Youth
Note moyenne
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333 critiques spectateurs

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felix-cobb
felix-cobb

20 abonnés 54 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2015
Youth repose sur des élans brisés, sur une vieille frustration de l'âge, sur des scènes à moitié justifiées, à moitié remplies, à moitié déroulées, ce qui donne l'impression que Sorrentino a voulu faire du film le contenu même du film. De fait, on reste constamment sur notre faim, on demeure insatisfait. Mais d'un autre côté, c'est aussi le propos de l'oeuvre : en valorisant explicitement ses propres imperfections, telles que les scènes interrompues par un brusque changement rythmique et musical, les interprétations de Michael Caine et Harvey Keitel dans la retenue, ou encore le titre du film apparaissant "trop tard", seulement une dizaine de minutes après le début, et à l'inverse, le générique de fin, arrivé "trop tôt"(superposant la scène finale qui aurait fait bien plus d'effet en solitaire, etc), Youth fait du spectateur l'objet de son expérience ; l'oeil du spectateur, cet '' obscur objet du désir ''...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 septembre 2015
Après le petit bijou que fut "La Grande Bellezza", Paolo Sorrentino se perd dans un "Youth inabouti". Certes, des instants d’art réveillent l’œil et ravissent des émotions : voilà la force du film, qui lui évite l’échec. Mais les scènes se collent péniblement bout à bout, sans élan vital. À trop chercher l’exploit, pointe l’ennui. Trop facile et basé sur des acquis.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 septembre 2015
Certains dialogues font mouche mais pour la plupart du temps, le spectateur s'ennuie ferme devant ce spectacle un peu prétention et fatigant par sa musique omniprésente (de Paloma Faith à Florence the Machine). Une grande déception.

LA SUITE :
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 septembre 2015
Vu au festival de cannes, Youth est une sorte de remake américain de la Grande Bellaza, le précédent film de Paolo Sorrentino . Fred et Mick connaissent la même évolution que les personnages de Jeff et Romano, le meilleur ami de Jeff. On retrouve ici aussi une critique en filigrane du récit, cette fois-ci sur la célébrité éphémère . Il y a un peu moins de magie que dans la grande, mais c'est le lieu et la profession des personnages qui veut cela. Mais pour autant, on assiste encore à un vrai plaisir de cinéma . La mise en scène est encore une fois maitrisée, sublime et inventive ( je pense notamment à l'ouverture du film) . Les acteurs sont tous très bon, avec en tète de gondole un Michael Caine parfait. Un scénario bien linéaire et qui assume pleinement le côté choral . Bref, Sorrentino nous offre encore un bon moment de cinéma, n'en déplaise à ses détracteurs qui crieront ( encore et injustement) à l'imposture .
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2015
Pour certains, le cinéma de Paolo Sorrentino ne serait qu'entreprise baroque niaise et boursouflée. Laissons-les dire, ils ont leurs raisons : le réalisateur napolitain, depuis Il divo, n'a jamais fait dans la nuance et c'est justement sa grandiloquence et son style pompeux qui le démarquent de ses contemporains trop souvent frileux ou énigmatiques (voir un certain thaïlandais porté aux nues). Youth est un opéra qui tient autant de Thomas Mann que de Fellini (le film est aussi dédié au grand Francesco Rosi) dans une atmosphère d'hôtel/clinique suisse très particulière. Autant fragmenté que La grande bellezza, Youth est plus lisible dans ses deux thématiques principales : la vieillesse et les affres de la création. Certes, le film peut s'avérer inégal, voire faire du surplace parfois mais au détour d'une scène, la virtuosité de Sorrentino s'exprime illico, presto et allegro. Et puis, quelle direction d'acteurs : Harvey Keitel et Michael Caine sont grands, Rachel Weisz, Paul Dano, un sosie de Maradona et Jane Fonda (formidable), ne sont pas en reste. Et les vaches suisses sont parfaites. Alors Youth, un film qui sent le vieux ? Non, ce sont la plupart des autres films qui en ont l'air.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 septembre 2015
Quel film étrange que ce Youth dont on peine à saisir le véritable intérêt. Indéniablement Sorrentino sait mieux que quiconque se servir d’une caméra afin de créer une ambiance ouatée, comme en apesanteur. C’est le point très positif d’une œuvre qui est évidemment une grande réussite sur le plan formel. Est-on pour autant transportés par ce que nous raconte Sorrentino ? Si l’on peut a priori aimer sa vision misanthrope de l’humanité, le cinéaste semble constamment en porte à faux puisqu’il nous clame que l’existence ne sert à rien, mais il en chante en même temps les joies simples. Une contradiction qui met le spectateur mal à l’aise, d’autant que les personnages ne sont guère attachants. Assez rapidement, on se moque de ce qui peut bien arriver à ces artistes nombrilistes. D’ailleurs, cet ego surdimensionné se retrouve aussi dans la réalisation, très clinquante et qui cherche à clamer son génie à chaque plan. C’est finalement ce manque total de modestie qui parasite sans cesse le film et brise toute empathie, aussi bien envers les personnages que le discours sur la vie. On a finalement l’impression d’avoir vu un film objectivement réussi, mais qui ne nous a rien apporté du tout, sauf lors de quelques séquences éparses.
Brigitte D.
Brigitte D.

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 septembre 2015
Désolée, je n'ai pas du tout aimé ce film....je le trouve d'une lenteur desesperante, le scenario est bien maigre, quelques bons traits d'humour, mais sans suivi dans le deroulement....prises de vue parfois trés "etirées" sans en comprendre les raisons...non, pour ma part, ilne mérite pas ses "etoiles"....
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2015
S'il y a une sorte de génie commun de l'image qui court à travers le cinéma espagnol, que dire du cinéma italien -très en retrait actuellement mais qui avec Paolo Sorrentino vit toujours comme au temps des plus grands: Fellini, Risi, Scola.....

Il n'est pas si vieux que cela, Sorrentino, comment fait il parler si bien du temps qui passe et du temps qui reste? Déjà, ce thème était au cœur du génialissime Grande Bellezza.... Dans Youth, il brode avec un art inouï autour des façons d'affronter -ou plutôt de refuser d'affronter- le temps qui passe: arrêt sur image -l'avenir n'existe pas ou fuite en avant -le passé n'existe pas...

Fred (Michael Caine) et Mick (Harvey Keitel) sont des amis de soixante ans; il y a soixante ans, ils ont été amoureux de la même fille; et soixante ans plus tard, ils se posent toujours la question de savoir si l'autre a couché avec elle -ou pas.... Leurs enfants se sont même mariés, sauf qu'au moment où le film débute, le fils de Mick vient de lâcher d'une façon parfaitement inélégante Léna, la fille de Fred (la belle Rachel Weisz) au profit d'un boudin. Ca perturbe leur amitié? Pas tant que ça. Ils ont eu des femmes, des enfants, mais ils n'ont jamais été ni bon mari ni bon père parce que comme tous les créateurs, les grands artistes, leur vie était entièrement tournée vers leur profession, leur art, leur création. Des vieux égoïstes? Oui.

En tous cas, Michael comme Harvey n'ont rien perdu avec l'âge de leur pouvoir de séduction. Si l'un d'eux veut m'épouser, je suis là!

Fred et Mick se retrouvent dans un luxueux hôtel de remise en forme comme seule la Suisse sait en produire. Fred a été un grand chef d'orchestre, un compositeur reconnu et il ne fait plus rien. Il se paye même le luxe de rembarrer la Reine d'Angleterre qui souhaite l'anoblir au cours d'un concert où il dirigerait ses œuvres pour elle. A toute question il a une réponse toute faite: ma fille dit que je suis apathique. Que dire de plus.... Mais vous, spectateurs, vous comprendrez à la fin du film qu'il cache un secret -et probablement un lourd remords.

Au contraire, Mick est un réalisateur débordant d'énergie, et il a réuni autour de lui toute son équipe de scénaristes pour peaufiner sa prochaine œuvre qui sera son film-testament... Et la question de savoir si l'âge n'a pas émoussé son potentiel créatif, il se garde bien de se la poser.

Et voilà, c'est un patchwork de petites touches, de petits moments souvent cocasses au milieu de la pittoresque faune de l'hôtel: l'ancien footballeur vedette devenu monstrueusement obèse; le couple très chic qui se fait la tronche et n'échange jamais un mot (mais nous réservera peut être des surprise, qui sait?); la petite masseuse qui sourit tout le temps malgré son appareil dentaire et danse dans sa chambre devant des cassettes de chorégraphie; le professeur d'escalade attaché à l'hôtel qui, au vu de la clientèle, ne doit pas avoir énormément de travail; le moine bouddhique qui lévite? ou pas? sans oublier le passage d'une Miss Univers extrêmement nichonnante qui transforme les deux vieux amis en loups de Tex Avery.... Et Jimmy! Jimmy, acteur venu s'isoler pour répéter, s'imprégner d'une future composition (quand vous verrez de qui il s'agit vous comprendrez qu'il fallait une sacré imprégnation....), jeune californien désespéré de ne devoir sa célébrité qu'à un rôle de robot dans un blockbuster alors qu'il a joué des rôles intellos dans des films indépendants, c'est Paul Dano, qu'on retrouve toujours avec plaisir et dont on s'émerveille qu'il puisse faire une telle carrière avec un physique... difficile. Quand il atteindra le cinquantaine et que le problème d'être mignon ou pas ne se posera plus, gageons qu'il sera un acteur que tout le monde s'arrachera!

Notons, le bref passage de Jane Fonda -en star chérie de Mick-, choucroute blonde et prothèses mammaires -littéralement monstrueuse, totalement fellinienne, sans doute ce que la pauvre Jayne Mansfied serait devenue une fois septuagénaire si elle avait vécu...

Moments cocasses, moments surréalistes, moments émouvants et grands moments de cinéma tout court -comme lorsque Fred dirige, en pleine nature, un concerto pour sonnailles au milieu d'un beau troupeau de Brunes des Alpes.... là, oui: c'est du Fellini! Le maître n'aurait pas trouvé mieux!

Alors, quand on se dit que ce grand film, ce film génial, personnel, profond est reparti de Cannes bredouille quand la palme est allée à cette daube poussive et indigeste de Dheepan, on se dit: zut! Est ce que le cinéma, le vrai cinéma, le cinéma plaisir est mort? Est ce que pour faire l'intéressant il faut tirer les grosse ficelles du mélo social? On ne comprend pas. Que les frères Coen aient cautionné ça: on ne comprend pas.

Vive le cinéma, vive Sorrentino, et courez y, courez y, courez y!!!
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2015
Pas fan dithyrambique de Paolo Sorrentino de base, celui-ci se regarde. C'est assez sommaire comme critique, je l'accorde. Mais on ne sait pas vraiment ce qu'il veut nous dire. Peut-être pas assez documenté, çà aussi je l'accorde, on ne peut néanmoins pas le classifier dans le contemplatif car certain plan sont laid. Comme son compatriote Garrone, son cinéma prend un virage. Saura t-il bien le négocier?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 septembre 2015
Deux vieux copains octogénaires se retapent dans un superbe établissement de cure, dans les Alpes suisses. Fred, ancien chef d’orchestre à succès, décide de laisser tomber la baguette et Mick, réalisateur, peine à boucler le scénario de son dernier film. Egaux dans l’égo, tous deux ont clairement négligé leurs familles au profit de leurs carrières respectives. Au-delà des contrariétés du moment - et de leurs soucis de prostate ! - le séjour est justement l’occasion de se pencher sur le temps qui passe en s’offrant encore quelques rencontres jouissives.
Comme lorsque Fred dirige avec ravissement un concert de vaches brunes, alors qu’il snobe la Reine d’Angleterre ! Ou quand les coucous du magasin lui font l’aubade. Plus suggestif quand le corps du mélomane vibre sous les doigts experts d’une jeune masseuse, ou quand Miss Univers sublimement nue rejoint le duo dans la piscine. Ou encore quand le metteur en scène retrouve sur le pré toutes les actrices qu’il a dirigées. Il faut comprendre que la sincérité, l’émotion et le plaisir restent les vrais moteurs de la création artistique.
Alors, même si tout le monde cabotine un peu dans Youth, même si le parti-pris esthétique est manifeste et qu’à force de virtuosité la caméra peut exaspérer, comment rester insensible à ce « festival filmique », à cette mise en scène flamboyante ? Le casting est brillant et Michael Caine et Harvey Keitel plus vrais que nature. Le romantisme de Paolo Sorrentino fonctionne encore, avec la même élégante nostalgie que dans «La Grande Bellezza ». Sauf que cette fois, la cure thermale est d’abord une cure de jouvence. Il suffit juste de sourire pour ne pas vieillir.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2015
filmé dans les merveilleux paysages alpins de nos amis suisses
les derniers jours de vacances d'un chef d'orchestre interprété par l'immense
sir Michael Caine et d'un cinéaste en fin de cycle campé par le talentueux Harvey Keitel.
drôle, cynique et touchant caractérise le mieux ce chef d'œuvre.
une galerie de seconds rôles forts sont aussi de mise.
quelques surprises aussi se cachent dans le casting.
et que dire de la scène finale qui nous scotche littéralement sur place.
grandiose.
francoisegaultier
francoisegaultier

8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2015
Un film vraiment particulier , loufoque qui ne peut pas plaire à tout le monde ... C'est long et heureusement qu'il y a cette voix merveilleuse à la fin pour élever le film .
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2015
"Youth" dernier né de Paolo Sorrentino, aborde cette fois le thème du vieillissement et du bilan de vie, d'une manière à mon avis, bien plus pertinente que dans "La Grande Bellezza"...
Autant cette dernière réalisation m'avait semblé superficielle et vaine dans sa démarche, autant "Youth" multiplie ici les personnages, les points de vue, les échanges et ainsi, invite à la réflexion en créant des moments, des situations assez intenses où les mots et les idées sont de simples vérités de la vie qui nous renvoient à notre propre existence !
De voir ces deux hommes, musicien et cinéaste Fred Ballenger et Mick Boyle, tous deux octogénaires ou presque, échanger, se confier jusqu'à un certaine limite, nous fait prendre conscience d'un tas de petits riens qui à la façon de les entrevoir, fait écho à notre propre cheminement, à notre propre questionnement.
Ils sont tous deux interprétés avec retenue et malice par Michael Caine, particulièrement excellent, et Harvey Keitel...
Et c'est sur ce point-là précisément que Paolo Sorrentino nous interpelle à juste raison en saupoudrant tout au long de ce séjour en centre de balnéothérapie très luxueux, des rencontres, des discussions quelquefois anodines, quelquefois très violentes comme celle avec cette Brenda/Jane Fonda, qui provoquent à chaque fois un déclic évident !
L'observation de l'Homme y est faite au scalpel, chacun étant montré tour à tour sous ses qualités puis ses défauts, selon celui qui donne alors le change à l'autre avec des échanges très savoureux...
Désillusions, déceptions ou alors illusions jusqu'à même un profond déni, tout est passé au peigne fin.
C'est donc plus sur le fond que l'on accroche à ce film que sur la forme elle-même, trop guindée et beaucoup trop maîtrisée, marque du réalisateur qui lorgne du côté de Fellini bien sûr, une marque de fabrique revendiquée !
Même si ce parti-pris se défend et qu'il a ses adeptes inconditionnels, je trouve que ce trait forcé pourtant intéressant, fait cependant et en même temps, un peu mise en scène de cirque, et fait de l'ombre par la même occasion, en retirant beaucoup de spontanéité et de naturel ainsi que d'émotion et de poésie...
Comme dans "La Grande Bellezza", c'est cet aspect grandiloquent très travaillé qui pourrait finir par lasser et classer ce film comme prétentieux !
Dommage d'autant plus qu'ici, Sorrentino vise juste et précisément avec des moments vraiment étonnants, comme pour n'en citer qu'un seul, ce concert que Fred isolé en pleine nature donne avec les vaches et leurs seules cloches !
Un film à découvrir, certainement curieux, presque envoûtant mais du fait de son emballage précieux, que l'on pourra trouver à la fois irritant, maniéré au possible ou tout simplement magnifique...
ylandais
ylandais

6 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2015
Film magnifique, beau, piquant, avec un brin d’humour et éminemment bien orchestré. On peut le voir aussi que pour la beauté des images et la qualité du son. A voir
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 septembre 2015
Comme les critiques du Figaro, je pense que Youth méritait largement la palme d’Or au dernier festival de Cannes…mais le jury des frères Coen n’a pas suivi…le film divisant profondément la Croisette…moi j’ai adoré…le film ne se réduit pas à son affiche, qui représente à peine 30 secondes sur près de 2 heures de film…mais il faut reconnaître que la plastique de Miss Univers est parfaite et se laisse contempler…et nos « petits vieux » sont comme dans un bain de jouvence en faisant trempette avec elle «Quel que soit l'âge qu'on a, on peut regarder vers l'avenir et c'est la condition pour rester jeune. L'avenir nous donne de la liberté et la liberté nous donne un sentiment de jeunesse» rappelle Paolo Sorrentino pour justifier son titre... Cette histoire de deux amis, un chef d'orchestre, Fred Ballinger (Michael Caine 82 ans) et un réalisateur Mick Boyle (Harvey Keitel 76 ans) qui se retrouvent dans un établissement thermal en Suisse, préoccupés par leurs problèmes de prostate et qui voient re-défiler leur vie, leurs amours de jeunesse qu’ils ont pu partager, leurs œuvres, leurs échecs, dans une relation toute de pudeur et de complicité...…Fred, le compositeur chef d’orchestre, se considère définitivement en retraite, refuse les propositions d’écrire ses mémoires, malgré l’insistance de sa fille qui est son assistante, refuse de diriger son œuvre maîtresse devant la Reine pour l’anniversaire du Prince Phillips…mais retrouve ses gestes de maestro, en dirigeant un concert de clarines au milieu des alpages qui entourent l’hôtel . Mick le réalisateur, en dehors de sa cure, s’est enfermé dans l’hôtel avec son équipe de scénaristes pour écrire le scénario de son film testament …qu’il destine à son égérie Brenda Morel ( Jane Fonda 77ans)…considéré comme un réalisateur à femmes, il voit apparaître lors d’une promenade toutes les actrices qui ont jalonné sa carrière…En dehors de ces deux compères apparaissent une série de personnages, à la Fellini, un curiste sosie de Maradona, obligé de se déplacer avec une canne et une bouteille d'oxygène qui se met soudain à jouer avec une balle de tennis pour l'envoyer par une série de coups de pied magiques à une hauteur vertigineuse, une jeune masseuse à l’appareil dentaire qui répète en permanence une chorégraphie de sa chanteuse fétiche…un jeune acteur Jimmy Tree venu travailler un nouveau rôle, qui doit le sortir du rôle qui a assuré son succès , un rôle de robot où son corps est masqué…et j’en passe…Les trois stars sont formidables de justesse, les deux hommes en créateurs aigris et Jane Fonda en caricature de vieille actrice qui jaillit pour cracher sa vérité au réalisateur « Tes derniers films étaient de la merde, tu ne comprends plus le cinéma, ta carrière est terminée»…. Et que dire de la scène finale, où Fred a accepté finalement de diriger son œuvre devant la reine avec une soprano, autre que sa femme…Sumi Jo, éblouissante…le film m’a tout à la fois ému, attendri et amusé …est-ce que parce que moi-même je me rapproche de ces âges…mais jeune ou vieux …allez le voir !!!
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