Derniers Avis : Quelques minutes après minuit - Page 15
Quelques minutes après minuit
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Un visiteur
5,0
Publiée le 10 janvier 2017
Rompre le lien qui unit un garçon et sa mère, en sachant mais ne voulant se l'avouer que celle-ci va mourir. Ce jeune garçon va devoir apprendre par lui-même à accepter la triste vérité et à faire son deuil. Récit incroyablement poignant et touchant, mêlant le monde réel et l'imaginaire d'un enfant qui va l'aider à lui faire prendre conscience du caractère de la vie et de la mort.
très reussie un conte intemporel d enfant qui fuit la réalité avec un monstre imaginaire un peu effrayant. l atmosphère un peu effrayante et fantastique avec le côté intimiste et triste de la maladie m.A emporté dans Aix n temps morts et le plein d emotions
Un film difficile à juger, triste et beau. Quelques faiblesses toutefois dans la narration, dans la mesure ou on comprend quand même très rapidement l'idée et que les histoires du "monster", au delà de la première, sont assez faibles finalement. Les personnages principaux sont assez attachants (même si hélas le père et la grand-mère sont finalement assez lisses jusqu'à une partie avancée du film) et le jeune acteur est vraiment excellent. La voix de Neeson est excellente.
L'un dans l'autre, un film qui mérite certainement d'être vu mais qui pêche un peu par ambition. Je lui mets un 3.5/5 car il est difficile de descendre en dessous de cette note pour ce film, mais je considère qu'il y a encore une marge avant le 4. Mais c'est certainement un film très triste, pas réellement pour enfants...
Voilà une très jolie histoire émouvante et originale. J'ai beaucoup apprécié. C'est à la fois triste et magnifique. Ce serait fort dommage de louper ce film.
Le film que j'espérais voir avec "Le bon gros géant" mais que je n'avais pas vu, faute d'émotion! Bayona a réalisé le genre de film que Spielberg était capable de faire dans les années 80 mais plus aujourd'hui hélas. "Quelques minutes après minuit' se rapproche énormément du "Secret de Térabithia" pour ce qui est de traiter le deuil pour les adolescents et pour moi c'est une référence... Ce film est une pure merveille de tristesse qui me sera difficile de voir tant l'histoire est touchante. Les effets spéciaux sont excellents, les acteurs très justes, la musique mélancolique, les décors parfois sombres... Bref une pépite qui risque de ne pas avoir le succés qu'elle mérite.
Adaptant A Monster Calls de Parick Ness en compagnie de ce dernier au scénario, J.A. Bayona, peut-on dire le nouveau Spielberg, conserve son cycle sur le lien spirituel entre une mère et son fils, source d'infinies péripéties. Il fait naître des racines de la douleur les baies de la colère mais aussi les bourgeons de l'amour, l'élément surnaturel exposant la dualité de tout Homme entre le mensonge et l'acceptation, le Bien et le Mal, la vie et la mort. Comme pour les gros violons de The Impossible, Bayona accepte le pathos, l'embrasse, pour mieux aborder des questions très intimes, l'émotion et la perception de l'enfant face à son parent à nu, dans le déchirement. Les autres thèmes plus communs, comme le processus de deuil, la maturité, en souffrent et connaissent moins de subtilité, mais le message demeure puissant grâce à la maîtrise totale du caractère fantastique. De même, Ness sur-développe sa propre oeuvre sur grand écran, quitte à légèrement brouiller toute la finesse de la nature du monstre et imposer l'épilogue de trop. Qu'importe, ce récit initiatique bouleverse de bout en bout, une fable universelle à la forme cristalline qui nous met face à nos propres répressions et dessine la puissance curative de la création artistique. Les larmes resteront bien sur vos joues quelques minutes après le terme.
Quelques minutes après minuit est un film à la fois étrange et triste. Et par triste, je veux dire que si vous n'avez pas le moral, n'allez pas voir ce film sous peine de toucher le fond. C'est peut être ça qui m'a gênée, moi qui ne pleure jamais au cinéma et que cette overdose de sentiments n'a pas pu séduire. C'est un film très beau et très émouvant, on ne peut pas le nier, mais j'ai trouvé que ce trop-plein de pleurs et de tristesse enlevaient à la légèreté du film. Ca, c'est ce que j'ai ressenti.
Les images et les effets spéciaux sont par contre magnifiques et époustouflants, mention spéciale pour le monstre (qui m'a beaucoup rappelé le Groot des Gardiens de la Galaxie en plus sage et philosophe). Les acteurs sont étonnants, l'interprète du petit garçon est épatant,Sigourney Weaver est toujours aussi excellente et Felicity Jones, qui a déjà le vent en poupe après Rogue One, nous montre une autre face de son talent dans ce rôle dramatique.
Malgré quelques longueurs sur le début, le film s'en sort bien au niveau scénaristique. Mais son plus grand atout selon moi réside dans la façon de filmer et la mise en scène, qui oscille entre gros plans saisissants sur les personnages, aquarelles vivantes (vous comprendrez lorsque vous l'aurez vu) et plans zoomés sur les crayons dont se sert le personnage principal et qui symbolisent en quelque sorte l'évasion de l'enfant face à l'épreuve qu'il traverse.
En bref donc, ce film est un mélange de fantastique et de dramatique, les (très) nombreuses émotions sont (très) bien représentées, il est émouvant et saisissant. Très bon divertissement.
Leçon de mise en scène leçon de vie = Un chef d’œuvre qui me laisse sans voix. Juan Antonio Bayona a qui on doit les excellents « L’orphelinat » et « The Impossible » livre un drame psychologique bouleversant qui parle aussi bien à un enfant qu’à un adulte. Ne reculez pas devant l’affiche en vous disant « c’est un film avec un arbre qui parle et blablabla ». C’est un film fantastique dans lequel on réfléchit mais pas que, car il nous touche profondément. Cette figure de monstre convoque notre imaginaire comme instrument d’un apprentissage pour parler de nos peurs primaires. De l’art à la famille en passant par le savoir transgénérationnel, le réalisateur offre une réflexion profonde sur la condition humaine. Ces plans, ces couleurs ainsi que ces idées sont magnifiques et toutes porteuses de sens. Ultra lyrique, appuyé d’une musique touchante, Quelques minutes après minuit est un film très dense et pédagogique que je vous conseille très fortement (cinéphile ou pas). Ps : Le jeune Lewis MacDougall est hallucinant dans ce film.
j ai beaucoup aimé la manière dont c est filmé .Très onirique et poétique. Jétais avec mon fils de 13 ans. il a aussi aimé. Le jeune acteur est formidable
« Quelques minutes après minuit », où comment ouvrir le bal ciné 2017 de façon remarquable. Premier film de l’année et premières émotions ! Une année qui démarre sur les chapeaux de roue. En effet, ce conte tout en sensibilité ne manque pas de poésie, ni de fantaisie...Je l’ai vraiment beaucoup aimé et je ne cacherai pas qu’il m’a particulièrement ému. Conor est un gamin de 13 ans que la vie n’a pas épargné. Elevé par sa mère qui doit faire face à un cancer plutôt agressif, victime d’acharnement par ses autres camarades, un père absent... Beaucoup de choses à porter pour de si petites épaules. Et puis..Chaque soir, quelques minutes après minuit, il y a ce monstre qui vient lui rendre visite afin de lui conter 3 histoires. Des contes qui sont censé le faire grandir… Un peu à la manière de Charles Dickens dans son chant de Noël. Entre drame et fantasmagories, ce récit vient toucher la corde sensible en évoquant de façon métaphorique la dure réalité de la vie et celle de la mort du point de vue d’un enfant. Mais aussi les peurs sourdes de l’enfance, notamment concernant l’abandon. Conor est ici confronté à un drame qu’il se refuse de vivre, rongé par le mensonge d’une mère qui cherche à le protéger, dévasté par la colère et l’impuissance face à la maladie. Des sentiments d’enfant qui se heurtent à la violence et la souffrance du monde adulte. L’amorce, ici, de la perte de l’innocence… Esthétiquement beau, j’ai beaucoup aimé la mise en images des 3 contes, cet appel de la nuit émeut notamment grâce à son casting sans conteste inspiré. Le prometteur Lewis MacDougall est parfait et pour le moins convainquant ! Felicity Jones est remarquable, Sigourney Weaver incroyable ! Le monstre, dont Liam Neeson prête les traits est autant inquiétant qu’époustouflant. Le réalisateur Espagnol Juan Antonio Bayona, que nous connaissons pour la superbe Ghost story « L’orphelinat » ou encore pour l’émouvant « The impossible » et demain pour « Jurrassic World 2 », nous a livré un film simple, sincère et sans aucune prétention. Il maitrise évidemment son sujet ne tient parfaitement son film jusqu’au dernier plan. Un film donc réussi en tout point, touchant et de toute beauté dont je souhaite une belle réussite au box-office.
"Quelques minutes après minuit" en se présentant comme du cinéma fantastique, est en réalité un film bouleversant et sublime à la fois... Cette nouvelle réalisation de Juan Antonio Bayona, nous met dans un état de choc en présence de cet enfant doué et débordant d'imagination, mais aussi et surtout plongé dans une détresse terrible face à la maladie de sa mère... Par là même, le cinéaste aborde plusieurs thèmes importants dont le déni, la communication, la culpabilité et la mort vont se côtoyer en révélant des souffrances insondables chez Conor, tels des démons cachés enfouis au plus profond de lui-même ! Le jeune Lewis MacDougall est tellement convaincant, présent, sensible que chaque apparition, chaque regard, chaque expression nous glace d'effroi ! Mais c'est aussi le duo qu'il forme avec ce monstre végétal bienveillant venant lui apporter les bonnes questions à travers ses histoires, qui sera essentiel en lui permettant tout un travail d'introspection avec les réponses à la clé... On découvre alors de magnifiques images d'animation qui viennent enchanter l'œil et éclairer notre esprit, alors que le côté réel n'est pas en reste tant l'esthétique de l'univers du film est au diapason de l'histoire ! On se trouve plus d'une fois ému, secoué profondément devant les réactions du petit Conor, enfant complètement dépassé, perdu face à la mort qui se rapproche indiciblement... À tel point que ce film basé sur une relation mère/fils aussi douloureuse, difficile et compliquée, serait un excellent sujet pour des étudiants en psychologie ! Car à ce niveau, les seconds rôles remarquables apportent par leur évidence et leur vérité, encore plus de crédibilité et de force à ce garçon, dont les rapports avec les uns et les autres sont de véritables signaux de son état mental... Un film dont on ne soupçonne à priori ni l'impact, ni les retombées, mais dont l'effet retentissant est longtemps ressenti après la séance ! D'une violence psychologique extrême, le vécu de cet enfant dans la façon d'affronter ses peurs, nous restera pour le moins gravé en mémoire.. Un grand bravo tout simplement !
"Quelques minutes après minuit" : en voilà un titre accrocheur ! Enigmatique à souhait, il attire immanquablement notre attention, et la curiosité est telle que notre regard s’attarde sur le synopsis. Ce dernier est complété par une bande annonce qui finit de donner envie d’aller voir ce film en salle obscure, une envie qui s’en trouvera décuplée si vous avez des enfants. En réalité, la bande annonce ne laisse rien paraître de la trame du film, tout du moins elle n’a pas grand chose en rapport avec le synopsis, excepté le côté fantastique. Seulement la voix rocailleuse (pour la version doublée en français) et néanmoins délicieusement suave de l’arbre millénaire donne une ambiance envoûtante, et nous fait penser plus à un conte qu’autre chose. Le tout est relativement trompeur car on pense voir ce jeune garçon s’échapper dans des aventures fantastiques enchanteresses. Eh bien non. A ma grande surprise, c’est beaucoup plus terre à terre qu’il n’y parait. Alors qu’en est-il vraiment ? Evidemment, on ne peut pas vraiment rester insensible devant ce jeune garçon à l’esprit tourmenté. Pensez-donc : issu de parents divorcés, il vit avec sa mère qui est malade, et bien que la maladie ne soit jamais citée nommément (sans doute par une espèce de pudeur infantile), on en devinera aisément la nature ; à cela ont été rajoutées des relations houleuses entre lui et sa grand-mère, et des brimades subies à l’école. De quoi avoir des nuits agitées, au cours desquelles les mêmes rêves reviennent inlassablement à la même heure. "Quelques minutes après minuit" est plus un conte onirique qu’autre chose, porté par une partition superbe de Fernando Velázquez qui accompagne efficacement le film à chaque instant, et par des silences absolus (non, ce ne sont pas des soucis de bande son). J’ignore si l’œuvre du réalisateur espagnol Juan Antonio Bayona respecte à la lettre le roman éponyme de Patrick Ness, mais ce film trouve sa singularité dans la leçon de vie qui va être dispensée auprès de Conor spoiler: par la narration de trois histoires, chacune ayant un rapport avec chacun des problèmes du jeune garçon, des histoires mises en image par des aquarelles surprenantes car inattendues . Le scénario est original, empreint de tendresse et de poésie, et son propos est d’une grande profondeur. Si ça ne tenait qu’à moi, je donnerai une note de 4,5/5. Seulement voilà : je reprocherai cependant un manque de clarté dans le récit, bien que ce film soit réalisé à hauteur d’enfant, au plus près de sa souffrance et de la colère qui sommeille en lui. Je m’explique : mes filles de 15 et 17 ans m’ayant accompagné n’ont pas fait le lienspoiler: entre les histoires racontées et les soucis de Conor (tout comme le jeune garçon qui lui non plus n’a pas fait le lien jusqu’à ce que le monstre lui explicite clairement les rapports) , et de ce fait, elles ont décroché et sont ressorties de la salle relativement déçues. Mais c’est une façon aussi de pousser les personnes à réfléchir par elles-mêmes (en l’occurrence Conor), de les placer face à leurs craintes les plus profondes, et à en tirer les conclusions qui s’imposent (acceptation, rébellion). Pour un public adulte, "Quelques minutes après minuit" sera un film accompli, ce dont je suis moins sûr pour les plus jeunes. En tout état de cause, il est difficile de ne pas verser quelques petites larmes. Conor est poussé dans ses retranchements, et j’ai même craint à un moment que ça ne tombe trop dans le pathos. C’est le seul effet de longueur que j’y ai trouvé. Mais cette pente dangereuse qu’est le sentimentalisme à outrance nous amène vers la scène la plus forte émotionnellement, amenée par un Lewis MacDougall (Conor), décidément très convaincantspoiler: , lorsqu’il rejette l’injustice sur l’arbre . Ce jeune acteur est impressionnant de maturité, tant il parvient à donner une densité de tous les instants à son personnage. On peut également applaudir Felicity Jones pour son implication dans son rôle de mère malade, car elle a accepté de transformer son corps afin de rendre crédible l’évolution de sa maladie. Bien que moins présente, Sigourney Weaver rend une copie propre et solide en grand-mère superbe d’austérité, et pour le coup antipathique. Et puis il y a Liam Neeson, qui a donné vie au monstre via la motion capture. Il en résulte une apparence physique humanisée (un peu trop selon moi car j’aurai préféré que le monstre garde plus son aspect arborescent originel) qui permet d’amener une scène qui fait sourire quand il s’assoit sur le toit d’une maison. Les effets spéciaux sont d’excellente facture, et nous en aurons un aperçu dès la scène pré-générique. Au final, la profondeur donnée par le propos de "Quelques minutes avant minuit" réussit à toucher le cœur et l’esprit du spectateur, faisant passer les 108 minutes relativement vite et, cerise sur le gâteau, offre une réflexion sur les choses essentielles. Une œuvre pas si innocente que ça, en fin de compte…
Adapté du roman éponyme de Patrick Ness, « Quelques minutes après minuit » est une oeuvre singulière, sublime, de celles qui nous laissent le souffle court et les joues humides à la fin de la séance. Un film coup de poing qui, sous couvert d’un conte pour enfants, nous fait prendre conscience de la complexité de nos émotions. Et accessoirement entamer cette nouvelle année de la plus belle des manières.
Bayona démontre qu'il est un grand cinéaste en convoquant l'émotion à chaque instant avec des idées de mise en scène à la pelle. Lecteur insatiable des angoisses de l'enfance et soucieux avec délicatesse du rapport d'un enfant à sa mère, il nous livre un grand film.