La Planète des Singes - Suprématie
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 août 2017
10/10 grandiose.
Je ne vois absolument pas le reproche qu'on peut faire à ce film tant il est incroyable.
Je l'ai finalement vu en 3D et franchement depuis Avatar je n'ai jamais vu une 3D aussi magnifique.
La saga se termine de manière parfaite et vraiment j'en ai pris plein la gueule. C'est pour ce genre de film qu'on va au cinéma.
La musique est magnifique, tous les plans sont vraiment soigné et les effets spéciaux sont juste dingues
garnierix

306 abonnés 600 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2017
Woody Harrelson nous refait un Colonel Kurtz de "Apocalypse now" : c’est très bien venu car on ne se moquera jamais assez de la bêtise humaine. Ce remake (où il manque juste la musique de la chevauchée des Walkyries) nous est livré avec le dernier film de la saga "La Planète des Singes", censé expliquer "la suprématie" des singes sur les hommes –situation que trouvera Charlton Heston il y a 50 ans, dans le premier des films. Donc on a bien compris, l’homme descendra de son piédestal, pour le laisser aux singes, suite à son incurable nature d’apprenti-sorcier et à son non moins incurable besoin de détruire. L’homme est devenu soit un tyran fou, soit un mouton idiot, soit un dégénéré qui perd les sens ; l’homme perd partout sa prééminence au bénéfice d’une espèce dont le regard est devenu plus humain que le sien. Le film montre bien tout cela. Il ne dit pas comment la Terre devient réellement la planète des singes, puisque l’histoire se déroule sur un bout de territoire –mais on n’en est qu’à la douzième adaptation du roman de Pierre Boule (9 films, 2 séries, 3 BD)… Le film montre bien le singe gagnant en humanité et l’homme en bestialité. Pierre Boule serait ahuri par la technologie d’aujourd’hui qui donne un réalisme époustouflant au regard de César le chef (Andy Serkis en motion capture), ou à celui de Maurice l’orang-outang. Cette prouesse de mise en scène, qui à elle-seule est saisissante, est une grande réussite du film –que l’anthropomorphisme évident ne gâche pas du tout, puisque sans cette humanisation du regard, ce serait une autre histoire à inventer, ce ne serait plus la fable de Pierre Boule (avant son roman de 1963, il avait été impressionné dans un zoo par les expressions quasiment humaines de gorilles). En revanche, était-il intelligent de faire parler César de "sa femme" ? Ce détail sonne faux et ridicule, d’autant qu'il dure tout le film. Dans quelques siècles, le singe pourra parler de "sa femme" comme de son notaire, mais à ce stade c’est un gros défaut du film. C’est toutefois le seul gros reproche : le scénario hésite parfois, l’évasion finale n’en finit pas, des scènes de réflexions sur le pourquoi du comment des choses s’allongent trop, mais ce film n’en reste pas moins une très bonne aventure sci-fi, techniquement impeccable, bâtie pour faire naître réflexion et émotion, aux antipodes des films de super-héros (en passe de devenir une drogue dure, si ce n’est déjà fait), et avec son Colonel revisité. Était-il avisé de donner un rôle au destin et au divin pour conclure véritablement le film ? On ne sait pas trop, mais pourquoi pas ! –Un événement extérieur déterminant survient en effet (ce n’est pas un nouveau virus, ce n’est pas un astéroïde, mais c’est comparable à la mer rouge qui se referme sur les égyptiens à la poursuite de Moïse). L’histoire des hommes et leurs légendes sont pleines de ces interventions. Cela dit, cet événement est-il bien le destin ou le divin? On pourra aussi le voir comme la conséquence directe de l’action des hommes, les voies de Dieu procédant ainsi en général…
psychiio
psychiio

45 abonnés 101 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2017
Le premier opus, "Les Origines", proposait un scénario différent que le film originel de 1968. Cependant, cette nouvelle trilogie a décollé depuis que Matt Reeves a pris les rênes. "L'Affrontement" était donc à la fois un film d'action, un film politique et psychologique. Cette "Suprématie" creuse le même sillon, tout en approfondissant davantage les enjeux et les partis-pris mis en place dans le second volet. Et si ce dernier s'était révélé comme étant le meilleur blockbuster de 2014, cette conclusion est bien partie pour être le meilleur blockbuster de 2017. Ou tout simplement l'un des meilleurs films de l'année.
En effet, ce troisième et dernier volet de la trilogie est avant tout la confirmation de l'immense intelligence du réalisateur ; ce qui intéresse Reeves, ce n'est pas l'action, les bastons en CGI, ni les effets spéciaux qui masquent le plus souvent l'absence du scénario dans n'importe quel blockbuster. Ici, c'est l'Humain qui est filmé.
Et s'il y a bel et bien des scènes d'action (la séquence d'ouverture est absolument remarquable), le film se révèle finalement assez avare en séquences mouvementées. Pourtant, il y a le rythme est fait tel que l'on ne peut s'ennuyer une seule minute. Et pour ceux qui trouveraient malgré tout le moyen de s'ennuyer, il y a de quoi se rattraper sur les excellents effets spéciaux, avec une motion-capture atteignant son sommet de réalisme.

La grande force du film réside dans son traitement des personnages, dans leurs conflits internes et leurs relations entre eux. Ici, il n'y a ni gentil ni méchant. Chacun a ses raisons d'agir, y compris celui que l'on pouvait prendre comme le gros bad-guy du film, une sorte de Colonel Kurtz ultra iconisé par un Woody Harrelson bien loin de ses rôles caricaturaux dans lesquels il a tendance à tomber. Son opposition à César (Andy Serkis livre une prestation bien plus magnétique et encore plus physique que dans les volets précédents), leader des singes et véritable chef révolutionnaire à la Spartacus, offre au film les plus belles scènes. Des confrontations aux allures de joutes verbales, bien plus passionnantes que n'importe quelle bataille entre 300 singes armés et 50 tanks humains qui, dans d'autres mains ou plumes, auraient ressemblé à un jeu vidéo géant.

Et alors que le film pourrait tomber dans le récit de vengeance, qui lui tendait les bras, Matt Reeves emprunte un chemin différent ; le film prend soudainement des airs de films d'évasion.
Par ailleurs, on retrouve dans ce troisième volet plus de moments légers que dans le très sombre "Affrontement" ; il suffit d'une paire de vannes d'un chimpanzé en bonnet et anorak pour détendre un peu l'atmosphère. On n'est cependant pas là pour rire car la domination de la planète est en jeu. Et ça, Reeves le sait et ne le perd jamais de vue.

Cette conclusion est un divertissement ambitieux, passionnant et captivant. Bref, parfait !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 août 2017
La trilogie se clôture en beauté, dans le feu, le sang, la neige et les larmes! Ce troisième volet est absolument génial, à la fois divertissant, intelligent, audacieux et spectaculaire! Peu d'action, mais des enjeux forts et intenses, des séquences grand spectacle ahurissantes de réalisme et impressionnantes, une motion-capture encore plus travaillée et naturelle, des acteurs au sommet, Woody Harrelson offre enfin une vision du méchant bad-guy réaliste et intelligente, et Andy Serkis reste encore une fois bluffant. Un blockbuster, même si ce nom est peu approprié quant à l'audace, au risque, à l'intelligence du scénario, qui captive, qui est absolument parfait sur tous les points, et qui a enlever les erreurs des précédents qui étaient tout aussi bons. Le meilleur des trois, un film non pas sur la guerre, qui est un thème secondaire, mais sur la vie, l'espoir, la famille, la différence. Absolument splendide et épatant, le film de l'été, et probablement le blockbuster de l'année (pour l'instant). Foncez !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 août 2017
Depuis 2011, je suis avec attention la trilogie de La planète des singes. Quel bonheur de découvrir le premier épisode. Par contre le suivant me déçoit, je l’ai même oublié. Aucune bande annonce, ni de synopsis pour étoffer mes attentes. C’est donc avec un peu de crainte que je me dirige vers la salle.
Concernant Matt Reeves, j’ai apprécié la réalisation de Cloverfield. Cela reste encore juste pour des blockbusters américain. Encore une raison qui peut inquiéter avant d’aller voir un film. L’industrie doit lui faire confiance car il devrait faire le prochain Batman.
Je n’ai pas été déçu. Quel claque, je viens de prendre. Tout est lié pour passer un bon moment. L’histoire d’une famille détruite pour une idéologie. L’histoire d’un peuple en quête de liberté. On peut faire beaucoup de lien avec la réalité. Tout ceci est riche d’émotion. On ne peux pas rester figé en regardant le film. Il y a une pointe d’humour avec «Bad Ape» pour diminuer la teneur dramatique.
Les effets spéciaux dont la motion capture de Andy Serkis sont parfait. Depuis 2001, sa prestation de Gollum, il n’a cessé d’être un maître de la motion capture. Sa continue encore avec ce film.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 20 août 2017
Long. Scénario pauvre (western série B, La grande évasion puissance moins dix, apocalypse now expliqué au moins de six ans). Mal joué. Incohérence hallucinante. Musique qu'on oublie dans les 3 minutes. Montage ridicule. Bref un nanard.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 août 2017
Un chef d oeuvre !!!aussi ou voir meilleur que les 2premiers !!!!film émouvant sombre d ou j ai laissé plusieurs larmes d émotion !!!une fin digne d une grande trilogie !!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 1 août 2017
Ayant assiste a l'avant-premiere, je dois dire toute ma deception apres le visionnage de ce dernier episode de la Planete des Singes.
Cela commencait bien a vrai dire, avec le plaisir de retrouver Cesar - bien vieilli - dans le feu de l'action de debut. Maheureusement, le rythme s'essoufle tres vite. Puis les longueurs arrivent et l'on en vient a regarder sa montre.
Du point de vue du scenario, c'est un zero pointe. L'intrigue fade et insipide, histoire d'une vengeance qui ne fait pas honneur a Cesar. Tout cela agremente d'une vague histoire de virus qui rend muet, rapidement oubliee. Sans compter l'apparition d'acteurs - comme le role de la petite fille muette - qui donne au scenario ni queue ni tete...
Bref, un gros rate. Seuls les maquillages et effets speciaux viennent relever la note finale.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 août 2017
Ce film m'a beaucoup déçu ,je me dois d'avouer que les effets spéciaux:notament les textures des fourrures sont superbes ,que la motion capture et Andy Serky permettent d'obtenir un césar juste ;mais alors que l'Affrontement était vraiment noir, les notes humoristes de Suprématie cassent tout,alors que la fin de l'Affrontement illustrait la décision de César: celle d'être sans pitié ""SPOILER"",cet opus censé illustrer la suprématie des singes (qu'ils obtiendront grâce a une avalanche.....signe de la "supprématie" de la nature et donc des singes ),tombe tjrs dans l'émotionnelle ,alors que l'on s'attend à voir éclater la haine de César promise ,que la musique et la tension montent on retombe dans le deuxième film ,on reitere la question de l'homme,de plus en 2h20 nous n'avons qu'à droit une petite bataille au début et une petite bataille entre humain à la fin ,nous ne pouvons même pas voir celle durant laquelle les singes se feront capturer(déjà que la retour a la case départ me frustre).J'aime le côté prophétique de César "SPOILER"""""""""""""""""""qui se sacrifit ,qui porte la douleur de tout son peuple pour leur offrir enfin le repos,j'aime les références au premier film (nova) a tim burton avec les croix à apocalypse now et full metal jacquet avec les casques,mais on a affaire à un remake de la grande évasion !!dommage de tomber là dedans quand on peux faire un film de sf !on nous vente toujours l'intelligence superieur des singes mais jamais on ne nous montre le mode de vie des singes ,la construction de leurs civilisations,et comment expliquer que la montagne enneigée soit aussi prêt du désert ?et quand on nous montre le voyage de César et ses amis à la recherche du colonel ,laissez les nous explorer les anciennes infrastructures humaines et découvrir d'eux même la régression qui est une idée trés intéressante plutôt que de l'expliquer par l'intermediaire du colonel au lieu de se concentrer sur la folie de ce dernier !!! sans parler du final coulant de niaiserie et de clichés.........
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 août 2017
La Planète des singes va conclure sa saga. Après deux premiers films de haute volées, surprenants car non attendus. Ils ont relever toutes les attentes et s'affirment comme une référence des blockbusters de ces dernières années. Qu'en est-il de l'apothéose? La suprématie aura t-elle lieu? La bande annonce fait sacrément envie en tout cas. La première partie est bonne, scène de combats superbes et histoire haletante. César face au colonel, très bien interpréter par Woody Harrelson, dans une atmosphère de fin de règne humain. L'être humain doit lancer ses dernières forces dans la bataille pour survivre face à des singes plus intelligents que jamais. Pendant 1h30 on est captiver. spoiler: A partir de l'arrivée dans la base militaire le film ralentit totalement, des longueurs, des séquences qui tournent en rond
. La seconde partie est décevante. J'attendais énormément de ce troisième opus étant un grand fan des deux premiers. Pendant tout le film j'espérais le combat final, celui entre les humains et les singes. La BA donnait l'impression qu'il allait être fou. Un duel unique pour une suprématie. Une ambiance folle et un combat inoubliable. Eh bien non. La baston qu'on annonçait n'aura jamais lieu. spoiler: On aura le droit à une bagarre entre deux armées qui se tirent dessus à coup de missiles avec des singes qui se tirent de la prison en secred
Une déception gigantesque, on s'attendait à un final incroyable, un final qui marque les esprits. On aura le droit à une fin raté . Pas à la hauteur de l'attente. Là où la planète des singes l'affrontement arrivait à tirer son épingle du jeu par ces scènes merveilleuses de guerre entre humain et singe, suprématie se rate totalement. spoiler: L'avalanche qui décime toute l'armée alors qu'il vienne juste de démolir la base, rarement vu plus facile et plus naze comme conclusion
Au final Suprématie conclue l'une des meilleurs saga des années 2010. malheureusement la fin laisse un arrière gout de gâchis. Ce film aurait pu être un chef d'oeuvre, il est juste pas mal. Terriblement frustrant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 octobre 2017
Les décors sont splendides, les singes incroyablement animés, et c'est à peu près tout ce que je trouve intéressant dans le film.

Bien plus manichéen que ses prédécesseurs, celui-ci va pousser la logique du " singe plus humain que l'horrible humain" au delà des limites du grotesque. Tout ce qui se rattache aux hommes dans ce film va ainsi se voir accolé aux symboles et thèmes viscéralement négatifs qui hantent notre société traumatisée par le XXe siècle : l'embrigadement militariste, la volonté de purification totale, le système concentrationnaire, et tant d'autres. Tout sera donc caricatural à souhait, pas un seul personnage humain NORMAL (pas infecté, muet et bébête comme la fillette) pour échapper à ce schéma, se poser des questions ou dialoguer avec les singes : tous irrécupérables.

A la limite, ça ne m'aurait pas dérangé si le film avait réservé un traitement au moins nuancé aux singes, s'il ne les avait pas traités comme des petits parangons de vertu et de pureté, d'éternelles victimes qui n'agissent jamais que par légitime défense. Déjà Koba dans les précédents n'était mauvais que par réaction aux sévices infligés par les hommes, mais ici le mythe du bon sauvage ne souffrira aucune limite : les singes ne sont soumis ni aux vices de la bestialité ni à ceux de la civilisation (l'esprit de vengeance notamment, auquel César est vraiment trop sage et digne pour se soumettre comme un vulgaire bonhomme), mais combineront aux contraires les vertus des deux extrêmes (ingénuité, hautes vertus morales universalistes, etc.). C'est d'autant plus hypocrite que, pour nous faire nous attacher aux singes, le film leur réserve un traitement très anthropomorphique (déjà le faciès de César pas 100% simiesque, le fait qu'ils se donnent l'accolade, s'embrassent, comme des hommes et pas comme des singes, etc.). Finalement donc, s'il existe quelques "mauvais" singes dans le film, c'est seulement parce qu'ils acceptent la vision du monde humaine, le mal ne vient jamais purement d'eux.

D'ailleurs, l'entière "trilogie des origines" de la planète des singes a réussi l'EXPLOIT de ne proposer AUCUNE REFLEXION sur le basculement décisif de cette histoire. On ne verra pas les singes finalement prendre le pouvoir, on ne saura décidément pas comment nos petits anges poilus deviendront eux-mêmes despotiques et arrogants, comment ils finiront par traiter les humains aussi mal que ceux-ci les avaient auparavant traités (esclaves, bêtes de somme, cf le film originel). Non, on évite le retournement de la dialectique maître/esclave (qui aurait pu être intéressant) et on arrête tout quand l'homme est encore le salaud de l'histoire. Bref, on restera jusqu'au bout dans l'écolo-misanthropie et le culte du macaque.

Dans ce registre, le film est un hold-up compassionnel constant, "sublimé" par des séquences-émotion nombreuses et poussives, où le piano se donnera du mal pour nous faire chouiner. Le summum restera sans doute spoiler: le fait que la fillette ne ressent visiblement rien quand son protecteur humain (père ?) qui l'a apparemment protégée et nourrie (en tout cas ne la séquestrait pas) est abattu par César et ses potes (ils sont quand même gentils, ils vont pas rendre une fillette triste) alors que lorsque le fringant gorille qu'elle connaît depuis GRAND MAX UNE SEMAINE meurt, elle s'effondre en grasses chialeries. Cette scène est d'autant plus ridicule que l'échange de fleur, supposé la rapprocher du gorille, a eu lieu précisément la scène d'avant, rendant le tout ultra téléphoné et artificiel.


En outre, mention spéciale à l'anti-christianisme vicieux du métrage, puisque le détestable colonel (qui gère un camp de concentration et de travail rappelons-le) est apparemment très chrétien (moultes croix au cou et au mur, signes de croix face à ses troupes lobotomisées) bien que l'on ne sache nullement quelle place occupe le christianisme dans sa tête et sa démarche génocidaire (à part la mention facile de la « guerre sainte »). On appréciera particulièrement l'ironie du fait que, historiquement, les chrétiens ont été parmi les premières victimes des système concentrationnaires (encore aujourd'hui en Chine et en Corée du Nord par exemple), lesquels ont pour l'essentiel été mis en place par des régimes très anti-religieux (au moins les régimes communistes, le nazisme aussi dans une certaine mesure, en tout cas sa logique d'extermination n'avait rien d'une « guerre sainte » chrétienne). D'ailleurs ces régimes étaient résolument tournés vers l'avenir, vers « l'homme nouveau » et la « société nouvelle », pas le passé (« l'histoire » étant l'obsession du colonel, apparemment malsaine selon le film). L'inversion accusatoire a visiblement encore de beaux jours devant elle.

Enfin et pour le fun, le film pêche par des incohérences et des facilités majeures, qui rendent sa prise au sérieux parfois difficile, et risquent de lui réserver un statut proprement nanardesque dans le futur :
-certains singes parlent par signes, ok, pourrait-on savoir comment César comprend ces signes le dos tourné ou les yeux collés aux jumelles ? C'est fort.
spoiler: -la fillette rentre dans le camp humain SOUS LE NEZ DES GARDES postés sur les passerelles, traverse tranquillement le périmètre alors que des soldats mangent à une dizaine de mètres d'elle, et fait ses petites affaires sans être dérangée -les singes s'évaderont également avec une facilité surréaliste, un garde isolé s'aventure dans leur enclos pour se faire bolosser (il fallait qu'il soit à cet endroit précis et pas un autre pour tomber dans le trou hein), puis des centaines de macaques transforment le camp en gigantesque parc d'acrobranche sans que personne ne les remarque

spoiler: -le camp en lui-même n'a aucun sens, aucun groupe armé ne s'installerait AU PIED d'une montagne, à la merci des avalanches (LOL) ou des glissements de terrain déjà, mais surtout à la merci d'adversaires qui n'auraient qu'à prendre position sur les versants pour les canarder tranquillement depuis les hauteurs (l'assaut frontal depuis la plaine étant ainsi ridicule) -cela fait très longtemps que le "mur" en tant que fortification ne sert plus à rien face aux armements modernes, inutile d'en construire un (j'ai bien compris la grasse référence à Trump, dommage qu'elle contribue à décrédibiliser encore plus le récit) -enfin, le colonel cherchait César pour le tuer, pis voilà qu'il décide de laisser ce leader dangereux en vie, bon on peut comprendre le principe de briser/humilier le chef ennemi pour mater son peuple, mais ça pourrait se comprendre si ledit peuple était destiné à RESTER en esclavage, vu que le colonel compte les tuer par la suite et n'en a rien à foutre, ça n'a guère de sens (d'autant plus qu'il est apparemment du genre précautionneux, ayant tué son fils unique par peur de la contagion, alors laisser César en vie malgré le danger qu'il représente...)

En somme, ce film me paraît bien simpliste, malgré sa prétention à nous délivrer un message d'une profondeur insondable.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 août 2017
Je me demande encore comment on peut remplir 2h15 de film avec autant de guimauve et de pseudo humanisation simiesque surdimensionnée et ratée. Avec tout ce sucre et cette mièvrerie , j'ai un instant cherché ma seringue d'insuline pour éviter une crise diabétique potentielle. Ne perdez pas ces deux heures de votre vie pour aller voir ce navet.
Rolling!
Rolling!

67 abonnés 53 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 août 2017
Le singe César est descendu de son trône pour philosopher avec les humains. Quel ennui mortel. A moins que vous ne soyez primatologue, vous allez en baver autant qu’eux. N’oubliez pas de tapoter de temps en temps le bras de votre voisin, pour être sûr qu’il est bien réveillé. Et puis trop de singes tuent les singes. Chita c’était bien, King Kong aussi, mais là on ne voit qu’eux, ça devient vite lassant, l’humanité étant réduite au commandant tortionnaire d’une patrouille retranchée dans la brousse. César, le seul singe au monde qui ne sait faire qu’une grimace : la gueule.
Et nous, pauvres humains qui faisions tous la même grimace en sortant : la gueule. Ça prouve bien qu’on a été vaincus par les singes. C’est cool, on va tous pouvoir faire de la politique.
Bien sûr, tout ça pour vous conseiller d’emmener vos enfants au zoo.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 août 2017
Un film comme j'ai jamais connus au cinéma ! !!!! J'ai trop aimé l'histoire entre action sentimentale et très réaliste un seul mots foncé le voir de toute urgence
lhomme-grenouille

3 621 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 août 2017
Bon bah… Pas de surprise au fond. On ne pourra pas reprocher à ce troisième opus de cette nouvelle saga « la planète des singes » de ne pas être cohérent et raccord avec ses deux précédents épisodes. En cela, je pense du coup que ceux qui ont su apprécier la dynamique et l’esprit mis en place entre les épisodes « Rise » et « Dawn » s’y retrouveront pleinement avec ce dernier épisode aux allures de conclusion. Mais bon, malheureusement, cela veut dire aussi que ceux qui avaient décroché entre le premier et le second volets risquent de leur côté de trouver le temps sacrément long… Et ce fut mon cas ! Alors ce n’est pas que je ne lui trouve pas de mérites à cette « planète des singes : suprématie », bien au contraire ! On a quand même à faire là à un film propre qui sait retenir ses coups et ménager ses effets. A une époque où les grands studios se disent que le pognon doit se voir à chaque seconde avec des effets visuels ébouriffants et des musiques pompières à gogo, cela fait du bien de tomber sur un film comme ça qui est économe dans le mot, qui sait marquer des temps, qui pense la plasticité de ses plans autrement que comme de simples démonstrations numériques… D’ailleurs, s’il fallait parler de démonstration numérique, je pense que le film illustre au mieux ce qu’elle doit être. On dit souvent qu’un bon effet spécial c’est celui qui sait se faire oublier, eh bien c’est (presque) le cas dans cet épisode. Au moins dans ce film, chaque plan et chaque jeu d’acteur est pensé pour être au service de l’intrigue et non pour être au service de la seule démonstration. Donc oui, ajoutons à cela une atmosphère qui a quand même quelque-chose pour elle, et on pourra se dire qu’on a clairement de quoi défendre cette « planète des singes » et ressortir de là sans avoir l’impression qu’on a perdu son temps… Malgré tout, je ne vais pas vous mentir non plus – et malgré toutes les qualités que je viens d’énoncer – ce film il me laisse aussi froid qu’après un bain de minuit pris à Malo-les-bains en plein hiver… Moi, ce qui me choque avec cette « planète des singes » c’est qu’au fond elle n’a pas grand-chose à dire. C’était déjà le cas dans l’épisode précédent : passé l’allégorie de la conquête de l’Ouest par l’homme blanc sur les Amérindiens, il n’y avait plus rien. Eh bah là c’est pareil : à part nous sortir une nouvelle allégorie – ce coup-ci avec la situation des Juifs lors de la Seconde guerre mondiale – moi je ne trouve rien d’autre en termes de propos dans mon écran radar… Parce qu’au-delà de ça, l’intrigue ne comporte quand même vraiment pas grand-chose et met en plus des plombes à se déployer… L’exposition passe encore, mais alors tout ce qui concerne ensuite spoiler: la traque
puis spoiler: la captivité
, mais c’est d’un longuet ! Et qu’est-ce qui s’y dit finalement ? Qu’est-ce qu’on apprend des personnages ? Qu’est-ce que leur parcours nous révèle ? On nous dit à la fin que César spoiler: était quand même un sacré chef et que personne n’oubliera ce qu’il a fait… OK mais en quoi c’était un grand-chef ? A quel moment a-t-il été confronté à un dilemme ? A quel moment a-t-il dû assumer une erreur ? Tout le film nous rabâche le fait qu’il est guidé par la vengeance et qu’en cela il se rapproche de Koba. Mais où est-ce qu’il a lutté ? Où est-ce que son attitude vengeresse a impacté positivement ou négativement sa communauté ? Parce que bon, s’il n’était pas parti pour trucider le colonel, il se serait fait capturer comme tout le monde et on aurait gagné trois-quarts d’heure de film ! De même, le fait d’avoir sauvé la petite ne lui apporte rien au fond ! Certes c’est elle qui apporte de l’eau et de la nourriture à César lorsque celui-ci est captif… Mais bon, ça aurait été un singe ça ne changeait rien ! Idem pour la poupée contaminée… Le fait que le colonel soit finalement condamné par le fait d’avoir contracté la maladie permet d’éviter à César d’avoir à faire un choix. Le colonel montre son envie manifeste de se suicider. Et s’il ne l’avait pas fait, ses hommes l’auraient tué. Donc encore une fois, les choix de César sont anecdotiques dans ce film. Au fond, tout ce qu’il a fait, c’était d’être reconnu comme chef par la communauté, rien de plus… On retire César de l’intrigue, il se passe quasiment la même chose. Qu’il s’agisse de l’exploration du nouveau monde, du sauvetage de la petite fille ou de l’évasion, rien ne relève de son ressort au final. Tout est le produit ou l’action de tiers… Mais bon, l’histoire nous dit donc qu’il aura su être un grand chef… Soit. En quoi, on ne saura jamais. Mais il l’a donc été. Soit. Voilà bien un truc que (ne) nous aura (pas) appris la saga !
Et le problème, c’est que ce problème que j’ai avec la narration qui tourne autour de César, c’est qu’elle peut s’étendre au final à l’ensemble de l’intrigue. Parce qu’au fond, là aussi sur l’ensemble du film, que s’est-il passé ? S’il y a eu épopée, qu’en est-il ressorti ? Que nous a-t-il été dit au travers de cette lutte pour la survie ? Moi j’ai beau chercher, je ne trouve rien. J’en suis même arrivé à me dire une chose toute bête durant le film. Si on avait raconté la même histoire, mais en remplaçant les singes par d’autres humains, aurait-on vraiment trouvé un intérêt quelconque à la raconter ? 2h20 juste pour dire « spoiler: bah voilà il y a deux peuples dont un qui veut en exterminer un autre. Le peuple plutôt gentil essaye de fuir mais se fait capturer. Du coup il s’échappe et il survit. Fin.
» C’est triste à dire, mais moi, dans cette « Planète des singes », je ne vois rien de plus que ça. D’ailleurs, pas mal d’inconnues sont finalement laissées en jachère jusqu’au générique final. Et même si la scène finale (j’entends par là spoiler: la grande bataille
) peut se vanter d’avoir un brin d'élan et de fougue, elle débouche elle aussi sur une solution de facilité qui évacue toutes les questions qu’on aurait pu être en droit de se poser ( spoiler: Parce que bon, présenté comme c’est, le film a l’air de nous dire : « bon tous les humains de la planète qui pouvaient être menaçants sont morts dans l’avalanche donc les singes vivront heureux et en paix pour toujours… » Les femmes et les enfants qui n’étaient pas au combat, visiblement on s’en fout. Ce que le virus va produire sur eux, visiblement on s’en fout aussi. Ce qui se passe sur les autres continents, visiblement on n’en fout tout autant… Franchement, si le but de la conclusion c’était d’aboutir à un truc du genre « les singes et les humains inversent leurs places », pour le coup je pense que ça aurait clairement mérité d’être développé bien plus profondément que ça et pas être torché comme ça en seulement cinq minutes !
) En somme, j’ai beau reconnaître de réelles qualités formelles à ce film, je ne peux – encore une fois pour cette saga – que rester dubitatif sur le fond. Sur ce point, pour moi, cette « planète des singes » ne dénote finalement pas tant que cela du reste de la production. Cela reste en fin de compte qu’une simple démonstration technique, certes propre cette fois-ci, qui n’est au service d’aucun véritable propos ni d’aucune véritable démarche… Et c’est tout le paradoxe. Je disais tout à l’heure que le mérite de ce film était de mettre sa technique au service de l’intrigue. Mais l’intrigue elle-même ne semble rien vouloir dire, si bien qu’elle donne l’impression de n’exister que pour servir la démonstration technique. Etrange paradoxe donc d’un blockbuster qui finalement fait aussi peu que les autres, tout en le faisant mieux… Après tout, c’est peut-être aussi ça l’identité de cet Hollywood du début XXIe…
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