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Kouto
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4,0
Publiée le 16 septembre 2025
James Franco derrière et devant la caméra raconte le tournage du nanar qu’est « The Room » et en incarne le réalisateur Tommy Wiseau dont il profite pour brosser un portrait décalé et peu flatteur. Plutôt convenu dans son déroulement, le récit profite surtout de la prestation des acteurs et d’un humour décapant sur Hollywood et la création.
The Disaster Artist revient donc sur la genèse de ce phénomène qu'est The Room, le pire film de l'histoire.
Et aù-delà de seulement montrer le tournage (qui nous donne tantôt des scènes hilarantes, tantôt des séquences gênantes), le film revient sur la rencontre entre Tommy Wiseau et Greg Sestero, leurs difficultés à percer à Hollywood, et l'envie de réaliser leur propre film.
Ce qui marque tout de suite est bien sûr James Franco, qui livre une super performance de comédien en disparaissant complètement derrière le rôle et en comprenant l'état d'esprit de Wiseau.
En terme de mimiques, d'accent ou dans la dépiction du caractère mégalomanique et souvent imbuvable du réal (qui se prend pour un visionnaire digne de Kubrick ou Hitchcock).
Dave Franco (qui joue le contre-poids du film et finalement le repère du spectateur
Le casting réserve également de chouettes surprises avec des guests (que je ne spoilerai pas) en plus d'Alison Brie ou encore Seth Rogen.
Bref le film est drôle, en insistant beaucoup sur la personnalité décalée et le jeu de James Franco, en patinant un peu dans sa première partie selon moi et où l'humour ne se renouvelle pas beaucoup en attendant le début du tournage de The Room, où on voit bien le regard de toute l'équipe et les conditions ahurissantes et loufoques de l'ambiance sur le plateau.
Là où le film regagne des points,c'est clairement vers la fin, et dans quelques autres scènes où un regard et une approche plus dramatique sont dévoilés, où le personnage de Tommy Wiseau fait face aux critiques, à la réalité, puis finalement à la naissance du statut culte de The Room.
Franco fait souvent passer Wiseau pour un guignol de première (à raison ou tort) mais globalement traite le réalisateur/acteur/producteur/écrivain comme une personne excentrique n'ayant jamais flanché pour faire son film, avec humanité.
The Disaster Artist est en tout cas une vraie bonne comédie aux accents dramatiques, traitant en filigrane également de la conviction de vouloir accomplir ses rêves malgré les difficultés, et qui se révèle inspirant de par son final (et surtout restez jusqu'au bout du générique !)
Les nanars occupent une place à part dans le monde du cinéma. Un bon nanar est un film tellement mauvais qu'il en devient drôle. Certains sont à ce point foireux qu'ils en sont hilarants et nous font passez un super moment. Tim Burton s'était déjà penché sur le plus célèbre d'entre eux, Ed Wood, pour nous pondre un biopic sur ce personnage atypique des années 50. James Franco s'attaque à son tour à un réalisateur/acteur/producteur (contemporain cette fois), Tommy Wiseau, connu pour son nanar « The Room », sorti en 2003. Adaptation des mémoires de Greg Sestero, ami de Tommy, « The Disaster Artist » se concentre avant tout sur le laborieux tournage de « The Room » et la personnalité exubérante de son créateur. Cela donne de sacrée prestations d'acteurs, entre un James Franco bluffant dans le rôle titre et les reconstitutions entières de scènes du film originel. Après, le forme et le cheminement narratif restent classiques pour un biopic et l'aspect comédie aurait mérité d'être davantage creusé. Un bon film.
Un film sur la création d'un nanar intersidéral avec James Franco dans le rôle du plus mauvais acteur du monde, artiste et réalisateur incompris. Franco est superbement impliqué et, malgré ses excès, parvient à rendre son personnage touchant dans son amour pour le cinéma, son envie de reconnaissance ou encore son amitié indéfectible.
drôle, incroyable, ce petit ovni tiré d'un fait réel suscite le sourire du début à la fin. James Franco incarne un Tommy Wiseau plus vrai que nature, face à son frêre dans la vie. Des scènes truculentes, un long-métrage que l'on a peine à croire et qui pourtant dans le générique qui met en parallèle fiction et réalité, montre à quel point le film est fidèle. un excellent moment pour ce nanar qui deviendra pourtant un film culte...
James Franco est un génie. Complètement barré mais un génie. Je le savais déjà ça mais avec "The Disaster Artist", il le montre comme jamais.
Disparaissant complètement derrière son personnage de Tommy Wiseau, l'acteur, qui enfile ici également la casquette de réalisateur, ressemble presque trait pour trait au réalisateur mystérieux de "The Room".
Je ne vois pas beaucoup d'acteurs qui auraient pu avoir le grain de folie suffisant pour incarner Wiseau au cinéma et lui donner corps, tant physiquement qu'au travers de ses intonations, d'une manière aussi profonde. D'ailleurs, dans le générique, il y a une comparaison entre les scènes du film original et les scènes retournées pour les besoins de "The Disaster Artist" par les acteurs. La synchronisation est presque parfaite. Même les décors sont recréés au détail près !
Mais ce qui m'a convaincu, peut-être plus que les performances des acteurs ou le courage qu'il a fallu pour lancer un tel projet, c'est le regard posé sur le réalisateur et sur son film. James Franco évite de tomber dans la facilité qu'aurait pu constituer une comédie dans laquelle il se serait moqué de la mégalomanie et de l'égocentrisme de Wiseau. A la place, il pose un regard attendri sur toute cette aventure qui, même si elle n'a pas accouché d'un chef d'oeuvre, a permis à certaines personnes de vivre leurs rêves.
C'est cette belle démarche qui fait que le film fonctionne à bloc et qu'il mérite toutes ses récompenses et toutes les autres nominations. "The Disaster Artist" est finalement, et contre toute attente, une belle déclaration d'amour au cinéma dans toute sa diversité de la part des frères Franco.
Et si en plus de tout ça, on rigole de bon coeur à plusieurs reprises, notamment grâce au flegme de Seth Rogen face à tout ça, que demander de plus ? Une très très belle surprise !
Pas facile de devenir une star à Hollywood, mais Tommy Wiseau a la solution et la met en oeuvre avec et pour son meilleur ami. Mais aussi pour lui. Le côté dramatique du film, c'est qu'il raconte l'histoire d'un homme qui finalement n'a pas d'amis jusqu'à sa rencontre avec Greg. Et il s'accroche à cette amitié avec l'énergie du désespoir. Autant dire qu'il ne voit pas bien ni les petites amies, ni les opportunités cinématographiques que Greg pourrait avoir. Tommy est-il stupide ? N'écoutant aucun conseil, ceux des pros, il fonce tête baissée dans le projet qui ne peut que resserrer les liens d'amitié qu'il a avec Greg. Mais plus le projet avance, plus Greg voit l'évidence, une évidence qui semble échapper à Tommy. Jusqu'à la scène finale, dramatique au départ, où l'effet obtenu n'est pas celui escompté, mais heureusement Greg est un vrai ami et il saura montrer le bon côté de la chose à Tommy. Personnellement, je ne connaissais pas cette histoire, et je n'ai jamais vu The Room. Mais les frères Franco, presque plus vrais que nature, ont su refaire vivre cette histoire rocambolesque, comme si on y était. A la fin, des scènes des deux films en parallèles, celui de Wiseau et celui de James Franco et c'est carrément bluffant. Et il faut rester jusqu'à la toute fin du générique pour une dernière pépite. L'humour et le drame se côtoie jusqu'au bout, un duel presque à mort et pour moi, c'est l'humour qui gagne
On connait tous James Franco et ses excès mais il faut reconnaître que le talent du réalisateur/acteur est vraiment présent dans ce très bon film. Certes l'attachement au personnage principal est compliqué car au vu de son comportement, on a tous envie de quitter la salle.
Quand on connaît la finalité de cette histoire, l'ensemble est parfaitement maîtrisé et le duo Franco assure le spectacle à la démesure de l'histoire originale.
The Disaster Artist, ou comment faire un bon film sur un nanar! Ne connaissant ni The Room, ni l'énergumène qui l'a réalisé, c'est à tâtons que j'ai commencé à visionner cette réalisation de James Franco. Le personnage est complètement barré et, il faut le dire, remarquablement interprété. C'est à la fois la biographie d'un homme loufoque et mystérieux, le making of d'un film nullissime et un pastiche du "Grand" Rêve Américain. A voir pour découvrir le monde de Tommy Wiseau et la performance des frères Franco.
Un biopic fortement intéressant. Malgré le fait que je ne sois pas fan à 100% du casting par rapport au film original (à part James Franco peut-être), les acteurs jouent leur rôle à fond. Je ne pense pas m'écrouler en repensant à ce film, mais il est clair que j'ai passé un très bon moment. L'écriture, adapté du livre de Greg Sestero, est assez fine. Le tout renferme une comédie agréable et pétillante que je recommande !
James Franco a parfaitement saisi l'essence de Tommy Wiseau, au point d'en copier les mimiques avec un réalisme hallucinant. Transformer l'un des plus grands nanars de l'histoire en un mockumentaire émouvant montre un réel amour de Franco pour l'oeuvre originale en essayant de découvrir les dessous de la réalisation de ce film en mode making-of, pour tenter de comprendre comment cet artiste sans talent ni aucune connaissance du business a essayé de transmettre sa vision. Et si la réception de son film n'a surement pas été celle attendue, "The Room" est aujourd'hui culte, ses répliques ont fait mourir de rire le monde entier et c'est bien là le plus important, à défaut d'être compris, au moins d'être apprécié.
En voyant The Disaster Artist on pense forcément à Ed Wood de Tim Burton. Alors non le film de James Franco ne vaut pas le second nommé mais c’est tout de même une franche réussite. Tout d’abord parce que s’il se moque franchement de la personnalité improbable de Tommy Wiseau il fait preuve envers lui d’une forme de tendresse qui ne rend pas la caricature trop lourde. Alors que pour Tim Burton c’était une vraie déclaration d’amour à son personnage, ici ce n’est pas là cas ( mais franchement Wiseau mériterait il un tel traitement?). Le film est aussi un regard sur une vraie catastrophe de ciné avec une accumulation de calamités artistiques qui finissent par former un ovni qui du coup a trouvé un public. Et là on se trouve face à la question du plaisir que procure le cinéma, un film aussi mauvais que cela procurant finalement plus de plaisir pour l’amateur de cinéma qui voit ses défauts qu’un film lambda qui nous laissera totalement indifférent. Je me suis amusé, moqué gentiment d’une bande de pieds nickelés qui auraient du faire beaucoup de chose mais certainement pas du cinéma, un hommage aux échecs grandioses et au ratages merveilleux.
The Room aura apporter au cinéma plus de mystères, autour de son réalisateur et entrepreneur, que ce que The Disaster Artist ne peut élucider. Personnage exubérant parfaitement capté dans ce biopic de James Franco, on rit de cette entreprise qui capote et pour ceux qui en ont eu l'expérience, on imagine aisément le malaise vécu par les participants du film à l'époque. Un film qui fait l'éloge du plaisir sur le besoin, de la création sur le gain.
Le film de James Franco aurait pu, s’il avait été mal écrit ou mal interprété, virer à la farce voire à la moquerie facile. Mais Franco parvient à faire de The Disaster Artist un film à la fois drôle et touchant, tout en étant presque pathétique au début. Ce tour de force il le doit notamment à la puissance de son interprétation tout à la fois excessive et sensible. Son frère, Dave Franco, dans l’autre rôle important du long-métrage ne lui arrive malheureusement pas à la cheville. Et il se voit en plus attifer d’un look absolument ignoble pendant une bonne partie du film. Heureusement James Franco apporte cette folie douce et cet improbable accent à son personnage de néo-réalisateur. Son scénario fait, en sous-main, une description cynique du milieu du cinéma hollywoodien : un monde dans lequel tout est possible si on a de l’argent, et au contraire où les portes s’ouvrent difficilement à ceux, nombreux, qui rêvent d’y pénétrer avec le simple désir d’être acteur. Bien écrite et bien rythmé, l’incroyable histoire de la réalisation du film The Room, réputé être un des pires films de l’histoire du cinéma, nous offre un très bon moment de cinéma. Comme quoi, du pire peut parfois naître le meilleur. Et le final, absolument savoureux, nous permet de comprendre comment et pourquoi The Room est devenu culte.
Quelle histoire incroyable! Même si on est centré en quasi totalité sur les 2 amis, on a un cadre du monde du cinéma impitoyable très riche dans lequel on imagine que toutes sortes de dérives peuvent se produire. James Franco toujours aussi génial réussit à rendre ce personnage complètement à la masse attachant même si on hallucine à chaque instant.