Ce conte initiatique aux accents oniriques où les sentiments se heurtent avec fracas, amorce avec délicatesse la perte d’une innocence enfantine face à la complexité, la violence et la souffrance d’un monde d’adulte. Bulle d’émotions pures, le métrage poursuit son chemin entre finesse d’écriture et maestria visuelle pour éclater en un final douloureux mais ô combien libérateur. Quelques Minutes Après Minuit ou la réalité de la vie (et de la mort) vu du point de vue d’un enfant. Bouleversant.
Je suis aller le voir en me disant : "Oh ! Cool un film avec un monstre stylé", résultat a la fin du film j'ai chialé. C'est un très beau film qui illustre bien la réalité. Je comprend mieux pourquoi il est classé en "Drame". Par contre c'est un film que je n'irais pas revoir, trop triste.
Quelques Minutes après Minuit est un film qui ne manque pas d’ambition. Le film cherche à narrer de manière originale les difficultés auxquelles est le héros du film (Conor). Un jeune homme que la vie n’a pas épargné (sa mère est gravement malade) et il doit faire fasse au "harcèlement psychologique" des enfants de son école. Même si la thématique de l’enfant maltraité ou il utilise comme moyen de s'évader un monde imaginaire a déjà été abordé à maintes à de nombreuses reprises au cinéma. On pense notamment à des films comme L’Histoire sans fin ou encore Laissez moi entrer. C’est peut-être cela qui m’a empêché de savourer pleinement tous les efforts formels et narratifs indéniables du film. Les effets spéciaux sont sublimes et l’aspect esthétique nous renvoie aux œuvres les plus réussies de Tim Burton ou Guillermo Del Toro (deux réalisateurs qui si on les mets ensemble pourraient faire des merveilles). N’ayant pas lu le roman dont est adapté le film, je ne saurais dire quel est son degré de fidélité, mais une volonté de retranscrire à l’écran les intentions initiales de l’écrivain sont perceptibles ; même si on n'a pas lu le roman. J’ai trouvé que cela rendait le rythme du film un peu fastidieux et sans doute que l’intrigue aurait pu être davantage condensée (mais cela n'enlève pas la "magie" du film). Il n’y a néanmoins certaines fulgurances narratives qui n’ont pas manqué de m’enthousiasmer et qui valent le détour, notamment des séquences d’animation illustrant divers contes. Le jeune héros nous offre une prestation impressionnante! D'autant qu'il est entouré d'un casting au diapason (Sigourney W. notamment). "Quelques minutes après minuit" est une œuvre qui vaut le détour, même si un supplément d’âme lui permettrait d’atteindre le statut de film classique que l'on n'oubliera pas de si tôt et qui aurait pu le revendiquer. Un beau film qui reste néanmoins qualitativement supérieur à bien d’autres et qu’il ne faut pas hésiter à voir en salles à sa sortie ou on peut l'apprécier à sa juste valeur. On est donc fasse à un très beau film sur la maladie et l’enfance dans lequel le jeune homme s'évade à travers divers contes. Sans spoilers le film, on pourra néanmoins penser à d'autres films qui tirent un peu sur la même base niveau trame (mais celui-ci va au-delà). Pour le coup, le film est réalisé à hauteur d'enfant ou l'on suit ce dernier au plus prêt de sa colère, sa souffrance... et divers émotions qui ne nous laisseront pas de marbre. Ou son seul vœu, si il le pouvait ; serait un monde meilleur et une mère sans problème de santé. La photographie est très belle et l’atmosphère de l’histoire envoûtante. Mais c’est vraiment les contes qui captent l’attention des petits et des plus grands (même si le réalisateur à choisit l'animation pour ces intermèdes plutôt que d'insérer de nouveaux personnages "humains". Et pour faire court, le pari est réussi et cela s'avère une bonne idée. Car les séquences sont visuellement magnifique et apportent un véritable onirisme au film. Renforçant par la même occasion la partie irréelle du récit. on reste captiver du début à la fin, le jeune homme portant le film sur ses épaules (bien qu'il s'agisse de sa première apparition sur les écrans. Les FX sont d’ailleurs très bien faits et on découvre ce géant et son univers d’une façon très réaliste et captivante. L'émotion est donc évidemment au rendez vous. Parlant d'un sujet grave et délicat, il n'en demeure pas moins ; un très beau film qui nous emmène très loin ; entre cauchemar, vie réelle ou encore le monde utopique. Avec d'excellents acteurs, une réalisation superbe et une photographie comme je les déjà dit magnifique. On ne voit pas le temps passer et une fois le film finit, on sent que le film a touché un point "sensible" ; le rendant touchant et propice à la réflexion.
2017 démarre d’une bien belle façon ! Tendre, poétique, vibrant et émouvant, « Quelques minutes après minuit » saura plaire aux adolescents comme à leurs parents ! Avec son casting quatre étoiles et son univers graphique enchanteur, nous sommes emportés dans une incroyable histoire où fiction et réalité s’entremêlent dans un lyrisme envoûtant. Juan Antonio Bayona a bien fait de nous revenir avec cette jolie adaptation !
Juan Antonio Bayona ne livre que son deuxième long-métrage après « L’Orphelinat », qui l’avait vu « naître » sur la scène internationale et parrainé à l’époque par Guillermo Del Toro. Le metteur en scène espagnol n’avait réalisé qu’entre son premier long et « Quelques minutes après minuit », « The impossible » (et quelques épisodes de séries), dont la rayonnement n’avait pas eu l’éclat de son premier film et ce malgré ses nombreuses qualités de mise en scène. Là où certains ne verraient qu’un sentimentalisme poussif, J.A. Bayona lui, confronte en fait le spectateur aux affres humaines les plus profondes, sentimentales et effrayantes qui soit. Ce qui dans « The Impossible » pouvait passer injustement comme des effets tire-larmes n’est utilisé encore une fois ici qu’à travers une mise en scène d’une maturité étonnante et brillante. Dès les premières minutes il utilise et bouscule les codes du conte classique pour en développer son propre traitement et fond. La peur n’est ici pas le résultat d’une projection dans l’ « Imaginaire » mais lié à une réalité tout autre, aussi, la Mort sera bel et bien le personnage démoniaque dont il faudra se débarrasser pour ancrer dans une réalité effrayante, le passage de l’enfance à l’âge adulte. Sur une structure dont la symbolique semble clair, « le monstre » apparaîtra 3 soirs afin de raconter 3 histoires pour en écouter ensuite une dernière, comme une allégorie d’étapes à franchir afin de survivre à l’impossible entre laisser peut-être partir quelqu’un et accepter dans un même acte de se (re)construire. Ce qui frappe le plus c’est la prise de risques de J.A. Bayona de n’aller que sur un versant triste, dur et terriblement adulte dans le traitement de son personnage principal ; tous les codes sont brisés, les 3 « inter-contes » ne sont pas forcément manichéens au sens classique du conte et les réactions des personnages loin d’être conventionnelles. « Quelques minutes après minuit » est un film très ambitieux, autant par ce qu’il tend à nous raconter que dans sa manière de faire, trop, peut-être pour certains. Sous les ombres dramatiques de ce qui est filmé, c’est avant tout un film très touchant, d’une tonalité très juste, loin des conventions, par la maturité, même dure parfois, de son propos. L’élégance de la mise en scène est dans chaque séquence, chaque idée (la voix off en VO du « monstre » interprétée par Liam Neeson n’a pas un hasard quand au détour d’un plan on aperçoit un des personnages « importants » dans le traitement et sens de l’histoire). L’interprétation est excellente, sans jamais prendre le pathos comme instrument de facilité pour un sujet pourtant très sensible. Se cache alors sous une notion passe partout de faux « bons sentiments » un film à l’intelligence rare, au traitement doux pour contrecarrer la dureté du fond. Pour au final, sur une très belle note, rendre peut-être plus légères les névroses enfantines de chacun. Cela rappelle d’ailleurs les débuts de Steven Spielberg, perdu depuis, là où J.A. Bayona semble prendre le relais s’il continue sur la même voie. Lacrymal certes, mais la justesse de ton et la pluralité de(s) sens du récit dans son kaléidoscope d’idées, ne se perd jamais et procure un vrai moment de cinéma pour adultes et enfants.
Quelques minutes après minuit réalisé par Juan Antonio Bayona en 2017. *Les points que j'ai appréciés → • La belle histoire • La relation entre les personnages • Le jeu des acteurs
*Les points que je n'ai pas appréciés → • Les histoires racontées qui ne sont pas toutes bien expliquées avec le réel
*Conclusion → J'ai aimé, c'est un belle histoire triste. 8/10.
Quelques minutes après minuit est un film pétri de qualités dont une réalisation sublime, un jeune héros incarné par un acteur épatant, un Monstre charismatique et une histoire à la fois émouvante et intelligente. Un film onirique dont j’ai gardé un souvenir vivace teinté de nostalgie. Rare.
j'adore ce film, je l'ai vu en espagnol et il est vraiment super. Au début je pensais que ça allait faire très peur mais non c'est une jolie histoire, assez triste, mais qui vaut la peine d'être vue.
Porté par un scénario intéressant et des acteurs au diapason ce film se révèle être intéressant et de bonne facture. Il eut manque un petit quelque chose pour pouvoir être mieux noté. En tout cas on passe quand même un moment agréable en le visionnant.
L'un de mes GRAND favoris de 2016 (avec Hacksaw Ridge), même si il est sortie en France en début d'année !
Quel claque.
Pour le coup, je comprend pas dit tout certain reproche (qu'on taxer le film de tire larmes), la dedans j'ai surtout vu une grande maîtrise des émotions (c'est justement trés sobre), surtout comparer a The Impossible (que j'ai adoré aussi), qui jouer plus souvent le coté "tire larme", oui....mais c'est le but de ce genre de film non ?
Bref, la dessus juste une histoire humaine, vrais (pour le coup j'ai était plus toucher personnellement). Qui montre des thématique d'une grande justesse (et assez dur), avec une maîtrise assez rare. Le casting est incroyable, Felicity Jones tiens un de c'est meilleurs rôles, la voix de Liam Neeson est juste parfaite, et accompagne magnifiquement le film avec sont timbre de voix fort et en même temps remplie de sagesse.
L'acteur principal est une vrais révélation, décidément J.A Bayona sait diriger a la perfection c'est jeunes acteur (Tom Holland dans The Impossible était aussi une révélation) !
Un film a ne pas mettre entre toutes les main je pense (de 13 a 15 ans), mais qui est magnifique, remplie d'espoir sans pour autant prendre de gant sur ce par quoi ont doit passer après la mort d'une personne proche....un film 'humains", comme rarement mis en scène.