Un bon film montrant les différences entre richesse et précarité ainsi qu'entre la vie de famille et celle d'un célibataire sans enfant. J'ai passé un agréable moment en suivant l'idylle naissante entre Virginie Efira et Benoît Poelvoorde.
La dernière fois que je me suis ennuyé comme ça au cinéma c'était pour "Trésor " avec Alain Chabat, c'est dire... Ca démarre pas trop mal mais au bout de 20 minutes ça tourne en rond, c'est lent, ennuyeux, si je n'y avais pas été avec les enfants je serais sorti avant la fin. Les enfants non plus n'ont pas aimé, trouvant cela également lent et ennuyeux....ont fini sur leurs portables... Trop cliché, un malheureux rôle pour Peolvoorde que j'aime beaucoup, le jeu de Virginie paraît trop forcé, bref, passez votre chemin. Comment se fait-il que pour tous les avis très positifs sur ce film récoltent de nombreux "critique utile", et tous les avis négatifs de nombreux "critique inutile"... ne me dites pas que la triche va jusque là...
Que ce soit improbable n’a strictement aucune importance, on est au cinéma et on le droit de rêver. Pour d’autres, le film serait "convenu", faudrait savoir ! On a donc une situation de départ originale, reste à savoir comment elle va évoluer… et que le fin soit prévisible n'est en rien une faute, on n'est pas dans un thriller. En fait très vite le film devient un film d'acteurs et de ce point de vue je dois dire qu'on est scotché, entre Poelvoorde toujours aussi imprévisible et inquiétant, et Virginie Efira qui joue avec un talent fou (et avec des décolletés plongeants) on est servi. Ils tiennent le film et on se prend d'empathie pour eux. Cela dit ce n'est pas parfait, certaines scènes sont faibles (le restaurant) et puis l'adolescente est agaçante en plus d'avoir un rôle moyennement écrit, mais globalement c'est un film qui se regarde sans ennui et qui met de bonne humeur,
sous forme de comédie, on essaye maladroitement d'opposer les pauvres et les riches. Trop de maladresse et un manque de crédibilité empêchent d'être vraiment captivé par ce film.
Sur le même principe que les Emotifs Anonymes, Jean-Pierre Améris prend les mêmes ingrédients pour une comédie romantique malheureusement trop convenue et trop prévisible. Dommage le pitch de départ rappelant Pretty Woman et surtout le duo d'acteurs se prêtait bien à une comédie plus pinçante.
je m'attendais à un tel ratage que finalement la bonne humeur ambiante et la fraicheur de l'ensemble m'ont plutôt séduit. Ce n'est pas bon, c'est même à la limite de la guimauve, mais c'est sympathique et dynamique, assez charmant. Dommage il suffisait de peu pour en faire quelque chose de bien et de presque crédible. Malheureusement, trop d'invraisemblances, et un peu trop de clichés. La scène au resto est néanmoins bien jolie...et Virginie Efira est resplendissante.
L'impression d'ensemble fait plus téléfilm que film... L'histoire aurait pu servir de base pour une bonne comédie, mais là, ça ne fait pas crédible, trop caricaturale, un peu Surjouée... Et malheureusement, ça ne fait pas rire, tout juste sourire...
Le film n'a pas le charme décalé des "Émotifs anonymes". Les situations sont convenues et vues mille fois. Les moments de grâce, d'émotion ou de rire sont bien rares et Benoit Poelvorde ne semble pas dans son élément : il semble ne pas habiter son personnage. Le joli abattage de Virginie Efira ne suffit pas à rendre crédible cette relation.
Cette comédie sonne faux car elle part d'une invraisemblance extrême et que les meilleures comédies sont celles qui partent du vécu, un vécu déformé, exagéré caricaturé. Le comique visuel est réduit à sa plus simple expression...Que reste t-il alors? Des acteurs qui se démènent plutôt bien, un rafraîchissement communicatif qui fait qu'on ira jusqu'au bout, si ce n'est avec plaisir, du moins sans ennui.
Après Les émotifs anonymes, Benoit Poelvoorde et le réalisateur Jean-Pierre Améris se retrouvent pour une nouvelle comédie. Il est important de le préciser parce qu’on se met à douter devant le film et on se demande même où cet humour a bien pu se planquer, peut-être dans le frigo ? Le seul élément un tant soit peu intéressant qu’on peut trouver à Une famille à louer c’est cette relation amour / haine qu’entretiennent les personnages de Paul-André et sa mère. Pour le reste, ce n'est pas fameux et on déplorera aussi qu'entre l’acteur belge et Virginie Efira, on ne décèle aucune alchimie plombant un peu plus ce film où tout sonne faux.
Paul-André est très riche, et très seul. Violette est très pauvre et a deux enfants. Dépressif, l'homme veut s'essayer à une vie de famille. Il demande alors de louer celle de la jeune femme en échange de lui payer ses dettes. Mais il ne s'attendait pas forcément à un tel quotidien. Nous non plus.
Améris a voulu multiplier les genres en mélangeant romance, drame et comédie. Malheureusement, la nuance des couleurs n'est jamais bien accomplie. L'histoire d'amour est téléphonée, sans véritable saveur, et peu crédible. Les scènes « sérieuses » et se voulant plus profondes auraient pu être mieux approfondies, en réussissant par exemple certaines séquences clés (pique nique familial, révélation chez la mère de Paul-André). Quant à l'aspect humoristique, peu de blagues font mouche alors qu'un léger potentiel se dégageait du film. Le fait que Poelvoorde vienne d'un milieu bien plus aisé qu'Efira aurait pu être une belle carte comique à jouer, que le réalisateur a totalement omise. Idem pour François Morel, formidable puissance absurde qui avait la capacité de donner une plus-value à ce divertissement balisé, trop effrayé d'être original à l'idée de ne pas plaire.
Subsiste alors le charme inconditionnel de Poelvoorde, désarmant de maladresse et d'empathie. Efira, toujours impeccable, reste sur le même genre depuis quelques temps. Dommage que le cinéaste utilise trop sa plastique pour attirer le spectateur, au lieu de lui proposer d'autres palettes de jeu (comme pour Mouret avec l'excellent Caprice, ou Ridremont pour le singulier Dead Man Talking). A force de multiplier les pistes, Améris ne développe rien et passe son temps à esquisser des sujets qu'il ne maîtrise pas (solitude, crise économique, relation familiale). Nouvelle grosse déception après celle de 2012, L'homme qui rit.
J'ai pensé à Preety Woman (dans le propos)et j'ai aimé la tendresse alliée à l'humour,les 2 acteurs sont très bons sans tomber dans l'excès, les 2 jeunes sont aussi parfaitement dans leur registre.
Jean-Pierre Améris ancien élève de l'IDHEC a pour ambition de nager à contre courant des comédies romantiques actuelles, typiques d'un cinéma français engoncé dans un conformisme que l'on ne peut même pas nommer "qualité française" comme autrefois les jeunes turcs de la Nouvelle Vague jugeant avec mépris les films de leurs aînés. Jusqu'ici il y avait plutôt réussi, notamment avec "Les émotifs anonymes" en 2010, son premier réel succès public où il avait dirigé pour la première fois le fantasque Benoît Poelvoorde à contre-emploi, lui faisant utiliser sa gaucherie au service d'une sensibilité qui cadrait fort bien avec la présence à ses côtés de la très gracile Isabelle Carré. Comme il le confesse lui-même, Jean-Pierre Améris puise dans sa biographie pour dessiner ses héros masculins. Paul-André sorte d'inadapté social de génie ayant paradoxalement réussi dans les affaires est, comme le Jean-René des "Emotifs anonymes", un timide maladif mais parvenu au stade de la dépression sans retour. Lui vient l'idée après avoir visionné un reportage d'une chaine d'info en continu de louer pour trois mois une famille afin de se créer artificiellement ce qu'il pense lui manquer le plus pour développer une vie affective épanouissante. Le propos est pour le moins improbable, ce qui nous fait dire que clairement Améris et sa scénariste, devenue sa compagne (Murielle Magellan), lorgnent du côté des grandes comédies romantiques hollywoodiennes des années 1940 avec Cary Grant, Gary Cooper ou James Stewart. Malheureusement le pari est quelque peu raté. Améris a oublié au passage que pour que le spectateur admette les scénarios souvent invraisemblables de ces fameuses comédies, des réalisateurs comme Frank Capra pour ne citer que le plus célèbre d'entre eux prenaient le temps utile pour amener les personnages dans ces circonstances rocambolesques. Jean-Pierre Améris a malheureusement oublié ce précepte indispensable pour céder à la mode actuelle qui veut que l'on aille au plus vite à l'essentiel. Ainsi c'est en moins de cinq minutes après le début du métrage que le pauvre Paul-André est débarqué par son majordome (François Morel) dans la maison, elle aussi improbable de Violette (Virginie Efira) lolita sur le retour affublée de deux mioches issus de ses emballements sentimentaux successifs. L'artificialité saute donc immédiatement aux yeux et pour le coup, les acteurs semblent aussi mal à l'aise que leurs personnages. Heureusement, Jean-Pierre Améris n'est pas un manchot et son propos prend tout de même corps au fur et à mesure que l'on oublie le choc narratif initial. On découvre alors le Benoît Poelvoorde que l'on aime, sensible et écorché vif, qui fait tout ce qu'il peut pour se faire aimer et qui finit à tout coup par y parvenir. Virginie Efira craquante à souhait se sort comme elle peut d'un rôle trop caricatural qui aurait mérité quelques nuances supplémentaires. La question centrale du rôle déterminant de la famille dans nos vies est clairement exposée malgré les surcharges inutiles citées plus haut. Il n'empêche que les deux hommes qui semblent s'apprécier et dont on peut imaginer que leur collaboration se prolongera, nous doivent une revanche.