"Quelques minutes après la nuit" est un joli conte disposant d'une mise en scène très élégante, bien plus réussi sur le fond et sur la forme que, à titre de comparaison, le récent et tellement niais "Le bon gros géant" de Steven Spielberg (histoire de rester sur le thème fantastique à base de créature géante).¨Poétique, métaphorique, noir, profond et subtil (non je ne parle pas de café), ce long-métrage nous fera découvrir une belle histoire renfermant un message appréciable sous les sublimes dessins qu'il nous présente ici et là. Également, les effets-spéciaux sont de très bonnes qualités et le petit Lewis MacDougall livre une belle prestation. Bien qu'il n'ait pourtant rien de révolutionnaire en soi, "Quelques minutes après minuit" est très propre, et conquit facilement son spectateur avec son approche très originale semant quelques émotions sur son passage !
Bayona voulu réaliser ce film car il y retrouvait des points communs à ses premiers films à savoir : "des personnages se retrouvent dans une situation anxiogène, avec le spectre de la mort qui se profile à l'horizon". La morale existe mais elle est ambivalente et moins unilatérale qu'à l'accoutumé car oui le monde n'est pas noir ou blanc. Néanmoins le récit est difficile émotionnellement (à la limite du pathos trop appuyé) et les jeunes enfants comme les jeunes ados risquent fort de décrocher. En tous cas Bayona signe là un sublime film sur le rapport deuil et enfance.
Juan Antonio Bayona met magnifiquement en image le conte de Patrick Ness sur le deuil. Difficile de rester insensible devant ce drame familial poignant qui nous conte le parcours d’un adolescent devant accepter l’inacceptable.
Ce drame crépusculaire est interprété magistralement par une ribambelle d'acteurs à leur sommet. Notamment le garçonnet, rôle principal. Fort en émotions, on évite le sentimentalisme mais certaines facilités scénaristiques sont visibles, ce qui empêche le film de s'élever au stade de chef-d’œuvre. L'ambiance et la photographie sont convaincantes et on se laisse porter par l'aventure intérieure ( et tragique ) de l'enfant. Magique et déchirant par moments.
Adaptant A Monster Calls de Parick Ness en compagnie de ce dernier au scénario, J.A. Bayona, peut-on dire le nouveau Spielberg, conserve son cycle sur le lien spirituel entre une mère et son fils, source d'infinies péripéties. Il fait naître des racines de la douleur les baies de la colère mais aussi les bourgeons de l'amour, l'élément surnaturel exposant la dualité de tout Homme entre le mensonge et l'acceptation, le Bien et le Mal, la vie et la mort. Comme pour les gros violons de The Impossible, Bayona accepte le pathos, l'embrasse, pour mieux aborder des questions très intimes, l'émotion et la perception de l'enfant face à son parent à nu, dans le déchirement. Les autres thèmes plus communs, comme le processus de deuil, la maturité, en souffrent et connaissent moins de subtilité, mais le message demeure puissant grâce à la maîtrise totale du caractère fantastique. De même, Ness sur-développe sa propre oeuvre sur grand écran, quitte à légèrement brouiller toute la finesse de la nature du monstre et imposer l'épilogue de trop. Qu'importe, ce récit initiatique bouleverse de bout en bout, une fable universelle à la forme cristalline qui nous met face à nos propres répressions et dessine la puissance curative de la création artistique. Les larmes resteront bien sur vos joues quelques minutes après le terme.
Dès la première minute, le ton est donné. Un petit garçon qui voit un cimetière s'effondrer, emportant sa mère. Une voix surgit de l'obscurité, annonçant le début de l'histoire. Il n'en faut pas plus au cinéaste Juan Antonio Bayona pour mettre les choses au clair: dans son film, le grave côtoiera le merveilleux. Et ce à chaque instant. Conor O'Malley se réveille chaque matin et la même épreuve l'attend, la maladie de sa mère. Il ne peut trouver du réconfort auprès de sa grand-mère qu'il abhorre ou de ces camarades de classe qui le persécutent. De sa fenêtre, il aperçoit le cimetière qui est surplombé par un If. Un arbre auquel Conor va donner vie avec son imaginaire... Évidemment, les ombres de Steven Spielberg et Guillermo Del Toro sont là. Mais à aucun moment, elles n'empiètent sur l'intrigue. Juan Antonio Bayona trouve sa propre voix par la simple force d'évocation de son récit, et la facilité avec laquelle il le raconte. Je ne trouve aucun effet trop appuyé ni la moindre trace de complaisance. Ce qui est d'autant plus remarquable car la prévisibilité de l'histoire aurait pu tout à fait entacher le film entre des mains hésitantes. Mais celles du metteur en scène sont fermes et tendres. Elles emmènent le film habilement d'un monde à un autre, avec une puissance émotionnelle inouïe et de jolies trouvailles visuelles. Entièrement dévoués à ce conte d'une lumineuse noirceur, les comédiens sont éblouissants. Le jeune Lewis MacDougall porte le film sur ses solides épaules, et Felicity Jones est d'une touchante sincérité. Sigourney Weaver et Toby Kebbell apportent également leur sobre contribution à cette odyssée douloureuse mais féérique. Et puis il y a cet arbre, petite merveille de création numérique auquel Liam Neeson prête ses traits. À l'image du film, cette créature est le symbole même de la duplicité d'une histoire où l'ombre et la lumière se mêlent. Là où le vrai et le faux se nourrissent l'un de l'autre. Là où on fait face à son imaginaire pour mieux étreindre sa réalité...ou est-ce l'inverse? Les deux à la fois? Je ne sais pas, mais en tout cas c'est beau.
S’il est co-produit par Guillermo Del Toro, nous sommes très heureux de découvrir qu’un nouveau cinéaste est capable de nous faire rêver dans un conte fantastique espagnol. Après L’Orphelinat, The Impossible et les deux premiers épisodes de la sublime série Penny Dreadful, Juan Antonio Bayona s’attaque à l’adaptation du roman pour enfant de Patrick Ness. Quelques minutes après minuit raconte l’histoire d’un enfant en deuil. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires. C’est dans ce monde qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surmonter la disparition de sa mère. Repartit avec neuf Goya en 2017, l’équivalent des César en Espagne, Quelques minutes après minuit est une œuvre bouleversante et d’une beauté à couper le souffle. Si elle peut parfois être difficile pour les plus petits, elle est nécessaire. Jamais un film avec autant de moyens techniques n’avait aussi bien abordé des questions existentielles sur le sens de la vie. Poignant, troublant et édifiant, Juan Antonio Bayona n’a rien à envier de ses maître Del Toro et Spielberg. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Conte fantastique et dramatique des plus réussis, Quelques minutes après minuit nous place dans la tête d’un jeune préadolescent joué par Lewis MacDougall (déjà vu dans Pan), qui doit faire face à la maladie grave de sa mère, sous les traits de Felicity Jones (Inferno, Rogue One), en plus de ses camarades violents au collège, de la présence rare de son père et de la fermeté de sa grand-mère, brillamment interprétée par Sigourney Weaver (Alien, SOS Fantômes). Comme un enfant qui n’a plus que l’imaginaire comme terrain de refuge, il se retrouve plongé dans des histoires racontées par une créature géante en forme d’arbre, incarnée par Liam Neeson himself (La liste de Schindler, Batman begins, Taken), qui lui propose trois histoires allégoriques avant que Conor ne doive raconter la dernière.
Prenant de bout en bout, le film alterne parfaitement la difficulté de la vie lors de scènes réalistes et les histoires envoûtantes lors de séquences animées d’une qualité d’animation impressionnante. L’absence de manichéisme et la dureté des histoires, pourvues d’assassinats et d’apparences trompeuses, renforcent leur intérêt ainsi que le questionnement du garçon et du spectateur. Conor est toujours plus poussé à bout et finit par faire ressortir ce que l’arbre attendait, les personnages des contes représentantspoiler: le jeune garçon dans ses difficultés à accepter la fatalité sur l’issue de la maladie de sa mère . Le fantastique est d’une intensité rare et le jeu des acteurs et très convaincant, Felicity Jones prouvant une fois de plus ses talents malgré ses apparitions limitées. Un très bon film atypique !
Quelques minutes après minuit réussit d'entrer de jeux à créer une magnifique ambiance par des décors et des images magnifique. On rentre dans un conte qui ne le sera au final pas tant que sa. Après un début assez classique voir un peu clichés, le film prend des tournures assez inattendue. Alors que l'on penser assisté à un film fantastique pour jeune, on rentre dans un film devenue un drame psychologique d'une incroyable justesse. Les acteurs sont tous excellents que sa soit Felicity Jones ou encore Sigourney Weaver. Mais que dire de l'enfant joué par Lewis McDougall incroyable qui réussit à nous émouvoir. Le "monstre" jouer par Liam Neeson, est de point de vue visuel ou encore d'écriture tous simplement parfait. Quelques minutes après minuit a un peu de mal à trouver son rythme mais ceci dis reste un excellent film. C'est un film d'une incroyable poésie, d'une vérité sans nom, d'une force émotionnelle incroyable. Les 30 dernières minutes du film nous attrape pour ne plus pouvoir nous lâcher aider par une mise en scène fabuleuse. Impossible de retenir ses larmes durant ce film d'une justesse incroyable et d'une grande vérité.
la première grosse claque de l'année 2017. un conte fantastique d'une grande beauté visuelle plein de charme de tendresse d'amour et d'émotion. le jeune acteur est prodigieux dans son rôle.
On avait découvert le metteur en scène Juan Antonio Bayona avec le film The Impossible, cette épopée familiale dramatique vécue par une famille de touristes lors du tsunami de 2004. Avec ce film ultra-réaliste sorti en 2012 le réalisateur espagnol avait suscité plus que de la simple curiosité. Quatre ans après, le curseur de l’attente était donc presque au maximum pour son nouveau long-métrage à l’atmosphère fantastique pleine de promesses. Mais adapter un roman jeunesse pour le grand écran n’est pas chose aisée. En effet, Quelques Minutes après minuit est l’adaptation du roman éponyme de Patrick Ness. Mais dans le long-métrage, le scénario s’avère d’une grande confusion et les différentes péripéties sont bien peu captivantes. De plus, le film est désespérément sinistre : il y a la maladie de la mère, le cadre anglo-saxon assez glauque, une lumière toujours très sombre et bien sûr aussi ce fameux monstre. L’aspect fantastique du film peut intéresser un public aimant le genre, mais ici le mélange entre drame familial et rêveries fantastiques ne fonctionne pas très bien. Deux excellentes actrices sont au casting : Sigourney Weaver et Felicity Jones. Cette dernière est parfaite en mère courage, dans un rôle lui correspondant beaucoup mieux que celui du dernier Star Wars. Quant au jeune héros, interprété par Lewis MacDougall, il n’arrive pas à transcender son personnage et à le rendre attachant. Tout au long d’un récit confus, on s’attend à un final étonnant, voire magique, en tout cas original. Mais cela ne vient pas et on se retrouve avec un message terminal noyé dans une fausse complexité qui n’était pas nécessaire. Décevant.
C'est l'histoire q'un petit garçon qui a beaucoup de mal à gérer la maladie grave de sa maman. Ainsi peut se résumer cette histoire qui n'a rien d'extraordinaire bien que terriblement dramatique. Le film prends la route du fantastique pour expliquer les cauchemars de cet enfant et très régulièrement on passe du réel à l'imaginaire pour donner un sens et tenter d'expliquer les choses de la vie. Le gentil monstre est une idée remarquable. Il apporte au film un coté positivement moralisateur et fait ressortir les douleurs et les sentiments très forts que l'on a avec ses proches dans la difficulté. Il n'y a pas de violence dans ce film, si ce n'est la violence de la vie elle-même. Le film est très bien écrit, tout est minutieusement bien mis en place et restitué à l'écran par d'excellents acteurs. Un petit bijou très intense en émotion. A voir absolument. Préparez vos mouchoirs.
Dans ce récit qui ressemble fort à un conte pour enfant, ce cache un drame humain qui finalement n'est pas pour les enfants...Triste à pleureur, nous suivons le cauchemar récurent et les dernières émotions de ce jeune garçon qui assiste à la dégénérescence de sa maman malade. Ce "monstre gentil" vient heureusement relevé avec quelques très rares points d’intérêts cette histoire pénible, ennuyeuse que l'on ne gardera pas sur ses étagères.