Certains n'auront pas manqué de faire le parallèle avec « Le Labyrinthe de Pan », pas forcément à l'avantage du film de Juan Antonio Bayona. Reste que malgré d'infimes réserves (légèrement larmoyant, message un peu appuyé, budget ayant quelques limites), « Quelques minutes après minuit » demeure un drame très émouvant et fort bien raconté, s'appuyant sur un héros auquel il est aisé de s'identifier, tout en faisant appel aux peurs enfantines (ici le deuil en particulier) sans jamais les caricaturer, cette créature aussi inquiétante que réconfortante par moments donnant à l'œuvre un bel équilibre entre réalisme parfois cru et séquences fantastiques d'excellente facture, trouvant leur paroxysme lors deux très beaux récits racontés par le monstre, tout en aquarelle et en mouvements magnifiques. Il y a quelque chose de profondément touchant à voir ce jeune homme évoluer afin de surmonter l'immense malheur qui le touche, chaque second rôle semblant presque être pensé pour enrichir sa personnalité. En tout cas mon premier coup de cœur de 2017, intimiste et grand public au sens le plus noble : belle réussite.
Une mise en image splendide et à la photographie léchée du moment terrible de la perte d'un enfant et d'une mère. Les sentiments qui restent enfouis, qui ne parviennent pas à sortir. La parabole de l'arbre géant (les effets spéciaux sont superbes) et des histoires sont une approche envoûtante et surtout qui fonctionne. Bayona signe encore ici une très belle oeuvre, on attend le prochain... Qui sera Jurassic World 2, un tout autre défi!
Bouleversant. Ce film m'a fait penser au LABYRINTHE DE PAN, que j'avais adoré. Les acteurs sont tous excellents, l'histoire est captivante, et la fin est très émouvante. Vu en VO, avec la voix grave de Liam Neeson, c'est encore meilleur !
un joli conte fantastique bien réalisé décidément les réalisateurs espagnols ont la main sur le genre. Le jeune acteur vedette assure aussi une très bonne prestation. On peut peu être regretter un scénario un poil juste.
Bayona ayant signé l'orphelinat je dois dire que je ne croyais pas un seul instant en ce film qui se veut être une fable sur la perte d'un être cher. Alors oui l'image est belle,enfin si les tableaux sont beaux ils n'ont aucune âme et pour un film qui se veut jouer avec les sentiments c'est un vrai problème. On regarde ça sans ressentir quoique ce soit,si ce n'est l'appel du sommeil qui à frappé de grand coups lors de ma vision du film. J'ai tout de même réussi à résister et j'ai finalement tout vu. Que dire? Que le film est long? Non il n'est pas trop long,mais c'est ce manque d’âme qui fait que rien ne captive,tout est déroulé sans implication du réalisateur,enfin si il veut faire croire mais ça façon de faire ne marche pas. Pour ce qui est des acteurs on ne sent aucune implication,enfin le problème ne vient pas d'eux mais encore une fois de Bayona qui les inscrit dans des émotions caricaturales. Cet enfant qui est le personnage principal n'apporte rien,il est transparent,son visage sort des codes du schémas classique du cinéma,mais il n'en ressort absolument rien. Cet enfant est seul,à l'école et dans sa vide de famille. Pour ses camarades il est le souffre douleur et avec sa grand mère ils ne se comprennent pas. Il se réfugie dans un monde imaginaire,dans lequel cet arbre parle afin de lui venir en aide et surtout pour passer le cap de la douloureuse séparation avec sa mère.
On a l'impression de se balader dans un truc qui nous montre des choses vide,c'est comme si on se baladerait dans un train sillonnant la France et qu'avec les paysages vues on dirait je connait bien la France. Pourtant tout le monde connait ce sentiment de perte à un moment ou l'autre,mais Bayona est incapable de le retransmettre à l'écran,il signe une belle coquille vide.
Un film magnifique ! Ce film peut nous rappeler entre autres les formidables "labyrinthe de Pan" ou "le secret de Terabithia", par son sujet (un enfant qui fuit une réalité violente et douloureuse avec son imaginaire). Mais ici quasiment pas de fantastique ou de passage à un autre monde. Ce que j'attendais, espérais avant de voir ce film. Frustré ? Et bien non, j'ai été emporté, ému... spoiler: Un film qui parle du deuil, pour enfant ? Pas que ! Oui, ce film peut s'adresser aux enfants, qui s'identifient au héros, mais aussi aux adultes comme moi. J'ai maté ce film en croyant voir du fantastique, de l'imaginaire. il m'a confronté à mon vécu, avec les étapes et sentiments face à la maladie et au deuil (frustration, colère, rancœur, espoir, non-dit, regret, culpabilité, tristesse, acceptation,...)
Ce film a ouvert des portes à des pensées et émotions que j'avais enfouies, j'ai libéré de chaudes larmes deux trois fois (ça m'arrive que rarement face à un film). Mais au générique de fin, je n'étais, pas triste, mais ému.
Pas un film que pour les enfants, une très belle réalisation, des acteurs au top (entre autre une de mes actrices préférées Sigourney Weaver, qui m'a bouleversé, et ce gamin incroyable).
Tres inspiré par le cinéma de Steven Spielberg, Quelques minutes après minuit offre une étude du deuil avec sagesse, calme, et perspicacité via cet apparition fantastique, cet arbre imposant magnifié par la voie de Liam Neeson. Malgré tout le long métrage n'évite pas une naïveté parfois fatigante.
Très beau film, axé sur la dramaturgie de la situation avec un ton parfait adapté, neutre et en retrait laissant la place au réel et non surfait. Les meilleurs scènes sont spoiler: celles des 3 histoires du géant et les dernières minutes, bien qu'attendus (seul défault du film) rende une copie réussie. Recommandable.
Un conte d'un nouveau genre qui est très séduisant, par la petite bouille du gamin, par un trio d'acteurs convaincus et convaincants, et par la présence de ce monstre qui représente la peur et l'acceptation face à l'inévitable. Bien réalisé, bien produit et bien écrit.
Magnifique, un film sur la vie... Il ne faut pas prendre ce film pour un film pour enfants, pour comparer on se rapprocherait plus d'un labyrinthe de pan. (Chose amusante puisque bayona a déjà travailler avec Del Toro) Les effets spéciaux sont très beaux et l'animation lors des histoires racontées par le monstre est juste fantastique, tout ce délire avec l'aquarelle qui coule j'ai trouvé ça génial. Les acteurs sont très bon voir excellent, je pense surtout au garçon qui nous transmet avec une rare justesse ses émotions. C'est un film qui arrive à faire rêver et à nous expliquer le monde réel dans le même temps, enfin bref l'année cinéma 2017 commence bien
Ah Juan Antonio Bayona, il a pas fait dix films mais je me souviendrai à jamais de son L'Orphelinat, tout simplement le meilleur film d'épouvante de tous les temps pour moi, une horreur constante, une esthétique parfaite et un casting de qualité.
La Maman de Conor est très malade et le jeune garçon a du mal à survivre entre son école et sa grand mère. Du coup la nuit, il s'imagine un monde bien à lui, peuplé de créatures et surtout d'un arbre géant qui vient lui raconter des histoires. Cela va le rendre de plus en plus courageux pour affronter les dures réalités qui l'entoure.
A noter encore une Nième fois, une traduction des plus ridicules du titre qui était pourtant si superbe en VO mais mauvais en FR. Sérieux laissez nous les titres originaux !!!!!
Felicity Jones joue la Maman. On la voit tout le temps en ce moment entre Inferno et Rogue One, elle a la côte. Ici elle joue un rôle très différent de ses habitudes, les cheveux très court, le teint blême, elle est très malade. Comme souvent sa prestation est bonne et surtout réaliste, elle veut protéger son enfant tout en essayant de ne pas l'éloigner de la triste réalité.
Lewis McDougall incarne Conor. Du haut de ses 14 ans il assure le gamin. C'est son premier rôle important et il est juste excellent. Il distille parfaitement ses émotions et on sent qu'il a grandit dans sa tête entre la fin et le début du film, il est plus affirmé et une des scènes de fin dans l'école le montre.
Si vous voulez voir le reste de ma critique alors suivez le lien :
Derrière son versant fantastique, Quelques Minutes Après Minuit s'avère un film très touchant sur le deuil, la communication et un appel à l'imaginaire, recours des peurs et de l'effroi enfantin. Et rappelle le caractère libérateur de la vérité. Techniquement, le film est très réussi, fluide, on retourve Sigourney Weaver avec plaisir et le gamin est probablement le plus émouvant depuis le Haley Joel Osment du Sixième sens. Manque peut-etre un soupcon d'ambiguité qui aurait rendu le film plus mystérieux, plus malaisant.
Conte fantastique et dramatique des plus réussis, Quelques minutes après minuit nous place dans la tête d’un jeune préadolescent joué par Lewis MacDougall (déjà vu dans Pan), qui doit faire face à la maladie grave de sa mère, sous les traits de Felicity Jones (Inferno, Rogue One), en plus de ses camarades violents au collège, de la présence rare de son père et de la fermeté de sa grand-mère, brillamment interprétée par Sigourney Weaver (Alien, SOS Fantômes). Comme un enfant qui n’a plus que l’imaginaire comme terrain de refuge, il se retrouve plongé dans des histoires racontées par une créature géante en forme d’arbre, incarnée par Liam Neeson himself (La liste de Schindler, Batman begins, Taken), qui lui propose trois histoires allégoriques avant que Conor ne doive raconter la dernière.
Prenant de bout en bout, le film alterne parfaitement la difficulté de la vie lors de scènes réalistes et les histoires envoûtantes lors de séquences animées d’une qualité d’animation impressionnante. L’absence de manichéisme et la dureté des histoires, pourvues d’assassinats et d’apparences trompeuses, renforcent leur intérêt ainsi que le questionnement du garçon et du spectateur. Conor est toujours plus poussé à bout et finit par faire ressortir ce que l’arbre attendait, les personnages des contes représentantspoiler: le jeune garçon dans ses difficultés à accepter la fatalité sur l’issue de la maladie de sa mère . Le fantastique est d’une intensité rare et le jeu des acteurs et très convaincant, Felicity Jones prouvant une fois de plus ses talents malgré ses apparitions limitées. Un très bon film atypique !