Fred et Mick, deux vieux amis approchant les 80 ans, passent des vacances dans un superbe hôtel de luxe en Suisse. Là où plusieurs personnages hauts en couleur se croisent, les deux hommes songent à la vie qu'ils ont eu et au temps qui passe. Fred, compositeur renommé, refuse de remonter sur scène pour diriger un orchestre tandis que Mick, réalisateur, travaille sur ce qu'il appelle son film-testament. Avec la grâce et la subtilité qu'on lui avait découvert dans ''La Grande Bellezza'', Paolo Sorrentino approche ses personnages de manière tout à fait singulière et terriblement simple, dévoilant simplement la vie qui est (ou qui reste) en eux. Grâce à casting impeccable (Michael Caine, Harvey Keitel, Rachel Weisz et Paul Dano, rien que ça !) évoluant dans un décor superbe et grâce à son sens inouï de la mise en scène (on est fascinés dès les premiers plans), le réalisateur livre son plus beau film à ce jour, œuvre émouvante et même bouleversante qui parle de la vie à partir d'un rien, laissant parfois un dialogue ou un geste exprimer une multitude de choses, nous mettant alors face à nos sentiments et la solitude qui peut nous envahir parfois. Si le rythme est lent, le film ne comporte quasiment aucune longueur et s'avère être une réussite totale dont on ne peut sortir que touché, ému et parfaitement admiratif.
Un film ennuyeux et prétentieux. Enfin...surtout très ennuyeux. Les personnages passent leur temps à débiter banalités sur banalités concernant la vie, tout en se donnant l'air de dire des choses profondes. Quant à la réalisation, elle semble rassembler tous les clichés du film d'auteur. Cette approche du cinéma a déjà été vue, re-vue, et encore re-re-vue des centaines de fois. Il serait peut-être temps de passer à autre chose, non ? Tous ces "auteurs" se gargarisent de ne pas faire du cinéma formaté comme dans le cinéma hollywoodien qu'ils méprisent, mais en fait leur cinéma est tout aussi formaté, même s'il s'agit d'un autre format. A quand un peu de créativité ?
Wiesen, dans les Grisons en Suisse, un hôtel de luxe au pied des Alpes. Des hôtes de prestige viennent passer leurs vacances dans ce lieu ancré dans une magnifique nature. Chef d’orchestre à la retraite, footballeur sur le retour (Maradona ?), metteur en scène octogénaire encore en activité, acteur californien, miss univers, princes arabes et autres célébrités.
J’ai trouvé le film très plaisant à regarder, on a l’impression d’être un des hôtes de ce lieu luxueux, avec soins, sauna et excursions dans la journée, repas gastronomiques et soirées un peu kitsch.
Des drames s’y nouent et se dénouent avec des réflexions sur divers sujets. La retraite, la créativité et l’âge, le rapport parents enfants …
Vu au festival de cannes, Youth est une sorte de remake américain de la Grande Bellaza, le précédent film de Paolo Sorrentino . Fred et Mick connaissent la même évolution que les personnages de Jeff et Romano, le meilleur ami de Jeff. On retrouve ici aussi une critique en filigrane du récit, cette fois-ci sur la célébrité éphémère . Il y a un peu moins de magie que dans la grande, mais c'est le lieu et la profession des personnages qui veut cela. Mais pour autant, on assiste encore à un vrai plaisir de cinéma . La mise en scène est encore une fois maitrisée, sublime et inventive ( je pense notamment à l'ouverture du film) . Les acteurs sont tous très bon, avec en tète de gondole un Michael Caine parfait. Un scénario bien linéaire et qui assume pleinement le côté choral . Bref, Sorrentino nous offre encore un bon moment de cinéma, n'en déplaise à ses détracteurs qui crieront ( encore et injustement) à l'imposture .
filmé dans les merveilleux paysages alpins de nos amis suisses les derniers jours de vacances d'un chef d'orchestre interprété par l'immense sir Michael Caine et d'un cinéaste en fin de cycle campé par le talentueux Harvey Keitel. drôle, cynique et touchant caractérise le mieux ce chef d'œuvre. une galerie de seconds rôles forts sont aussi de mise. quelques surprises aussi se cachent dans le casting. et que dire de la scène finale qui nous scotche littéralement sur place. grandiose.
Pensum interminable. Clip pour maison de retraite pour vieux riches en Suisse. Philosophie de bazar sur la vie la mort l'amour et j'en passe. Même le grand Michael Caine se noie tandis qu'Harvey Keitel s'en sort avec les honneurs Grace à sobriété de son jeu. Et on tombe dans le ridicule avec la participation de Jane Fonda. Et ce n'est pas la mise en scène un rien redondante et prétentieuse qui ne viendra sauver cette œuvre hautement appréciée par l'intelligentsia culturelle.
Après "Quartet" de Dustin Hoffman, la vieillesse est au coeur du sujet du film de Paolo Sorrentino [Les conséquences de l'amour, L'ami de la famille, Il divo, This must be the place...]. Avec finesse, en opposition à la jeunesse (Youth), le réalisateur fait passer intelligemment le message que la vieillesse n'est pas une fatalité. Les vieux personnages, Michael Caine [Kingsman, Interstellar, insaisissables, Le casse du siècle...], Harvey Keitel [The grand budapest hôtel, Moonrise kingdom, Mon beau-père et nous...] ou bien encore Jane Fonda sont sagement drôles, loufoques juste ce qu'il faut, d'autres plus jeunes, Rachel Weisz [Jason Bourne : l'héritage, Stalingrad, Pour un garçon, Eragon...], Paul Dano [Little miss sunshine, There will be blood, 12 years a slave...], tente de soigner leurs petits bobos, leurs égos, de reconsidérer la vision de leur vie, de la nôtre : une cure psychologique bénéfique pour tout un chacun. Une réflexion posée, maîtrisée, sobre, dans un lieu propice (la suisse), c'est le film (pas ordinaire) de Paolo Sorrentino : un beau film...
Un très très beau film, bien plus accessible que La Grande Bellezza, et peut-être un peu plus léger, tendre. Les acteurs sont extraordinaires, les images sont belles, avec quelques scènes très photographiques. Un film sur la vie qui passe, et le regard que les uns et les autres peuvent porter sur cette vie là. Une réussite.
La mise en scène et le cadre de l'histoire (un centre thalasso en Suisse) sont les deux atouts de ce film. Une plongée de deux heures dans les réflexions mi-désabusées mi-amusées d'un vieil homme ancien chef d'orchestre prestigieux et de son ami de 60 ans, un réalisateur qui cherche à trouver la fin de son film testament.
Divers personnages viennent garnir ce moment, tel un acteur devenu célèbre grâce à un film qu'il n'apprécie guère, une ancienne gloire du football (plus vraie que nature; je laisse la surprise); d'une miss univers, d'enfants qui ont des réflexions profondes, d'une fille qui se cherche.
On passe un bon moment devant ce film qui aurait pu aller plus loin dans l'introspection mais qui au final nous fait sourire et apporte un regard attendri sur la vieillesse.
Une puissante et subtile ode à la vie et à la jeunesse. Les interprètes sont parfaits, les métamorphoses puissantes et les questions passionnantes. Un grand film. La critique complète si dessous :
Le temps d'une villégiature estivale, installés dans un hotel de luxe mais un peu désuet au milieu du relief Suisse, nos deux compères complices échanges avec parcimonie sur des détails, des souvenirs, des paris, de vieilles querelles, et le temps passe...doucement. Le rythme est juste, les acteurs parfaits, et on se laisse emporter dans cette tranche de vies, avec un S. C'est beau, vrai, fin, dense, attachant, amusant, enthousiasmant, superbement filmé, avec une photographie léchée, et accompagné d'une bande son impeccable. Après la Grande Belezza, avec lequel la filiation stylistique et sonore est notoire, ce film renoue avec la tradition du cinéma Italien. Un bonheur de cinéphile.
Contre toute attente et malgré certaines critiques parisiennes, j'ai adoré ce film. Alors, il y a certes quelques excentricités dont Paolo Sorrentino a le secret (et aurait pu se passer) et quelques longueurs, mais le film n'en reste pas moins un vrai tour de force : les dialogues sont finement écrits, bien vus, c'est souvent drôle, avec pas mal d'autodérision, et surtout très émouvant. Et que dire des acteurs : Michael Caine est fabuleux (un prix d'interprétation à Cannes n'aurait pas été volé), Harvey Keitel touchant, sans oublier Rachel Weisz et l'inimittable Paul Dano.