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Thibaud G
50 abonnés
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2,0
Publiée le 20 octobre 2016
Film un peu simpliste et pas assez touchant, je m'attendais à beaucoup mieux. Assez prévisible et les motivations du père à propos de sa conception de la vie et de l'éducation de ses enfants auraient pu être davantage évoquées. De la provocation un peu gratuite même si certains moments du film atteignent leur but. Peut-être suis-je passé à côté...
Je l'ait vu pendant le festival de Deauville ! Un vrai chef d'oeuvre, j'espère qu'il gagnera la sélection. Il le mérite, il met en lumière plein de choses qui ne vont plus dans notre mode de vie actuelle et en même montre les limites d'un idéal de vie en autarcie imposé aux enfants et tout cela avec beaucoup d'humour. Bref captivant!
Quelle déception, mais quelle déception ! J'avais été séduite par la bande-annonce, je m'attendais à du lourd, du beau, du profond. Ce n'était rien de tout ça, mais alors rien du tout. C'est très rare que je veuille quitter une salle de cinéma en plein milieu d'un film, franchement, mais là, à trois reprises, j'ai trouvé cela tellement insupportable que seul le fait de ne pas être venue seule m'a obligé à rester. J'ai trouvé une seule scène intéressante, spoiler: celle où la mère est dans le bus, morte avec ses enfants autour d'elle car cela permet de dédramatiser la mort ce qui est très rare dans un film ! . Mais à part ça ! En tant que militante engagée dans la protection de l'environnement, en tant que maman qui a choisi une alternative radicale (aux yeux des "autres") pour l'éducation de ses enfants, je me suis sentie complètement trahie par ce film. Qui ridiculise complètement des idées dont une partie pourtant pourraient être bonnes. Sans parler des totales invraisemblances à la fin du film : spoiler: la fille qui tombe du toit et là le grand-père ne fait pas de procès au père ? Sans rire, on est aux USA nom de nom ! Et les enfants qui se cachent pendant une journée complète dans les soutes du bus sans que le père ne les voient ? ils sont 6 ! Et après, quand ils vont déterrer puis incinérer le corps de la mère, ils ont toutes leurs affaires (instrument de musique et tout), quand les ont-il récupérer chez le grand-père ? C'est juste impossible et j'ai vraiment l'impression d'avoir été prise pour une imbécile. Et ça, je n'aime pas ! A la place, allez donc voir "Le potager de mon grand-père" de Martin Esposito, plus beau, plus émouvant, plus drôle et il s'agit pourtant d'un documentaire !
Interressant de voir un film americain différends et qui prone la vision inverse du reve americain. Sauf que le jusqu'au boutisme prone par cette famille n'est pas non plus la panacee. Le film lui est un peu trop long , trop acces sur le drame familial mais reste quand meme pas mal de jolies scenes et un souffle de liberte qui ne fait pas de mal.
Captain Fantastic est un film rempli de petits espaces qui laissent le champ libre aux émotions les plus sincères. Malgré quelques situations "trop" candides, la gestion de l'espace permet aux acteurs de briller dans leur insouciance et de dégager une véritable entente, aussi bien circulaire que verticale. Brillant dans l'ensemble, bien que parfois trop dépendant d'un certain style de cinéma indépendant "à la Sundance" (caméras à l'épaule au ras du soleil, mélodies de M83 et autres, visions utopiques), Viggo Mortensen et sa meute de louveteaux font des étincelles dans ce film au combien sincère.
Super original, casting parfait surtout le grand acteur Viggo Mortensen par ailleurs très beau gosse ce qui ne gâche rien. Cette histoire imaginaire incroyable nous mène sur le terrain accidenté de l'éducation et de la société.
Il y a l'idée, cette idée de la marge, de la vie pure, idéalisée et radicale. Dans le grand ouest. En autarcie. Il y a la de la beauté et de la tendresse dans ce captain Fantastic. Il y a le radicalisme, ce père despote éclairé. Et puis il y a la mort d'une femme, d'une mère qui le confronte, qui les confronte, tous, aux choix qu'il a faits, aux choix qu'ils n'ont pas faits. C'est éblouissant, lumineux, grâcieux. Ils traversent ce monde où l'on vit tous un peu, et je voulais m'écarter, les applaudir, lui taper sur l'épaule. Après 1h30, j'étais sur le toit de steve à les regarder par la vitre et je pleurais, touché par les vies qui se croisent et lea gens qui rêvent et réinventent encore un peu ce monde. Comme Ben Cash. Ou Matt Ross.
Quel vent de fraicheur nous parcourt à la vision de « Captain Fantastic », premier film et coup de maître de Matt Ross. Un petit bijou d’intelligence et de bonne humeur perclus de belles valeurs qui nous fait passer du rire aux larmes durant près de deux heures. On y suit une famille qui a fait le choix de ne pas suivre les règles de vie établies par nos sociétés, de vivre en marge et de substituer aux normes sociales dites normales, une manière de vivre en communion avec la nature et dans l’autosuffisance éducative, morale, matérielle et économique.
Si l’on aurait aimé que la première partie dans la nature soit un peu plus fouillée et dure un peu plus longtemps pour que le film s’attarde davantage à leur vie en dehors de tout le confort et les chemins tracés par le capitalisme de nos sociétés, la suite ne démérite pas, au contraire. Les confrontations entre le père veuf et les enfants de cette famille avec les gens dits normaux ne manquent pas de piquant et le décalage aboutit à des situations caustiques tout en nous poussant de manière intelligente à la réflexion. Et l’atout majeur de « Captain Fantastic » est de développer sa thèse sur le vivre autrement pour ensuite en proposer l’argument contraire et enfin et aboutir à une synthèse que certains appelleront compromis mais qui s’approche avec justesse d’une réalité tangible. Un déroulement malin et honnête.
Les scènes magnifiques et sans temps mort s’enchainent et on suit les pérégrinations de cette jolie tribu les yeux écarquillés de bonheur, tantôt dans les éclats de rire dus aux réflexions d’enfants pas comme les autres et attendrissants, tantôt le cœur noué par le retour à la réalité vécu par un père aimant mais bousculé dans ses convictions. Viggo Mortensen est admirable dans ce rôle et prouve encore une fois que ses choix de carrière post-Tolkien sont judicieux et lui constituent une sacrée filmographie hors des sentiers battus. Quant aux enfants, ils sont tous épatants.
« Captain Fantastic » est un véritable feel-good movie entre « Into the Wild » et « Little Miss Sunshine » dont il semble être la synthèse thématique autant qu’un cri d’alarme envoyé à l’ordre établi et une diatribe envoyant valser une partie des normes sociétales dans lesquelles se vautre les pays occidentalisés. Une ode à la vie autrement et simplement. Il est plaisant de voir que d’autres choix sont envisageables en dépit des difficultés de sortir du moule fabriqué par les puissants. Le film regorge de réflexions intelligentes et de clés de compréhension sur notre monde, l’air de rien, en n’oubliant pas d’être positif, solaire et divertissant. Une œuvre magnifique en tous points qui nous donne l’envie de ne plus jamais quitter cette tribu fantastique.
Mais quelle agréable surprise ! "Captain Fantastic" est une formidable leçon de vie, un véritable retour aux sources, une belle et originale éducation qui ne rentrera pas dans les clous de notre société (rappelant un peu "Vie sauvage" de Cédric Kahn). "Captain Fantastic" bénéficie d'une morale puissante qui ne manquera pas de faire voyager spirituellement le spectateur tout comme un certain "Into the wild" pour ne citer que lui. Touchant, émouvant, le parcours de cette famille (dont chaque membre livrera une prestation remarquable) en ressort simplement poignant, et sujet à réflexion durant 2 agréables heures, avant de revenir à notre triste réalité. Une belle découverte pour un bien beau voyage !
Un hommage à l'amour, à la famille, à la nature. Un retour aux sources thérapeutique qui prouve que la culture de l'esprit ne suffit pas pour conquérir le monde
Captain Fantastic est une œuvre aboutie sur la différence et la difficulté de vivre un mode de vie alternatif. Le film fait penser à celui de Cedric Kahn " La vie Sauvage" et peut être un peu moins à "in to the wild" Viggo Mortensen incarne véritablement ce pere de famille qui tente d éduquer ses enfants un peu comme certains aristocrates le faisaient au cours de la Renaissance ou durant le Siecle des lumières. Le parti pris risqué de l intelligence (et son risque dans une société qui semble se refuser à le demeurer) en fait un film manifeste qui pourtant échappe au travers du genre, puisque le héros, par un certain refus de la confrontation et de ses dangers, est contraint spoiler: de remettre en question son mode de vie. Le clin d œil au travail de Noam Chomsky ( dont on ne saurait que trop conseiller le documentaire " Dans la tête de Noam Chomsky" de Michel Gondry) est un vrai bol d oxygène et une certaine forme de prise de risque dans un film mainstream. Certainement un des meilleurs films de l année.
Waw !! Je ne sais pas par où commencer !! UNE CLAQUE !! Les acteurs sont top, l'histoire est juste au top aussi !! L'anticonformisme à son paroxysme. LOVED IT
Mission accomplie pour Matt Ross ! A tel point que personne, à en lire les critiques spectateurs, ne se soucie du film en tant qu'oeuvre cinématographique. Pourtant le film est très réussi, qu'on aime ou non son scénario. La mise en scène, le jeu des acteurs (Viggo Mortensen impeccable entre autres), le montage sont très réussis. Pour ce qui est du sujet du film il me semble plus que pertinent quand on jette un regard sur nos sociétés, et il est très bien traité. Je m'attendais à un film lourd et triste après avoir lu le synopsis, mais il m'a surpris par sa légèreté et sa chaleur. Il fallait être capable de traiter ce sujet (un regard sur la manière dont les sociétés gèrent la consommation, la violence, bref, les différents besoins de l'individu) sans plonger le spectateur dans la morosité et la dépression, et Matt Ross à réussi son coup selon moi. Sa méthode : nous immerger dans la vie d'une famille vivant en autonomie quasi totale dans la forêt, au cœur de la nature. On découvre peu à peu que cette vie s'avère extrémiste, tout comme la société qu'ils ont fuit. Toutes ces séquences nous amènent naturellement au dernier plan du film, frappant par sa simplicité, une vraie réussite.