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Le 4e Homme
8 abonnés
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3,5
Publiée le 21 février 2015
L'actrice rôle principal jour bien. Le récit est potentiellement poignant. Mais il manque quelque chose pour vraiment s'attacher aux personnages. La principale qualité du film pour moi tient à la reconstitution du cadre de cet immédiat après-guerre.
Une vision inhabituelle des destructions humaines de la 2nde guerre mondiale. J'ai beaucoup apprécié le jeu des acteurs et la mise en scène de Phoenix ; jeu des acteurs tout en finesse et reconstitutions réalistes : personnages et lieux, tout est saisissant. Les prises de vue m'ont également impressionnées, certaines figées de toute beauté, d'autres en mouvement véhiculent une grande émotion. En revanche j'ai du mal avec le postulat : ce mari ne reconnait pas sa femme à la suite de la reconstitution de son visage ?? Toute la durée du film, j'ai été habitée par un sentiment d'invraisemblance qui ne m'a toutefois pas empêchée d'apprécier les performances de tous les acteurs de Phoenix.
Un film qui se savoure une fois terminé. Tension, crainte d'un passage à l'acte violent autour de la vulnérable Nelly.. Un suspens parfois angoissant, l'attente d'un élément déclencheur empêche peut être de cerner toute la finesse du jeu de Esther/Nelly. Et pourtant par son seul jeu, dénué d'explications verbales, le personnage de johny prend une toute nouvelle facette. Oui Nelly joue le rôle d'Esther et cachée derrière ce masque, cette nouvelle peau à proprement parlé, elle réussit à nous transmettre tout son ressenti sur cet ancien amant merveilleux, sur ce manipulateur invétéré. Il a été celui pour qui elle a trouvé la force de lutter ...après avoir été celui qui l'a condamnée. Cependant aucune explication, aucun règlement de compte, aucune violence, tout en restant de marbre et en suivant à la lettre son rôle, Nelly parvient à nous transmettre toute l'amertume qui finit par la traverser. C'est l'histoire de deux protagonistes, chacun à double facette.. Le seul reproche serait une légère frustration en fin de film en découvrant que cette merveilleuse scène de chant est en fait la dernière. À voir donc mais surtout à revoir pour cerner pleinement le jeu remarquable des acteurs!
Démarrage quelque peu difficile à comprendre, mais dès l'entrée des deux personnages principaux, tout va crescendo. Magnifique prestation des acteurs et une fin merveilleuse de suspense. A cinq minutes de la fin, on sentait que tout était possible. A voir absolument.
Pas mal. Il ne faut pas se fier à son ambiance lente et plate, car derrière cette apparence, il y a bel et bien une curieuse histoire. Personnellement, ça ne m'a pas déplu. J'ai trouvé ce film intéressant.
Phoenix nous emporte dans une histoire pleine d'ambiguité, qui rappelle même le Vertigo de Hitchcock. On est juste un peu déçu par le rythme de la mise en place, un peu pataud. Mais c'est pardonné, tant le film, malheureusement passé assez inaperçu, regorge de qualité, notamment sa mise en scène et son actrice principale, Nina Hoss, qui crève l'écran.
Une bonne tenue générale alourdie le film au dessus duquel planent vainement les spectres de Fassbinder. A force de vouloir trop bien faire dans un soucis de propreté, on appel une perte d'identité et un manque d'originalité.
Vraiment pas terrible. Scénario improbable, mais j'ai voulu quand même y croire. Cousu de fil blanc, l'histoire est sans surprise, sans rebondissement, autrement dit c'est plat, et même plutôt vide. J'ai perdu mon temps. Deux étoiles pour le jeu des acteurs qui nous dévoilent les scènes avant qu'elles soient jouées. Sans surprise disais-je, et surtout sans émotion aucune, pour une histoire qui offre de nombreuses possibilités d'émouvoir le spectateur, bref, du mauvais cinéma.
Vu en DVD plusieurs années après sa sortie ... c'est un super sujet, réalisé consciencieusement mais trop difficile à émouvoir le spectateur car on a du mal à y croire. Je repensais à Mozart "Cosi fan tutte" et toutes ces scènes où les amoureuses tombent dans les mauvais bras de leurs amants déguisés. C'est de l'opéra, on n'a pas besoin d'adhérer au réalisme du scénario. Ici c'est du cinéma et cela ne marche pas. Mais, j'ai passé un bon moment ... le morceau de jazz me trotte toujours dans la tête "Speak low ..." ; que c'est beau!
Film que l’on m’avait conseillé depuis longtemps et que je viens seulement de découvrir. D’une grande délicatesse et d’une rare élégance, malgré la puissance des thématiques abordées. À l’image de la scène finale, d’une pudeur et d’une intensité folles.
Le personnage principal aura tenté jusqu’au bout de préserver sa foi en l’amour et en l’humanité, malgré l’indicible qu’il a traversé.
Revenir. Mais revenir à quoi ? À une ville détruite. À un mari qui ne vous reconnaît plus. À une vie qui n’existe plus.
Phoenix commence dans les ruines. Celles de Berlin. Celles de Nelly. Même reconstruction. Même illusion : croire qu’on peut rebâtir à l’identique.
Petzold reprend une histoire déjà adaptée, mais ne cherche pas à l’embellir. Il épure. Il laisse du vide. La caméra ne force jamais l’émotion. Elle observe. Les regards. Les gestes. Les silences. Et Nina Hoss fait le reste.
Elle cherche celle qu’elle était. Dans son visage. Dans ses vêtements. Dans le regard de son mari.
Et lui ne voit rien. Ou ne veut rien voir.
Johnny lui apprend à devenir Nelly sans comprendre qu’elle l’est déjà. Il reconstruit devant lui la femme qu’il refuse de reconnaître. Cruel. Presque absurde. Mais ça fonctionne.
Oui, il faut accepter l’invraisemblance. Oui, quelques passages s’étirent. Le film ralentit parfois un peu trop. Mais cette lenteur accompagne aussi Nelly. Elle avance comme elle. Avec hésitation. Sans savoir exactement ce qu’elle va retrouver.
Berlin porte encore la guerre. Nelly aussi. On peut reconstruire les murs. On peut reconstruire un visage. Pas ce qui a été vécu.
Et puis la fin. Une chanson. Une voix. Un regard qui change. Il comprend. Enfin. Trop tard.
Phoenix n’est pas parfait. Quelques lenteurs. Une histoire à laquelle il faut accepter de croire. Mais Nina Hoss est magnifique et Petzold sait exactement quand ne rien montrer de plus.
On croit regarder une femme revenir à sa vie. On regarde surtout une femme comprendre qu’elle ne peut plus y revenir.
Une intrigue plutôt réussie, dans le Berlin de l'après-guerre qui, malgré quelques incohérences comme la chirurgie esthétique très en avance sur son temps, tient presque ses promesses. Malheureusement, le final, déconcertant, ternit quelque peu l'ensemble