Quelques minutes après minuit
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FlecheDeFer ..
FlecheDeFer ..

51 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2017
Un bien beau film, émouvant, original, maîtrisé, qui parvient à réaliser l'exploit de nous replonger en enfance sur certains plans. Les acteurs sont extras: le jeune garçon est rien moins qu'impressionnant, Jones fait le grand écart avec la badass de Rogue One avec une aisance qui confirme tout son talent, et Sigourney reste Sigourney: la classe, l'autorité, le charisme.

J'ai juste trouvé que les histoires contées par l'arbre sont inégales et au final un poil décevantes, scénaristiquement parlant (à part la première). Mais ça n'enlève rien à la qualité du film.
psychiio
psychiio

45 abonnés 101 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2017
Après un quasi-sans-faute avec deux premiers longs métrages brillants, le réalisateur de "L’Orphelinat" et de "The Impossible" a décidé, une fois de plus, de changer de registre tout en continuant d’explorer ses thèmes de prédilection. Avec "Quelques minutes après minuit", Juan Antonio Bayona nous conte avec beaucoup d’affection l’histoire de Conor O’Malley, garçon de 10 ans au quotidien compliqué. Pour échapper à la dure réalité, celle où sa mère est atteinte d’une terrible maladie et où il endosse le rôle de souffre-douleur pour ses camarades de classe, ce jeune adepte de la planche à dessiner trouve refuge dans son imagination plus que fertile. En recevant chaque nuit la visite d’un monstre prenant la forme d’un arbre géant, il va apprendre à comprendre le monde tout en se construisant lui-même.

Cette quête d’identité où l’imaginaire se mêle habilement au réel doit avant tout beaucoup aux acteurs qui l’animent. Que ce soit le jeune Lewis MacDougall, au centre du récit, ou bien encore Felicity Jones, Sigourney Weaver et Liam Neeson (la voix captivante du fameux monstre), tous sont absolument remarquables et remarquablement justes dans leurs prestations. Grâce à ces interprétations mémorables, l’univers fantastique du film prend vie sous nos yeux ébahis. Le metteur en scène espagnol ne manque d’ailleurs pas d’idées pour dynamiser un scénario certes difficile et parfois morne, mais qui fait preuve à plusieurs reprises d’une beauté éblouissante. Ainsi, des séquences animées, aussi sublimes qu’inattendues, ponctuent le long métrage tout en apportant à chaque fois leur dose de réflexions salvatrices. Le seul défaut que l’on pourrait trouver à ces parenthèses oniriques, petites histoires dans l’histoire, c’est qu'elles ne soient pas plus nombreuses.

Cette imagerie fantastique illustre parfaitement les questionnements de Conor. A la thématique de la perte d'un être cher, au centre de l'œuvre du cinéaste, se lie celle du passage inévitable à l'âge adulte : de la simplicité des choses et de la vie à un monde de nuances parfois douloureuses. En plaçant l'imagination comme moteur de l'avancée psychologique de son héros, le film va au bout de son idée tout en restant très accessible. Intelligent et loin d'être naïf, "Quelques minutes après minuit" ne se destine pas seulement à être vu par les enfants, mais aussi par les adultes. Grands comme petits peuvent en effet apprendre beaucoup de cette histoire magnifique, au final cathartique à la fois sublime et déchirant. Impossible de ne pas sortir de la salle avec la larme à l'œil, mais aussi avec le cœur réchauffé par ce que l'on vient de voir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2017
Époustouflant, bouleversant et inhabituel à la fois, ce film m'a retourné l'estomac. On passe par beaucoup de sentiments durant tout le film. De l'étonnement, de la compassion, de la tristesse et pour finir beaucoup de colère et de soulagement.
Au moins vous êtes prévenu. Personnellement je ne m'attendais pas à ressentir tout cela avant mon arrivée au cinema. A regarder, vous ne serez pas déçu.
Ma note : 4,2
Olivier P
Olivier P

11 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2017
Une histoire passionnante sous le regard d'un enfant contraint au monde adulte, une réalité crue. émotionnellement bien joué, les acteurs jouent juste, l'enfant frôle la perfection artistique. Le monstre est bien fait et alimente la charge d'émotion subit. différents thèmes sont abordés et efficacement traités comme la maladie, la mort, le rêve, la vanité, l'orgueil
En bref, un chef d'oeuvre que je recommande.

oliveiru
virnoni
virnoni

110 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2017
Superbe film sur la mort. On pleure du début à la fin, grâce à l'interprétation du jeune garçon absolument bouleversant. Il est juste dans ses émotions, mélange de peur, doutes, colère et profonde tristesse. Le réalisateur nous propose donc un merveilleux conte sur l'enfance bouleversée par la mort de la mère. A travers un personnage de monstre qui narre 3 histoires à l'enfant, on assiste à l'acceptation par l'enfant de l'inacceptable justement. C'est par le biais de sa propre imagination qu'il pourra tenir ce cap et dire au revoir à sa mère dans l'amour, mieux comprendre son mère et sa grand-mère et accepter son avenir sans elle. C'est un film fin, juste et d'une extrême sensibilité. Bien sur, les contes du monstres sont presque basiques dans leurs morales. Le spectateur comprend clairement (trop) le sens derrière cela et l'objectif final du film. Mais l'émotion l'emporte devant la force de caractère de cet enfant, face aux images magnifiques (la transformation de l'arbre "magique" est poétique et sublime, avec la voix puissante et charismatique de Liam Neeson qui fait aussi bcp) et à l'intelligence des dialogues. Les couleurs, le jeu des lumières, le son, la musique sont autant d'autres éléments qui atteignent le coeur du spectateur directement, jusqu'au final somptueux, moment de grâce. Et retrouver Sigourney Weaver contribue au plaisir (triste!) de ce film. Elle est elle aussi juste dans un rôle pour autant pas évident de mamy qui semble aigrie et acariâtre. Un joli film donc, pour un sujet pas simple, qui évite la noirceur avec sa douceur et sa poésie, comme semblant accompagner aussi le spectateur face à la mort.
Samuel B.
Samuel B.

17 abonnés 204 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2017
A la vue de la bande annonce, je m'attendais à un film purement fantastique mais au final, je me suis retrouvé devant un film dramatique ! Un drame qui s'aide du fantastique pour raconter une histoire très touchante. On y suit un jeune garçon de 12 ans n'acceptant pas la maladie de sa mère. Obligé de supporter cette dure épreuve en plus d'être harcelé par des camarades de sa classe, abandonné par son père et obligé d'allé vivre chez sa grand-mère stricte (ce qui créée quelques tensions entre eux !). Pour "supporter" tout cela, un monstre arbre ferra son apparition après minuit pour lui conter 3 histoires.
Ce monstre, imaginaire ou non, n'est qu'un prétexte pour insuffler du fantastique dans l'histoire. Et cela se marie au final parfaitement bien ! Les FX sont très bien en plus, tout comme les histoires contées.
Le casting est en outre tout aussi bon. Le jeune acteur joue parfaitement le jeune anglais perturbé, coincé entre l'enfant et l'âge adulte. La TROP rare Sigourney Weaver est ici génial en grand-mère stricte essayant de jongler en son rôle de mère et grand-mère. Quant à Felicity Jones, elle joue parfaitement cette mère aimante en train de se battre contre cette fichue maladie. Après "Inferno" et (surtout) "Star Wrs : Rogue One", 2016 fut son année !
Donc ATTENTION ! Film larmoyant en puissance ! Sa scène finale me rappelant celle inoubliable de "Philadelphia". Même moi j'ia eu la larme à l'œil ! Une très belle histoire, joliment racontée. Réaliste et imaginaire à la fois. A voir.
lhomme-grenouille

3 631 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2017
Juan Antonio Bayona. Moi, depuis « l’Orphelinat » ,ce seul nom, il suffit à me faire me déplacer dans une salle obscure. Alors c’est vrai, son « The Impossible » n’était vraiment pas top. Mais franchement : qu’importe ! Quand on démontre par un seul film à quel point on maitrise les codes du cinéma, on devient du coup un auteur susceptible de pondre un chef d’œuvre à n’importe quel instant. C’est donc pour ça que, moi, je suis allé voir ce « Quelques minutes après minuit », et le moins que je puisse dire pour commencer c’est que « Ouah ! Le Bayona, il maîtrise quand même vachement bien son sujet »… Bah ouais, il a beau avoir des airs de conte fantastique mainstream ce film, on ressent quand même assez régulièrement la patte du chef. Les exemples sont assez nombreux, ce qui fait que je ne saurais même pas vous en citer un. C’est d’ailleurs bon signe : un film aussi riche en mise en scène, ça se chérit. Malheureusement, c’est peut-être la seule qualité que je lui trouverais à ce film. Ce n’est pas que l’histoire ne m’a pas parlé (au contraire, j’ai même versé ma petite larme), ce n’est pas non plus le propos qui m’a posé souci, ni le rythme. Non… La vraie limite de ce « Quelques minutes après minuit », eh bah, c’est qu’il fait trop mainstream justement. Musiques, visuels, mises en scène : tout ça sent quelque peu le produit standardisé sans âme. Et je trouve que ça se ressent particulièrement quand surviennent les histoires narrées par le monstre. Pour le coup, le film opère un changement de forme, sollicitant des techniques d’animation très élégantes et audacieuses, et je trouve que – pour le coup – elles tranchent grandement avec le rendu basique de l’intrigue principale. C’est dingue qu’un mec comme Bayona n’ai pas su / ou pas pu imprimer une patte singulière à ce film. Je trouve même triste qu’au final, il semble se résumer à une sorte de « Labyrinthe de Pan », mais tous publics. L’atmosphère fantastique est plus lisse ; les récits racontés par le géant sont sans cesse surappuyés afin qu’on en comprenne bien la dimension métaphorique ; les situations dramatiques sont parfois émoussées de peur sûrement d’être trop dark… D’ailleurs, le fait que le film de Bayona suive d’aussi près l’intrigue du chef d’œuvre de Del Toro, je trouve que ça ne se fait vraiment pas à son avantage. ( spoiler: Parce que oui, comme dans « le Labyrinthe de Pan », ce film raconte l’historie d’un enfant qui va aller se réfugier dans l’imaginaire afin d’échapper à de la dureté de sa condition. Comme dans « le Labyrinthe de Pan », l’enfant est initié par un monstre pas forcément rassurant. Comme dans « le Labyrinthe de Pan », l’enfant va être confronté à trois épreuves imposées par le monstre. Comme dans « le Labyrinthe de Pan », chacune des épreuves renvoie à une version déformée et allégorisée du quotidien de l’enfant. Comme dans « le Labyrinthe de Pan », les épreuves ne sont en fait que des parcours initiatiques permettant à l’enfant de l’accomplir face à ses difficultés.
) En cela, la démarche globale du film peut susciter des regrets. Quiconque aura déjà vu « Le labyrinthe de Pan » risque, comme moi, de ne pas se laisser surprendre par le film. De plus, s’ajoute à cela cette impression permanente que Bayona s’est bridé dans sa créativité. Mais bon, quand même, j’espère que cette liste de reproche ne vous fera pas perdre l’essentiel. Aller voir « Quelques minutes après minuit », c’est quand même aller voir un film bien mené, qui sait exprimer parfois quelques audaces visuelles et qui, surtout, possède de vrais bons moments. Un conte mainstream donc, mais un bon conte mainstream quand même. Moi, rien que ça, je prends…
Michel C.

376 abonnés 1 837 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2017
Très déconcertant, car il mêle du fantastique, du dramatique et de la poésie ! L'univers est tellement difficile pour un jeune dont la maman ( très bien jouée par Felicity Jones...) est en fin de maladie incurable, que le conte, ou rêve à travers 3 visions d'un être venu d'on ne sait où - mais là n'est pas le problème ... La trouvaille du film, un peu sombre, couleurs, nuit, maladie.. c'est de provoquer - un peu à l'image des films d'épouvante - à heure fixe, au point de scruter l'horloge ou réveil quand il bascule à 00h 07 ....Pas mal !!! **
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 janvier 2017
[...]Ce sont des thèmes forts et universels que Bayona met en scène ici comme : l’enfance, l’apprentissage, la séparation, la mort… Pour ce faire il répond à plusieurs questions tout en restant assez évasif, et laissant le spectateur à sa propre explication. Dépourvu de clichés en tout genre, « Quelques Minutes Après Minuit » nous montre à nous et principalement à son héros, que la réalité de la vie, n’est pas toujours un long fleuve tranquille, et qu’il faut savoir faire face lorsque de terribles épreuves nous barrent le chemin. C’est donc ceci que le Monstre (imaginaire ? là aussi la question reste entière) va tenter de lui inculquer et le tirer de son univers imaginaire dans lequel il c’était renfermé...(lire la suite sur le blog).
MediaShow, au coeur du cinéma
MediaShow, au coeur du cinéma

168 abonnés 572 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2017
la première surprise de ce début d’année 2017. Entre réalité et fiction, le film nous proposera une histoire émouvante et poétique, en abordant élégamment des thématiques fortes telles que le cancer, le harcèlement ou encore la peinture. Une véritable réussite scénaristique et visuelle, saupoudrée d’un zest de fantastique ! Enfin, le casting est vraiment talentueux, porté par Lewis MacDougall et Felicity Jones !

Retrouvez ma critique intégrale sur mediashowbydk.com ou via le lien ci dessous :
Vanessa L

322 abonnés 821 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2017
J’avais entendu parler de ce film depuis quelques temps et j’avais vu qu’il y avait le roman de sorti. Je ne l’ai pas lu et j’étais intriguée par le film tout en ne sachant pas du tout à quoi m’attendre. Je dois dire en être ressortie chamboulée, il est tellement beau ce film malgré sa tristesse. Conor vit avec sa maman qui est très malade, il s’occupe d’elle et espère la voir guérir. Son père est en amérique, remarié, et sa grand-mère veut l’aider et surtout ne pas le laisser seul dans cette tâche. Plusieurs nuits, à 0h07, Conor reçoit la visite d’un monstre, celui-ci est un if qui se réveille et prendre forme sous ses yeux. Il lui dit qu’il va lui raconter trois histoires mais que la 4e sera dite par Conor et portera sur son cauchemar. Ces histoires sont pour lui faire prendre conscience des choses et le faire réagir tout en l’aidant dans sa tristesse qu’il garde au fond de lui. Conor est renfermé, en plus il se fait maltraité par des camarades de classe et il doit faire face à la maladie de sa mère tout en restant fort pour elle.

C’est une nouvelle manière d’aborder la maladie, la mort et surtout le deuil. D’un conte qui semble pour enfant on se retrouve avec un film noir, dur et difficile à affronter. Les émotions sonnent tellement vraies, grâce à un excellent casting, que l’on ne peut rester insensibles, on se met à leur place. Conor voit sa mère dépérir à vue d’œil et il passe par différentes étapes : le déni, la colère, la peur, la violence, la rancœur puis il finira par accepter. Au fur et à mesure du film, l’histoire se fait de plus en plus dure et on sait que l’issue ne sera pas bonne. Je dois dire que les acteurs n’y sont pas pour rien. Lewis MacDougall qui joue Conor est extrêmement juste dans son rôle, il saura nous tirer plus d’une larme au fur et à mesure de l’histoire. On ressent son mal-être, sa rage, son incapacité à pouvoir changer les choses. Felicity Jones, que l’on a vu dans beaucoup de films récemment Rogue One, Inferno, n’a pas un rôle facile et elle saura montrer dans ce film tous ses talents d’actrice. On ressent sa douceur, son amour pour son fils tout en essayant de le rassurer. On se demande par moment dans le film si c’est réellement une bonne chose de lui faire garder espoir suite aux différents traitements mais l’espoir est une nécessité pour une éventuelle guérison ! I y a Sigourney Weaver qui joue la grand-mère que je n’avais pas vu depuis plusieurs années dans un film. On ne la voit pas énormément mais elle joue également magnifiquement. Tantôt stricte pour son petit fils on la voit au fur et à mesure devenir lasse mais surtout anéantie pour sa fille. Et puis, ne l’oublions pas l’excellent Liam Neeson qui fait la voix du monstre, une voix à la fois dure mais juste. Ce casting ne pouvait pas être mieux choisi, chacun permet de créer ce film et nous faire ressentir toutes ces émotions.

J’ai aussi beaucoup aimé la partie animation dans ce film. Je dois dire que les histoires racontées par le monstre sont vraiment très bien animées. Le style est vraiment beau et original. De plus, le monstre est également très bien fait et crée l’originalité du film. Il est rare d’abordé des sujets tels que la maladie, la mort, le deuil avec du fantastique et pourtant Quelques minutes après minuit est la preuve que c’est possible et surtout montré avec brio. Je pense que c’est un film difficile à voir pour les personnes qui ont dû affronter la maladie d’un proche et surtout la mort de celui-ci … Il est déjà difficile de ne pas pleurer devant tellement les émotions sont fortes que quelqu’un l’ayant vécu aura énormément de mal à le revivre…

En résumé, Quelques minutes après minuit est un film magnifique mais tellement triste … J’avoue que je ne savais pas le fond de l’histoire et j’ai été énormément touchée par ce film. Quelle histoire ! Il est impossible de rester insensible devant l’histoire de Conor et de sa maman. C’est un film émouvant, qui sonne tellement vrai et surtout joué à la perfection ! Je vous conseille fortement d’aller voir ce film, un coup de cœur pour moi, et surtout n’oubliez pas les mouchoirs parce qu’ils sont indispensables !
Chuck Carrey

359 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2017
Les premières minutes donnent l'impression que le film sera un gentil récit fantastique visant un peu plus les enfants et adolescents que les adultes. La bande originale est rythmée, enjouée et il en ressort déjà une touche de fantastique. De plus, lorsque le monstre apparaît pour la première fois, malgré la musique qui devient un peu plus menaçante, on se rend compte que le héros, Conor O'Malley un garçon d'une dizaine d'années, n'a pas grand chose à craindre. A ce moment, on pourrait presque alors s'attendre à un film avec un peu de magie, peut-être dans la veine des premiers « Harry Potter ». Il n'en est rien. En effet, plus on avance dans l'histoire, plus on comprend que non, ce film n'est pas tout gentil. Cependant, bien que son histoire soit assez dure et contient son lot d'émotion, « Quelques minutes après minuit » reste un film probablement destiné pour un public plutôt jeune. Car le message qu'il porte, même s'il peut tout à fait aussi bien concerner un adolescent de 17 ans comme un adulte de 57 ans, est transmis de telle manière qu'un enfant sera peut-être plus réceptif. La réalisation en elle-même est complètement tournée vers Conor, on ne voit que peu d'adultes durant tout le film et on y trouve en revanche deux séquences animées qui donneraient dans un sens l'impression d'être dans un dessin animé. Il se pourrait donc que « Quelques minutes après minuit » soit plus destiné pour des jeunes. D'ailleurs, il est écrit par Patrick Ness, un auteur de littérature jeunesse, qui adapte pour le cinéma son propre roman. C'est une bonne chose qu'il vise ce genre de public tout en abordant des thèmes tel que le cancer et en affirmant que non, la vie n'est pas un rêve. Mais que les "vieux" se rassurent ! L'émotion passe tout aussi bien, qu'on ait gardé son âme d'enfant ou pas. Notamment grâce à la très bonne bande originale de Fernando Velazquez et à l'impressionnante performance de Lewis MacDougall pour son âge, accompagné de Felicity Jones et Sigourney Weaver toutes aussi convaincantes. De plus, Liam Neeson prouve qu'il est tout à fait capable de donner du charisme à un personnage rien qu'avec sa voix. Il joue le "monstre" dont l'apparence est bien construite, ressemblant à Groot (des « Gardiens de la Galaxie ») en plus grand et qui abriterait en lui un feu incandescent. Les effets spéciaux sont réussis. Malgré quelques légères longueurs vers le milieu du récit et une toute dernière scène peut-être en trop, Juan Antonio Bayona réalise un film poignant. L'histoire n'est pas facile, d'autant plus si elle est tournée vers les jeunes, mais elle reste très mature et on pourrait presque dire, nécessaire.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

167 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2017
N’ayant pas vu la bande d’annonce, ni lu quoique ce soit à son propos, je suis allé voir « Quelques minutes après minuit » telle une feuille blanche, sans a priori... Ou presque : ayant vu l’affiche, je pensais qu’il s’agissait d’un film d’horreur. Il me semble que de ne rien savoir sur ce film est la meilleure façon de l’appréhender afin que la surprise soit totale et l’effet de surprise démultiplié.

Je vous invite d’ailleurs à aller le voir et lire la suite de cette critique ensuite !

Au départ, le film s’apparente à un conte pour enfant, un peu lent à se mettre en place et les histoires de prince pas très charmant nous font craindre un énième ersatz du genre. Passé cette première impression, on est rapidement happé par un double tourbillon qui ne nous lâche plus jusqu’au dénouement.
Le premier tourbillon vient du monde réel, avec sa dureté, ses couleurs ternes dignes des meilleures campagnes anglaises. Les acteurs sont tous convaincants avec une mention spéciale pour le jeune Lewis MacDougall qui porte le film sur ses frêles épaules et surtout, avec son regard si expressif et toujours juste.
L’atmosphère et les sentiments sont brumeux, le tournis est lent mais il fait mal à l’âme.
Le second tourbillon provient du monde imaginaire dans lequel l’enfant, se réfugie. Ce monde est présenté à l’écran avec un graphisme atypique, grandiloquent et avec une magie qui n’est pas sans rappeler les premiers Spielberg ! C’est un des points forts du film : oser une audace visuelle qui sert le propos tout en mettant en exergue le ressenti des sentiments sans toutefois être trop caricatural. Le tournis vient de l’imagination débordante menée tambour battant et quasi sans limite.
Les effets spéciaux sont sublimes et l’on se plait à suivre l’enfant dans son imaginaire d’artiste débridé. Doué en dessin, c’est d’ailleurs un lien très profond qui l’unit à sa mère qui souffre d’un cancer en phase terminale.
Le film oscille en permanence entre le monde réel minimaliste quasi figé et le monde imaginaire baroque et mouvementé avec un équilibre rare et retombe toujours sur ses pieds, ce qui n’est pas la moindre des performances au vu des enchainements peu probables que cela nécessite.
Le sujet est grave, l’enfant n’a pas une vie facile et pourtant le film ne fait pas dans le pathos et n’en rajoute pas, ce qui n’empêche nullement l’empathie et l’ascenseur émotionnel, bien au contraire !
Ce film (et donc le livre dont il est tiré) est un manuel sur le rapport de l’enfant à la mort. Il est aussi à l’usage des adultes qui ne savent pas comment annoncer l’arrivée de la grande faucheuse aux enfants et qui ne comprennent pas toujours leurs réactions étranges face à ce non-dit (ce dernier étant plus meurtrier que la maladie). A trop vouloir protéger les enfants, qui ont de toute façon très bien compris la réalité de la maladie, cela peut les mener à se réfugier honteusement -par un trop plein de culpabilité- dans un monde imaginaire pour éviter de laisser libre court à ce qu’ils ressentent au fond d’eux.
Cet état émotionnel est montré comme très rarement au cinéma et c’est sur ce point que le film est une pépite dure mais positive, une leçon de psychanalyse à la portée de tous avec un dénouement magistral et plein d’humanité.
Pour les parents, n’hésitez pas à le voir avec vos enfants pour ouvrir un débat fructueux à la suite de la projection.
Le Filmovore
Le Filmovore

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2017
Très belle fable sur le voyage initiatique qu'est celui de faire le deuil d'un proche. Il s'agit d'un film possédant plusieurs degrés d'interprétation et ne peut ainsi raisonnablement pas plaire à tout le monde, mais il reste très poétique et très beau visuellement.
After D
After D

9 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2017
Une histoire bien triste, mais formidablement mise en scène. Le jeune acteur est époustouflant de justesse, ce qui rend le film très empathique. Beaucoup d'émotion.
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