La Planète des Singes - Suprématie
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 août 2017
Je viens de le voir au cinéma et franchement ça fait un moment que je n'ai pas passé un bon moment au cinéma. Enfin un film intéressant, profond, bien réalisé avec une bonne musique et des acteurs convaincants. Des personnages complexes et troublés et pas manichéens pour un sou. Andy Serkis on ne le présente plus ni Woody H ! Leur "duel" au sommet se déroule de manière assez inattendu du début à la fin. Franchement le film m'a bluffé et je ne m'attendais pas à un résultat aussi bon. Il faut dire aussi qu'on a eu notre lot de films passables pour ne pas dire médiocres. C'était le seul film qui m'intéressait dans la période et content que ce ne soit pas une déception. J'aurais pu mettre 5 étoiles mais bon j'estime que la perfection n'est pas de ce monde... Mais en tout cas il y a tout dans ce film, de l'action, de la tension, de l'émotion, de l'humour bref la totale ! Je ne le fais pas souvent mais je recommande vivement ce film aux amateurs de cinéma.
sparowtony
sparowtony

310 abonnés 148 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 août 2017
C'est avec surprise que je me retrouve à placer ce troisième volet dans les meilleurs films de l'année. Pas que je n'attendais pas le projet, ni que je n'avais pas aimé les deux précédents volets qui étaient tout à fait bons. Mais ceux-ci étaient perfectibles et rien ne pouvait présager un niveau pareil.
Que s'est-t-il donc passé au sein de la Fox ? Matt Reeves a t-il eu un regain de liberté ?
Au final peu importe car le résultat est là: "War for the planet of the Apes" est une réussite totale, mettant à mal de nombreux blockbusters. Il n'y a guère que "Logan" qui m'a fait cet effet-là cette année (notez que c'est encore la Fox qui est derrière).
Ce volet de "La planète des Singes" surprend constamment, déjà parce que son titre est trompeur. Non, ce n'est pas tellement un film de guerre, c'est plus nuancé et finalement plus intelligent que cela. Matt Reeves emprunte un peu partout, du western au film carcéral en passant par le "revenge movie". Mais il le fait à chaque fois avec une certaine finesse, laissant à l'œuvre une certaine identité, ainsi qu'une structure narrative rigoureuse et cohérente.
Reeves n'hésite ainsi pas à couper son film en deux parties bien distinctes: spoiler: dans sa première heure, le long-métrage prend la forme d'un road-movie post-apocalyptique, prenant soin d'ancrer ses personnages dans un monde immense et désolé.
Les liens avec les protagonistes se créent ou se renforcent rapidement, c'est classique mais diablement efficace.
L'œuvre bascule ensuite spoiler: en récit carcéral
, là aussi avec une remarquable maitrise. L'empathie pour les singes est totale: c'est dur, violent et jusqu'au boutiste. Il faut parfois se pincer pour y croire tant le film est d'un sérieux total. Reeves croit en ses enjeux, croit en ses personnages, et réussit à atteindre ce que beaucoup de blockbusters peinent à avoir: du souffle.
C'est là que les comparaisons avec certains films comme "The Dark Knight Rises" ou "Le Retour du Roi" (que j'ai pu lire un peu partout) ont du sens: oui, ce troisième volet de "La planète des Singes" n'a rien à leur envier dans la mesure où il y a une vraie montée en puissance qui signe l'apogée de la trilogie. On est totalement pris dans le récit, on y croit, l'émotion est là.
On doit cette puissance dramatique à de nombreux facteurs: en premier lieu la mise en scène de Reeves qui épouse totalement l'ampleur de son récit. De la composition des cadres à la photographie léchée, le film est une merveille visuelle. Les rares scènes d'actions sont brillamment découpées mais ce qui intéresse avant tout Matt Reeves, c'est l'intime. Et c'est en se concentrant sur l'intimité de ses personnages qu'il arrive à donner aux scènes plus grandioses le souffle nécessaire. Le film est jalonné de gros plans, isolant les protagonistes dans le chaos ambiant pour mieux cerner leurs sentiments. Bien sur, le premier qui en est bénéficiaire est César.
Personnage complexe s'il en est, à l'évolution passionnante et filmé avec intelligence par Reeves, n'hésitant pas à l'iconiser mais aussi à le montrer comme un être perfectible, sensible à la douleur et rongé par des sentiments contradictoires. A ce titre, spoiler: son dilemme psychologique sur la vengeance
est pertinent et passionnant. Un dilemme certes vieux comme le monde mais qui fonctionne parfaitement dans le contexte de l'histoire.
Cette fascination pour le personnage doit beaucoup à un Andy Serkis qui se donne corps et âme, livrant peut-être bien sa meilleure prestation. Il EST César, rendant compte de toute sa bonté mais aussi de toute sa haine, pouvant être aussi charismatique que terrassé par la douleur. Indéniablement, l'acteur impressionne du début à la fin et est un des atouts majeurs du film. Face à lui, l'excellent Woody Harrelson n'a pas à rougir en Colonel. Un choix de casting assez génial pour une menace crédible et cruelle.
D'ailleurs, le (relatif) manque de nuance des humains se justifie par un renvoi aux heures les plus sombres de notre histoire. Bien sur, spoiler: reproduire les camps de concentration peut avoir un côté assez "facile" dans la symbolique, mais les problématiques posées sont finalement très actuelles et assez pertinentes. Le film ne raconte rien de plus que la peur de l'autre à un moment crucial de l'Humanité, et les extrémités qui en découlent.
Qui plus est, les motivations du Colonel, si elles entrainent des actes d'une grande cruauté, ont du sens. Pour continuer dans le symbolisme, spoiler: les renvois évidents à l'histoire de Moise ont là aussi une vraie pertinence. Reeves n'en fait jamais trop, empruntant de manière assez logique et justifiée au récit de l'Exode.
Tout s'imbrique très naturellement dans le récit, lui donnant une vraie profondeur et...un souffle biblique. Oui, on y revient encore.
On sent d'ailleurs que ce côté biblique a inspiré Michael Giacchino tant la réussite de sa partition s'impose comme une évidence. C'est un compositeur éminemment talentueux mais qui ne m'avait plus fait rêver depuis longtemps à force d'enchainer les bo du tout Hollywood (de "Jurassic World" à "Spiderman" en passant par "Star Wars"), et ce pour un résultat de plus en plus oubliable. Et pourtant...
Reprenant beaucoup de thèmes du volet précédent (les meilleurs, en fait), Giacchino les marie à d'autres leitmotivs tour à tour tribaux et lyriques. Si on peut noter une utilisation un brin excessive des morceaux (impossible de ne pas les avoir en tête à la fin), force est de constater qu'ils aident à donner un souffle sans pareil au film. Tellement que cette partition s'impose peut-être bien comme la meilleure de son compositeur, à ranger à côté de celle de "Star Trek".
Bien sur, on pourrait toujours reprocher au film de se perdre dans un ton pompier (notamment lors de sa dernière scène) mais le tout est fait avec tellement de sincérité et de générosité que j'avoue sans mal avoir été touché.
C'est d'une façon spectaculairement flamboyante que Matt Reeves termine sa trilogie, s'imposant comme un réalisateur (un auteur ?) à suivre de près. Aussi épique que émouvant, le film est une réussite totale, non seulement l'une des plus belles de l'année, mais aussi l'un des plus gros coups dans le domaine du blockbuster dernièrement.
Chris46

579 abonnés 978 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2017
" La planète des singes , suprématie " 3e et dernier volet de la seconde saga de " La planète des singes "

L'histoire se déroule deux ans après les évenements de " la planète des singes , l'affrontement " . César et les siens doivent faire face à des membres de l'armée américaine mener par le général McCullough ( Woody Harrelson ) bien décider à les détruire tous ...

" La planète des singes , suprématie " est le 3e et dernier volet de la seconde saga de " la planète des singes " ( la trilogie reboot ) débuter en 2011 avec " la planète des singes , les origines " et poursuivi en 2014 avec " La planète des singes , l'affrontement " qui nous montre comment les singes vont dominer la planète et soumettre l'humanité . En 2014 " La planète des singes , l'affrontement " nous avait laisser en plein suspense avec des membres de l'armée américaine qui se dirigeait vers Cesar et les siens pour les anéantir . Et on avait donc qu'une hâte c'était de voir au plus vite la suite de cette histoire . Il nous aura fallu patienter 3 ans jusqu'en 2017 pour enfin découvrir la suite et conclusion de cette histoire . Bon alors que vaut ce chapitre final de cette trilogie ? Et ben le film est bien . Le film débute d'ailleurs très bien par un résumé originale des deux premiers films avec dans le texte le mot " origine " qui ressort en gros ( pour montrer qu'on venait de résumer le film " les origines " ) puis un peu plus tard le mot " affrontement " qui ressort de la même façon ( pour montrer qu'on venait de résumer le film " l'affrontement " ) et sa se termine par le mot " suprématie " qui conclue donc le résumé des deux premiers films et qui se transforme en titre pour ouvrir ce 3e film . J'ai bien aimer cette l'idée . L'histoire est prenante avec Cesar et les siens qui vont devoir affronter des membres de l'armée américaine bien décidé à les anéantir et sa va être tendu ce qui va donner lieu à du suspense , de la tension , de l'émotion , des rebondissements et de l'action . On pourrait regretter un certain manque d'action mais c'est compensé par une histoire prenante qui nous tient en haleine jusqu'à la fin . Mais quand l'action est présente sa envoit du lourd comme en témoigne le combat final spectaculaire ( bien que sa aurait pu être encore plus grandiose on reste un peu sur notre faim ) et qui se termine par
spoiler: une avalanche démentiel détruisant tout les membres de l'armée américaine

. Le film nous montre les derniers évenements qui vont amener à la domination des singes sur la planète et la soumission de l'espèce humaine comme on peut le voir dans la saga originale des années 60 et 70 et c'est prenant . On voit donc dans le film comment les singes ont fini par dominer la planète

spoiler: après l'échec de l'armée pour les détruire qui ont fini par s'entretuer et se faire détruire par la nature elle meme à savoir une avalanche démentiel . Sans oublier que l'on nous montre dans le film que le virus qui a rendu les singes intelligent et qui a détruit une partit de l'humanité est en train de muter et de transformer les derniers humains survivants en homme primitif privé de parole . Ce qui a rendu les singes intelligents fait l'effet totalement inverse aux humains qui perdent leur intelligence . Et même si ce n'est pas montrer clairement à la fin du film on se doute que les singes doter d'une grande intelligence n'auront donc pas trop de mal à soumettre ses derniers hommes survivants devenu primitifs comme on peu le voir dans la saga originale de " la planète des singes "


. Je regrette quand même que le final soit un peu flou et un peu vite expédié spoiler: ( on ne voit pas clairement les singes dominer les hommes à la fin même si on se doute de la suite des évenements . Bon bien évidement cette trilogie est un reboot ( une réécriture totale de l'histoire de la planète des singes ) donc forcément l'histoire est un peu différente de la saga originale mais bon je pensais qu'ils allait quand même garder cette aspect de la saga originale . Même si les singes sont l'espèce dominante à la fin du film on voit qu'ils rêve juste de vivre en paix et n'on pas spécialement envie de soumettre le reste des humains . Dailleurs ils s'entendent bien avec la petite fille muette qu'ils ont pris sous leur ailes . Jusqu'à la fin Cesar à garder une part d'humanité et n'a eu qu'une envie se venger des " méchants " humains comme le general et son armée mais il n'a pas envie de faire de mal aux bons " humains " comme avec la petite fille muette qu'il prend sous son aile . Mais avec sa mort à la fin du film et quelqu'un d'autre qui va sûrement prendre le commandement on se doute bien qu'il n'aura peut être pas la même compassion envers les humains qui ont tenter de les anéantir et qu'il va tous les mettre dans le même panier . J'aurai donc bien aimer voir comment sa va se dérouler après la mort de Cesar )

. Un 4e opus pour montrer clairement

spoiler: les singes intelligents se comportant en " humain " dominer les hommes devenu " primitifs " comme on peu le voir dans la saga originale des années 60 et 70

ne serait pas de trop même si ce film fait quand même une bonne conclusion car à la fin

spoiler: c'est clair et net les singes domine la planète .


J'aime bien cette fin malgré tout car les singes

spoiler: qui sont donc enfin l'espèce dominante sur la planète arrive à la fin du film dans leur nouveau lieu d'habitation entourer de canyon et d'un lac comme dans la saga originale de la planète des singes ce qui boucle donc la boucle

. Les effets spéciaux donnant vie aux singes sont encore une fois époustouflant . Les singes sont d'un réalisme stupéfiant . J'ai encore une fois été bluffer . La technique de la Motion capture donnant vie aux singes a encore monter d'un cran vu comment les singes sont d'un réalisme étourdissant . A aucun moment on se dit qu'ils ont été créer sur ordinateur c'est hahurissant .
Le film est porter par un bon casting avec toujour à sa tête Andy serkis qui est encore une fois excellent dans le rôle de Cesar . Il joue toujour à merveille le rôle du singe ( grâce à la technique de la Motion capture ) qu'on y croit à fond . On c'est vraiment attacher à ce personnage de films en films et il est encore plus attachant et touchant dans ce volet . Il va devoir affronter un général sans pitié , un brin caricatural certe , mais très bien interpréter par Woody Harelson .

Pour résumer ce film est une bonne conclusion de cette trilogie qui nous aura montrer sous forme de reboot et sous un aspect moderne les origines de " la planète des singes "
HawkMan
HawkMan

223 abonnés 1 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 août 2017
Ce 3ème opus vient achever la saga... et quelle saga. Pierre Boulle serait fier de voir comment son roman a pu être retranscrit au cinéma. C'est du grand spectacle. Ce 3ème épisode montre la lutte finale entre les singes mené par César et un groupe militaire dissident mené par un homme qui ne comprend que la guerre. Ce film est le plus sombre des 3. L'esthétisme est parfait, les singes sont toujours aussi impressionnants de réalisme. On se confond à apprécier les singes plutôt que les humains qui se révèlent au final sans compassion ni amour. La fin m'a un peu laissé sur ma faim, j'aurai aimé voir autre chose... mais je n'en dit pas plus :)
Bref : pour conclure une saga mythique où se mêlent des thèmes sociaux, politiques et familiaux. Matt Reeves a réussit tout ce que Tim Burton a échoué dans sa version.
Fabien S.

687 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2017
Un excellent troisième volet qui conclut la saga. Woody Harrelson incarne un colonel. Andy Serkis interprète César un singe en motion picture. Un film antimilitariste et humaniste.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 septembre 2017
Un film archi mauvais des effets spéciaux spectaculaires mais ridicules on l on voit un énorme orang outan pesant 250kg enfourcher un maigre cheval pour aller poursuivre aveuglé par la haine un gros méchant type nazi
un scénario gnangnan des scènes cul cul ou ridicules et une fin totalement grotesque
legend13
legend13

291 abonnés 1 099 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2017
Les 2 premiers films de la saga reboot, bien que différent dans le fond, étaient des excellents divertissements qui ont largement mérité leurs succès publiques et critiques ! Voilà que débarque donc le 3eme opus dont le titre français réponds au doux nom de "Suprématie". Et le moins que l'on puisse dire c'est que Matt Reeves (déjà réalisateur de l'excellent 2eme opus) a fait un travail formidable et est parvenu à hisser sans problème le niveau de ce chapitre final à hauteur des 2 autres. Voir même mieux ! Un Blockbuster palpitant d'un bout à l'autre qui conclut avec beaucoup d'émotion et de subtilité (avec un triste parallèle avec les camps de concentration et les pires heures de l'histoire de l'humanité) cette somptueuse saga. Avec une nouvelle fois un immense Andy Serkis qui fait face à un ténébreux Woody Harrelson. En bref, un excellent épilogue !
Sylvain V.
Sylvain V.

31 abonnés 38 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2017
Vu en avant-première 3D. Après les ORIGINES et L'AFFRONTEMENT, Matt Reeves dévoile la SUPRÉMATIE. Un final à la noirceur parfaite, agrémenté de décors incroyables, époustouflants. Brillant par un scénario très original et une mise en scène rythmé et sombre, ce troisième volet s'avère être le meilleur de la saga ! L'histoire est très intéressante, de nouveaux personnages apparaissent, leur influence sur le film est considérable. La musique est magnifique, principalement composé au Piano, Michael Giacchino compose la plus belle bande-son de la saga. Spectaculaire. Ainsi, avec ce dernier épisode, Reeves permet à César de dévoiler sa face la plus sombre. Son côté obscur. De faire éclater sa rage, ainsi que son côté humain. Une réussite phénoménal. La saga se termine en apothéose. 5/5 *****
laurent p
laurent p

1 abonné 35 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 août 2017
Gachis ! la technique ne suffit pas ! Cesar est fantastique de realisme mais les aberrations du film s accumulent et gachent completement l histoire. Si les scenaristes avait fait un effort on aurait pu avoir un excellent film mais là le ridicule pollue le message :
"si il est vivant demain mettez le au travail, sinon tuez le !"
Diabloxrt
Diabloxrt

84 abonnés 1 917 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2026
"La Planète des Singes - Suprématie" est une conclusion parfaite, pour une trilogie qui aura marqué ces dix dernières années d'une main de maître. J'avais déjà particulièrement apprécié le second volet, car il avait amené des thématiques et une ambiance vraiment prenante. Le film cherchait à prendre tout cela au sérieux, en apportant une esthétique et un ton que l'on a peu l'habitude de voir pour de tels blockbusters. Et honnêtement, la recette a été reprise pour ce dernier épisode, et avec beaucoup de succès. Clairement, ce final est plus qu'excellent, même si je gardais toujours une petite préférence pour le second. Reprenant ce ton réaliste et très sérieux propre à la saga, une nouvelle fois, nous sommes sur un long-métrage qui cherche à rendre crédible son univers. Cela passe déjà visuellement, avec des décors et des environnements très réussis. On se sent plongés au sein de cette Terre complètement à l'abandon, les plans naturels montrant la reprise des droits de celle-ci. Et par la suite, en proposant une ambiance particulièrement pesante et un scénario dans le prolongement des thématiques du précédent, on construit totalement la continuité de cela. En effet, le tour de force du projet est le même que le second, à savoir de ne pas forcément compter sur un aspect de divertissement pur, malgré son budget et sa grosse campagne marketing. L'objectif sera bien plus de proposer une réflexion, avec quelques grosses scènes d'action très efficaces certes (notamment à la fin), mais celles-ci ne sont là que pour servir le propos global du projet. Et encore une fois, je trouve cela particulièrement percutant, dans une époque où les gros films de ce budget ne sont là que pour servir du grand spectacle. Ici, ce qui prime est clairement l'ambiance, servie par une mise en scène de qualité et des thèmes musicaux très immersifs, et l'écriture du scénario. Comme le second volet, on va travailler sur une réflexion tournant autour de l'humanité, grâce à cette confrontation entre les humains et les singes. Et comme ce dernier, l'humanité ne va pas forcément venir de là où on le pense. Ces singes, notamment Ceasar (toujours très bien joués par Andy Serkis), vont faire preuve de sentiments extrêmement humains. Grâce à eux, nous allons comprendre que ce qui fait de quelqu'un un être humain, ce n'est pas que son apparence, mais ses actions et son état d'esprit. Autant dire que le constat est assez frappant ici, tant nous sommes vraiment très attachés à eux, même s'il faut clairement noter que la qualité de leurs effets spéciaux rend tout cela forcément bien plus facile. Le rendu est impressionnant au sein de ce troisième volet, et c'est réellement bluffant de réalisme, on ressent leurs émotions de manière vraiment folle. C'est assez déconcertant de voir à quel point cette technologie est utilisée et de voir à quel point elle aura évolué au fil du temps. Cela renforce donc leur humanité, surtout en parallèle des actions très violentes des humains. Clairement, là où le second laisse de la place à l'espoir, ce dernier est très fataliste : les humains courent à leur perte si rien ne change. C'est donc une conclusion très osée, mais clairement percutante. J'ai aimé que cette trilogie assume son parti-pris pour totalement mettre l'humain face à ses erreurs. À voir si le message sera compris... Parce qu'au final, cette saga aura été une saga plus qu'importante à tous les niveaux. En repoussant les limites des effets spéciaux numériques à son paroxysme et en abordant un ton à contre-courant des tendances actuelles, cette saga aura su marquer son public et son époque. Elle est l'une des meilleures choses que nous a proposé Hollywood dans les années 2010, et c'est donc une licence à vite rattraper si vous ne l'avez pas vue. Pour conclure, une conclusion presque parfaite.
Bruno d
Bruno d

16 abonnés 98 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2017
je viens de prendre ma plus belle claque de 2017,un final tout simplement extraordinaire ,matt reeves a tout simplement soigné le scenario pour donner une fin d'une telle intensité ,ouvertement inspiré d'apocalypse now surtout pour le colonel qui rappelle brando des moments d'une grande intensité et qui conclut sur un final magistral et pour finir quel performance d'andy serkis en plus que d'habitude car là il interprete un cesar avec plein d'émotions variées,un oscar ne serait pas démerité ,voilà moi je n'ai pas vu un banal blockbuster mais une oeuvre puissante et grandiose
ericab73
ericab73

4 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 août 2017
Très décevant. Il ne se passe rien, c'est long, très long pour attendre dénouement. Scénario au minima. 2 blagounettes dignes d'un enfant de 7 ans et qui ont fait rire 2% de la salle... Autant aller au zoo si c'est juste pour voir des singes.
cosette2010
cosette2010

58 abonnés 114 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 août 2017
À part la prouesse technologique, le scénario est sans originalité aucune et pourrait s'appliquer à n'importe quelle guerre. Les bons sentiments mélos ajoutent encore à la fadeur de ce film très décevant. J'en attendais vraiment plus.
Walter Mouse
Walter Mouse

548 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2017
La Trilogie de La Planète des Singes est un petit objet saint dans l'industrie hollywoodienne de ces dernières années. Elle a utilisé les mêmes ficelles que les superproductions concurrentes avec son interface numérique, ses angles de prequel et de reboot ainsi que ses références cachées à sa saga d'appartenance. À cela près que ses fondateurs ont pris très au sérieux l'héritage du roman de Pierre Boule et du film de Frankin J. Shaffner. Prenant leur temps en sortant un volet tous les trois ans et en embauchant des artisans plein de ressources, les auteurs de ce redémarrage ont gravi de nouveaux échelons à chaque film, leur faisant gagner en profondeur et en noirceur. Suprématie atteint l'apogée de cette ambition, choisissant comme pan narratif uniquement le point de vue primate et en donnant du poids aux actions de César par des rappels du passé. Le singe a subi une transformation draconienne depuis Les Origines, devenant malgré lui le fossoyeur de l'Humanité. Matt Reeves refroidit net les espoirs de réconciliation entraperçus dans L'Affrontement en établissant un dernier lien avec l'état initial de La Planète des Singes, obligeant une des deux races à un jour disparaître. Très obscur dans son discours, ce troisième film post-apocalyptique met un point final à tous les thèmes et tous les arcs lancés, assombrissant le destin de la Terre et faisant preuve d'une aisance remarquable pour achever l'histoire de César. La Planète des Singes : Suprématie est assurément un des meilleurs blockbusters de l'année et le deuxième meilleur film de la saga derrière l'original de 1968.
Dandure
Dandure

185 abonnés 205 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 août 2017
Attention, cet avis contient des spoilers tels que: spoiler: toute ressemblance avec des événements réels ou mythiques est parfaitement voulue.
On nous avait promis une guerre totale entre 2 espèces pour la suprématie sur la planète Terre. On est loin du compte. Je n'ai pas vu de guerre, j'ai vu un Woody Harelson échouer à ressusciter le colonel Kurtz et un César singer grossièrement Abraham, Jésus et Spartacus réunis. On en a vu des films à propos d'esclaves en quête de liberté: fuite d'Egypte, gladiateurs, traite négrière, camp de concentration. Chacun avait sa spécificité historique, un contexte particulier, une part d'humanité à révéler. Ici, on nous rejoue les tous clichés qu'on a déjà vu ailleurs avant qu'ils ne deviennent des clichés. MAIS ce sont des singes numériques. Whaou, la belle affaire...
Moralité: c'était pas leur guerre à eux non plus.
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