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    The Disaster Artist
    note moyenne
    3,7
    2125 notes dont 159 critiques
    répartition des 159 critiques par note
    14 critiques
    51 critiques
    71 critiques
    9 critiques
    10 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur The Disaster Artist ?

    159 critiques spectateurs

    RedArrow
    RedArrow

    Suivre son activité 870 abonnés Lire ses 1 213 critiques

    4,0
    Publiée le 11 mars 2018
    Si on devait établir un classement des grands dingos lunaires contemporains, le nom de Tommy Wiseau y figurerait sans doute en bonne place.
    Le résumer reviendrait à parler d'un extraterrestre sorti de nulle part et doté de capacités financières inexplicablement illimitées qui, un beau jour, devant les multiples refus essuyés en tant qu'acteur, a décidé d'écrire, produire, réaliser et interpréter son propre long-métrage, "The Room", aujourd'hui culte par son statut d'un des pires films du monde auprès d'un cercle de plus en plus large d'aficionados.

    En choisissant de le dépeindre au travers de son amitié avec celui qui deviendra l'acteur principal de son "chef-d'oeuvre", Greg Sestero (d'après le livre éponyme de ce dernier relatant son étrange relation avec Wiseau et le tournage qui s'ensuivra), James Franco nous dresse un portrait de Wiseau proche de celui de la créature de Frankenstein, image à laquelle le film le renvoie d'ailleurs explicitement souvent. Conspué par la foule pour sa différence (son manque de talent flagrant sur lequel lui-même reste aveugle lui vaut les moqueries de tous), l'acteur est en fait décrit comme un "monstre" innocent, sans âge, à peine sociabilisé, qui, mué par sa seule conviction naïve d'être fait pour la cinéma (et ce, sans en avoir la moindre connaissance culturelle ou technique), voit tout à travers les yeux d'un grand enfant capable des plus beaux émerveillements comme des pires caprices. Un comportement si infantile qu'il va influer sur sa relation avec Sestero jusqu'à impacter tout le tournage de "The Room" car, alors que Wiseau ne semble plus pouvoir évoluer vers une forme quelconque de maturité, Sestero, lui, va grandir. Passant du statut de meilleur ami naïf galérant d'audition en audition tout comme son compère à celui d'un jeune homme avec une relation sentimentale stable et de nouvelles opportunités professionnelles, le comédien va attiser sans le vouloir la jalousie de Wiseau trahissant une peur primaire à peine voilée de ce dernier de se retrouver à nouveau seul (comme, on peut le supputer, il l'était avant leur rencontre) et creusant un profond gouffre entre eux. L'incompréhension de Wiseau face au fait que son ami ne lui soit pas totalement dévolu en l'ayant impliqué dans son projet de film trahira une fois de plus un ego d'enfant blessé qui ne peut/veut plus grandir.

    Avec bien entendu beaucoup d'humour et un regard distancié plein d'ironie (mais dont le tour de force est d'éviter l'écueil du cynisme), "The Disaster Artist" nous offre par le prisme de cette relation ubuesque le making-of de "The Room" en dévoilant les secrets de fabrication de toutes les scènes et dialogues autant cultes que ridicules qui ont fait sa renommée. Aussi drôle que gênant selon les états d'âme de Wiseau, "The Disaster Artist" nous apprend, en réalité, par effet de miroir à l'explication de Sestero envers Wiseau lors de l'avant-première au coeur de l'acte final très réussi du film, à comment réellement aimer "The Room", c'est-à-dire en allant au-delà des apparences d'un simple nanar sujet à toutes les moqueries pour y voir le projet fou et pourtant mené à bien d'un doux dingue grâce au soutien d'une amitié indéfectible.
    S'appropriant avec un mimétisme dément le rôle de Wiseau (son Golden Globe est amplement mérité), James Franco parvient à faire d'un véritable "désastre" une réussite qui restera dans doute comme son meilleur film à ce jour. Au moins, Tommy Wiseau n'aura pas à payer pour que "The Disaster Artist" reste à l'affiche, ses qualités suffiront à faire son succès...
    Alice025
    Alice025

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    4,5
    Publiée le 10 mars 2018
    James Franco revient en pleine forme en incarnant Tommy Wiseau, réalisateur du célèbre nanar « The Room », sorte de triangle amoureux dramatique. On y découvre ainsi la rencontre entre Tommy et Greg, leurs espoirs de cinéma et leurs ambitions, puis le tournage et les coulisses du film, jusqu'à son avant-première officielle. Franco est complètement bluffant et surtout hilarant, ses scènes de tournage et son comportement sont à mourir de rire. Cependant, ces moqueries restent bienveillantes car on reste très touché par son rêve absolu de vouloir faire son propre film en y mettant toute sa volonté. C'est une personne autant étrange et caricaturale qu'elle en est émouvante et sensible. En bref, un film scotchant et amusant mené par une performance saluée de James Franco.

    ciephile-critique.over-blog.com
    dominique P.
    dominique P.

    Suivre son activité 647 abonnés Lire ses 2 027 critiques

    3,0
    Publiée le 11 mars 2018
    C'est assez difficile de noter ce film car il tout à fait particulier, hors de sentiers battus.
    Mais dans l'ensemble j'ai bien aimé.
    L'acteur James Franco, par ce film, a souhaité raconter une histoire véridique.
    Ce n'était pas forcément nécessaire de faire connaître aux gens cette histoire, mais son souhait se respecte et le résultat final est pas mal.
    Voilà l'histoire racontée : Cela parle d'un type qui s'appelle Tommy Wiseau, mais son âge, son lieu de naissance et l’origine de ses moyens financiers restent inconnus. Son allure gothique, cheveux noirs très longs, teint pâle, dégaine de hard-rocker, ne peut passer inaperçue. Surtout, il possède un étrange titre de gloire. Au début des années 2000, sans producteur ni réseau, il a financé lui-même, à Los Angeles, un long métrage au budget non négligeable (6 millions de dollars), "The Room", dont il est à la fois le scénariste, le réalisateur et l’acteur principal. Il a aussi assuré les frais de sortie et de publicité de ce mélodrame, shakespearien à ses yeux, mais qui a fait se tordre de rire des salles entières par son amateurisme, au point de susciter un culte moqueur pendant des années, notamment à Hollywood, car ce film fut un immense bide très risible.
    Voilà, comme je le disais James Franco a souhaité nous raconter cela et même si on s'en fout un peu, ce souhait est tout à fait respectable, d'autant que c'est assez réussi et marrant.
    Galaise77
    Galaise77

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    4,5
    Publiée le 26 janvier 2018
    Dans la grande histoire du cinéma américain, il y a des noms qui seront définitivement associés à des œuvres aussi surprenantes, que connues pour être des « nanars ». Ces réalisateurs passionnés et doux dingues, soucieux de pouvoir donner leur propre image du cinéma, avec un enthousiasme renversant, mais également avec un sens de la mise en scène qui force parfois la surprise, sont souvent entrés dans le Panthéon des célébrités, par le regard toujours un brin attachant et attaché de réalisateurs talentueux tels que Tim Burton par exemple avec son fameux « Ed Wood ».

    Cette fois-ci, c’est au tour de Tommy Wiseau, célèbre réalisateur de ce qui est considéré, maintenant, comme le plus grand nanar de tous les temps : « The Room », d’avoir les honneurs d’un film le mettant sous les feux de la rampe pour rendre hommage non pas au talent qu’il semble être le seul à se reconnaître, mais plutôt à celui d’être quelqu’un qui a voulu aller au bout de son rêve, qui s’en est donné les moyens, et qui a su fédérer toute une équipe, même dans les moments de doutes les plus intenses qu’il a pu traverser.

    Et c’est l’acteur James Franco « La planète des singes : Les origines » qui a décidé de lui rendre hommage, avec « The Disaster Artist » et notamment en n’hésitant pas à rejouer quasiment à l’identique des passages du film de Tommy. Et comme beaucoup de personnes, ayant croisé Tommy Wiseau, force est de constater que le réalisateur est tombé sous le charme de ce personnage au charisme surprenant, et au magnétisme évident. Comme la plupart de ses acolytes qui l’ont suivi à l’instar de Greg Sestero, qui signa d’ailleurs un livre sur cette aventure exceptionnelle que celle de « The Room », James Franco a décidé de raconter l’histoire de ce film, non pas à travers l’œil de la moquerie, mais plutôt en laissant parler la tendresse qu’il éprouve envers le personnage, et en prenant suffisamment de recul pour pouvoir y apporter un sens critique évident.

    Car « The Room » est surtout le résultat d’abord d’une rencontre entre Tommy Wiseau et Greg Estero, deux personnages aussi opposés que semblables, dans leur manière d’approcher le métier d’acteur et de réalisateur, qui décidèrent de provoquer la chance en se lançant comme défi de permettre à Tommy de réaliser son propre film. Ce dernier étant le plus apte à écrire, réaliser et à partager un univers qui lui est propre, il se lancera un corps perdu dans cette entreprise, avec toutes les dérives artistiques et évidente vers lesquelles il se dirige.

    Et si le film est devenu culte, c’est notamment parce que les spectateurs d’abord surpris, le soir de la projection se sont laissé prendre au jeu d’abord de la naïveté de l’amateurisme, puis de l’évidence simplicité avec laquelle le réalisateur s’est lancé dans cette histoire. Il y a évidemment une fraîcheur, peut-être un coup de folie de voir cette histoire incohérente avec une mise en scène qui accumule des plans souvent amateurs, et parfois gênants.

    Et la mise en scène de James Franco, et très loin d’être gênante ou amatrice, elle est au contraire précise et parvient avec une certaine aisance à faire s’opposer différentes personnalités, mais surtout à nous dépeindre un personnage beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, et à le rendre tout aussi attachant que le vrai. Une naïveté et un magnétisme qui a su trouver le cœur du public présent dans la salle le premier jour.
    Jamais dans la caricature, le réalisateur a voulu rester au plus proche du personnage, et des différentes scènes qu’il a voulu reproduire, pour mieux s’imprégner de la complexité psychologique de Tommy. Et c’est une véritable réussite, car aux vues des scènes originales du film « The Room», on se rend très rapidement compte que le réalisateur a voulu jouer, à la virgule près, les différentes scènes du film original. Mais, outre le mimétisme, on trouve dans la prestation du comédien James Franco, une précision et une fidélité au personnage qui force le respect tant cela est rare dans une œuvre cinématographique avec autant de précision.

    En conclusion « The Disaster artist » est un hommage saisissant à un réalisateur devenu culte pour avoir réalisé le plus grand nanar de tous les temps, mais dont le charisme et le magnétisme ont permis de véhiculer une certaine frénésie passionnelle autour de son film. James Franco nous livre là un film remarquablement écrit, à la mise en scène d’une intelligence rare, et à la sensibilité évidente, qui, loin de se moquer, se veut le plus bel hommage que l’on puisse faire à un passionné, peut-être un peu doux dingues, mais qui a le mérite en tout cas d’être allé au bout de son rêve. Finalement c’est peut-être ça la définition de l’artiste !
    AM11
    AM11

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    4,0
    Publiée le 4 janvier 2018
    Comme depuis le début de sa carrière, James Franco est là où on ne l'attend pas. Que ce soit devant ou derrière la caméra, on peut difficilement cerner sa carrière, car il peut passer d'un petit DTV à un gros film et personnellement, c'est ce que j'apprécie chez lui. Comme Tim Burton, il y a plus de 20 ans, il s'intéresse à un réalisateur d'abord moqué puis reconnu pour ses mauvais films. Tommy Wiseau n'en a fait qu'un seul, mais il a marqué les esprits. Ce dernier est un personnage très intrigant dont on ne sait rien ce qui participe au mystère entourant son personnage. Ici, Franco ne dévoile rien de plus par respect pour Wiseau. Dans ce film, James Franco ne se moque absolument pas, on rigole beaucoup, mais c'est toujours bienveillant et le message du film est même positif. C'est un film sur les rêves et surtout sur l'amitié. Tommy est quelqu'un d'entier qui est peut-être dans son monde, mais qui est très généreux sûrement trop d'ailleurs... J'ai adoré le film, il est d'une certaine manière intéressant, car c'est du boulot de faire un mauvais film, très amusant et d'un côté assez attendrissant. Je crois que la dernière scène qui est d'abord cruelle pour le réalisateur avant d'être très drôle résume bien l'ensemble. Que l'on connaisse ou pas "The Room", cela n'a pas d'importance. C'est un très bon film qu'il faut de préférence voir en VO ne serait-ce que pour la performance de James Franco qui est excellent et hilarant.
    Jérémie Deuzé
    Jérémie Deuzé

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    4,0
    Publiée le 23 mars 2018
    Une histoire originelle que je découvre et qui fascine. Pas un exercice aisé que de copier la réalisation du pire film de tous les temps. Sur fond de documentaire, on est directement impliqué dans cette incroyable histoire où les frères Franco interprète à merveille. Tous les caméos présents sont plaisants et ce scénario, c’est assez hallucinant. A voir !
    Le cinéphile
    Le cinéphile

    Suivre son activité 246 abonnés Lire ses 2 422 critiques

    4,0
    Publiée le 7 mars 2018
    The Disaster Artist appuie un peu plus l'intérêt que le public porte à The Room et à son étonnant cinéaste Tommy Wiseau. Drôle, touchant, fidèle, le film épaissi un peu plus le mystère qui entoure cet homme, parfaitement interprété par James Franco précis et entraîné pour porter ce rôle hors du commun.

    https://m.facebook.com/la7emecritique/

    http://www.lavisqteam.fr/?p=34521
    Remy S
    Remy S

    Suivre son activité 63 abonnés Lire ses 107 critiques

    3,5
    Publiée le 4 avril 2018
    Un film "biopic" brillant qui nous montre que rien n’est impossible et que le cinéma est accessible à tous et surtout on rit face à ce film réel façon making off
    Marcel D
    Marcel D

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    5,0
    Publiée le 11 mars 2018
    Golden Globe du meilleur acteur de comédie, James Franco était également nominé au Golden Globe de la meilleur comédie. Un film superbe, une mise en abime d'une mise en abime qui en dit tant sur ce qu'est un artiste. Encore une fois bien dommage qu'il soit si peu distribué.
    Adrien
    Adrien

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    5,0
    Publiée le 10 mars 2018
    Un grand film !!! Les acteurs sont excellents, l'histoire est captivante, les dialogues et le scénario sont très bien écrits, les décors sont géniaux, les plans sont super bien filmées et la musique est superbe. Cela nous montre vraiment les coulisses du tournage d'un film en l’occurrence "The Room" qui est considéré comme un film culte à l'heure d'aujourd'hui. James Franco a très bien réalisé ce long métrage mais ce qui saute aux yeux, c'est qu'il transcende l'écran. Il est tout juste incroyable dans le rôle de Tommy Wiseau. Il est tellement à fond dans le personnage qu'il en a adopter l'accent ainsi que la carrure. Tout les acteurs sont géniaux et c'est vraiment époustouflant comme ils ressemblent aux acteurs de l'oeuvre originale. Beaucoup d'humour et d'émotion dans ce long métrage. Aucune longueur, aucun temps mort. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Bref, un très grand divertissement, une vraie pépite !!! Un film vraiment fascinant qui ne vous laissera pas indifférent. Je vous conseille vivement d'aller le voir. Il vaut trop le coup.
    Estonius
    Estonius

    Suivre son activité 855 abonnés Lire ses 3 938 critiques

    1,0
    Publiée le 14 septembre 2018
    A part la performance d'acteur de James Franco, qui d'ailleurs devient vite assez gavante, on se demande ce qu'apporte ce film, ennuyeux, bavard, jamais drôle, alors qu'il aurait dû l'être, et pas mal nombriliste. Une ode à la vacuité ?
    Gregg S.
    Gregg S.

    Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 200 critiques

    2,0
    Publiée le 7 août 2018
    Un manque de rythme flagrant et un personnage principal qui manque d'envergure. James Franco est bon dans ce rôle de "mauvais acteur", mais cela ne suffit pas à tromper l'ennuie... Dommage car l'histoire est intéressante et ce film aurait gagné à être présenté sous forme de documentaire.
    Jorik V
    Jorik V

    Suivre son activité 698 abonnés Lire ses 1 372 critiques

    3,5
    Publiée le 8 mars 2018
    Faisons fi des récentes polémiques de harcèlement sexuel ayant trait à James Franco pour se focaliser sur cet objet inclassable qu’est son dernier film « The Disaster Artist ». Qui d’autre que cet inénarrable acteur protéiforme et touche-à-tout pouvait mettre en scène l’histoire du film « The Room », jugé comme le plus mauvais de tous les temps ainsi qu’appréhender celui qui en est responsable, Tommy Wiseau? On ne voit personne d’autre actuellement en circulation à Hollywood! Franco est capable du pire comme du meilleur dans tout ce qu’il entreprend. Il réalise à une vitesse folle, tournant aussi bien un documentaire sur le tournage du « Cruising » de Friedkin que des adaptations de romans de Faulkner, jouant dans tout et n’importe quoi, de comédies régressives à d’excellentes séries TV ou de blockbusters à petits films indépendants. Mais, surtout, il ne se prend pas au sérieux la plupart du temps. Un artiste inclassable et infatigable auquel ce long-métrage foutraque mais attachant et drôle ressemble finalement au plus haut point.

    Il n’y avait que lui pour revenir sur une histoire comme seule Hollywood peut en engendrer. Franco s’affranchit de la plupart des films dans le film ou autres long-métrages sur des tournages de films, tellement nombreux qu’ils pourraient figurer un genre à eux tous seuls, du culte « Ed Wood » en passant par le film d’horreur « Scream 3 » ou à la comédie « Tonnerre sous les tropiques ». Mais si l’on doit rapprocher « The Disaster Artist » d’une œuvre ce serait du documentaire « Lost in la Mancha » qui revenait sur le tournage malheureux du « Don Quichotte » de Terry Gilliam, l’aspect tragique en moins, le côté gaudriole tout aussi présent et le versant fictionnel en plus. Car si Franco entend dresser un portrait de Wiseau, notamment dans la première partie, et revenir sur le tournage de ce fiasco dans la seconde, on reste dans une œuvre inspirée de faits réels et tirant plus vers la comédie que la vraie reconstitution des faits.

    Dans les deux cas c’est passionnant, même si la mise en scène ne marquera pas les annales et que tout cela semble parfois fleurer bon l’amateurisme. L’impression bordélique qui parcourt le film lui va plutôt bien. La rencontre entre Wiseau et Greg Sistero qui a écrit un roman dont s’inspire « The Disaster Artist » est intéressante et la composition de James Franco est totalement folle, aussi dingue que semble apparaître le vrai Wiseau. Il est en roue libre mais cela sied totalement au personnage et cette composition marquera les mémoires par son jusqu’au-boutisme et sa drôlerie. On ne manque pas de rire à gorge déployée devant les facéties de cet hurluberlu que l’on croirait venir d’une autre planète. Mais, heureusement, le regard que porte Franco sur cet homme, s’il paraît moqueur au début, devient de plus en plus sérieux voire tendre. Cela apporte une certaine densité émotionnelle à cet objet inclassable. Quant aux scènes de tournage, si elles deviennent un peu répétitives et que tous les potes venus faire un tour ne sont que silhouettes, elles rendent bien le côté complètement irréel qu’ont du prendre ces prises de vues. En somme, c’est un film pas comme les autres sur un film pas comme les autres par un artiste pas comme les autres. Et c’est drôle tout en ne ressemblant à rien donc ça se visionne avec bonheur!

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    Ricco92
    Ricco92

    Suivre son activité 101 abonnés Lire ses 1 675 critiques

    3,5
    Publiée le 21 mars 2018
    Plan 9 from outer space était un film qui devait sa renommée grâce à son statut de plus mauvais film de l’histoire du cinéma depuis les années 80 et surtout depuis le film biographique que Tim Burton a réalisé sur Ed Wood en 1994. Mais en 2003 est sorti The Room de Tommy Wiseau qui lui a ravi cette appellation. Greg Sistero, acteur et producteur exécutif de ce chef-d’œuvre du nanar, a retranscrit cette expérience dans le livre The Disaster Artist qui a inspiré le film éponyme de James Franco. Le cinéaste nous permet donc de découvrir l’étrange personnage qu’est Tommy Wiseau et le tournage tout aussi hallucinant de cet OFNI. On assiste donc aux attitudes plus abracadabrantes les unes que les autres de l’acteur-réalisateur-scénariste-producteur de The Room en se demandant constamment si cela est véridique ou pas, un peu comme dans Ed Wood. Mais, contrairement au film de Tim Burton, le spectateur peut facilement ressentir un sentiment de gêne. En effet, alors que l’on ressentait constamment l’amour de Burton pour son personnage (au point que, pendant ses interview, il estimait que les films de Wood dégageaient une certaine forme de poésie), James Franco donne l’impression de mépriser son personnage, le rendant plus détestable que touchant. On a donc le sentiment d’assister à une espèce de "dîner de cons" un peu désagréable (sentiment qui est renforcé quand on voit les images des Golden Globes où Franco fait venir Wiseau sur scène mais le repousse quand ce dernier s’approche du micro pour parler) bien que divertissant et très bien interprété (même s’il est difficile de juger la prestation de Dave Franco tant son personnage est dans le surjeu permanent mais volontaire). Alors qu’Ed Wood était une vision romantique d’un créateur de nanars, The Disaster Artist en est une vision beaucoup plus cynique, ce qui est au final moins plaisant.
    ffred
    ffred

    Suivre son activité 839 abonnés Lire ses 3 468 critiques

    4,5
    Publiée le 16 mars 2018
    Dommage que la polémique qui a entouré James Franco dans les contre-coups de l’affaire Weinstein ait plombé ce film. Sans cela, sa carrière en salles et pour la saison des récompenses aurait été sans doute tout autre. Car ce The disaster artist est tout autant une satire (et une métaphore) d’Hollywood que le portrait d’un homme mystérieux et atypique aussi réussie que réjouissant. James Franco est impeccable sur tous les plans. Sa mise en scène (la meilleure de sa carrière) est aussi agréable que maitrisée tandis que sa performance devant la caméra est un grand moment. Après avoir été couronné par le Golden Globe, il aurait au moins mérité une nomination à l’Oscar du meilleur acteur car il est hallucinant et trouve sans doute là le rôle de sa vie. Mais Hollywood a condamné avant de juger. Pour la première fois, il donne la réplique à son frère Dave, lui aussi très convaincant. Le film est aussi drôle, voir hilarant, que pathétique. Mais aussi émouvant et extrêmement touchant. D’entrée, on s'attache aux personnages. Le tout est donc aussi délirant que surprenant, surtout quand on sait que tout ceci est largement inspiré de la réalité. Le scénario de Scott Neustadter et Michael H. Weber (The spectacular now, (500) jours ensemble...) est en béton. The room est aujourd’hui un film culte. The disaster artist, qui raconte son histoire, pourrait bien le devenir rapidement aussi. Une excellente surprise pour un excellent moment.
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