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Flaw 70
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4,0
Publiée le 5 août 2014
Premier film de Jennifer Kent, The Babadook est un film d'épouvante maîtrisé et ingénieux qui préfère distillé une ambiance oppressante et une atmosphère anxiogène plutôt que de tomber dans les facilités du genre. Tout d'abord le scénario écrit par Kent sera plus un drame familial sur fond de thriller psychologiques plutôt qu'un film d'horreur traditionnel ( un peu comme le Shining de Kubrick et le Sixième Sens de Shyamalan ) même si il y empreinte les codes cinématographiques. Le film se passera donc en quasi huit clos avec pour seuls protagonistes principaux une mère dépressif et son fils instable qui ont tous deux un lourd passif suite au décès du père survenu le jour de la naissance de son fils. Le scénario joue habilement avec les nerfs du spectateur en retardant un maximum l'apparition de son monstre, le fantastique ne sera jamais vraiment expliqué nous laissant dans l’expectative en nous demandant si tous cela est réelle ou juste un délire psychotique partagé entre la mère et le fils. D'ailleurs l'aspect fantastique n'est même pas le moteur du film ayant presque un rôle secondaire dans l'histoire car il m'est du temps à apparaître dans le récit, et la véritable horreur sera tout autre, celle du ressenti et de la haine envers son enfant qu'on tient pour responsable de tous nos malheurs. Car ici on adopte le point de vue de la mère, et elle voit son enfant comme un véritable monstre ( les scènes en voiture ou celui-ci enchaîne crise d'hystérie sur crise d'hystérie ), elle lui en veut pour la mort de son mari même si elle sait bien qu'il ni est pour rien, elle a l'impression d’être envahie et étouffer par son propre enfant. Tandis que lui se sent rejeté par tous surtout que c'est un enfant turbulent à l'imagination débordante et qu'il cherche désespérément à attirer l'attention. L'horreur initiale du film se trouvera là avec la haine perpétuelle et le rejet, ce sentiment de solitude qui fait peur à chacun mais finalement cela va subtilement évolué vers les peurs enfantine qui nous poursuivent pour le reste de nos vies. D'ailleurs on à presque l'impression que Kent veut exorciser ses démons et elle utilise avec intelligence la peur et les réflexes d'enfants spoiler: ( Le faite de se cacher sous les draps lorsque l'on a l'impression d’être observé comme si cela nous protégeais, d'ailleurs la démystification de cette illusion fait froid dans le dos ) . En cela l'idée de faire apparaître sa créature dans un livre d'enfants est plutôt bien trouvé surtout que les moments ou le livre et la créature apparaissent sont de pures moments de noirceur et de poésie. Car ici pas de démon ou de sorcière pour parler de possession spoiler: ( même si il en sera question mais dans une moindre mesure ) ou de malédiction, c'est un croque mitaine qui naît de la psyché des personnages, il se nourrit des peurs et est étroitement lié à cette famille. D'habitude dans ce genre de film, la famille emménage au mauvais endroit car la maison est hanté suite à de tragique événements, ici c'est la famille qui est hanté, non pas par un monstre mais par elle même. Si le Babadook existe c'est parce qu'ils croient en lui, et plus précisément parce que la mère l'a créer par sa haine et son désespoir. En ça la créature sera plus intéressante car elle à un passif et une histoire, on retrouve une fascination du monstre et une sens de la poésie macabre qu’affectionne tant Guillermo del Toro. Surtout qu'ici elle sert admirablement le propos du film spoiler: ( le Babadook est la représentation de la mort du père avec tout ce qui l'entoure soit la peur, la tristesse, les rancunes et la haine de la mère ) et en cela la fin est non seulement inattendu mais intelligente malgré un aspect un peu poussif spoiler: ( ils décident d'adopter le monstre comme si chacun décidait de pardonner à l'autre et comme si la mère pouvait enfin faire son deuil et apprendre à aimer son fils ) . Le monstre est donc clairement un moyen d'explorer la psyché des personnages ce qui le rend bien plus authentique et terrifiant que la plupart des autres créatures de films d'horreurs qui mise avant tous sur leurs aspects horrifiques mais qui n'ont aucune personnalité. Pour ce qui est des acteurs les seconds rôles sont bons mais pas envahissent dans le récit tandis que le jeune Noah Wiseman est excellent en arrivant à être tous aussi agaçant que attachant alors que Essie Davis est bluffante dans son interprétation habité et schizophrénique ou elle brode un palette d'émotions hallucinantes et tout le temps juste. Pour ce qui est de la réalisation le travail sonore est impressionnant, nous entraînant dans cette ambiance glauque ou nos oreilles sont à l’affût de chaque grincements, c'est donc très immersif tandis que le design du monstre est simpliste mais efficace jouant plus sur son aspect distorsionner que sur le visuel de son visage qui d'ailleurs aura le mérite d’être montrer que furtivement pour accentuer le mystère qui l'entoure. Sinon la mise en scène est très inspiré, faisant directement révérence à l’expressionnisme allemand ( dont des extraits de films seront d'ailleurs placé dans ce film ) par ces jeux d'ombres et de lumières. Elle a aussi la bonne idée de ne pas tomber dans la facilité du film d'horreur traditionnel à savoir le jumpscare qui aurait pu enlever toute tension au film. Et les procédés que Kent utilise pour éviter de trop dévoiler sa créature sont astucieux et entretiennent l'angoisse et le mystère du film. En conclusion The Babadook est un très bon film d'épouvante, une oeuvre singulière qui est une véritable bouffé d'air frais face à ces productions qui cède à la facilité et qui préfère jouer sur l'effet de surprise que sur l'effroi. Ce genre de proposition de cinéma d'horreur ce fait trop rare pourtant c'est là que l'on touche vraiment à l'essence du genre soit dans l'horreur psychologique, celui qui nous retourne et nous pose des questions, celui qui nous poursuit même après la fin de la projection. En tout cas il est clair que Jennifer Kent est une cinéaste à suivre de près et que si elle poursuit dans cette voix elle pourrait aisément devenir la maîtresse du genre en arrivant là ou James Wan à échouer ( il joue selon moi beaucoup trop sur les effets de manche que sur la psychologie ) et en inscrivant son cinéma dans la ligné de celui de John Carpenter à savoir l'âge d'or du cinéma d'épouvante.
Film plat du début jusque la fin, très ennuyant. sentiment d'angoisse inexistant. Scène d'angoisse bidon. Pour conclure je ne recommande pas ce film. PS: ne pas se référer à l'avis de la presse.
Mon avis est plutôt mitigé sur ce film. Il m'aura tout d'abord plu par sa mis en scène, son ambiance très sombre et froide qui m'a mis vraiment mal à l'aise mais aussi pour l'interprétation de la mère particulièrement et de son fils exaspérant mais malgré tout attachant. Plus on avance dans le film, plus on doute sur la santé mentale de cette mère que l'on voit doucement pété un plomb. Elle m'a bluffé dans son interprétation, terrifiante! L'ambiance m'a vraiment submergé et mis à l'aise mais voilà; ça traîne en longueur et tourne en rond sans que l'histoire n'évolue beaucoup pour se terminer lamentablement en laissant les spectateurs sur leur faim, plein de questions sans réponses. Dommage, c'était vachement bien parti. Quelques bons moments angoissants mais c'est trop peu pour susciter le minimum d'enthousiasme nécessaire pour en ressortir avec une bonne impression générale.
Un film avec tous les ingrédients pour un bon film d'horreur : le suspense, bonne ambiance musicale, image fade qui donne une impression d'étrangeté. Essie Davis joue parfaitement bien son rôle, la réalisation est très intéressante (aucun jump-scare et ça ça fait plaisir !). Le seul défaut de ce film est surement la fin avec un happy end tout ce qu'il y à de plus cliché... Je m'attendais à une fin plus tragique.
Vous pensiez que tout avez déjà été fait en termes de film d'horreur? Alors oui, une fois encore, un monstre terrorise une mère célibataire et son fils dans une grande maison, une fois encore il se cache dans le placard et fait d'étranges bruits la nuit.. Seulement cette fois-ci, petit budget et premier film oblige, inventivité et créativité sont au rendez-vous, et le résultat, sans être parfait, est tout à fait honorable et rafraichissant!
film de genre moyen mais sympa pas grand chose à en dire
les +: une musique qui colle bien avec certain effet très sympa, le film a trouvé ma cryptonite en horreur les cafards!, le genre est plutôt maitrisé, pas de jump scare
les -: LE GAMIN! il est horrible, aucune empathie ne se fait tout le long du film j'été du coté de babadook! après si le rendre insupportable était dans l'intention du réal ben c'est réussi mais ça en reste pas moins une mauvaise idée a mon sens, un rythme un peu lent qui peut déplaire.
Un malaise durant tout le long du film, il y a bien longtemps que je n'avais pas frissonné de terreur au cinéma ! je crois même que c'était la première fois, le babadook est terrifiant et instaure son aura lugubre tout le long du film de la façon la plus malsaine et perfide qui soit, le livre en lui-même est déjà terrifiant ainsi que les diverses descriptions qui y sont faites. Les acteurs sont très convainquant et l'ambiance est glauque à souhait, j'ai passé un excellent moment et mes nuits vont être hanter par la voix de ce terrifiant croque-mitaine :"Baaaaabaaaa dook dook DOOK !"
Il y a des films d'horreur dans les quels ils y a beaucoup d'ambiance, d'autre un peux moins et il y a le Babadook qui nous transmet aucune frayeur, émotions. La fin n'est pas clair, à défaut de pouvoir installer le doute chez le spectateur.
L'actrice et le jeune acteur joue très très bien son rôle et sa vaut le coup de le voir ! Ces assez angoissant et on est pris dans le film jusqu'à la fin ! Et la fin je crois avoir compris , après à chacun de comprendre ... !
"Mister Babadook" fait parti de ces films dont la soudaine notoriété ,due à une presse enthousiaste, étonne à la vue du produit final. Le long-métrage de Jennifer Kent est pourtant loin d’être mauvais , mais il faut bien avouer que sa réputation va surement jouer en sa défaveur."Mister Babadook" est donc loin d’être un chef d’œuvre et ne révolutionne pas le genre , c'est juste un film psychologique horrifique qui utilise plus ou moins adroitement le codes "classes" du genre. Ces fameux codes sont principalement issus de la vague espagnol et des récents succès étrangers ("Mama" , "Babycall", "L'Orphelinat" ou encore "Don't Be Afraid of the Dark"...) sur fond de contes pour adultes mélangés à diverses métaphores concernant l'enfance/la paternité et suggérant souvent la suggestion afin d'éviter le film pop-corn très décrié. C'est ainsi que marche ce long-métrage cependant Kent se méprend à reprendre la recette tout en essayant de les changer et de se croire plus intelligent que ses références...et en cela c'est raté.Le film n'est pas raté loin de là , l'histoire est bien trouvée et ses personnages sont intriguant comme le rôle hautement agaçant du jeune garçon qui change des productions habituelles et aide le spectateur à se questionner sur la mère et son état mental (a-telle raison de se comporter de telle manière devant un gamin aussi détestable ?). Le schéma est donc inversé , on est ici dans une famille détruite où le Babadook n'est qu'un prétexte pour appuyer sur une ficelle sensible de la parentalité. Il faut également acclamer la prestation de l'actrice principale dont le rôle passe du coq à l’âne tout comme le jeune garçon passant de la tête à claque au naïf attendrissant. Les apparitions du Babadook sont rares mais efficaces (hormis la scène du téléphone à la limite du comique involontaire) mais la vedette lui est volé par le fameux livre offrant la scènes la plus glauque et mémorable du film. Pour en revenir aux défauts, il est étonnant de voir que le scénario prend autant à revers le spectateur (particulièrement le cinéphile cherchant à l'avance le dénouement à cause des références si évidentes du film) pour finalement lui claquer un final aussi raté...certes on ne le voit pas arriver ce final mais il est tellement en deçà de qu'il aurait pu être qu'il en devient vraiment frustrant en plus de paraitre interminable. Pour finir le film n'évite pas les ratés que ce soit le scène du téléphone ou encore les actions un peu trop exagérées de la mère spoiler: quasi-possédée défonçant une porte de chambre dans une action digne d'un gorille furax .En conclusion "Mister Babadook" n'est pas l'excellent film vanté par sa réputation . Cependant pour peu que l'on accepte son final frustrant et ses quelques ratés, le long-métrage de Kent reste très fréquentable, digne des films qu'il s'inspire et toujours plus intéressant que la majorité des films d'horreurs/remakes actuels.