Ce film dure une éternité. Les vies successives de ces familles bourgeoises du début du siècle dernier sont filmées avec lenteur, langeur. La beautée des images, des costumes, des décors est indéniables. Les disparitions et les drames viennent ponctuer cette quiétude baignées par le soleil et la lumière du sud de la France. La musique au piano œuvre de Bach remplace les dialogues. Les épreuves de la vie se succèdent à travers les disparitions des enfants et des maris au fils du temps et des générations. Un sentiment de lourdeur, voire d'oppression s'empare de vous. Les actrices sont sublimes et remarquablement filmées. Il s'agit d'un film esthetique dans lequel le bonheur tranquille se télescope avec les drames de la vie. La condition des femmes finalement soumissent à faire des enfants est effleurée. Une œuvre particulière qui vous troublera si vous arrivez à résister.
éternité retrace l histoire de trois femmes......l' histoire ....mais quelle histoire? des images et des prises de vue magnifiques....presque des tableaux! mais insensible aux émotions qui sont finalement racontées par la voix-off.....et un sentiment de malaise "presque" face à ces destins ....si tragiques. déçue par ce film .....qui est long, très long. J ai essayé de m en imprégner, en vain....
Le talentueux Tran Anh Hung réalise ici un film original, une saga presque entièrement contée avec très peu de dialogues. C'est un film esthétiquement parfait, un film suave, bercé par la musique d'un piano, aux couleurs chatoyantes ou vives,, une sorte de huis clos dans une famille bourgeoise comme un peu figée au fil du temps. On s'est concentré sur l'essentiel pour oublier tout le reste: la vie symbolisée par les baptêmes, la joie et la source de vie à travers les mariages, la mort...Il n'y a pas de mots plus haut que les autres; On évolue à pas feutrés dans cet univers. Pourtant on finit par s'ennuyer parfois, un film qui nous ennuie avec gentillesse, sans le faire exprès, avec délicatesse, mais qui nous ennuie quand même en dépit de la beauté des images et de la justesse des sentiments
Alors comment dire : la photographie est magnifique, les décors sublimes..pour le côté positif. Le reste : un véritable gâchis de pellicules et d'actrices formidables. Peu de dialogues (j'aime le contemplatif...mais à ce point....rien à voir avec le contemplatif asiatique :on nous assène des commentaires en voix off d'une lourdeur!!!), puis le parti pris esthétisant s'alourdit avec idéalisation du couples, sourires niaiseux à répétition, regards complices d'adolescentes frisant une scènette du photographe David Hamilton (point d'humanité, point de colères ni de conflits qui aurait pu sublimer par contraste les instants de bonheur et de grâce...), et le piano lourd omniprésent en arrière plan sonore....tout ça dans un environnement très bourgeois du 19eme siècle (façon catalogue du raffinement français) ...L'éternité et la transmission serait elle l'apanage de classes favorisées? BREF : c'est plat, sans émotions, ennuyeux et long. Je suis parti au bout d'une demi-heure.
Définition de l'éternité selon le Larousse : Ce qui n'a ni commencement ni fin.
Définition de l'éternité selon Tran Anh Hung : "Il n’y a quasiment pas de scènes dans le film, mais seulement des situations esquissées qui passent, qui s’écoulent, entraînées inexorablement par le temps....À proprement parler : ce qui a été mis en boîte n’était que de courtes situations esquissées sans queue ni tête. J'espère restituer au spectateur l’émotion que j’ai reçue en lisant le livre "L'élégance des veuves" d’Alice Ferney, paru en 1995." Oups... Raté ai-je envie de dire...
Ma Définition de l'éternité : Jamais un film n'aura aussi bien porté son nom, laissant le spectateur sombrer dans l'ennui pour... deux heures... une éternité... un chemin de croix oserais-je même soupirer !
Si le propos du réalisateur n'est pas compliqué à saisir (nous ne sommes que de passage sur Terre mais eurêka, nous laisserons une trace grâce aux fruits de nos amours), sa réalisation est une toute autre histoire.
J'ai assisté, impuissante, à une succession de scènes filmées au ralenti, de flashbacks, de minauderie, de mièvrerie...
J'ai du supporter une voix off omniprésente, une musique au piano exaspérante... Le pompon revenant au mari d'Audrey Tautou (dans le film, hein ! not in the real life) avec sa foutue guitare et ses trois accords répétés à l'envie, qui semble durer une éternité...
Moralité : la prochaine fois, j'écoute le chroniqueur de France Inter qui parlait de ce film comme d'un océan de vacuité et je repousse ma rentrée cinématographique d'une semaine ;-)
Il y a très longtemps que je n'avais pas enduré un tel navet, une telle bouse sidérale! Presqu'une éternité de platitude, d'absence d'émotions, de flash backs donnant le tournis, de peau à peau presque incestueux, d'actrices âgées jouant des gamines de 17 ans, de femmes reléguées au rang de pondeuses en série, d'une hécatombe: près de 15 morts, surtout des enfants, d'oisives richissimes servies par des bonnes, d'une narratrice omniprésente, bref d'ennui. Certains personnages n'ont pas une réplique. On s'ennui et l'on regrette nos 2 heures de temps, sans compter le prix de la place. A oublier très vite!
Quand Eternité cherche à rimer avec Catastrophe cinématographique. Quand recherche du beau devient plagiat et nullité. Déraillement du TGV à pleine vitesse dans la première courbe. Après 5 minutes de film, la messe était dite. Nous étions deux déjà à vouloir sortir de la salle, nous ne l'avons pas fait par respect pour les autres spectateurs, et pour les acteurs. Pas pour la réalisation. Sortis de cet enfer, pavé de bonnes intentions, nous nous sommes posés deux questions. Combien ce film a t'il coûté ? A quelles autres réalisations ce montant eut il pu être profitable ? Comment se fait il que Tran Anh Hung se soit loupé à ce point ? Ou, pire, a t'il vraiment touché son but en commettant ce film ? Tout était à sa portée. Mais tout était too much. Trop de recherche d'esthétisme tue l'esthétisme, trop de recherche de pathos tue l'émotion. A un tel point que j'avais le ventre noué. Dialogues? vous avez dit " dialogue"? une phrase à retenir: " veux tu faire du vélo avec moi ?" suivi d'une séquence un peu cul cul la praline, et une réplique téléphonée trois jours auparavant: " j'ai quelque chose de grave à vous demander. - Oui, je sais, c'est "oui". Lourd. Trop de piano mélancolique, à vous plomber le moral. Pas de personnages campés, pas d'études de caractères, sinon une caricature de société qui réduit l'existence des femmes fin 19 ème et début 20ème à des poules pondeuses. Des sauts bien complexes de lignes "généapaslogiques", des flash back qui ne font qu'amener le spectateur à plus de confusions encore. Etc etc. En résumé.. Que s'est il passé dans la tête de Tran Han Hung ? Il nous reste heureusement une pensée salvatrice " Errare Humanum Est",qui me fait envisager qu'il est bien humain. Une étoile pour la quête ( laborieuse) d'esthétisme et le courage de Mélanie Laurent d'avoir bien voulu mêler son image à cette réalisation. Elle s'en sort plutôt bien, ne tombant pas trop dans la caricature.
Sorte de roman du 19e siècle narré par une voix off avec de jolies images. A ne voir que si l'on aime les films contemplatifs. Dommage que la valoir d'une femme ne semble se mesurer que par ses rôles de mère et d'épouse. Assez rétrograde. Mélanie Laurent lumineuse.
un film sans intérêt si ce ne sont la belle nature, les belles maisons, les beaux bouquets, les belles robes...ces familles de poules pondeuses m'ont, quant à elles, données la nausée.
Le charme ennuyeux de la bourgeoisie qui donne envie de rester prolétaire . Une saga familiale ou tout sonne faux, les dialogues, le jeux des acteurs. Le chef accessoiriste a du fournir un nombre consistant de balais, tellement tout est raide dans cette adaptation. Une morale très étriquée ou la femme ne sert qu'a enfanter et a mourir. Du piano , du piano, et du piano (insupportable)...Tout de même, un beau travail sur la lumière et les costumes que l'on a tout loisir d'observer tant les plans fixes sont interminables, on peut même compter les boutons ou voir le point de la maille des tricots. Que dire des acteurs qui n'ont rien ou si peu a dire d'intéressant ! Seule Audrey Tautou s'en sort a peu prêt. La palme a Mélanie Laurent dont le sourire carnassier et le jeu sont insupportable . L'histoire , inexistante , les scènes s' enchaînent , on espère des rebondissements , de l'émotion...rien...Une philosophie de bazar : On naît, on s'ennuie, on pleure, on meurt....Les dialogues sortent directement d'un vieux livre poussiéreux , personne ne parle comme ça a moins d'être sous extasy. Les personnages ne font rien de leurs journées, a part se sourire, se frôler , se prélasser dans leur jardin et se faire des bisous. Quel gachis....
"Éternité" ou le contemplatif assumé et même revendiqué totalement... On baigne en effet dans une ambiance de tendresse, de douceur, de caresse du début à la fin, ce qui est à la fois très beau et quelque peu irritant à la longue. L'idée de montrer la procréation, puis l'amour et l'éducation des nombreux enfants à travers des générations a de quoi émouvoir, tant les images sont d'une infinie délicatesse et d'une poésie manifeste, mais le tableau qui nous est présenté semble tellement idyllique à travers cet arbre généalogique, qu'il est difficile de ne pas s'agacer de cette politesse et gentillesse perpétuelles que rien ne vient ternir ou contredire. Tous les membres de ces familles sont extrêmement serviables, obéissants, raisonnables et dévoués. Aucune colère ou impatience ne vient jamais assombrir l'horizon, sauf les événements graves et imprévus comme les maladies et les décès... Les actrices jouant les mères (Audrey Tautou, Mélanie Laurent, Berenice Béjo) sont imperturbables et lisses, complètement dans le ton et l'esprit de ce récit. La grande maison est magnifique, plongée dans un écrin luxuriant de verdure sous le soleil doré du sud de la France, les parents riches et adorables sont à l'écoute, toujours disponibles et bienveillants face à des enfants qui le sont tout autant. Des scènes de bien-être, guitare et complicité, sont légion ! Trop beau pour être vrai ! Très peu de paroles, mais une voix off archi présente qui raconte en détail chaque événement, qui précise chaque sentiment et le spectateur a ainsi l'impression d'avoir à l'oreille le petit micro qui nous guide dans une expo et qui nous explique même ce qu'on ne veut pas entendre... Alors au bout du compte, de très belles images, des instants touchants certes, mais franchement une sensation d'être face à un film de Tran Anh Hung trop mièvre où tout est édulcoré à souhait de manière presque curieuse et même décalée...
Eternité nous fait traverser la vie de Valentine puis Mathilde et Gabrielle. Sur trois générations, ces femmes rencontrent l'Amour, la souffrance, la solitude, l'espoir...tous les évènements des plus beaux aux pires nous sont montrés. Un film lent, complentatif et émouvant avec de belles images. Une mise en scène originale et soignée, un casting épatant...que dire de plus à part que j'ai été touchée !
la chaîne de la vie...sur un siècle défilent les situations d'une famille nombreuse (bel arbre généalogique!) portée par le temps...rencontres, naissances, décès, se perpétuent...une voix off narrative, de la belle musique (bach,debussy,fauré...)très peu de dialogues,des images très léchées,c'est on ne peut plus onirique.
Terriblement ennuyeux, malgré de belles images et un décor soigné...la naissance, la vie , la légèreté , la mort et on recommence...des flopées d'enfants qui arrivent au sein de familles n'ayant pas ou peu de préoccupations matérielles et domestiques...( beaucoup de RTT déjà à ces époques!! ) certes , les actrices sont gracieuses et belles , mais elles n'ont rien à dire , privées de dialogues ...le tout manque véritablement de sincérité et surtout de réalisme ... C'est tout sauf un hymne à la vie..