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Jonathan M
164 abonnés
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2,5
Publiée le 9 mars 2016
Belgica, c'est deux petits enfants névrosés. Et pour réussir dans leur vie, ils en font trop. Comme le cinéaste. Mais si Felix Van Groeningen a boursouflé jusqu'à l'étouffement son Alabama Monroe, il est beaucoup plus réaliste ici. Le grand a les bonnes idées, le petit sait les gérer. Le film trouve son équilibre. Et ce dernier est très juste quand la fratrie rencontre ses problèmes de couple. Il y a une puissance émotionnelle dans ces scènes qui finalement passe au dessus des scènes festives, trop vite redondantes. Les compagnes jouent le rôle du vice, vice qui ne cesse de les rattraper dans ce bar. Mais l'énergie que développe ce lieu n'éclate pas à l'écran.
cigarette, alcool, drogue, sexe, braillement vulgarité c'est indigeste est ce vraiment un film ou une succession de plans rapprochés d'une laideur infâme , pas de mise en scène pas de dialogue, ou alors des propos d'une telle indigence qu'ils nous laisse baba et la "musique" c'est du bruit ; bref ne me demandez pas comment fini cette chose, je suis parti au bout d'une heure les yeux et les oreilles en marmelade
Gand. Franck décide de s'associer à son jeune frère Jo pour ouvrir un bar musical. Marié et père d'un petit garçon il investit ses économies dans ce projet.
Frank s'engouffre dans une spirale destructrice et manque de faire fermer le bar.
Alcool, sexe, drogue, violence, montage nerveux, bande son superbe, ce film souvent cru apporte de l'ivresse, comme après une nuit blanche à faire la fête.
Je n'ai été captivée que partiellement, même si la relation entre les deux frères est bien mise en valeur et intéressante, peut-être à cause de la violence des rapports humains en jeu.
Cette fois le réal quitte le mélo country pour revenir à une chronique familiale, ou plutôt sur une chronique fraternelle où deux frères qui s'étaient éloignés l'un de l'autre se retrouvent et se réunissent pour ouvrir un bar club. Si le scénario est accez classique le film repose aussi essentiellement sur la BO électro-Rock. Malheureusement le film n'atteint pas nos coeurs comme l'a fait "Alabama Monroe". Un style affirmé et un travail essentiel sur la bande son font que le film reste un drame survolté, dommage que ces destins ne nous touchent pas plus.
J'avais peu goûté à La merditude des choses, un des premiers films de Felix Von Groeningen, et beaucoup aimé Alabama Monroe, son dernier, véritable phénomène, succès critique et public. Une certaine attente donc pour ce nouvel opus. Si on est un cran en dessous au niveau de l'émotion (tout de même moins de mélo ici), Belgica n'en est pas pour autant moins réussi. On est là devant le schéma classique ascension-apogée-chute-rédemption. Mais une nouvelle fois chez le réalisateur flamand, la mise en scène est solide, la scénario finement écrit, les personnages bien dessinés, les dialogues ciselés. Tandis que la direction d'acteurs est toujours impeccable. Tous les acteurs sont formidables. Les deux frères sont magnifiquement interprétés, dans des styles différents, par Tom Vermeir et Stef Aerts (on retrouve aussi, dans des petits rôles, Sam Louwyck et Jean-Michel Balthazar deux piliers du cinéma belge). Le duo fonctionne parfaitement. Ils sont aussi touchants et attachants que parfois agaçants ou horripilants (surtout l'ainé !). Belgica est donc un beau film sur les rapports entre frères, tout autant que sur la famille, les espoirs, les rêves brisés, les aléas de la vie. Même si on en ressort moins perturbé que pour Alabama Monroe, on passe tout de même un très agréable moment, empli d’une certaine mélancolie, mais surtout de musique, de bière et d'une belle énergie. Une pierre de plus à l'édifice du dynamique et talentueux cinéma belge actuel.
Un film pas si dramatique que ça en fait. Les deux frères trouvent dans ce bar une raison de vivre leur rêve mais leur complicité va souffrir de ce travail en commun. Malgré tout il y a une joie de vivre qui va au-delà de la brutalité du grand frère. Et les liens sont toujours à se resserrer pour ne pas se quitter. C’est pas mal du tout dans cette façon de se battre pour grandir. Et les épreuves à surmonter pour rester ensemble
Une plongée noctambule intense et euphorisante, soutenue par une mise en scène brillante, une interprétation excellente, et électrisée par la BO folle de Soulwax, qui en font pardonner les quelques longueurs.
A y regarder de plus près, le cinéma de Felix van Groeningen se forme d’un tout d’une cohérence appuyée. Là où certains se définissent avant tout par leur grammaire cinématographique, le cinéaste s’appuie toujours sur ce qu’il semble faire de mieux, filmer cette humanité dans ses tréfonds d’âmes, des plus jolis au plus sombres, avec ce penchant continuel à poser un œil bienveillant, sinon tendre, sur ces femmes et ces hommes. Il réussit, dans un même genre, proche du drame social, a toujours garder cette hauteur qui permet même dans les instants les plus glauques et sombres, d’apercevoir cette lumière et procurer une beauté de fond à chacun de ses films. Les plus connus, « La mertitude des choses » qui l’avait fait connaître hors des frontières du plat pays et le magnifique et douloureux (multi primés) « Alabama Monroe » portaient ce magnétisme social dont Felix van Groeningen a le secret. Les deux précédents étant de la même veine (« Steve Sky » de l’ordre de l’essai et « Dagen zonder lief » déjà puissant dans sa forme et sa direction d’acteurs). Ceci étant plus ou moins établit, l’attente autour de « Belgica » était importante. Une fois les choppes de bière écoulées, le constat à jeun est plutôt positif et le mal de crâne évité. Ce qui n’enlève pas une certaine déception quant à la tenue « cadrée » de l’ensemble du film. Dans cette veine de toujours intérieure de filmer ses personnages au plus près et au plus vrai, le film l’assume et s’en sort vraiment très bien. Histoire de fratrie avec au centre ce troisième larron, 4 murs, un toit, et des litres de bières et autres shots pour former le vecteur perturbateur de cette famille. Toutes les scènes nocturnes sentent le houblon à plein nez, la sueur des virées nocturnes où l’essence des corps communie avec celle des sons. Enivrées jusqu’à plus soif les séquences à l’intérieur du « Belgica » semblent avoir été vécues de l’intérieur par le réalisateur lors de soirées qui se clôturent au petit matin. Sur ce point, c’est très réussit et la bande son concoctée par Soulwax en est un élément essentiel. Viennent se fracasser d’une enceinte à l’autre, bluegrass, rock, électro, choral cuivrée et autre son undergroud entre garage et fièvre trip hop(ée). Film qui de manière équitable partage donc le sensitif au sensible. Et c’est sur deuxième axe, excellence et réussite des précédents films du réalisateur, que la déception pointe un peu son nez. La relation compliquée et déjà-vu entre les deux frères ne déroge pas à la règle de ceux qui s’y sont déjà frottés. Mélodrame classique dans son évolution comme dans sa finition, et un léger manque de subtilité fait un peu balbutié. En outre, les seconds rôles sont trop sacrifiés, faute de temps et de caméra trop attentive aux deux frères qui laisse parfois échapper ce qui aurait pu être de belles intentions de personnages secondaires. Tout est parfois trop vite balayé. Heureusement, ce n’est pas au profit d’un vide immense puisqu’à chaque fois c’est bien ce bar/club qui prend le relais d’un ton festif dans une orgie musicale et visuelle (le soin apporté à filmer habillement et de manière très limpide le chaos du dancefloor est à souligner). Le film danse sur un pied mais tient finalement sur ses deux jambes. Felix van Groeningen n’a pas cherché à faire compliquer, quand dans son récit on sent au fil des minutes l’intention de partager avant tout au spectateur une sorte d’instants de fraîcheur et de fêtes. Pour cela, tout en saluant la performance des deux comédiens principaux, il ne faudra pas trop s’attacher à leur histoire, les laisser en toute fin et profiter avec eux tout simplement de ces nuits d’orgies et de débauches avec un amour déclarer et appuyer à la musique sous toutes ses formes, et la communion que celle-ci peut entraîner. Film sensitif plus que réflectif.
LES SENTIERS DE LA PERDITION. Thénardier, ressers nous. Un dernier pour la route, boire pour mieux gerber, gerber nos désespoir. Une fureur belge, un arche de Noé sous la caméra du passionnant Felix Van Groeningen. Au Belgica, on s'amuse, on s'oublie, on manque d'oxygène, dans cette vision, dans cette fureur belge. Une chute libre palpitante où les fous sont dans la tourmente et les pleurnichards dehors. Un bon baiser de Gand, allez je m'en reprend un, un pour respirer.
Alors, le problème c'est que le premier film de Felix Van Groeningen que j'ai vu était "Broken circle breakdown" et je m'attendais à un niveau de ce dernier, ce qui n'est pas le cas. Un peu tiré en longueur, ce film aurait pû durer 20 minutes de moins et aurait été très bien (4 étoiles). Film qui reste quand même captivant et sympa à regarder.
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1,5
Publiée le 14 juin 2016
Je n'ai pas du tout accroché à l'histoire de ces deux frères qui vont tout d'abord connaitre une période faste à la suite de l'agrandissement de leur bar avant que tout ne s'écroule ou presque. On assiste à quelque chose de dynamique, on est parfois pris par cette énergie communicative que ça soit grâce aux acteurs, à la réalisation ou l'ambiance générale, mais très vite cela ne suffit plus et comme le scénario est bancal et très léger, ça finit par se casser la gueule. Il faut dire que l'histoire est vraiment banale, la forme prend le pas sur le fond avec le réalisateur qui multiplie les passages musicaux inutiles qui gonflent la durée et cassent l'histoire. En plus de ne rien raconter, le film est trop long, trop répétitif et par conséquent ennuyeux
Si la bluegrass était à l'honneur dans "Alabama Monroe", c'est l'électro qui rythme "Belgica". Outre l'importante dimension musicale du film, celle de la famille est également au centre du cinéma de Van Groeningen. L'histoire de "Belgica" tourne autour d'une aventure familiale alternant passages tendres et dramatiques. Le scénario est classique et malheureusement peu intéressant. La trame narrative est bien trop convenu et prévisible. C'est le principal point faible de ce long métrage. L'autre point négatif vient de l'absence d'émotions ressenties à cause cette distance entre le spectateur et le drame qui se joue. Où est l'intensité d' un "Alabama Monroe" ou de "La merditude des choses"? La mise en scène est pourtant bonne tout comme les prestations des acteurs mais il manque de substance. Une déception mais le résultat demeure pas mal.
En préambule, je dirai qu'un film qui s'ouvre sur une affiche du groupe franco-anglais Stereolab placardé au mur, ne peut pas être un mauvais film...et c'est en un bon même, avec cette odyssé de deux frères biens décidés à embrasser les nuits belges. Rien n'est négligé, des dialogues à la bande-son, des lieux filmé avec passion aux seconds rôles et ce duo de frères si différents, si proches. Le film interroge sur la générosité de la jeunesse. Le concept de départ est beau, un lieu ouvert à tous. Difficile de mener une entreprise quand on est un tempérament excessif. Ce lieu mérite t-il toutes ces ennuis ? Le film sait être euphorique et amer. De toute façon, n'étant maitre de rien, l'important est de faire les choses, semble dire ce très beau film, puissant, joyeux et amer. Manque juste un brin de surprise dans la destinée de ces deux frères.
J'ai vu un film... qui vraiment bouleversé sur la base d'une histoire humaine, avec des humains tellement humains, avec un réalisme exceptionnel, et tellement de générosité. On est presque dans le reportage tant on suit au niveau de l'âme ces relations entre ces 2 frères, avec leurs amis / amantes / environnement... la BO est un enchantement et la réalisation est extrême, absolue, magnifique. Ce qui est exceptionnel dans ce film, c'est qu'il montre comment le rêve des uns se fracasse sur le réalisme de la vie... Et en même temps, la vie, c'est la vie de tous les jours, constituée des choix de tous les jours, avec les bonnes décisions et les mauvais choix... Avec le soutien des proches, malgré les faux-pas... C'est un film euphorique qui décrit le quotidien de ce lieu de la nuit, avec les espoirs, les trahisons, les déceptions et le joies... J'ai vraiment adoré. Tom Vermeir (1er film...) dans le rôle de Frank et Stef Aerts dans le rôle de Jo sont littéralement habités par leurs personnages, et autour d'eux gravitent des personnages incroyables de vérité. Les dialogues sont particulièrement bien écrits et bien interprétés. Une vraie surprise !
On retrouve un peu l'état d'esprit de "la merditude des choses" dans cette histoire qui se regarde assez facilement. Grâce à la très bonne interprétation de TOUS les comédiens, les personnages (et donc l'histoire) sont authentiques, sincères, crédibles... On les voit avec leurs qualités mais aussi et surtout leurs défauts essayer de monter leur affaire.... Mais tout ne se passe évidement pas comme prévu quand on a des objectifs aussi différents que ces 2 frères surtout quand l'argent, les femmes rentrent dans l'équation... Felix Van Groeningen nous montre comment ces deux frères vont réussir (ou pas) à surmonter ces difficultés... De superbes plans et images, Beaucoup d'humour, quelques moments émouvants et/ou dramatiques mais aussi quelques longueurs par ci par là... Le film aurait certainement gagné en intensité avec un bon 1/4 heure de moins mais ça reste un film vraiment sympa, un film qui sent le vrai ! A découvrir !