Mister Babadook est un film d’épouvante qui m’a un peu partagé. Curieusement, la dimension humaine et psychologique du film est la plus réussie. Elle est portée, il faut le dire, par d’excellents acteurs, et surtout Essie Davis, impériale dans son rôle de mère célibataire à la vie franchement morose. Noah Wiseman n’est pas mauvais non plus, mais faut avouer que pendant la moitié du film son personnage tape clairement sur les nerfs et faut se retenir pour le supporter ! Leur duo fonctionne en tout cas et leurs prestations permet de tenir toute une première partie qui s’avère assez longue. Elle expose la vie de cette famille, ses traumatismes, il y a un côté film social à la Ken Loach qui pourra agacer et qui traîne quand même beaucoup trop. On note un certain soin dans l’image, dans l’ambiance, l’utilisation de décors et de couleurs parcimonieux au service d’une atmosphère déprimante et froide qui montre quand même une application prometteuse pour la partie épouvante. Celle-ci survient tardivement et ne s’instille dans le film qu’assez lentement elle aussi. Puisant aux sources des mythes enfantins, elle s’avérera finalement moins maitrisée. La réalisatrice laisse beaucoup de part d’ombres dans l’histoire, et pourquoi pas, à la limite, mais je ne peux m’empêcher de penser que c’est quand même une manière comme une autre de justifier une succession de bruits, d’hallucinations et de jumpscares assez classiques typique des films d’épouvante à l’histoire ténue. En effet, la partie épouvante se résume à peu près à ce que l’on voit ordinairement dans les films d’esprits frappeurs ou de fantômes, avec toujours cette sensation agaçante qu’on multiplie les effets sans forcément qu’il y ait un lien logique à tout ça. Ici le métrage accumule ce qui s’est vu ailleurs, ne s’embarrasse pas de tentative d’explication, n’esquisse pas même de logique scénaristique, et ce, jusqu’au dénouement qui m’a également moyennement convaincu. Alors oui, le look du monstre est sympathique, oui les effets visuels sont plutôt bien faits, oui c’est très convenablement réalisé et ça reste bien interprété jusqu’à la fin, et oui l’ambiance glauque est parfois très prenante, mais on regarde l’ensemble sans pouvoir s’ôter de l’esprit que la réalisatrice tourne son premier vrai film et semble vouloir faire démonstration de son talent sans s’encombrer du souci de dérouler son histoire dans un tout cohérent. Il m’a clairement manqué quelque chose pour plonger dans ce film, propre, mais assez vain finalement, alors qu’il y avait clairement à faire avec cette créature et ce mythe enfantin à la relecture très noire. Je précise que le film est clairement dans l’épouvante et n’offre que très peu de scènes violentes à l’écran, donc parfait pour les âmes les plus sensibles. 3
Film fantastique légèrement horrifique qui parait durer une éternité. Les scènes sont très répétitives, mais les 2 acteurs principaux sont bons. Ce film sauve l'honneur dans la dernière demi-heure, mais ce n'est pas du grand spectacle non plus. C'est un divertissement moyen, mais un puriste des films d'horreur restera sur sa faim. Le scénario n'est pas non plus le plus élaboré, ça passe.
Impossible pour moi de passer un bon moment devant ce film tant l’enfant est insupportable. Si on voulait convaincre une femme de ne pas enfanter il faudrait lui montrer Mister Babadook. Trêve de plaisanterie, le film a du potentiel mais pour moi il est passé à côté et c’est raté. L’actrice principale est vraiment talentueuse et sauve le film.
En lançant ce Babadook, je m'attendais à un énième film de possession et je me suis laissé surprendre par son angle de lecture.
On a affaire à un film horrifique prenant et efficace, à l'ambiance assez pesante et partant plus vers le penchant psychologique de l'horreur. L'histoire prend le spectateur aux tripes et ne le lâche plus tout le long du récit. L'atmosphère est assez angoissante et le film fait le pari malin de peu en montrer et de beaucoup suggérer par un traitement du son efficace.
En plus, les deux acteurs principaux sont vraiment convaincants dans leurs rôles, mention spéciale pour ce jeune garçon qui est vraiment bluffant.
Pour entrer plus en détail, le film traite du [Spoiler] combat contre le refoulé d'une mère qui a perdu son mari le jour de l'accouchement de son fils. Son quotidien avec son fils l'épuise et elle le tient pour responsable de ce drame. Elle lutte tant bien que mal pour faire bonne figure et être une bonne mère. D'un autre côté on a le fils qui a besoin de se rattacher à cette figure de monstre pour ne pas entacher l'image de sa mère [Spoiler].
Le seul intérêt de "The Babadook", est de voir évoluer deux acteurs aux talents exceptionnels. Ceux d'Assie Davis, étaient déjà connus. Sauf qu'ici, l'actrice Australienne déploie une palette impressionnante de variété dans ses expressions. De la tristesse éplorée, à l'abattement, de l'angoisse, à la démence la plus sauvage. Quant aux talents du jeune Noah Wiseman, il est à peine croyable qu'ils n'aient pas été exploités dans le moindre film depuis "Babadook". Si la mise en scène de Jennifer Kent est très élaborée, ses jeux de caméra, très efficaces. Hélas, trop de scènes sont étirées de manière systématique, et très vite, ce n'est plus le suspense qui augmente, mais juste l'ennuie. En outre, le scénario est tortueux, confus, et comme pour mieux assommer le public, il finit en une queue de poisson. Merci Aspro!
Je ne me suis jamais senti aussi las d'un "film d'horreur" et j'ai vite conclu que ça n'en n'étais pas un. Un jeu d'acteur vraiment qui laisse à désirer avec un gamin qui passe son temps à hurler tout au long du film et qui en plus joue mal : rigole durant les scènes de dispute et les scènes où il se fait engueuler par sa mère dans la voiture. Ensuite le monstre bon.. que dire.. des effets spéciaux sorti tout droit d'un film des années 80. Même le tout premier Dracula fait plus crédible.. puis l'histoire reste le gros point noir aucune logique.. un ennuie total, on attend que ça démarre tout au long du film mais rien. Au final le monstre se transforme en vulgaire animal de compagnie à qui l'on donne un bol de verre de terre sans aucune explication derrière. Un excellent film pour perdre du temps et pour rigoler, et dire que certains ont osé le comparer à légendaire shining
Certes on ne frise pas le chef d’œuvre horrifique . Cependant il se dégage de ce film une ambiance très intéressante ( assez proche des films de ari aster et surtout de son film heredity) le jeu d acteur est cependant vraiment à la hauteur et c’est ce qui amène ce climax aussi prenant que angoissant .
C'est un bon film d'horreur qui sort un peu de l'ordinaire, il n'y a pas de screamer a proprement dit, ce film est malsain, glauque mais en même temps un grand plaisir de le regarder. Je trouve vraiment original le concept du film et l'actrice principale est vraiment flippante et joue son rôle a merveille. J'aime beaucoup l'idée du film derrière avec une femme qui n'arrive pas a faire son deuil et ducoup devient complétement démente. Un bon film d'horreur avec une ambiance horrifiante et psychologique, j'adore. A regarder !
C'est terrifiant! Un enfant ouvre un livre très glauque et le montre à l'intérieur prend vie au moment même où la mère de cet enfant affronte un deuil. Le monstre en question serait-il le symbole du deuil? Bonne question. Un film qui m'a terrifié et mis extrêmement mal à l'aise. Pourtant je l'ai vraiment adoré! Une horreur psychologique intense qui se vis pleinement et laisse une grande marque dans les esprits.
Horreur horreur !! même au cinéma je n'ai pas du tout était surpris je serais ce qu'une seule fois ! Puis les fins qui se terminent bien en tre parenthèse bien sûre ce n'est pas vraiment ma tasse de thé hehe
Mister Babadook est un film d'horreur qui se démarque en évitant les traditionnels jump scares pour se concentrer davantage sur l'exploration de la psychologie des personnages, surtout de la mère qui traverse difficilement un deuil depuis 7 ans suite à la mort accidentelle de son mari.
Ce film nous rappelle que les épreuves que nous devons traverser dans la vie sont parfois bien plus effrayantes et difficiles à combattre que des créatures fantastiques. Après tout, la mort d'un proche n'est-elle pas pour tous notre pire cauchemar ?
L'histoire se déroule comme un conte sombre, rappelant le livre que la protagoniste lit à son fils, ajoutant une couche de mystère à cette narration captivante.