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Rockman
1 abonné
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2,5
Publiée le 21 juillet 2026
Quelques minutes après minuit est un des films les plus particuliers que j'ai vu. C'est un long métrage dramatique qui oscille entre fantastique et parfois même horreur, c'est un conte très sombre sur une épreuve terrible que vit un jeune garçon. Ce dernier va être aidé par un monstre, un arbre géant qui ressemble à "Groot" des Gardiens de la Galaxie. La prestation de Lewis MacDouglass qui joue Connor est magistrale. Malgré quelques longueurs dû parfois à un manque de rythme, l'histoire tient en haleine jusqu'au dénouement final. C'est un film très humain est pédagogique, qui pourrait peut-être aider certaines personnes qui vivent une situation similaire. Mon avis est que ce n'est pas non plus un long métrage à mettre entre toutes les mains ou plutôt tous les yeux, à éviter pour les dépressifs par exemple, qui pourrait l'être encore plus après visionnage vu le côté très sombre du récit
D'une histoire que l'on pourrait croire simple dans un premier temps, Quelques minutes après minuit est finalement plus poétique qu'il n'y paraît. Porté par le jeune Lewis MacDougall qui est sublime dans ce film et par toute cette confrontation que porte l'enfant en lui, entre ce que traverse sa mère et ce qu'il ressent lui avec l'idée que, s'il n'est parfois pas possible de soigner les autres, on peut toujours se soigner soi-même, on assiste à un film avec un doux message. Ce n'est jamais mielleux, certaines scènes sont parfois presque dures par ailleurs. Finalement, hormis Jurassic World, la filmographie de Juan Antonio Bayona est vraiment bonne.
Un Film MAGNIFIQUE, porté par un casting impeccable, des scènes visuels très bien faite. C'est de la Fantasy Drame très bien amené avec des bons moments d'émotions, de l'épic dans l'histoire, et des personnages très attachants. C'est un film qui vaut le coup d'œil.
Un conte allégorique évoquant la gestion de la perte d’un parent atteint d’une maladie incurable pour un enfant. Le film de Juan Antonio Bayona est plaisant, interprété avec justesse et bien servi par des effets visuels réussis toujours au service de l’histoire.
Quelques minutes après minuit est un film prenant et émouvant, nous narrant l'histoire douloureuse d'un enfant qui fait face à ses peurs.
On traverse une palette d'émotions très justement retransmises par ce jeune acteur, juste bluffant dans ce rôle. Ses colères et pleurs font si vraies et même si on aborde des thèmes durs, le film ne vire jamais dans le pathos facile. L'émotion nous prend peu à peu pour atteindre son paroxysme dans un final attendu mais déchirant. À ses côtés, le casting d'adultes qui l'entourent est aussi au niveau avec notamment Felicity Jones et Sigourney Weaver.
La mise en scène est très réussie avec un monstre très bien animé, des passages en animation magnifiques au style d'aquarelles, ou encore tous les moments où l'on est au plus proche du ressenti du jeune Conor.
Le récit est bien amené avec l'évolution de son état d'esprit au travers des histoires narrées par le monstre et du combat intérieur qu'il mène contre ses peurs. On est ému avec lui et on suit avec intérêt les diverses épreuves qu'il a à surmonter au travers des récits du monstre.
Qui est le film ? Troisième long-métrage de Juan Antonio Bayona, Quelques minutes après minuit s’inscrit dans la continuité de son œuvre. Après L’Orphelinat (2007), qui explorait le deuil maternel, et The Impossible (2012), qui mettait en scène la survie d’une famille dans la catastrophe du tsunami, Bayona aborde ici une histoire encore plus resserrée : celle d’un enfant confronté à la maladie incurable de sa mère. Le film adapte le roman de Patrick Ness, et choisit de conjuguer réalisme domestique et imaginaire monstrueux. En surface, c’est l’histoire d’un garçon, Conor, qui reçoit chaque nuit la visite d’un arbre géant venu lui raconter des histoires. En profondeur, c’est un récit sur la peur de perdre, sur la honte d’un désir inavouable et sur la nécessité de dire la vérité.
Que cherche-t-il à dire ? Le projet de Bayona est d’articuler trois dimensions habituellement cloisonnées : le conte, le trauma et la vérité morale. Le monstre n’est pas ici une métaphore rassurante ni un simple avatar de l’imaginaire enfantin : il est avant tout un dispositif d’énonciation. Sa fonction est de forcer l’enfant à mettre en mots ce qui le ronge. Le film affirme que l’imaginaire n’est pas une fuite du réel, mais une manière de le penser : on ne survit pas en inventant de belles illusions, on survit en apprenant à formuler la douleur. C’est cette tension (entre enchantement visuel et cruauté émotionnelle) qui donne au film son ambition.
Par quels moyens ? Chaque nuit, à la même heure, le monstre apparaît pour raconter une histoire. La répétition instaure une temporalité liturgique : la guérison ne se fait pas par illumination soudaine, mais par reprises, reprises encore, jusqu’au moment de l’aveu. Le conte devient un rituel qui travaille l’enfant à petits coups de marteau.
Gigantesque if aux allures de mythe, il impose le récit mais refuse la consolation facile. Ses histoires brouillent la morale simple : un roi peut être injuste, une reine coupable et victime à la fois. Cette complexité prépare Conor à affronter son propre paradoxe : désirer la fin de la souffrance de sa mère, donc désirer sa mort, sans que cela le condamne comme “monstre”.
Le film montre que le secret de Conor n’est pas un fait caché mais un désir inavouable : souhaiter la fin pour être soulagé. L’enjeu n’est pas d’expliquer ou de justifier, mais de dire, de prononcer. L’aveu devient performatif : il libère une énergie affective qui permet de transformer la honte en deuil.
Bayona n’oppose jamais réel/imaginaire. La maladie, les visite, les humiliations scolaires sont filmées avec un réalisme cru. Les séquences animées et la présence du monstre ne les effacent pas : elles les déplacent, en fournissant à l’enfant des métaphores capables de tenir la violence. L’imaginaire n’est pas une fuite, c’est un outil de pensée.
La mise en scène alterne entre frontalité documentaire (les gros plans sur la fatigue du corps, la peau, la salive, les yeux) et monumentalité sublime (le monstre qui envahit l’écran). Ces variations d’échelle traduisent l’écart entre l’intime de la chambre et la dimension cosmique de l’angoisse. Le film installe ainsi une oscillation sensible entre le détail et l’incommensurable.
Chaque histoire que raconte le monstre est pensée pour fissurer une défense précise de l’enfant. Leur absence de morale simple est cruciale : elles entraînent Conor à tolérer des vérités ambivalentes. C’est ce qui rend possible l’ultime récit, celui que Conor doit inventer lui-même : non plus une fable reçue, mais sa propre phrase, son aveu.
Où me situer ? Je suis profondément touché par la manière dont le film assume sa fonction thérapeutique sans sacrifier la complexité. J’admire la précision avec laquelle Bayona organise le récit, où chaque visite du monstre est une étape dans le travail du deuil. Je trouve également remarquable que l’imaginaire ne soit jamais une échappatoire : les séquences de fable, d’une beauté visuelle saisissante, ne protègent pas Conor mais le confrontent.
Quelle lecture en tirer ? Le film ne propose pas une leçon de morale mais une pratique : dire ce qui paraît indicible. La dernière confrontation avec le monstre n’est pas un dénouement magique mais un acte d’énonciation : Conor, enfin, formule son désir honteux. Ce geste ne supprime pas la douleur, mais il ouvre la possibilité de la traverser.
Un film très original et très spécial sur des thèmes ( la maladie et le harcèlement) qui ne le sont vraiment pas. Alors le concept est plutôt plaisant et c'est très esthétique. Sorte de compte fantastique raconté par un arbre imaginaire avec des histoires qui possèdent chacune des morales qui vont permettre au garçon de grandir. L'idée de visualiser les histoires en animation c'est cool même si c'est un concept que l'on voit de plus en plus souvent. Le principal problème que j'ai avec ce long -métrage c'est le fait que limite, à chaque moment, il y a du bon et du pas bon en plus du fait que certain passages manquent de rythme qui laisse au final, une sorte de frustration tout en étant très sceptique face à la qualité de ce film. Je peux également rajouter que je pense que l'œuvre veut trop en raconté et ce complexise pour pas grand chose.
Le film (anglophone) est adapté du roman éponyme (2012) de l’Américain Patrick Ness (41 ans) qui s’est inspiré de Siobhan Dowd (1960-2007), auteur de livres pour la jeunesse et morte d’un cancer du sein. Le sujet principal est l’angoisse et le stress ressentis par Conor O’Malley, spoiler: également harcelé au collège (anglais) par 3 élèves, à cause de la maladie de sa mère, Lizzy, atteinte d’un cancer et enchainant les chimiothérapies . Le thème n’est pas nouveau [avec ici, sans originalité, un père divorcé qui vit en Los Angeles et une grand-mère maternelle (l’Américaine Sigourney Weaver, 67 ans) un peu sévère] et pouvait faire l’objet d’un mélodrame. Il est d’ailleurs bien photographié (Oscar Faura, 3e collaboration sur 4) et bénéficie d’une musique de qualité (Fernando Velázquez, 40 ans, 3e collaboration sur 3). Pourquoi y incorporer les cauchemars de Conor avec moult effets spéciaux, certes très réussis, mais qui alourdissent le sujet en voulant illustrer son état mental ? Les effets spéciaux doivent être au service de l’histoire et non constituer une partie du film. L’irruption du géant spoiler: issu d’un if millénaire qui raconte 3 histoires (en dessins animés) à Connor après minuit (mais pas toujours !) afin que ce dernier avoue ses propres sentiments (qui n’ont rien d’honteux) vis-à-vis de la maladie et de la fin de vie probable de sa mère, n’apporte rien de plus.
J'ai regardé à nouveau ce film en Blu Ray et même si je ne pleure pas facilement pour un film et bien là ça coule tout seul. Ce petit garçon révolté contre l'injustice de la maladie, sa maman qui est bouleversante, la mamie sous son air revêche, ce qui n'est qu'une façade et son ami l'If, tout contribue à faire de ce film un conte à la fois merveilleux et plein d'émotions. A voir et à revoir
Imagine un môme qui galère tellement qu’il te fait regretter tes propres jérémiades sur les fins de mois difficiles. Conor, c’est ça, mais puissance mille : une mère malade, une grand-mère qui pourrait faire flipper le diable, et des connards à l’école qui doivent penser qu’intimider un gosse au bord du gouffre, c’est du sport national. Heureusement, il a un pote bienveillant... qui mesure 15 mètres, ressemble à Groot sous stéroïdes, et déboule la nuit pour raconter des histoires. Original, non ? Sauf que ce monstre ne fait pas que divertir : il fout des claques philosophiques dans la tronche du gamin.
Juan Antonio Bayona te vend un truc qui ressemble à un conte fantastique. Erreur fatale : c’est un film qui te retourne les tripes comme si Dark Souls avait croisé Psychonauts. On plonge dans les angoisses de Conor avec une précision chirurgicale. Ses rêves animés, magnifiques mais déstabilisants, deviennent des miroirs de ses peurs. Chaque histoire du monstre n’est pas là pour apaiser, mais pour gratter là où ça fait mal. Moralité ? La vie c’est dur, et parfois, il faut juste accepter de se prendre un KO mental.
Lewis MacDougall, le gamin, livre une performance qui ferait pleurer Thanos. Ce gosse, c’est une masterclass de naturel : ses colères, ses larmes, ses silences... tout sonne juste. Sigourney Weaver, en grand-mère stricte, joue tellement bien qu’on hésite entre l’admiration et l’envie de lui balancer un verre d’eau au visage. Et Felicity Jones ? Sublime dans le rôle de la mère, mais tellement crédible dans sa souffrance qu’on a envie d’appeler sa propre mère pour vérifier qu’elle va bien.
Visuellement, c’est un joyau. Entre une maison presque oppressante, une école qui ressemble à une prison, et un arbre géant qui éclate tout en CGI, Bayona balance du lourd. Les séquences d’animation ? De l’art. Les transitions entre le réel et l’imaginaire ? Un ballet bien huilé. Le monstre, doublé par Liam Neeson, déborde de gravité et de sagesse, une sorte de Gandalf en bois qui te ferait presque oublier qu’il s'agit d’un truc numérique.
Les thèmes abordés sont tout sauf joyeux : la mort, le déni, la culpabilité. Mais là où Bayona frappe fort, c’est dans sa capacité à ne jamais sombrer dans le pathos facile. Chaque scène te pousse à réfléchir à tes propres peurs, à tes propres pertes. Ce n’est pas un film, c’est une thérapie déguisée en blockbuster. Et le pire ? Ça fonctionne. Tu sors de là lessivé, mais grandi.
"Quelques minutes après minuit", c’est le film qui te met à genoux tout en te tendant la main pour te relever. Une leçon de cinéma, de vie, et de résilience. Si tu n’as pas versé une larme, félicitations, tu n’as pas d’âme.
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Au risque de passer pour un insensible, ce film est mauvais car entièrement ruiné par l'écriture du personnage de Conor.
Il est impossible de s'attacher à lui : il n'a aucun ami, n'est soutenu par personne (ou presque), et semble juste être un gamin capricieux, égoïste, gâté, et à qui on pardonne tout, tout le long du film. Je trouve que c'est un gros gâchis de l'avoir écrit ainsi, il coche tous les stéréotypes possibles de ce genre d'histoire : * enfant unique (je ne compte pas le demi frère qui n'existe pas réellement dans sa vie) * mais qui a tout ce qu'il faut pour vivre heureux, hormis sa mère très malade * et qui ne se laisse guider que par ses colères en ne pensant finalement qu'à lui-même : ce que confirmera "sa vérité" révélée ==> Avoir un parent proche malade n'excuse pas tout, il n'est pas seul à vivre des épreuves très jeune.
Tout le reste est très bon, notamment quand on devine avant la fin qui est "le monstre", mais je n'irai pas recommander de le voir pour autant.
L’ADN de Guillermo Del Toro & de Steven Spielberg se retrouvent dans ce film de Bayona. Un conte fantastique et initiatique sur l’acceptation de la fatalité , de l’injustice et des pulsions qui peuvent nous animer face à la maladie, la mort ou la peur de perdre quelqu’un de proche. L’intime touche l’universel et le grandiose quand le maître à penser (ou à panser) est un arbre-monstre au regard de chiot. C’est beau. Très beau. Tout cela manque certainement de subtilité , les contes étant tout de même très explicites mais malgré tout, le film nous cueille (voir nous fait chialer) jusqu’à sa jolie séquence finale. Touchant et impressionnant à la fois.
Visuellement très beau (effets spéciaux impressionnants) et plein de poésie, acteurs épatants... mais on s'ennuie un peu! Et c'est quand même très triste. Pour des enfants de plus de 40 ans seulement...
C'est un conte qui mêle finement fantastique et tragédie. La puissance des rêves de cet enfant est bouleversante. Et puis il y a cet If millénaire, qui fait le lien entre les vivants et les morts, et qui "raconte des histoires". Le petit et sa mère sont fort bien interprétés. J'ai moins aimé le rôle du père. Il faudra que je te revois en VO. Très très beau film.