"Mémoires de jeunesse" est un film qui nous parle de la mort. Son titre en anglais "Testament of youth" a d'ailleurs une nuance morbide que sa traduction en français a gommée. La mort, c'est la première guerre mondiale qui fauche la fine fleur de l'aristocratie britannique. ils sont jeunes, ils sont beaux, mais ils vont mourir. Sortez les Kleenex !
Mais "Mémoires de jeunesse" nous parle aussi de la vie [c'est beau ce que j'écris !!] La vie de Vera, jeune, belle, intelligente, féministe. Sauvée du narcissisme par le choc de la guerre. Admise à Oxford - dont les jeunes filles avaient à l'époque le droit de suivre les cours mais pas d'en décrocher le diplôme - elle suspend ses études pour s'engager comme infirmière. En Angleterre, puis en France, elle assiste, impuissante à la boucherie. Quelques deuils plus tard, elle en reviendra avec un nouvelle cuase à défendre : le pacifisme.
Les noms des acteurs principaux ne vous diront rien. Pourtant Alicia Vikander et Kit Harrington sont de futurs stars. La première, qui sort avec Michael Fassbinder (la veinarde !) partagera l'affiche du prochain Jason Bourne avec Matt Damon. Le second, plus connu sous le nom de John Snow, ressuscitera, dit-on dans la prochaine saison de Game of Thrones.
Le film gerbant de A à Z, qui se veut remplit de bon sentiments et qui en dégouline. Même le titre est gerbant. Toute la niaiserie du monde réunit en un film, on veut nous larmoyer sur la guerre, sur une histoire d'amour, sur une histoire de lien familiale inébranlable, avec un femme "intelligente" qui se sacrifie pour aller soigner des blessés de guerre en espérant retrouver tout le monde. Mon dieu, non, non, non. Décrochage complet et incompréhension totale sur les avis positifs sur cet échec.
je ne connais pas le livre et j'ai beaucoup aimé ce film servit par de bons acteurs , une belle photographie et lumière donnant un cachet particulier en contraste aux horreurs de la guerre décrite a travers cette romancière. un beau drame.
Alicia Vikander est Vera Brittain, figure anglaise du féminisme et pacifiste malgré tous les traumatismes qu'elle endure pendant sa jeunesse, lors de la Grande guerre. C'est ici le propos principal choisi par le réalisateur. Ce qui m'a peu à peu déçue et même frustrée puisque la fin du film est le début de son autre vie : son action contre la guerre et pour la lutte des libertés des femmes. On assiste donc à l'amour contrarié par la guerre de notre héroïne, qui lutte pour faire rester dans la réalité de l'amour (ouh c'est beau!) son "homme" parti, comme la plupart, la fleur au fusil pour une guerre éclaire (mention à Kit Arington, héros de Games of Thrones - pas mal du tout dans son jeu - même si limité par l'aspect bellâtre à prendre). Que nenni, elle y perdra tous ces proches hommes jeunes (et beaux!). Le film pointe ici le sacrifice de toute une génération, ce qui soulève bcp de questionnements en sortant. Intéressant. Que se serait-il passé sans cette monstrueuse guerre ? On assiste au véritable massacre (autant physique que dans les idéaux) d'une génération insouciante. La réalisation est assez classique, voire plate, avec des images au début trop léchées, avec comme un voile sur le cadre assez gênant. Le jeu des acteurs est bon, on pleure avec eux, on sourit aussi. On rentre donc très vitre dedans, l'histoire est assez prenante pour ne pas s'ennuyer, mais les effets dramatiques trop appuyés à mon goût, l'ensemble trop caricatural au final. Le réalisateur ou scénariste a mal choisi le thème ou s'est étalé sur un pan de la vue de cette figure emblématique, même si à la base de la suite de son parcours personnel et professionnel, trop sirupeux, trop "cliché" (nombreuses facilités effectivement), trop détaillé. Certes, l'évolution de cette héroïne est bien retranscrite, clairement, douloureusement ila démonstration est trop évidente. Et ce qui pourrait être palpitant n'est alors pas montré : la suite de sa vie de femme et de féministe. Comment son apprentissage (violent) de la réalité, la perte de son entourage affectif l'a amenée à rester pacifiste ? En voilà un plus beau sujet de film, surtout à notre siècle où la femme continue à être bafouée, utilisée, violentée, etc. !! Mais c'est surement un manque de courage de la part de ce système cinématographique! A voir sans déplaisir, sans ennui, mais manque de prise de position, de souffle et d'orientation politique.
Artisan issu de la série TV, Kent badigeonne son film d’une esthétique marquée, limite précieuse. Dès les premières secondes, on reconnaît ce souffle romanesque prétentieux, mélange de tragédie et de notes de piano envahissantes. La force de ces Mémoires provient de ses comédiens, Alicia Vikander en tête. Elle reste le cœur de ce portrait de femme, pesant mais touchant également.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce film. Il me tenter et je le redouter aussi. Le film promettait une autre histoire d'amour vraie pour jeune fille fleur bleue et en même temps le titre promettait autre chose. Je me suis donc lancer et j'avoue avoir bien aimé et parfois tiré ma larme. "Mémoires de Jeunesse" fait partie de ces rares fresques historiques qui au delà de son histoire d'amour presque aujourd'hui banale, s'attache à raconter comment on vit une relation à distance, surtout en temps de conflits, et comment on se reconstruit après la mort de son fiancé, son frère ou ses amis. C'est aussi une émouvante fable à l'amitié et à la jeunesse. Pleine de tendresse et de retenue.
Cette réalisation signée James Kent, reste très académique mais est servie par une sublime photographique et une bande-originale signée Max Ritcher étincelante. Quand aux acteurs Alicia Wikander parait extrêmement froide au début, et de file en aiguille devient plus ouverte et plus personnelle. Kit Harington révèle à nouveau toute l'étendue de son talent, joyeux et plein de vie, il émeut même si on ne voit pas sa mort. Taron Egerton est parfait dans son rôle, Ayley Atwell à un rôle très très secondaire mais arrive à le rendre attachant en trois pauvres scènes. Quand Dominic West et Emily Watson on en plus mais reste en roue libre.
Un film qui rassemble la nouvelle clique du cinéma anglo-saxon, et offre un superbe hommage et une plongée émouvante dans le roman signée de Vera Britain. On ne peut donc que vous le conseiller.
Biopic sur Vera Brittain, écrivain britannique dont je n'avais jamais entendu parler... De la campagne anglaise aux champs de bataille français de la 1ère guerre en passant par Oxford, à travers ses yeux (enfin ceux d'Alicia Vikander) on assiste à la fin de ses rêves d'avenir et à l'engloutissement d'une génération sacrifiée. Bien que sobre dans sa réalisation, ce film sait faire ressortir les sentiments pacifistes, féministes et pro-humains (quelle que soit les nationalités) de Vera. Très romanesque par moment, assez réaliste quand elle officie comme infirmière sur le front, on s'identifie assez pour compatir à ses épreuves.
Un bon film...malgré un début assez mauvais et lent...le coté un peu guimauve peut dissuadé...j'ai mis un peu de temps au moins 20 minutes à m'habituer au coté larmoyant du film...malgré tout j'ai été touché et j'ai apprécié
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2,0
Publiée le 6 novembre 2020
Ma première réaction à Vera dans cette version hollywoodienne est qu'elle est irritante d'une manière qui ne convient pas à son personnage. Après tout c'est une fille bien élevée et vivant en Angleterre au début du 20e siècle. Les opinions fortes sont une chose mais les crises de colère en sont une autre. Il y a aussi beaucoup trop de larmes versées dans le film. Non pas qu'il n'y ait pas assez d'événements tragiques pour justifier des larmes mais parfois moins c'est mieux. Parle-t-elle allemand ou pas et son père lui a-t-il jeté un piano indésirable ou non. Comment sa mère supporte-t-elle les pressions des tragédies. On pouvait difficilement croire que c'était une adaptation d'un livre. Non même si Mémoires de jeunesse peut être apprécié comme un mélodrame il ne mérite même pas de partager le même titre que le livre...
Un biopic de l'écrivaine anglaise dont la vie a été bouleversé par la grande guerre. Malgré le coté emphatique et les longueurs de la réalisation le film propose des moments marquants. On ne peut pas en dire de même pour les acteurs qui assurent des prestations qui nous rapprochent plus d' un tvfilm. Au final on constate que le film est surtout porté par le scénario, c'est déjà pas mal mais cela laisse des regrets.
Film difficile qui nous emporte dans une Angleterre juste avant les hostilités de la 1èreguerre mondiale!! Du coup, le film est un eu lent, triste.... mais il doit tout à Alicia Vikander, superbe allumette suédoise, pardon, actrice dans le rôle de Vera Brittain. C'est le personnage fascinant au coeur d'une famille britannique typique et d'hommes au destin torturé par la guerre, d'une femme d 'esprit s'engageant dans le militantisme. Plus de 2 heures d'un spectacle fort et émouvant.... sortez vos mouchoirs !! **
J'ai adoré !!! Très belle fresque historique anglaise sur le destin, souvent héroïque et tragique, des femmes pendant la première guerre mondiale, ainsi que sur le courage et la bienséance des hommes de cette époque. Et en plus, avec de bons acteurs/actrices. <3 <3 <3
Vraiment superbe comme film, les acteurs sont très bons (Alicia Vikander fait comme à chaque fois une très bonne performance, Taron Egerton et Kit Harington aussi) et vont tous très bien ensemble, formant ce groupe de jeunes britanniques plein de vie et de projets, en pleine première guerre mondiale. Un très bon équilibre entre romance et guerre. Peu de musiques mais celles qui y sont, sont vraiment biens et collent parfaitement au film. Vraiment bien.
Wow, 2:10 qui nous font vivre intensément la première guerre mondiale dans la peau d'une femme en avance sur son temps. Sur fond de poésie, d'amour et d'une forte relation fraternelle, Testament of youth de James Kent nous entraîne dans une réflexion progressive. Ce film nous sensibilise au début du film au combat mené par Vera pour obtenir les mêmes droit que les hommes, ici dans l'accès aux études. Ensuite, et toujours dans cette vision un peu féministe, Kent fait une opposition à l'écran entre la naïveté des jeunes hommes futurs soldats de l'armée anglaise qui ont presque hâte de partir à la guerre et le réalisme doublé de l'inquiétude de Vera pour son frère, pour son amoureux, ainsi que pour ses amis. Puis vient le grand moment de questionnement pour nous spectateur et pour Vera : Pourquoi elle (en tant que femme) ne peut-elle pas aussi défendre son pays ? Alors que tous les jeunes meurent au front, les études à Oxford sont-elles toujours une priorité ? Est-ce plus utile de soigner des malades au combat ou d'étudier pour assurer l'avenir (qui est finalement plus qu'incertain) ? Une vie alliée et une vie ennemie ont-elles la même valeur ? Au fond, ne sommes-nous pas tous des êtres humains ? Les questions se multiplient et le film nous donne les clés pour y répondre, et nous fait comprendre comment Vera Brittain est devenue la militante pacifiste qu'elle était. Mention spéciale à Alicia Vikander pour son interprétation de Vera. À ne surtout pas manquer !