d'œuvre d'animation. Le graphisme est superbe, les couleurs somptueuses, et nous plongeons (sans mauvais clin d'œil) dans un univers teinté d'onirisme, de merveilleux et de mythologique. Voilà une réalisation intelligente, qui charmera les enfants pour son histoire et ses personnages, et qui charmera sans aucun doute les adultes pour sa profusion de détails, ses récits repliés dans le récit principal, et ses références au monde celtique. Un pur bonheur, du début à la fin !
Après le très beau “Brendan et le secret de Kells”, le réalisateur Tomm Moore revient avec cet autre film d'animation toujours situé dans son Irlande natale. Il se plonge dans les racines de la culture celtique et se sert des légendes du folklore irlandais pour nous tisser cette histoire d'amour filial. On suit Ben et sa sœur muette Maïna qui doivent retrouver le manteau de la Selkie (sorte de femme sirène mi-femme, mi-phoque) pour sauver cette dernière ainsi que tout le petit peuple de la mythologie gaélique de la pétrification. Comme pour son précédent film c'est avant tout un design de dessin original par rapport aux productions américaines ou japonaises qui fait le principal attrait de ce long-métrage. La bande-son très musique celtique offre aussi un écrin très agréable à une histoire simple dans ses péripéties, mais très prenante et bourrée de personnage qui ne sont pas sans rappeler l'univers de Miyazaki (une excellente référence s'il en est) notamment la sorcière Masha. Un film d'animation très réussi qui plaira autant à un public adulte qu'à sa cible enfant.
Connor, Bronagh et Ben vivent sur l’ile d’un phare. Alors qu’elle est sur le point d’accoucher, Bronagh disparait dans la mer. Elle laissera la petite Saoirse, une petite fille muette et étrange.
Deux aspects important se conjuguent dans ce film, le coté dur et concret d’un mari et des deux enfants ayant perdu un être cher, l’autre est l’influence des légendes et l’impact qu’ils ont sur l’éducation, sur l’apprentissage des valeurs et pour donner de l’énergie et de la confiance.
Alors que le père devient rapidement passif, abattu et passe son temps dans le bar, Ben aura une réaction naturelle envers sa sœur, qu’il prend pour responsable de la disparition de leur mère. Son comportement représente bien l’attitude et les peurs envers lesquels n’importe quel garçon de son âge pourrait être en proie. (Cela ne m’a pourtant pas empêché de trouver sa personnalité plutôt ennuyeuse). La relation est crédible, et le respect et la responsabilité qu’il s’est vu confié réveilleront son amour fraternel lorsqu’il accompagnera Saoirse (prononcé Seer-Sha) dans sa quête. Une fois le voyage démarré, nous entrons immédiatement dans les contes. Chaque élément sera une sorte d’épreuve, d’étape de développement à franchir pour la fratrie.
L’histoire reprend les concepts des légendes des Selkies (équivalent aux sirènes, du mot gaélique signifiant phoque). Mais l’approche est touchante par l’intermédiaire de la petite Saoirse. Elle est honnête, incarne l’innocence et la magie tandis que Ben sert d’accompagnateur et de point de repère aux spectateurs. Les thèmes reprennent la symbolique du chant et du silence des sirènes, et de l’impact sur les marins, ajoute à cela des contes nordiques, ce qui donne à l’histoire un aspect intemporelle.
La conception du film se repose sur les mêmes piliers que son prédécesseur, Brendan et le secret de Kells; un garçon plein de bonne volonté, une fillette mystérieuse, une figure paternelle, un vieillard excentrique ; mais l’exécution est d’un cran supérieur. L’intrigue dévoile ses mystères et ses éléments d’une façon équilibrée, répartie régulièrement tout au long du film tandis que chaque élément est présenté comme un nouveau monde, un mini-univers inscrit à l’intérieur du monde tel que nous le connaissons.
Les images font preuve d’un talent impressionnant. L’habilité transparait à chaque dessin, tandis que les courbes se suivent, ou que les arabesques végétales ou à formes géométriques emplissent les mondes féériques et poétiques, que ce soit sur les parois d’une grotte, avec les plantes, ou durant les ballets aquatiques des phoques. Les personnages ont quant à eux une allure mélangeant plusieurs style de Disney, voir des inspirations de Miyazaki avec la sorcière, alors que l’animation et la construction en tableau rappellent les dessins des films de Sylvain Chomet (Les Triplettes de Belleville ; L’illusionniste
Les musiques sont dans le ton, avec une chanson touchante et mélodieuses, reflétant la magie folklorique ; alors que d’autres moment sont accompagné par du fiddle (les musiques irlandaises, dansantes et semblant sortir tout droit d’un bar populaire joyeux et amical).
Un film avec de l’émotion, de la douceur et de la subtilité.
Dessin magnifique, d'une très belle esthétique (que j'espère revoir dans d'autres films), le rythme n'est pas lent mais l'histoire, elle, l'est. Ça rame grave. Alors on dira que c'est poétique, et ce sera vrai. Personnellement je pense que le public visé est plus la "ménagère" (pardon) que véritablement les enfants par sa lenteur et ses références aux années 80.
Ce n'est pas un mauvais film, je pense même que c'est un bon film... mais voilà... à part la fin ça ne me parle pas du tout. Alors oui le film est visuellement somptueux ! On peut réellement faire des choses qui sont juste magnifiques si on a un peu de talent et d'idées, c'est clairement le point fort du film qui a du coup une identité visuelle forte et magique.
Seulement voilà je n'ai pas forcément aimé tout ce qui se situe autour, déjà les personnes je ne m'y suis pas attaché outre mesure, disons que la relation entre le frère et la soeur c'est du déjà-vu et c'est vraiment appuyé, trop pour que je trouve ça vrai et donc beau, cette relation ne m'émeut pas, elle ne me semble pas naturelle !
Aussi j'ai trouvé l'histoire trop alambique, pas assez simple pour être réellement belle, trop de trucs qui sortent de nulle part, trop de magie tue la magie, j'aurai préféré quelque chose de beaucoup plus simple. J'ai eu par moments l'impression de voir le voyage de Chihiro en mal dégrossi.
Donc je suis assez partagé entre cet univers enchanteur, la direction artistique sublime et finalement une histoire qui ne me parle pas trop.
Je tiens néanmoins à saluer la musique qui est également super belle... Mais voilà, si ça me parle pas, ça me parle pas...
Un dessin animé très typé, à l'ambiance à la fois sombre et féerique sur le périple de deux enfants irlandais pas comme les autres, et qui utilise la mythologie Celtique à la manière d'un certain Hayao Miyazaki (une source d'inspiration palpable). Le point le plus remarquable du film est sa direction artistique brillante, où chaque scène est un tableau, bien appuyé par une musique très présente. Une œuvre dotée d'une âme et d'une vraie ambition, pour tous les publics !
Un magnifique film d’animation bien inspiré et des plus réjouissants. En calquant son récit sur une vieille légende des Shetland, "Le Chant de la Mer" ressuscite la tradition, empreinte d’identité d’un peuple, sans pour autant prôner un passéisme malsain. C’est là tout l’enjeu du film et c’est fort bien réussi. Le réalisateur Tomm Moore apporte ici de l'onirisme, de la poésie à un scénario fort sympathique : spoiler: Ben et Maïna sont élevés par leur père, la mère est décédée en couche six ans plus tôt. Nous sommes en 1987, Ben découvre que sa petite sœur Maïna est une selkie, créature aquatique féérique capable de réveiller les êtres magiques figés dans la pierre par un maléfice. Commence alors un parcours initiatique contre la montre qui portera les deux enfants à la connaissance d’un univers dont le savoir et les perceptions sont indispensables à l’équilibre du pays … Le graphisme au niveau du décor est particulièrement soigné, tout en rondeurs et en spirales mais aussi par ses camaïeux tantôt chatoyants, tantôt ténébreux. Il fait également la part belle aux personnages, humains ou chimériques, chacune de leur expression est bien ciblée en quelques traits simples, entre féérie et émotions. Rien à l’écran n’est laissé au hasard, et comme pour certaines toiles des grands maîtres de la peinture primitive, une multitude de détails secondaires accompagnent chaque scène et marque subtilement le contexte (ici ou là spoiler: quelques familles d’animaux paisibles dans leur gîte accentuant l’idée de l’absence de la mère, une machine à laver abandonnée situant l’époque …). Tout le film dégage une véritable harmonie aussi bien visuelle qu’acoustique, grâce notamment à la très belle partition de Bruno Coulais et des dialogues sensibles. Cette coproduction européenne regroupe pas moins de cinq pays très éloignés au niveau culturel, on ne peut que penser alors qu’en plus de la grande qualité artistique de ce long-métrage, il y a toutes les raisons d’être admiratif devant "Le Chant de la Mer"
Niveau animation, c'est beau, inspiré, notamment à travers des décors irlandais et des couleurs souvent superbement rendus. Après, est-ce le côté un peu trop enfantin qui m'a gêné et m'a empêché d'être sous le charme du début à la fin ? Peut-être, d'autant que certains moments apparaissent un peu plus conventionnels. Reste que si vous aimez les contes et les histoires en appelant à l'imaginaire, avec personnages d'enfants attachants et créatures fantastiques évoquant parfois Miyazaki (je pense bien sûr à la « sorcière »), alors ce « Chant de la mer », réalisé avec douceur et sensibilité, est fait pour vous. Moins marquant que prévu donc, mais très joli quand même.
Un film d’animation portée par une chanson interprétée par… Nolwenn Leroy. De quoi frémir. Mais c’est Tom Moore qui se cache derrière. Tomm Moore, c’est un Auteur. Avec Brendan et le secret de Kells, il avait réussi à capter graphiquement et narrativement ce qui construit le propre de la mythologie celtique. Avec Le chant de la mer, il renouvelle le miracle. Simple du point de vue narratif, mais sans temps mort ni manichéisme, Tomm Moore déroule son récit. Petit miracle graphique avec un développement sonore et musical terriblement immersif. Le film se renouvelle sans cesse visuellement tout en conservant les codes graphiques de son auteur. Aucune fausse note à l’horizon et de petites pépites dispersées un peu partout à travers le récit… Une force et une créativité autour du mythe dont le point de comparaison le plus flagrant me semble être l’œuvre du maître Miyazaki. B(eau)rillant. Salutations aniMistes