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Une puissante et subtile ode à la vie et à la jeunesse. Les interprètes sont parfaits, les métamorphoses puissantes et les questions passionnantes. Un grand film. La critique complète si dessous :
http://www.justfocus.fr/cinema/critique-cine/youth-la-critique.html
http://www.justfocus.fr/cinema/critique-cine/youth-la-critique.html
La mise en scène et le cadre de l'histoire (un centre thalasso en Suisse) sont les deux atouts de ce film. Une plongée de deux heures dans les réflexions mi-désabusées mi-amusées d'un vieil homme ancien chef d'orchestre prestigieux et de son ami de 60 ans, un réalisateur qui cherche à trouver la fin de son film testament.
Divers personnages viennent garnir ce moment, tel un acteur devenu célèbre grâce à un film qu'il n'apprécie guère, une ancienne gloire du football (plus vraie que nature; je laisse la surprise); d'une miss univers, d'enfants qui ont des réflexions profondes, d'une fille qui se cherche.
On passe un bon moment devant ce film qui aurait pu aller plus loin dans l'introspection mais qui au final nous fait sourire et apporte un regard attendri sur la vieillesse.
15/20
Divers personnages viennent garnir ce moment, tel un acteur devenu célèbre grâce à un film qu'il n'apprécie guère, une ancienne gloire du football (plus vraie que nature; je laisse la surprise); d'une miss univers, d'enfants qui ont des réflexions profondes, d'une fille qui se cherche.
On passe un bon moment devant ce film qui aurait pu aller plus loin dans l'introspection mais qui au final nous fait sourire et apporte un regard attendri sur la vieillesse.
15/20
Ce film divise et agace... Le propre des chefs-d'œuvre. Parmi ceux qui ont été agacés, Thomas Baurez de Ciné Live... Je peux le comprendre, je suis moi-même passée à côté du génie de Bonello pour son ovni de Saint Laurent... Quand les valeurs interviennent dans la critique (pour Libération, par exemple), c'est plus gênant. En ce qui me concerne, comment fait-on pour prévoir une sixième étoile ?... Oui, même pour un film arrogant : le génie, ça donne le droit à l'arrogance. Un film esthétisant mais qui fait preuve d'une absolue maîtrise de tous les codes du 7ème Art pour une ode sulfureuse au sunamitisme, un régal élitiste, un délice.
Depuis Cannes, on voit surgir sur les affiches de certains «grands » films en compétition, tous aussi différents les uns que les autres, le libellé « Notre Palme ». Il émane de certaines rédactions ou critiques de cinéma, soulignant leur contradiction avec le Palmarès retenu. Opportunisme de distributeurs ? Signe d’une sélection mineure ? Excellence de la pluralité ? Toujours est-il que je viens de voir « la Palme » du Figaro, « Youth ».
Premier constat, il faut que « Youth » se passe, car le film est incroyablement gourd. Compte tenu de son sujet et de son choix très stylisé de mise en scène, cette froideur qui cristallise l’action, induit le malaise certaines réflexions.
« Youth » est un film assez contemplatif. En nous faisant partager l’intimité de ces deux octogénaires, Fred Ballinger et son ami de 60 ans Mike Boyle, Sorrentino livre une réflexion sur le temps perdu et à retrouver. C’est d’ailleurs cet aspect là qui apparaît comme le plus intéressant dans la construction du cheminement des protagonistes. Cet hôtel de villégiature en Suisse apparaissant presque comme une espèce de purgatoire, où chaque convive se pose à un moment charnière de sa vie. Il en est de même avec les personnages secondaires inspirés de ou vrais people (Madonna, Johnny Depp, Paloma Faith ou encore Sumi Jo la reine du trémolo bling bling). Malheureusement, ce thème n’est pas suffisamment exploité, au profit des problèmes de prostate, manière caricaturale, je le sais, d’expédier le reste du scénario.
Sorrentino est un esthète, sa manière chic et raffinée de mettre en scène son histoire le prouve, les plans sont le plus souvent d’une précision éblouissante, magnifiés par une lumière et une photo aussi limpide qu’eau de source. Mais l’esthète, hic, sombre parfois dans le chichiteux avec ses effets de cadre appuyés ou ses jeux de perspective. La place de la caméra, et le rendu visuel de l’ensemble, semble lui tenir plus à cœur que le reste.
Et c’est là le souci majeur du film, le manque total d’émotion que l’on ressent pour ces deux barbons (Caine et Keitel très sympathiques toutefois) dont l’un dénie le passé et l’autre qui souhaite le revivre à tout prix. Ce qui donne lieu à deux scènes saisissantes où ils retrouvent chacun les femmes de leur vie, pour Fred son épouse (vision d’horreur d’un passé figé) et pour Mike, Brenda (méconnaissable Jane Fonda) son actrice de toujours (sarcasme d’un passé piétiné).
Malgré son côté un peu superficiel, « Youth » reste un assez bon film. Ironie de la programmation, est sorti il y a peu sur les écrans un « petit » film suisse, « La Vanité » qui traite d’un sujet similaire. Plus ancré dans notre réalité Lionel Baier insuffle, simplement par quelques mots mille fois plus de sentiments contrastés que pour « Youth » et surtout traite avec efficacité les abimes d’un tel sujet.
Premier constat, il faut que « Youth » se passe, car le film est incroyablement gourd. Compte tenu de son sujet et de son choix très stylisé de mise en scène, cette froideur qui cristallise l’action, induit le malaise certaines réflexions.
« Youth » est un film assez contemplatif. En nous faisant partager l’intimité de ces deux octogénaires, Fred Ballinger et son ami de 60 ans Mike Boyle, Sorrentino livre une réflexion sur le temps perdu et à retrouver. C’est d’ailleurs cet aspect là qui apparaît comme le plus intéressant dans la construction du cheminement des protagonistes. Cet hôtel de villégiature en Suisse apparaissant presque comme une espèce de purgatoire, où chaque convive se pose à un moment charnière de sa vie. Il en est de même avec les personnages secondaires inspirés de ou vrais people (Madonna, Johnny Depp, Paloma Faith ou encore Sumi Jo la reine du trémolo bling bling). Malheureusement, ce thème n’est pas suffisamment exploité, au profit des problèmes de prostate, manière caricaturale, je le sais, d’expédier le reste du scénario.
Sorrentino est un esthète, sa manière chic et raffinée de mettre en scène son histoire le prouve, les plans sont le plus souvent d’une précision éblouissante, magnifiés par une lumière et une photo aussi limpide qu’eau de source. Mais l’esthète, hic, sombre parfois dans le chichiteux avec ses effets de cadre appuyés ou ses jeux de perspective. La place de la caméra, et le rendu visuel de l’ensemble, semble lui tenir plus à cœur que le reste.
Et c’est là le souci majeur du film, le manque total d’émotion que l’on ressent pour ces deux barbons (Caine et Keitel très sympathiques toutefois) dont l’un dénie le passé et l’autre qui souhaite le revivre à tout prix. Ce qui donne lieu à deux scènes saisissantes où ils retrouvent chacun les femmes de leur vie, pour Fred son épouse (vision d’horreur d’un passé figé) et pour Mike, Brenda (méconnaissable Jane Fonda) son actrice de toujours (sarcasme d’un passé piétiné).
Malgré son côté un peu superficiel, « Youth » reste un assez bon film. Ironie de la programmation, est sorti il y a peu sur les écrans un « petit » film suisse, « La Vanité » qui traite d’un sujet similaire. Plus ancré dans notre réalité Lionel Baier insuffle, simplement par quelques mots mille fois plus de sentiments contrastés que pour « Youth » et surtout traite avec efficacité les abimes d’un tel sujet.
Film Extra-Ordinaire, il decevra les amateurs (et critiques?) de ciné ordinaire à la recherche d'une belle histoire bien faite et d'effets de manche traditionnels. Les autres, portés par la beauté poetique et parfois onirique d'un film qui nous raconte d'abord l'histoire de nos émotions (bonnes ou mauvaises) finiront bouleversés et sans voix ... Bravo !
je m'étonne de ne pas voir davantage de critiques a 5 étoiles? pour moi ce film est un chef d'oeuvre.
La manière de filmer de Sorrentino n'a pas d'égal, chaque plan est un tableau dans lequel Sorrentino réussi à nous faire entrer, nous sommes ses yeux, nous découvrons et investiguons les lieux dans lesquels il passe, et nous percevons ses émotions
ca en est essouflant
allez on y va avec les adjectifs creux...
Le jeu d'acteur est sublime, les acteurs sont formidables jusqu'au dernier figurant, le scénario, la réalisation parfaite et la musique envoutante
et les femmes ont la beauté de l'enfer qui nous pousse à aller bruler avec plaisir , juste ... pour les voir
Paolo, seule la scène du bonze qui lévite me parait un peu inutile et évitable.
Enfin le scénario serait trop long a décrire, on y parle de l'entrée en vieillesse, de l'achevement, de la fin de la création artistique
Deux stratégies s'affrontent, s'arreter (michael caine) ou continuer (harvey ketel) a créer ?
Peut on continuer à être ce qu'on a été? ou faut-il raccrocher les gants?
L'un se brule les ailes et se suicide d'avoir échoué, l'autre remonte sur les planches
La scene finale est un fort moment d'émotion.
Le film finit par "le" concert, que le maestro finit par accepter de donner, sans doute en mémoire de ses êtres chers qui ont disparu. Le film finit comme le concert et comme la vie...par un silence intense, tout est dit, comme une oeuvre et une vie qui s'achevent, et un immense espoir, une lueur que le maestro voit dans la beauté de la bouche de la diva qui chante.
si vous avez aimé la "grande belezza" courez vite faire une cure de jeunesse !
La manière de filmer de Sorrentino n'a pas d'égal, chaque plan est un tableau dans lequel Sorrentino réussi à nous faire entrer, nous sommes ses yeux, nous découvrons et investiguons les lieux dans lesquels il passe, et nous percevons ses émotions
ca en est essouflant
allez on y va avec les adjectifs creux...
Le jeu d'acteur est sublime, les acteurs sont formidables jusqu'au dernier figurant, le scénario, la réalisation parfaite et la musique envoutante
et les femmes ont la beauté de l'enfer qui nous pousse à aller bruler avec plaisir , juste ... pour les voir
Paolo, seule la scène du bonze qui lévite me parait un peu inutile et évitable.
Enfin le scénario serait trop long a décrire, on y parle de l'entrée en vieillesse, de l'achevement, de la fin de la création artistique
Deux stratégies s'affrontent, s'arreter (michael caine) ou continuer (harvey ketel) a créer ?
Peut on continuer à être ce qu'on a été? ou faut-il raccrocher les gants?
L'un se brule les ailes et se suicide d'avoir échoué, l'autre remonte sur les planches
La scene finale est un fort moment d'émotion.
Le film finit par "le" concert, que le maestro finit par accepter de donner, sans doute en mémoire de ses êtres chers qui ont disparu. Le film finit comme le concert et comme la vie...par un silence intense, tout est dit, comme une oeuvre et une vie qui s'achevent, et un immense espoir, une lueur que le maestro voit dans la beauté de la bouche de la diva qui chante.
si vous avez aimé la "grande belezza" courez vite faire une cure de jeunesse !
Très bien mais trop intello pour un samedi soir. M Caine est génial
Que dire lorsque l'on a vu le film le plus laid de la rentrée alors qu'il s'ingénie à faire le beau ? C'est le paradoxe du dernier Sorrentino qui rate vraiment sa cible. Même si on y retrouve la causticité qui faisait le sel de ses précédents longs métrages, le résultat laisse assez pantois. A-t-il trop vu de clips racoleurs ? A-t-il trop tourné de pubs à la chaîne pour payer ses impôts ? Je n'en sais rien mais sur l'écran se déroule une suite de scénettes, de mini pastilles autour de clients d'un genre d'hôtel Thalasso/spa pour riches oisifs, si possible matures, qui n'ont eu aucun impact sur moi, court-circuitées par une image trop maniérée, trop cadrée genre "T'as vu du plouc comme je sais travailler ma photo!". Du coup, on ne s'intéresse nullement à ces deux vieux artistes interprétés par Harvey Keitel et Michael Caine. Ils cabotinent un peu mais moins que le réalisateur, balancent deux trois vagues méchancetés qui tombent dans l'indifférence générale. Ils sont entourés de plus jeunes, Rachel Weisz et Paul Dano, pas mieux servis, avec des personnages peu dessinés et pas intéressants. Tout ce joli monde s'ennuie un peu au milieu des montagnes suisses mais surement moins que nous qui n'avons pas eu accès à la thalasso et aux massages. Leurs problèmes d'égo, de prostate, de sexualité sont aussi mous que leurs sexes flasques que même miss univers, nue (voir affiche) n'arrive pas à réveiller.
On ne voit pas bien ce qu'a voulu dire Sorrentino avec ce film. Est-ce un film sur le temps qui passe, le temps qui reste à vivre ? Ou un hommage aux créateurs qui, même au bord de la disparition laisseront toujours leurs oeuvres pour des plus jeunes qui s'en inspireront ? Cette vision idyllique a quand même du mal à s'extraire de ces propos rances et d'une critique (un peu répétitive) du monde du spectacle.
La fin sur le blog
On ne voit pas bien ce qu'a voulu dire Sorrentino avec ce film. Est-ce un film sur le temps qui passe, le temps qui reste à vivre ? Ou un hommage aux créateurs qui, même au bord de la disparition laisseront toujours leurs oeuvres pour des plus jeunes qui s'en inspireront ? Cette vision idyllique a quand même du mal à s'extraire de ces propos rances et d'une critique (un peu répétitive) du monde du spectacle.
La fin sur le blog
A 50 ans le vieillissement s'installe sournoisement . Ce film très bien joué délivre de vrais messages sur la réussite la famille le couple. Peut-on tout réussir dans la vie ? L'argent rend t-il vraiment heureux ? Allez le voir vous aurez la pêche en sortant
Premier film que je vois de Sorrentino et j'avoue être surprise par sa réalisation : (originale) Surtout les plans "tableaux" fixes de personnages dans des costumes ou sans d'ailleurs qui viennent rythmer le scénario, ils sont très esthétiques cependant ils n'apportent pas grand chose à l'histoire...Beaucoup trop de personnages dans ce film que l'on ne cernent pas trop ( la masseuse qui prône le tactile...Maradona qui est là on ne sait pas pourquoi...l'enfant seule a répéter son violon???le boudhiste qui lévite??? et même si Michael Caine est le personnage principal on peine à le suivre non pas dans son rôle d'acteur parce qu'il est magnifique, Keitel aussi, plus une mention spéciale pour Jane Fonda qui laissera une grande trace dans le film , mais dans son histoire de chef d'orchestre égoïste, aigri, et figé dans ses émotions. Ce qui est dommage dans ce film c'est que le mal être des artistes en fin de carrière (et qui de surcroit se pavanent dans le luxe c'est beau mais c'est chiant) vient trop empiéter sur le sujet, la thématique de fond, qui a mon avis aurait pu être plus approfondie et aurait donné plus de substance au scénario : les regrets et les remords d'une vie passée.....
J'aurais juste envie de faire une critique en un mot soit "sublime".
Ce film un peu décalé nous interroge sur "comment vieillir, pourquoi vieillir ?" et donc sur cette angoisse de voir le temps qui passe.
Michael Caine et Harvey Keitel sont parfaits.
Quelques bouffoneries, un zeste d'humour, des paysages de la montagne suisse qui laisse rêveur et des vaches musiciennes virtuoses font le reste.
On peut peut-être regretter quelques menues longueurs.
On rit, on verse une larme et on ne voit pas le temps passé... c'est ma réponse de spectateur à la question que pose le réalisateur !! :)
Ce film un peu décalé nous interroge sur "comment vieillir, pourquoi vieillir ?" et donc sur cette angoisse de voir le temps qui passe.
Michael Caine et Harvey Keitel sont parfaits.
Quelques bouffoneries, un zeste d'humour, des paysages de la montagne suisse qui laisse rêveur et des vaches musiciennes virtuoses font le reste.
On peut peut-être regretter quelques menues longueurs.
On rit, on verse une larme et on ne voit pas le temps passé... c'est ma réponse de spectateur à la question que pose le réalisateur !! :)
Film particulièrement émouvant abordant avec simplicité et sensibilité le retour sur sa vie. Sorrentino croque avec subtilité et sans compromis des personnages au bout du chemin. Le duo Michael Caine et Harvey Keitel est inattendu et enthousiasmant.
Chef d'œuvre. Tout est remarquable, scénario, musique, interprétation, dialogues. Magnifique.
Un très très beau film, bien plus accessible que La Grande Bellezza, et peut-être un peu plus léger, tendre. Les acteurs sont extraordinaires, les images sont belles, avec quelques scènes très photographiques. Un film sur la vie qui passe, et le regard que les uns et les autres peuvent porter sur cette vie là. Une réussite.
Après la grande Belleza, quelle déception. Je ne répète pas tout ce que dit Christianblog dont je partage intégralement la critique, mais comme la plupart du temps aujourd'hui les réalisateurs ont écarté, hélas, de leur panoplie une grande paire de ciseaux. Beauté inoubliable des vues, excellence des acteurs, mais film foutraque qui veut trop en dire et qui est trop touffu, confus. Dommage.
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