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3,5
Publiée le 19 décembre 2017
"Battle of the Sexes" est un biopic un peu superficiel puisqu'il survole la grande majorité des faits, mais c'est quand même un bon film qui vaut surtout pour ses acteurs ainsi que pour le message véhiculé. Jonathan Dayton et Valerie Faris s'intéressent autant à la vie de Billie Jean King qu'à cette rencontre étonnante contre Bobby Riggs et c'est pour cela qu'il y a deux parties dans le film. Dans la première, on assiste notamment à la création de la WTA, un acte initié par Billie, mais aussi par Gladys Heldman qui avait déjà préparé le terrain avec un circuit exclusivement réservé aux femmes en 1970. Une décision courageuse qui n'est pas assez mise en avant notamment la rivalité avec l'USLTA ou encore tous les problèmes qu'elles ont dû rencontrer, mais bon, ce n'était pas forcément le sujet. Durant cette partie, on découvre davantage Billie qui lorsqu'elle commence à s'occuper des droits des femmes prend conscience de certaines choses et commence à s'assumer comme elle est. Par la suite, c'est tout pour cette rencontre qui est plus qu'un match d'exhibition, mais un match d'une certaine façon pour la crédibilité d'une cause. Le message est clair, mais subtil est, c'est ce que j'ai aimé puisqu'on ne nous bassine pas avec des propos extrêmes comme ça peut être le cas parfois... C'est surtout un film qui dresse le portrait d'une femme attachante qui a beaucoup fait pour sa cause et sur ce match un peu absurde notamment pour tout ce qu'il y a eu autour. Finalement, Emma Stone et Steve Carell sont le principal atout de ce film bien plus que l'histoire qui n'est pas assez mise en valeur. Emma Stone est bluffante tandis que Steve Carell est parfait dans la peau de cet homme plus exubérant et fou que réellement méchant ou macho.
MATCH POINT. Mince c'est un film sur le tennis!!!! Voluptés sportives. La plus belle des victoires de Billie Jean King. Une exhibition de service gagnant. Un combat à contre pied. Tu perds mais tu pleures de joie sur le chemin menant à la banque.
J'aime les biopics, c'est pour moi une occasion de voir des performances d'acteurs, même si ces films sont souvent consensuel. Et bien il faut dire que ce film me faisait peur, même si j'adore le tennis, j'avais peur qu'on tombe dans une logorrhée féministe indigeste. Il faut avouer qu'on en est loin, le film est un minimum subtil, même si il est quand même pro féministe,enfin cela ne m'a pas gêner du tout, vu qu'il prend soin de ses personnages masculins. Il faut dire que , Steve Carell relève une fois de plus son immense talent, il est tellement irritant, qu'il en devient pathétique et donc touchant, et marrant à la fois. Une des scènes finales qui ne dure pas longtemps m'a au combien marquéspoiler: lorsqu'il est tout seul dans son grand vestiaire, on ressent à la fois la remise en question, et la désespérance de la solitude d'un combat idéologique que l'on aurait pas du mener . Alors après c'est vrai que le film est un peu trop tapageur, on a compris les hommes sont de méchants matchos, mais je trouve qu'on les laisse exister au sein de la trame sans trop réécrire l'histoire. Pour ce qui est du film, il met tellement de temps avant de partir, c'est justement ultra consensuel, mais le travail sur la photographie nous immerge dans les seventies. Ce qui rend le film touchant, c'est Emma Stone, qui pour une fois ne joue pas une belle gosse, mais un personnage lesbienne, sa relation dans le film est montré de très belle façon. C'est super simple, mais c'est efficace, comme quoi parfois il suffit juste de bons acteurs pour nous investir dans une histoire et aussi un soin dans le rtyhme et l'atmosphère. Justement ce film c'est un peu la fin d'une aire et le début d'une nouvelle époque c'est ça son grand fort, sentir l'histoire s'écrire sous nos yeux. Pour ce qui est des parties de tennis, on arrive vraiment à rentrer dedans, tout est admirablement reconstitué, bon après comme je disais ça met 10 ans avant de commencer. Le vrai point fort du film réside dans sa dernière demi -heure d'une émotion incomparable, on sent le combat des femmes, contre aussi le combat des hommes, je dois dire qu'on a le cœur serré, qu'on verse sa petite larme, autant de joie que de tristesse. Car pour ma part le filma arrive à me faire m'identifier aux deux personnages, et ça c'est très fort et ça tient à peu de chose en plus, et je ne sois même pas sur que c'était la volonté des réalisateurs, mais c'était mon ressentis personnel. Voilà somme tout un bon film, même si il est très académique,trop j'ai envie de dire, je lui donne une note de 3 étoiles, quand même bien généreuse.
Beaucoup de bon sentiments... Le seul vrai intérêt est l'histoire vraie (qui est quand même dingue, notamment le personnage joué par Steve Carell, toujours excellent) et la ressemblance frappante avec les personnages qui ont existé...pour le reste, c'est quand même bien fabriqué pour que ça dégouline de bons sentiments et que la morale soit sauve (en appuyant bien là ou il faut)...
C'est un petit peu le souci récurrent avec ces histoires vraies: quand bien même elles auraient une réelle portée sociale, on trouve toujours le moyen de passer à côté pour se focaliser sur la reconstitution d'époque. Côté pervers de la mythification façon Hollywood. Dans le cas présent, c'est donc une guerre des sexes par raquettes interposées, une guerre bien longue à se mettre en place et dont les enjeux réels sont à peine survolés, au gré d'une réalisation plutôt molle. Les acteurs ne sont pas mauvais tant s'en faut, mais même le versant "intime" de cette histoire ne parvient pas à enthousiasmer, tellement tout nous est amené comme une évidence, et qu'on n'éprouve pas vraiment les atermoiements et les interrogations face à tous ces bouleversements. Un film qui se veut dans l'air du temps mais oublie de le capter.
De la part de Jonathan Dayton et Valerie Faris, ce n'est clairement pas le titre le plus original ou le plus surprenant. Logique, vu que ce récit retrace fidèlement une histoire vraie racontant un chapitre méconnu en France du tennis américain, ayant permis de nombreux progrès pour les femmes dans ce sport et sans doute de manière plus globale. À ce titre, pas de grandes surprises, mais un film sympa et parfois vraiment touchant, les deux réalisateurs sachant s'y prendre pour nous brosser dans le sens du poil sans rendre cela trop lourdingue ou facile. C'est un peu manichéen mais pas trop, juste lucide dans le rapport femmes-hommes qu'était celui de l'époque, Bobby Riggs étant, certes, présenté comme un macho prétentieux, mais loin d'être antipathique pour autant, au contraire. Enfin, « Battle of the Sexes » ose aborder avec pudeur la question de l'homosexualité de la championne Billie Jean King, autre aspect important relativement important du récit, surtout lorsqu'on apprend les conséquences qu'elles auront dans la vie de cette dernière. Un moment plaisant, sur un sport peu abordé (euphémisme) au cinéma tout en traitant d'un sujet pour le moins d'actualité, le duo Emma Stone - Steve Carell fonctionnant à merveille. Un Dayton - Faris mineur vaut toujours mieux que le tout-venant.
Décidément, le tennis inspire le cinéma en ce moment. Après Borg/McEnroe, voici donc la fameuse bataille des sexes. Mais Battle of the sexes est d’abord et surtout un très beau et fort portrait de femme. Première femme à gagner 100000 dollars en une année, première sportive à faire son coming-out, première femme décorée de la plus haute distinction civile américaine, créatrice de la WTA, etc etc. Billie Jean King est la femme de tous les records et des premières fois. Une militante qui a tant fait (et encore maintenant) pour démocratiser son sport, imposer le tennis féminin et toujours batailler pour les droits des LBGT. Ce nouveau film de Valerie Faris et Jonathan Dayton (Little Miss Sunshine) n’est pas un chef d’oeuvre mais le tout se tient très bien. Le propos est fort et chargé d’émotion. Et puis ces faits survenus dans les années 70 sont encore malheureusement totalement d’actualités aujourd’hui. Même si les choses évoluent, il reste encore beaucoup de boulot. Techniquement, la période est bien rendue (même si un peu kitsch). Le casting fait pour beaucoup dans le charme et la réussite de l’ensemble. Emma Stone est formidable dans le rôle de l’ex-numéro 1 mondiale, avec une certaine ressemblance physique. Un rôle qui pourrait lui offrir une nouvelle nomination aux Oscar en janvier prochain. Steve Carell est inénarrable en Bobby Riggs, également ancien n°1 mondial, misogyne et provocateur. Ils sont bien entourés par les talentueux Andrea Riseborough, Bill Pullman, Elisabeth Shue ou Sarah Silverman. Un beau film donc, plus puissant qu’il n’y paraît (finalement bien plus social que sportif), pour le beau portrait d’une femme qui n’a jamais baissé les bras et fait évoluer les mentalités pour rendre la vie (un peu) plus facile à nombre de personnes. Une grande dame.
Biopic un peu longuet et pas ce qu'il y a de plus captivant, mais la jeune et talentueuse Emma Stone apporte du relief au personnage central grâce à sa belle interprétation. Une ambiance seventies, sportive et dramatique plaisante.
Ceux qui n'aiment pas le tennis pourront apprécier ce film. Ce n'est pas un film sur le tennis MAIS sur l'égalité des droits. Certes, la conclusion est connue mais le scénario est intéressant et intelligent. Les acteurs s'effacent au profit de leur rôle cela signifie (souvent) et ici en particulier que l'on rentre bien dans la psychologie des personnages. Inspirée d'une histoire vraie j'ai apprécié l'absence de manichéisme et l'ouverture d'esprit des protagonistes. Je recommande ce film.
Dommage de devoir comparer, mais l’inconscience nous y oblige. Sort également ce mois-ci Borg/McEnroe, un autre film sur un match de tennis mythique. Nous sommes en 1972 et la femme est encore cantonnée à son rôle de femme au foyer. Même si celle-ci est libre de ses actes, elle apparait encore comme inférieure dans l’esprit masculin. C’est lorsqu’elle constate que son salaire sera huit fois inférieur à son homologue masculin que Billie Jean King, championne de trois titres du Grand Chelem, décide de riposter en créant sa propre compétition. L’objectif n’est pas de montrer que la femme est plus importante, mais égale à l’homme. Le combat de ces femmes est donc d’obtenir le respect et faire changer les mentalités. Mais l’ancien numéro un mondial Bobby Riggs, macho et provocateur, la met au défi d’un affrontement. Sur fond de féminisme et de libération sexuelle, Battle of the Sexes offre un beau pamphlet contre les préjugés et les discriminations sexistes. Mais c’est lors du duel final que revient la comparaison avec le chef d’œuvre de Janus Metz Pedersen. Le match, quoi que prenant, n’est pas filmé avec la même poigne. Les réalisateurs de Little Miss Sunshine se contentent de deux gros plans et d’un plan aérien du court de tennis. L’angoisse n’est pas la même, les sensations non plus. Mais cessons, car la magie opère également. Nos pieds et nos mains se croisent pour qu’enfin, l’homme change sa façon de penser…. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Ce film est tout simplement magnifique ! De l'émotion, du suspense (si on ne connaît pas la vraie issue du match bien sûr avant d'aller voir ce film), une belle histoire d'amour (c'est par contre le petit bémol : on ne parle pas de ce qu'est devenue ce premier flirt lesbienne), un réalisme crédible, des touches d'humour pertinentes. Le féminisme est présenté sans excès (comme j'avais peur avant d'y aller), et la psychologie des personnages est très Bien approfondie, évitant le caricatural. Emma Stone est magistrale, Steve Carrel également et les seconds rôles aussi. À voir absolument !
En septembre 1973, à Houston un match de tennis oppose Billie Jean King, vingt-neuf ans, ex-numéro un mondiale, et Bobby Riggs, cinquante-cinq ans, cheval sur le retour du tennis des années 50 et phallocrate assumé. L'enjeu : démontrer que les hommes sont supérieures aux femmes... ou pas.
L'histoire que raconte "Battle of the Sexes" pourrait sembler incroyable si elle n'était pas inspirée de faits réels. Au début des années 70, alors que le débat sur l'égalité des droits homme-femme faisait rage (un amendement en ce sens à la Constitution venait d'être rejeté au grand dam des féministes) et que Billie Jean King avait pris la tête du combat pour la revalorisation des primes des tenniswomen, un clown défiait l'ex numéro un mondiale. Billy Riggs aurait pu être un personnage odieux. Interprété par Steve Carrey, il réussit à être touchant. Lui le premier ne croit pas vraiment aux énormités machistes qu'il profère.
L'héroïne du film est évidemment Billie Jean King. Emma Stone, l'actrice oscarisée de "La La Land". Horriblement défigurée par une coiffure hideuse et des lunettes qui lui mangent le visage, elle n'en rayonne pas moins. Avec sa bande d'amies qui militent à ses côtés, elle donne une image de super copine qui rend tout à la fois son personnage et elle-même très sympathique : la numéro un mondiale - et titulaire en titre de l'Oscar - n'a pas la grosse tête.
"Battle of the Sexes" est non seulement l'histoire de son combat pour les droits des femmes mais aussi celle de sa découverte de l'homosexualité. La véritable Billie Jean divorcera de son mari et fera son coming out en 1981. La bluette qui unit la tenniswoman à sa coiffeuse n'est guère crédible. Elle n'en est pas moins touchante. Comme l'est la réaction du mari de Billie Jean qui aurait pu sombrer dans la caricature du cocu de comédie.
Courez voir "Battle of the sexes", mon film préféré du mois auquel je n'ai pas osé mettre cinq étoiles pour ne pas encourir le reproche légitime de ma superficialité. Sans doute, "Battle of the Sexes" ne révolutionnera pas le cinéma et n'est pas du niveau de "120 battements par minute", "Dunkerque" ou "La La Land". Mais pour autant, c'est un film enthousiasmant, bien joué, fin et drôle. Un feel-good-movie qui ne prend pas ses spectateurs pour des idiots.