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Yared Berria
1 critique
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5,0
Publiée le 1 août 2026
Alors, par où commencer. La mise en scène digne des plus grands chef d'oeuvre du 7 ème art. Ou bien ce cote si excitant dans ce monstre miteux qui m'a rendu horny 6 jours durant. Mon gland s'en souviendra
J ai vu ce film longtemps apres sa sortie, on m avait dit que ca valait le coup, la psychologie etc... j ai trouvé ce film peu effrayant et surtout la ou d autres films du genre ont de la substance, c est a dire abordent d autres points (le deuil, les maladies mentales, etc..) la c est vide. Ou alors le but etait de faire un film d horreur relatant le fait d elever un enfant seul? Si c est le cas c est vraiment raté. L'idée originale n est pas mauvaise mais l oeuvre est passable. Les acteurs font le taf, la realisation est correcte mais le reste est oubliable pour un film qui beneficie d un tel budget. A regarder un jour de pluie quand il n y a pas grand chose a faire. Pourtant je suis assez client du genre.
«The Babadook» montre avec justesse et humanité la vie d'une mère célibataire isolée, épuisée par les difficultés du quotidien et par un enfant dont les problèmes de comportement compliquent chaque instant de sa vie. On sent que l'amour est présent, mais la fatigue, la colère et parfois même le désespoir ont une immense place dans la relation entre Amelia et son fils, Samuel. Cela m'a parfois rappelé «Mommy» de Xavier Dolan dans sa façon de montrer une relation familiale aussi sincère que douloureuse.
Visuellement, le film est très beau. La photographie et la colorimétrie accompagnent parfaitement l'état émotionnel des personnages et le propos. Cependant la première partie du film, lorsqu'on à des doutes, reste plus réussie que la seconde, selon moi. Le Babadook se cache dans les ombres, les bruits, les suppositions et les peurs des personnages. On ne sait jamais vraiment si la menace est réelle ou si elle est le reflet de l'état psychologique d'Amelia. À mes yeux, le film est plus fort dans cette ambiguïté. Une fois la créature davantage montrée, elle perd une partie de son pouvoir de fascination et de son aspect terrifiant. D'ailleurs, on reconnaît dans le monstre des figures du cinéma classique, notamment le comte Orlok de «Nosferatu» ou peut-être des références à Freddy Kruger.
C’est un film qui ne se regarde qu’une seule fois. Le bruit du "babadook" n’est vraiment pas effrayant. L'enfant est exaspérant au début. C’est un film correct mais qui n’est pas si effrayant que ça. L'histoire est originale, tout comme la fin. spoiler: Le babadook semble représenter les démons de la mère qui peuvent refaire surface quand l'enfant la pousse à bout.
Avec Mister Babadook, Jennifer Kent détourne les codes de l’horreur pour en faire une allégorie du deuil et de la maternité sous tension. La figure du Mister Babadook incarne une menace autant psychologique que concrète, nourrissant un malaise diffus plutôt que des frayeurs frontales. Essie Davis livre une performance habitée, oscillant entre fragilité et perte de contrôle. La mise en scène, volontairement austère et oppressante, installe une atmosphère efficace mais parfois un peu démonstrative dans sa symbolique. Reste un film d’horreur singulier et intelligent, marquant par son propos, mais dont l’insistance métaphorique peut limiter l’impact viscéral.
Un film qui mérite bien sa place à Gérardmer. Outre l'ambiance et le frisson, spoiler: le film est une métaphore du deuil, tu ne peux pas échapper au babadook, mais tu peux le dompter . ,contrairement aux films d'horreurs récents, il ne contient quasi pas de jumpscare, car tout tient dans le style et l'ambiance.
Nouvelle case dévoilée pour confirmer que l’horreur est le pire genre cinématographique. THE BABADOOK laisse vraiment l’impression que la cinéaste n’avait rien d’intéressant à raconter mais qu’il fallait faire un film quand même. J’ai vraiment un gros problème avec ce type d’univers parce que je pense qu’il est quasiment impossible d’être créatif et de se démarquer. C’est un métrage très répétitif, vu et revu et qui ne va jamais au bout de rien. Il veut développer différentes intrigues mais échoue lamentablement. spoiler: Les séquences autour des problèmes scolaires de Samuel et des services sociaux ne durent que cinq minutes au mieux et ces thématiques sont amputées. J’y croyais au début. Je trouvais le contexte familial efficacement posé. Rien qu’avec les expressions de visage du personnage de la mère, il était facile de s’imaginer une préquelle.
Finalement, c’est une histoire de plus sur spoiler: la possession , sans rien y ajouter d’inventif et où toute la violence est cachée. Les tentatives de choquer le spectateur sont ainsi ridicules. Le récit possède quelques clichés inévitables. spoiler: De l’objet dangereux que l’on chasse de la maison pour qu’il revienne comme par magie, à la scène obligatoire dans un sous-sol en passant par le vomi de sang. C’était donc un très désagréable moment porté par un casting dirigé d’une manière assez désastreuse. J’en avais pourtant entendu du bien… 6/20 (Prime)
Étant donné sa réputation, quand j'ai trouvé le BluRay de "Mr Babadook" pour un petit prix, je l'ai pris les yeux fermés, mais pour finir si ce film d'horreur a bien quelques qualités, c'est quand même très loin d'être quelque chose de marquant et original.
Si la dernière partie revêt bien quelques atours horrifiques, ce film est avant tout un drame, le babadook étant une métaphore bien appuyée de la dépression. On y suit Amelia et son fils Samuel, petit garçon perturbé dont le père est mort le jour de sa naissance. Sa maman lui lisant une histoire tous les soirs, lui demande un jour de lire ce livre titré "Mister Babadook" qu'il a trouvé. Mais le conte en question s'avère être une histoire horrifique, et à partir de là Samuel est persuadé que le Babadook veut entrer chez eux et s'en prendre à sa mère. La mise en scène n'est pas mal fichue, la photographie surtout est réussie, et si l'actrice principale interprète plutôt bien le personnage de cette mère qui perd pied de plus en plus, le scénario traine quand même beaucoup trop. On comprend très vite de quoi il en retourne, mais on continue de bien appuyer le propos, pour arriver au passage final finalement très vite traité. Le film n'a rien de bien original pour finir, ne faisant que recycler des éléments déjà utilisés ailleurs sans rien apporter de neuf. Difficile de comprendre pourquoi il a été autant plébiscité.
Mister Babadook se présente comme un film d’horreur psychologique, mais en réalité, il échoue sur presque tous les plans. Le scénario, censé explorer la douleur et le traumatisme, devient vite lourd et répétitif, donnant l’impression de tourner en rond sans jamais réellement aboutir. Le personnage principal, Amelia, passe plus de la moitié du film à gémir, crier ou sombrer dans l’hystérie, ce qui lasse plus qu’autre chose. Son fils, quant à lui, est si insupportable et caricatural qu’on peine à ressentir de la compassion pour lui — ce qui détruit toute implication émotionnelle.
Le fameux "Babadook", censé être une créature terrifiante, est ridiculement mal exploité : son apparition à l’écran est rare, mal réalisée et loin d’inspirer la peur. Les effets spéciaux sont datés, et l’ambiance sonore, au lieu de créer une tension, agace par sa monotonie. Le film tente de se donner une profondeur psychologique en utilisant le monstre comme métaphore du deuil et de la dépression, mais ce symbolisme est tellement martelé qu’il perd toute subtilité et finit par sembler prétentieux.
En fin de compte, Mister Babadook est plus un drame familial étouffant qu’un vrai film d’horreur. Il manque de rythme, d’originalité et de frissons. Pour un spectateur venu chercher une expérience angoissante et mémorable, c’est surtout une épreuve d’ennui et de frustration.
Un film d’horreur minimaliste qui d’ailleurs s’apparente davantage à un conte allégorique sur la fibre maternelle et la difficulté que peut éprouver une mère célibataire. Le film bien que respectant religieusement les codes du genre puise sa véritable force dans ses personnages finement écrits et dont le climat oppressant qui les entourent finit par saisir le spectateur insidieusement d’effroi.
The Babadook se distingue comme un film d’horreur psychologique profondément symbolique, explorant la complexité des traumatismes psychiques à travers la figure du monstre éponyme. Plus qu’une simple entité terrifiante, le Babadook incarne le fantôme intérieur, le refoulé, la blessure psychique non cicatrisée qui persiste dans l’inconscient, mettant en lumière les mécanismes de la pathologie mentale sous-jacente à un deuil non résolu. Le personnage central, Amelia, vit dans un état d’épuisement extrême, oscillant entre une dépression sévère et des symptômes proches d’un trouble anxieux post-traumatique. Son hypervigilance, ses crises de colère, et son isolement social traduisent une lutte interne permanente, que le film dépeint avec une précision clinique. Son fils Samuel, en proie à des troubles du comportement, agit comme un catalyseur et un témoin des dysfonctionnements familiaux liés à la perte et à l’absence de soutien. Le Babadook devient la métaphore incarnée de cette douleur psychique qui dévore les vivants, un objet transitionnel monstrueux que l’on ne peut ni fuir ni dénier. Philosophiquement, le film illustre la hantise du sujet par son propre passé, à la manière des spectres que Derrida décrivait comme des présences insaisissables qui perturbent la conscience. La perte du mari et père figure une rupture ontologique qui désorganise la structure même du monde vécu par Amelia, générant un état de vulnérabilité profonde, selon la définition étymologique du latin vulnus, la blessure qui ouvre un passage vers l’inconnu. Cette blessure intime prend corps dans l’incarnation du monstre : un monstrum qui « se montre », selon la racine latine, à la fois comme un avertissement et une menace, mais aussi comme un appel à la reconnaissance de ce qui est occulté. Le film développe aussi une critique implicite de la gestion sociale de la santé mentale, où le rejet et la stigmatisation exacerbent l’isolement des sujets souffrants. Amelia et Samuel vivent dans un isolement quasi carcéral, où la peur du jugement social renforce la fermeture sur leurs blessures. Le Babadook est ainsi la matérialisation de cette peur sociale et existentielle qui accompagne le trouble mental. En ce sens, le film rejoint la pensée de Georges Canguilhem, qui ne conçoit pas la maladie uniquement comme un dysfonctionnement, mais comme une réponse active et singulière de l’organisme à un bouleversement du milieu intérieur. Ce qui distingue The Babadook des récits classiques d’exorcisme ou de possession, c’est sa représentation nuancée de la violence psychique interne, qui ne se dissout pas dans un combat manichéen entre le bien et le mal, mais s’inscrit dans une dialectique d’apprivoisement et de coexistence. La fin du film, loin de constituer une résolution complète, suggère que la guérison est un processus continu d’attention, de vigilance et de soin porté à ce « monstre » intérieur, une cohabitation fragile entre la santé et la pathologie. Ainsi, la santé mentale apparaît comme une ἦθος de la gestion du trouble, une capacité à contenir sans annihiler ce qui fait souffrir. Enfin, The Babadook révèle également la dimension somatique du trauma. Le corps d’Amelia, chargé de tensions psychosomatiques, manifeste les séquelles invisibles du deuil : ses mouvements, son sommeil perturbé, ses réactions épidermiques à la présence du monstre traduisent ce que les cliniciens nomment la mémoire corporelle traumatique. Cette approche rejoint les perspectives interdisciplinaires où la frontière entre psyché et soma devient poreuse, et où le soin implique une reconnaissance holistique de l’être souffrant. En résumé, The Babadook est une œuvre dense, où la monstruosité n’est pas tant dans le fantastique que dans la réalité douloureuse des souffrances psychiques humaines, une invitation à une émancipation par la reconnaissance du trauma et une méditation sur la complexité de la santé mentale, loin des clichés simplistes et des jugements moraux.
Ce n'est pas la première fois que je vois ce film et à chaque fois cette même sensation : de malaise.
Je suis un amateur de film d'horreur, alors j'ai l'habitude et bien souvent, j'ai pas de sensation particulière, mais Mister Babadook, à chaque fois, c'est la même chose, ce malaise, cette ambiance sourde, lourde.
En lisant les commentaires, je remarque bien que je ne suis pas le seul a ressentir cela avec ce film.
En tout cas, l'objectif du film est totalement réussis pour moi.
spoiler: J'avais trop envie qu'elle le tue ce gosse par contre ! Quel enfer !!!
cela fait des années que je n'ai pas vu un film d'horreur aussi perturbant et pessant et sans un jumpscare donc je conseille même si le film prend du temps à réellement commencer
J'ai presque aimé le film, mais vraiment le dénouement gâche tout. spoiler: Devoir gérer un gamin psychotique, j'ai aimé. Quand les 2 sont psychotiques, j'ai aimé aussi. Quand on se demande si le monstre est vrai ou pa, jai continué à aimer. Mais quand il s'avère que le monstre est réel, alors tout s'écroule. Le film perd tout son intérêt. Il n'y a plus que des cris. Et aïe aïe aïe la chute est pire que tout. Ca sort de nulle part. On décide de crier sur le monstre jusque là surpuissant. Ca le soumet et on le garde pour le nourrir de vers de terre. Comment faire pire?
Film d'épouvante intéressant qui respecte le côté horrifique tant recherché du cinéma. Le spectateur est facilement intrigué par l'histoire et deviner le cours des événements n'est en rien aisé: Qui de la mère ou du fils est-il réellement "fou" ? Mais d'où Babadook vient-il ? L'ambiance, mélangée à l'obscurité et aux musiques pesantes, est réellement captivante. Un film d'horreur qui peut se glisser dans les classiques ? C'est un oui, enfin dans les films psychologiques en tout cas !
L'histoire est originale et sort des films d'horreur auxquels nous avons l'habitude. Grand honneur également sur l'acting du petit garçon et de la maman.
Le point négatif, à mon goût, observé reste Mister Babadook lui-même. Nous n'avons que très peu de réponses finalement à son sujet. Et la fin ne répond ne nous aide guère, elle qui est assez brouillonne.